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Les femmes exemplaires dans le Coran et la Sunnah(suite...)

Les femmes exemplaires dans le Coran et la Sunnah (suite...)
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Il ne me reste plus donc) qu'une belle patience! C'est Allah qu'il faut appeler au secours contre ce que vous racontez ! 

 

Cela dit, je me retournai et m'étendis sur mon lit. A ce moment, par Allah, je savais que j'étais innocente et qu'Allah m'innocentera; mais, par Allah! Je n'aurais jamais cru qu'Allah ferait descendre à mon sujet une révélation. Il me semblait que j'étais trop insignifiante, pour qu'Allah révélât des versets à mon égard. Cependant, j'avais espéré, que l'Envoyé d'Allah verrait pendant son sommeil une vision dans laquelle Allah me déclarait innocente. Par Allah! L'Envoyé d'Allah ne sortit pas non plus que personne des gens de la maison, avant d'avoir reçu la révélation et d'avoir été saisi de l'état (de fatigue) qui accompagnait toute révélation; même dans un jour d'hiver, les gouttes de sueur tombaient en abondance et étaient si grosses que les perles, tant est lourd le fardeau de la Parole divine quand elle descend. Dès que cet état eut quitté l'Envoyé d'Allah, il se montra souriant et les premières paroles qu'il prononça furent celles-ci: "Réjouis-toi, `A'icha quant à Allah, Il te déclare innocente". - "Va vers lui", me dit alors ma mère. - "Par Allah! Répondis je, je n'irai pas à lui et c'est Allah Seul que je dois louer, c'est Lui qui a déclaré mon innocence". Allah, ajoute `A'icha révéla les dix versets qui commencent ainsi :

 

{Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous…} [La lumière sourate 24 : verset 11].

 

Quand Allah eut révélé ceci pour déclarer mon innocence, 'Abû Bakr As-Siddîq qui donnait des subsides à Mistah parce que celui-ci était de ses parents et était pauvre, dit: "Par Allah! Je ne lui donnerai plus jamais aucun subside après ce qu'il a dit de `A'icha". C'était alors qu'Allah révéla ce verset :

 

{Et que les détenteurs de richesse et d'aisance parmi vous, ne jurent pas de ne plus faire des dons aux proches....

N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne? } [La lumière 24 : verset 22].

 

D'après Habân ibn Mûsa, `Abd-Allah ibn Al-Mubârak a dit: "Ce verset du Livre d’Allah est le plus qui donne de l’espoir". 'Abû Bakr a dit: "Certes, je désire qu'Allah me pardonne". Et il renouvela à Mistah la pension qu'il lui faisait et affirma qu'il ne la lui supprimerait jamais. `A'icha poursuit: l'Envoyé d'Allah avait interrogé à mon sujet Zaynab bint Jahch, une des femmes de l'Envoyé d'Allah et lui dit: "O Zaynab que sais-tu (de ce sujet) et qu'as-tu vu?". - "O Envoyé d'Allah, répondit-elle, je garde mon ouïe et ma vue du péché (c-.à.d. je ne dirai que ce que j'ai vu et entendu). Je ne sais que du bien (d'elle)". Or Zaynab était la seule parmi les femmes de l'Envoyé d'Allah, qui rivalisait avec moi de beauté et de rang, mais Allah la préserva (de mentir à mon sujet) à cause de sa piété. Quant à sa sœur Hamna bint Jahch, elle soutint les propos des calomniateurs, voulant ainsi débarrasser sa sœur de sa rivale, aussi périt-elle avec les calomniateurs. Rapporté par Mouslim [Arabe uniquement] : 4974

 

Ibn Kathir  a dit : « Alors, Allah  la secourut et fit descendre son innocence dans dix versets qui sont récités de tout temps. Il éleva donc son honneur et son rang, afin que sa chasteté soit entendue alors qu’elle était encore dans son enfance ».

 

Allah  l’innocenta du haut de ses sept cieux, lorsque les gens, et à leur tête les hypocrites, ont dit qu’elle avait commis l’adultère, en révélant dans le Coran dix versets dans la sourate « an-Nour » la lumière.

 

{Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous. Ne pensez pas que c'est un mal pour vous, mais plutôt, c'est un bien pour vous. A chacun d'eux ce qu'il s'est acquis comme péché. Celui d'entre eux qui s'est chargé de la plus grande part aura un énorme châtiment.

 

Pourquoi, lorsque vous l'avez entendue (cette calomnie), les croyants et les croyantes n'ont-ils pas, en eux-mêmes, conjecturé favorablement, et n'ont-ils pas dit: "C'est une calomnie évidente?"

 

Pourquoi n'ont-ils pas produit (à l'appui de leurs accusations) quatre témoins? S'ils ne produisent pas de témoins, alors ce sont eux, auprès d'Allah, les menteurs.

 

N'eussent été la grâce d'Allah sur vous et sa miséricorde ici-bas comme dans l'au-delà, un énorme châtiment vous aurait touchés pour cette (calomnie) dans laquelle vous vous êtes lancés, 

 

quand vous colportiez la nouvelle avec vos langues et disiez de vos bouches ce dont vous n'aviez aucun savoir; et vous le comptiez comme insignifiant alors qu'auprès d'Allah cela est énorme.} [La lumière sourate 24 : versets 11 à 15].

Tafsir d'Ibn Kathîr concernant le verset 11 : "Ce verset et les deux autres sont descendus au sujet de la Mère des croyants ‘Aisha, qui avait été la cible d'une calomnie propagée par les hypocrites. Mais Dieu l'innocenta de cette calomnie et préserva l'honneur de Son Envoyé . C'était Abdallah Ibn Ubay qui avait réussi à faire passer cette calomnie parmi les Musulmans. Elle troubla effectivement le climat médinois durant un mois ou presque, autrement jusqu'à la descente des versets innocentant ‘Aisha  " etc...

’Aïcha  faisait partie des grands savants. C’est elle qui a pris le plus de science du Prophète  parmi ses épouses.

L’imam az-Zouhri a dit : « Si on assemblait la science de ‘Aïcha  à la science de toutes les mères des croyants (les épouses du Prophète ),ainsi qu’à la science de toutes les femmes, la science de ‘Aïcha  serait meilleure ».

 

Abou Moussa  a dit : « Nous n’avons, nous, compagnons du Messager d’Allah  pas une ambiguïté sur un Hadith, sans que nous n’interrogions ‘Aïcha et que nous trouvions en elle,  la  science de ce Hadith.»                      Rapporté par Tirmidhî

Son neveu ‘Ourwa ibn az-Zoubeir  a dit : « Je n’ai pas vu quelqu’un de plus savant dans la compréhension, la médecine (ici traditionnelle) et la poésie que ‘Aïcha. »

Masrouq  a dit : «J’ai vu les grands savants parmi les compagnons du Messager d’Allah  questionner ‘Aïcha  sur les règles d’héritages ».

Il y a aussi le fait que le Prophète  ait demandé à passer la fin de ses jours dans la maison de ‘Aïcha  pour que ce soit elle qui le soigne. A la mort du Prophète  elle n’avait que 18 ans.

Al Boukhari et Mouslim rapportent d’après elle , qu’elle dit : 
« Allah -Le Très Haut- prit (son âme) alors que sa tête était posée sur ma poitrine et sa salive s’est mélangée à la mienne ».

Car lorsque le frère de ‘Aïcha , ‘Abdour-Rahmane , entra pour les visiter, il avait un Siwak dans sa bouche et le Messager d’Allah  le regarda. Alors ‘Aïcha comprit que le Prophète  le voulait et donc elle le prit de son frère. Elle le mâcha pour le rendre tendre puis le Prophète  s’en servit et après elle le reprit pour aussi s’en servir. Voilà l’explication de sa parole « …et sa salive s’est mélangée à la mienne »

Ibn abi Malik  a dit : Ibn ‘Abbas  demanda la permission de voir ‘Aïcha peu  de temps avant sa mort, alors qu’elle était semi consciente, elle dit : « Je crains qu’il ne me fasse des éloges » et l’on annonça le cousin du Messager d’Allah , elle dit : « Autorisez le ! ».
Il dit : « Comment te portes-tu ? », elle lui répondit : « Je vais bien si je crains Allah »,
Il lui dit : « Sens-toi bien  In-cha-Allah, tu es la femme du Messager d’Allah , il n’a épousé de vierge que toi, Il (Allah) t’a innocenté du haut des cieux »
Az-Zoubeïr
 rentra après lui et elle lui dit : 
« Ibn ‘Abbas est entré, m’a fait des éloges alors que j’aurai aimé être oubliée.» Rapporté par Al Boukhari

 

 

 

Sawda bint Zam’a 

Celle qui avait un cœur pur : Saoudah la fille de Zam’âh.

Un jour elle dit au Prophète  - : « Gardes moi comme épouse, Ô messager d’Allah ! Par Allah ! Ce n’est pas le mariage qui m’importe, mais ce que j’espère c’est qu’Allah me ressuscitera Le jour du Jugement comme étant une de tes épouses. » Rapporté par Mouslim.

‘Aïcha  rapporte : « Je n’ai jamais vu une autre femme que Sawda bint Zam’a à qui j’aurais aimé m’identifier de par son noble  caractère, et son intelligence ».
 Puis elle poursuivit : « Lorsqu’elle devint âgée, elle céda sa nuit à ‘Aicha ».
Le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  consacrait deux nuits à ‘Aïcha, celle de  ‘Aïcha  et la nuit de Sawda. Rapporté par Mouslim.

 

Hafsa bint ‘Omar ibn al Khattab 

Celle qui priait et jeûnait beaucoup : Hafsa la fille du prince des croyants Omar ibn Al-Khattab  ; elle grandit dans la maison qui secourut la religion et fit apparaître la vérité, sept personnes de sa famille participèrent à la bataille de Badr ; ‘Aïcha  a dit à son sujet : -« Elle est celle qui s’élevait [en rang] avec moi parmi les femmes du prophète  ».

Anas  rapporte que le Messager d’Allah  avait divorcé de Hafsa au moment de l’événement  du Thadhahour (qui signifie littéralement le complot), mais il l’a reprise sous l’ordre de Jibril qui lui dit : « Reprends la, car elle est une femme qui jeûne et qui passe la nuit en priant, et elle sera une de tes épouses au paradis. » Rapporté par abou Dawoud

Dans la sourate L’interdiction, sont mentionnées deux épouses du Prophète  au verset 4 :

Si vous vous repentez à Allah c'est que vos cœurs ont fléchi. Mais si vous vous soutenez l'une l'autre contre le Prophète, alors ses alliés seront Allah, Gabriel et les vertueux d'entre les croyants, et les Anges sont par surcroît (son) soutien} [L’interdiction sourate 66 : verset 4].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Et lorsque Ibnu 'Abbas  demanda à Umar ibnu al-Khattab de qui il s'agissait, celui-ci répondit que c'était 'Aicha et Hafsa. Umar ibnu al-Khattab  : comme les épouses du prophète  eurent un comportement jaloux contre lui, je leur dis : « il se peut que son Maître, s’il vous répudie, vous remplace par des épouses meilleurs que vous. Après quoi il y eut la descente de ce verset.

 

Zaïnab bint Khouzeïma  

Celle qui dépensait beaucoup : Zaïnab la fille de Khouzeïma Al-Hilaaliyah, celle qui dépensait et s’empressait de faire le bien. Elle  fut veuve après la bataille de Ouhoud, le Prophète  l’épousa, alors qu’elle était très âgée, elle mourut quelques mois plus tard. Elle s’appelait à l’origine «Bara», mais lorsqu‘elle épousa le Messager d’Allah  il l’appela « Zaïnab ». Rapporté par Mouslim

Az-Zouhrî rapporte au sujet de Zaïnab : « Elle était la mère des pauvres (Oummoul Massâkine), elle fut appelée ainsi car elle nourrissait beaucoup les pauvres » Rapporté par At-Tabarani

 

Oummou Habibah Ramlah  

Celle qui accomplit l’émigration pour la satisfaction d’Allah : Oummou Habiba Ramlah la fille d’Abou Sufyan. Aucune de ses femmes n’a une descendance plus proche de lui qu’elle ; et aucune de ses femmes n’a reçu une dot plus élevée qu’elle ; et aucune des femmes qu’il épousa était plus éloignée qu’elle au moment du mariage, il l’épousa alors qu’elle se trouvait en Abyssinie où elle s’était enfuie avec sa religion ; et le Roi d’Abyssinie lui donna la dot à la place du prophète  et il l’a prépara pour qu’elle puisse aller le rejoindre.

Un jour elle vit en rêve quelqu’un qui l’appela et lui dit : « O mère des croyants ! », ce qui la réveilla, elle comprit que le Messager d’Allah  allait l’épouser. Selon les Tabaqat de ibn Sa’d. Un jour elle dit : « Allah fait moi jouir de la compagnie du Messager d’Allah… » Rapporté par Mouslim

 

Oummou Salama 

Celle qui était patiente et pudique : Oummou Salama  la fille d’Abou Oumaïyah ; elle était parmi les premières femmes qui émigrèrent, et lorsqu’elle voulut émigrer à Médine avec son mari Abou Salama, sa tribu la sépara de son mari et de son petit garçon ; elle a dit :-« Chaque jour, je sortais et je m’asseyais sur la vallée et je pleurais jusqu’au soir, et ceci pendant une année complète ou environ une année, jusqu’à ce qu’ils eurent pitié de moi et me rendirent mon petit garçon ».Sa certitude en Allah est ferme, son mari Abou Salama mourut, elle dit alors une invocation prophétique, et Allah lui donna le messager d’Allah  comme mari.

Soufiane ibn ‘Ouyaïna  a dit : « Oummou Salama est la première à avoir émigré (fait la Hijra) » Rapporté par al Hakim

 

Oummou Salama  dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah  dire : 
« Il n’y a pas un musulman qui lorsqu’il est frappé par un malheur, dit ce qu’Allah lui a ordonné de dire : « Nous sommes à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons. Mon Seigneur, accordes moi la récompense de mon malheur et donne moi quelque chose de meilleure.», sans qu’Allah ne lui accorde un bien meilleur ».
Puis elle dit : « Quand Abou Salama mourut, je dis :
« Qui est meilleur musulman que abou Salama ? Il a été le premier à faire l’hégire avec sa famille selon l’ordre du Messager d’Allah  !! .
En  disant cela (cette invocation) Allah m’a plus tard donné mieux, le Messager d’Allah - . »
Puis elle ajouta : « Le Messager d’Allah  , m’a envoyé Hatib ibn abi Balta’a  pour être son épouse (au Prophète ), je lui répondis : « J’ai une fille et je suis jalouse.»
Il dit : « En ce qui concerne sa fille nous invoquons Allah afin qu’Il lui suffise en dehors d’elle, et j’invoque Allah pour dissiper sa jalousie. » Rapporté par Mouslim

 

Salmane  a rapporté que le Messager d’Allah , lui fit savoir que Jibril vint le trouver alors que Oummou Salama se trouvait chez lui. Après son entretien avec lui, le Prophète , se leva et dit à Oummou Salama : « Qui est-ce ? », Elle lui répondit : « C’est Dihiya ! Par Allah je ne le prenais que pour Dihiya !», c’est ce que je croyais jusqu’à ce qu’un jour j’entende le sermon du Prophète d’Allah   , pour nous en informer. Rapporté par Mouslim

 

Zaïnab bint Jahch 

La mère des pauvres : Zaïnab la fille de Jahch, elle est la fille de la tante du messager d’Allah . Elle  obtint le bienfait de la noblesse, de la descendance, de l’honneur et de la beauté.

Anas  rapporte qu’elle se vantait auprès des mères des croyants en leur disant :
« C’est vos parents qui vous ont donné en mariage, quand à moi c’est Allah qui m’a donné en mariage du haut des sept cieux » Rapporté par Al Boukharî

 

Abou Nou’âïm a dit à son sujet : « Elle est celle qui craint Allah, qui est satisfaite et qui est pieuse ». Allah la maria à Son prophète par le texte de Son Livre sans tuteur et sans témoin.

En effet Allah a dit :


Traduction relative et approchée : {Quand tu disais à celui à qui Allah a comblé de bienfaits, tout comme toi-même l’avais comblé : « Gardes pour toi ton épouse et crains Allah ! », et tu cachais en ton âme ce qu’Allah allait rendre public. Tu craignais les gens mais c’est Allah qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eut cessé toute relation avec elle, Nous te l’a fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement d’Allah doit être exécuté} [Les coalisés sourate 33 : verset 37].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Elle était d'abord mariée à Zayd bin Haritha mais il y a eu de la mésentente entre eux et il vint se plaindre au Prophète  qui lui dit :

"Rétiens ton épouse et prémunis-toi auprès d'Allah"

 

Après quoi il y eu la révélation de ce verset qui informe de la permission de se marier avec la répudiée de son fils adoptif.

Le mariage du prophète avec elle est une bénédiction pour les musulmanes jusqu’au jour du jugement lorsque le voile fut prescrit aux filles d’Adam après qu’il l’épousa, afin que le voile soit une protection de l’honneur, de la chasteté et de la pureté.

Anas ibn Malîk  rapporte que lorsque le verset sur le Hijab fut descendu sur Zaïnab bint Jahch  , le Messager d’Allah  fit faire un repas pour le mariage, composé de viande et de pain, et elle se vantait auprès des épouses du Prophète : « Allah m’a donné en mariage du ciel ».

Rapporté par  Boukharî

 

Elle était généreuse envers les pauvres et les faibles, elle accomplissait beaucoup d'actes de bienfaisance et elle donnait souvent l'aumône.

‘Aïcha  a dit à propos d'elle : "Je n'ai jamais vu une femme meilleure dans la religion que Zaïnab, ni plus pieuse, ni plus véridique dans la parole, ni plus préservatrice des liens de parenté, ni plus généreuse".

‘Aïcha  , la mère des croyants, a rapporté que le Messager d’Allah  a dit :
« Celle parmi vous qui me rejoindra le plus vite sera celle d’entre vous qui aura le bras le plus long »
‘Aïcha  ajouta : «  Les femmes du Prophète  mesurèrent leurs bras afin de savoir qui parmi elles avait le bras le plus long ».
Elle dit : «Zaïnab avait parmi nous le bras le plus long, car elle travaillait de sa propre main et faisait beaucoup l’aumône.» Rapporté par Mouslim

 

Malgré l'honneur et l'élévation de son rang, elle travaillait de ses propres mains, elle tannait le cuir, puis le trouait avec une alêne et le recousait ; ensuite, elle donnait l'aumône de l'argent qu'elle gagnait.

‘Aïcha  a dit :
« Zaïnab était celle qui reconnaissait ma valeur auprès du Messager d’Allah  et je n’ai jamais vu de meilleure femme telle que Zaïnab : aussi pieuse, aussi véridique, aussi attachée aux liens de parentés et aussi charitable, qui se donnait autant dans les œuvres charitables, par lesquelles elle se rapprochait d’Allah Le Très Haut, mis à part son côté ferme, qu’il y avait en elle, mais qu’elle se hâtait de corriger .» Rapporté par Mouslim

Et selon une autre version ‘Aïcha  dit :
« Zaïnab travaillait de ses mains, elle tannait et ornait les peaux, et faisait ainsi beaucoup l’aumône. » Rapporté par al Hakim

‘Aïcha  a dit : le Messager d’Allah  interrogea Zaïnab bint Jahch  à mon sujet (suite à la calomnie faite à l’encontre de ‘Aïcha) : « Ô Zaïnab, qu’est-ce que tu as su ou vu ? », elle lui répondit : « Que je ne devienne aveugle et sourde, je n’ai su que du bien ».
 Puis elle dit (‘Aïcha) : « Et c’était elle qui m’estimait le plus des épouses du Prophète  et c’est ainsi qu’Allah la préserva par la piété.» Rapporté par al Boukhari

 

Jouwayrîyah bint al Harith  

L'adoratrice : Jouwayrîyah la fille d'Al-Harith de la tribu d'Al-Moustaliq ; son père était un chef à qui les gens de sa tribu obéissaient, et elle fut une bénédiction en elle-même et pour sa famille.

Selon ibn ‘Abbas  lorsqu’elle entra dans la maison du Prophète  elle s’appelait « Bara », mais le Prophète l’appela Jouwayrîyah, car il ne voulait pas entendre « Il est sortit de chez Bara ! ». Rapporté par Mouslim

‘Aïcha  a dit : -« Je n’ai jamais vu une femme qui fut une bénédiction pour sa tribu plus qu’elle ». Rapporté par Ahmed

Elle adorait beaucoup son Seigneur, elle était résignée à la volonté de son Seigneur, elle s’asseyait à l’endroit où elle priait et invoquait Allah jusqu’à midi.

Elle a dit : -« Le Messager d’Allah  vint me voir un matin alors que j’invoquais Allah ; puis, il partit pour accomplir ses besoins et revint un peu avant midi ; et il dit : (Tu es toujours assise - c’est-à-dire à invoquer Allah - ?). Je dis : -« Oui ». Rapporté par Mouslim.

 

Safiya  

Celle qui est de haut rang : Safiya la fille de Houyaï de la descendance d’Aaron . Elle était noble, intelligente, d’un rang élevé, pieuse, indulgente et respectueuse.

Une fois Hafsa  dit à Safiya : «  Tu es la fille d’un juif !!», Ce qui l’a fit pleurer.


Lorsque le Prophète
 entra la voir, il lui dit : « Qu’est ce qui te fait pleurer ainsi ? »
Elle lui répondit : « Elle a dit de moi que j’étais la fille d’un juif ! »,
Il lui dit alors : « Tu es la fille d’un Prophète, ton oncle est un Prophète, et tu es sous la tutelle d’un Prophète, alors de quoi pourrait-elle se vanter de plus ?! »
Puis il dit : « Crains Allah Ô Hafsa !» Rapporté par Ahmed

Le repas de noce du prophète  le jour de son mariage avec Safiya, était composé de beurre fondu, de fromage et de dattes ; et ce fut un mariage facile et béni.

 

Maïmouna  

Celle qui préserve les liens de parenté : Maïmouna la fille d’Al-Haarith Al-Hilaaliyah, elle est parmi les femmes illustres ; Allah lui donna un cœur pur, une intention sincère et l’assiduité à l’adoration. C’est la demi-sœur de Zaïnab bint Khouzeïma.           

Selon Moujahid, elle s’appelait à l’origine « Baza » mais le Prophète  lui donna un autre nom, « Maïmouna». Rapporté par al Hakim

Selon ibn ‘Abbas  le Messager d’Allah  a dit : « Quelles sœurs croyantes que sont Maïmouna, Oummoul Fadhl et Asma » Rapporté par Hakim

Selon la Sîra de ibn Hicham (n°4/296) et les Tabaqat de ibn Sa’d (n°8/137), c’est Maïmouna qui s’est donné au Prophète comme épouse, comme Allah dit dans ce verset 

Traduction relative et approchée : { ..ainsi que toute croyante si elle fait don sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle : c’est là un privilège pour toi à l’exclusion des autre croyants. } [Les coalisés sourate 33 : verset 50].

‘Aïcha  a dit à son sujet : « Par Allah, elle était parmi les plus pieuses d’entre elles, faisait partie de celles qui étaient le plus attachées aux liens de parenté. » Rapporté par al Hakim

‘Ata a dit : « Lorsqu’elle mourut, elle fut sortie avec ibn ‘Abbas qui dit (à ceux qui la portaient)
« Lorsque vous soulèverez son corps  alors, ne la secouez pas et ne la bousculez pas. » Rapporté par al Hakim

Il dit (selon al Waqadî  dans une autre version) : 
« Mais soyez doux avec elle, car elle est votre mère» Selon ibn Sa’d
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