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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 11:41

                 Les femmes exemplaires dans le Coran et la Sunnah

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La femme musulmane trouve le bonheur en imitant les meilleures femmes qui vécurent pendant le meilleur siècle et qui furent éduquées dans la maison la plus noble, la maison de la prophétie - qu'Allah élève leur rang - ; et des versets du Qur’an furent révélés pour faire leur éloge.

 

 

 

 I - Les épouses du Prophète

 

Elles sont nommées ainsi « Oummahatoul Mou-minine » (les mères des croyants) d’après la parole d’Allah :

 

{Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes, et ses épouses (au prophète) sont leurs mères (aux croyants)} [Les coalisés sourate 33 : verset 6].

Allah a dit :

 

{O femmes du Prophète ! Vous n'êtes comparables à aucune autre femme, si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade [l'hypocrite] ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. } [Les coalisés sourate 33 : verset 32].

 

Tafsir Ibn Kathir : Ce verset évoque les bonnes manières qu’Allah recommande aux femmes du prophète . Les autres femmes musulmanes doivent également s’en tenir aussi à ces bonnes manières. Si elles se prémunissent envers Allah elles ne seront pas comme de quelconques femmes, en mérite et en rang. Allah leur recommande également de ne pas adoucir leur voix en parlant aux hommes car il y en a qui peut être perfide. Ne pas leur parler avec une voix suave comme elle le ferait avec leur époux.

Et lors d’un voyage, le Messager d’Allah  dit au chef de la caravane, qui guidait les chameaux portant les mères des croyants :

« Ralentis un peu ! Ô Anchaba , car tes chameaux portent des perles précieuses. »  Rapporté par Al Boukhari

 

 

 

Khadija bint Khouwaylid 

Des épouses bénies et des femmes illustres ; la première est la femme intelligente, habile, qui est pieuse et a une bonne descendance : Khadijah  la fille de Khouwaïlid. Elle fut éduquée à avoir de bonnes vertus morales, à être polie et généreuse ; et elle était chaste et honorable. Les femmes de la Mecque l'appelaient "la pure". Le prophète  l'épousa, et elle fut une très bonne épouse pour lui ; elle l'aida avec sa propre personne, son argent et sa sagesse ; et lorsqu'il était triste, il se réfugiait auprès d'elle et lui divulguait ses soucis. Lorsque la révélation descendit sur lui la première fois, il retourna à elle en ayant le cœur tremblant, effrayé par ce qu'il venait de voir ; et il  lui dit :

(Que m'arrive-t-il ? J'ai eu peur de mourir). Elle le reçu alors avec un cœur ferme et lui dit :-"Non ! Je jure par Allah qu'Allah ne t'humiliera jamais". Rapporté par….

 

 

L'Islam brilla chez elle et elle fut la première personne qui embrassa l'Islam dans cette communauté.

 

Ibn Kathir a dit : "Khadijah est la première créature d'Allah qui embrassa l'Islam à l'unanimité des musulmans, aucun homme, ni aucune femme la précéda".

 

"Elle cru en moi lorsque les gens me renièrent ; elle cru en ma parole lorsque les gens me traitèrent de menteur ; elle me secourut avec son argent lorsque les gens refusèrent de m'aider ; et Allah m'a donné des enfants avec elle alors qu'Il ne m'a pas donné d'enfants avec les autres femmes". Rapporté par Ahmed.

 

 

Elle était une femme illustre, obéissante à son époux, et une mère affectueuse ; le prophète  eut tous ses enfants avec elle sauf Ibrahim. Son comportement était élevé, et elle avait de très bonnes qualités ; elle n'a jamais discuté la parole du prophète  et elle ne lui a jamais nui en s'opposant à lui.

 

Le prophète  a dit : "L'ange Gabriel est venu me voir et m'a dit : "Annonce-lui la bonne nouvelle d'une maison dans le Paradis en pierre précieuse dans laquelle il n'y a pas de bruit, ni de fatigue".

Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

 

As-Souhaïli a dit : "Il lui a annoncé la bonne nouvelle d'une maison dans le Paradis car elle n'a jamais élevé sa voix sur le prophète  et elle ne l'a jamais fatigué ; donc, elle n'a jamais crié sur lui, et ne lui a jamais causé de tort".

 

Abou Houraïra  rapporte que l’ange Jibril  est venu au Messager d’Allah  et dit : «  O Messager d’Allah, voici  Khadija qui arrive en portant avec elle  un plat de sauce, ou de nourriture ou de boisson, lorsqu’elle arrivera à toi, passe lui le Salam de Son Seigneur, et de ma part, et annonce lui cette bonne nouvelle :  Une demeure au Paradis en  perle, loin de toutes peines et de toutes gênes. » Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

 

Ibn Al-Quayyim  a dit : "Et c'est un mérite qui n'a pas été reconnu à une autre femme qu'elle".

 

Allah l'aima, les anges l'aimèrent et le messager  l'aima.

 

Le prophète  a dit : "Allah m’a donné son amour" Rapporté par Mouslim.

 

Lorsque le prophète  la mentionnait, il élevait son rang et remerciait sa bonne compagnie.

 

‘Aïcha  a dit : "Lorsque le prophète  mentionnait Khadijah, il ne se lassait pas de faire son éloge et de demander à Allah de lui pardonner".

 

Il préserva son amour pour elle et sa loyauté envers elle ; alors, il était généreux envers ses amies après sa mort.

 

‘Aïcha  a dit : «  Je n’ai jamais été autant jalouse des épouses du Prophète comme  je ne l’étais de Khadija, alors que je ne l’ai jamais vue. Seulement le Prophète l’évoquait à tel point qu‘il sacrifiait un mouton, le coupait en morceaux qu’il partageait entre nous pour ensuite l’envoyer aux amis de Khadija, jusqu’à ce qu’une fois je lui dise : « Comme s’il n’y avait dans cette vie que Khadîdja !! ». Et il  me répondit : « Elle était ainsi… , et ainsi…et j’eus d’elle des enfants. » Rapporté par Al-Boukhari.

 

‘Aïcha  a  dit :  «Une fois Hallat bint Khouwaylid, la sœur de Khadija, demanda qu’on la laisse entrer voir le Messager d’Allah  c’est alors qu’il la reconnut et se rappela de Khadija, (ce qui le soulagea) et dit : « Ô mon Seigneur c’est Hallat !! », ce qui me rendit jalouse, et je lui dit : « Est-ce possible que tu te rappelles d’une vieille parmi les vieilles Qurayshites dont les deux coins de la bouche ont rougi, morte depuis longtemps ? Allah ne t’a t’il pas donné à sa place meilleure(s) que cela ?». Rapporté par Al boukhari et Mouslim

 

Et la suite selon une version rapporté par at-Tirmidhî n°3886, il répondit : 
« Par Allah, Il ne m’a pas donné mieux qu’elle ! Car elle m’a cru lorsque les gens m’ont mécru , elle m’a rendu véridique lorsque les autres m’ont dit que je mentais, elle m’a accordé de ses biens lorsque les gens m’en ont privé, et par la grâce d’Allah je n’ai eu de descendance que de cette femme .»

 

Elle était complète dans sa religion, sa raison et son comportement.

 

Le prophète  a dit : "Beaucoup d'hommes ont atteint la perfection, mais il n'y a que trois femmes qui ont atteint la perfection : Maryam la fille d'Imran, Assia la femme de Pharaon et Khadijah la fille de Khouwaylid ". 

Rapporté par Ibn Mardawaï.

 

Elle a surpassé les femmes de cette communauté dans la piété, l'honneur et l'élévation.

 

Ali ibn Talîb  a rapporté qu’il a entendu le prophète  dire : "La meilleure de ses femmes (c'est-à-dire à son époque) était Maryam la fille d'Imran ; et la meilleure de ses femmes (c'est-à-dire dans cette communauté)  est Khadijah bint Khouwaylid ". Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

 

Elle se réforma elle-même et réforma chez elle, et elle obtint les fruits de ses efforts ; elle devint alors, ainsi que sa fille parmi les meilleures femmes du monde dans le Paradis.

 

Ibn ‘Abbas  a dit : Le messager d’Allah  a marqué quatre fois le sol, et il dit :
« Savez vous ce que c’est ? »
Ils dirent : « Allah et Son messager sont plus savants !»
Il dit : « Les meilleures femmes des gens du paradis qui sont : Khadija bint Khouwaylid, Fatima bint Mouhammad, Assia bint Mouzâhim femme de Pharaon, et Maryam bint ‘Imran, qu’Allah les agrées toutes. »

Rapporté par Ahmed

 

Elle avait une place importante dans le cœur du prophète  il ne s'est pas marié avec une femme avant elle et il n'a pas épousé une femme [une concubine] avec elle jusqu'à ce qu'elle mourut ; il fut très triste à cause de sa perte.

 

Ad-Dhahabi  a dit : "Elle était une femme intelligente, honorable, pieuse, chaste et généreuse faisant partie des habitants des gens du Paradis".

 

 

‘Aïcha bint abu Bakr 

 

Et dans la maison de sincérité et de piété, est née ‘Aïcha la fille d'Abou Bakr le véridique ; elle grandit dans la maison de la foi ; sa mère, sa sœur Asma et son frère sont parmi les compagnons du prophète  et son père est le véridique de cette communauté.  Elle grandit dans la maison de la science, son père était le savant de Quraysh et leur généalogiste ; Allah  lui donna une grande intelligence et une très bonne mémoire. Elle voulait un surnom et le Prophète  lui dit de prendre comme surnom Oummou ‘Abdillah (‘Abdoullah c’est le fils de sa sœur Asma et de az-Zoubeir ibn al ‘Awam.). On l’a nomme aussi as-Siddiqa (la véridique) et ceci est pris de son père connu comme as-Siddiq (le véridique).

 ’Aïcha  était connue pour sa grande générosité, sa grande crainte d’Allah  et son délaissement de ce bas monde et le peu d’importance qu’elle lui donnait.

 Le Prophète  se maria avec elle et à ce sujet l’Imam al Boukhari rapporte dans son authentique d’après ‘Aïcha que le Messager d’Allah  lui a dit :

« Je t’ai vu en rêve deux fois, je te vois dans un bon morceau de soie.
Il m’est dit : « Voilà ta femme, dévoile là » et c’était toi !!
Alors je dis : « Si ceci provient d’Allah ça se produira. »
Et ceci provenait d’Allah et ça c’est produit. »

 

Ibn Kathir  a dit : « Il n’y a jamais eu dans les communautés une femme comme ‘Aïcha  concernant sa mémoire, sa science, son éloquence et son intelligence ; elle dépassa les femmes comme elle dans la science et la sagesse ; Allah  lui donna la compréhension de la jurisprudence islamique et la mémorisation des poèmes ; et elle avait une grande connaissance des sciences religieuses ».

 

Ad-Dhahabi  a dit : « Elle est la femme la plus instruite en science religieuse de toute la communauté, et je ne connais pas dans la communauté de Mohammed, et plus exactement parmi toutes les femmes, une femme qui a plus de science [de connaissance] qu’elle ». 

 

Elle fut plus élevée que les autres femmes grâce à ses mérites et ses bonnes relations.

 

Le prophète  a dit :"Le mérite d’’Aïcha par rapport aux autres femmes est comme le mérite du pain trempé dans la soupe par rapport au reste de la nourriture". Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim

 

Elle était celle qu’il  aimait le plus parmi ses épouses -Qu’Allah les agrées- . ‘Amr ibn al ‘Ass  a rapporté que le Prophète  l’envoya à la tête de l’expédition « Dhat as-Salassîl » et qu’avant son départ, il s’était rendu chez le Prophète  à qui il demanda :


« Quelle est la personne que tu aimes le plus ? ».

Le Prophète  lui répondit : « ‘Aïcha ».
Je  lui demandai : « Et parmi les hommes ? ». Il  répondit : « Son père ».
Je  lui redemandai de nouveau : « Et qui  après lui ? ».
Et  il  me répondit « ‘Omar ibn al Khattab » et il  me cita d’autres noms. Rapporté par Al-Boukhari

 

Ibn ‘Abbas  a entendu ‘Omar ibn al Khattab  alors qu’un jour il se trouva chez sa fille Hafsa, il lui dit : «  O ma fille gares à t’identifier à celle dont les qualités lui valent l’amour du Messager d’Allah  en voulant parler de ‘Aïcha, elle alla alors raconter cela au Messager d’Allah  qui en souria. ». Rapporté par Al Boukhari

 

‘Aïcha  a beaucoup de mérites, parmi lesquels ce qui est rapporté par al Boukhari et Mouslim : Abou Salama rapporte que ‘Aïcha  a dit qu’un jour le Messager d’Allah  lui dit :
« O ‘Aïcha c’est Jibril , il te passe le Salam ».
Je lui dit : « A lui le Salam et la bénédiction, car tu vois ce que je ne vois pas » En s’adressant au  Messager d’Allah . Rapporté par Al Boukhari et Mouslim

 

 

Abou Moussa al Ach’ari  rapporte que le Messager d’Allah  a dit : « Il y a beaucoup d’hommes parfaits, mais parmi les femmes, il y en a eu que trois : Assia bint Mouzâhim femme de Pharaon, Maryam bint ‘Imran et Khadija bint Khouwaylid et la supériorité de ‘Aïcha  sur les autres femmes est comme le « Tharid » sur tous les autres plats.» Rapporté par Mouslim

 

Anas ibn Malîk  a rapporté qu’il a entendu le Messager d’Allah  dire :
« La supériorité de ‘Aïcha sur les autres femmes est comme le « Tharid » sur tous les autres plats ..» Rapporté par Mouslim

 

‘Aïcha  rapporte que le Messager d’Allah  lui dit : « Je sais lorsque tu es satisfaite de moi et lorsque tu es en colère contre moi. »
Je lui dis : « Mais comment sais-tu cela ? »
Il me dit : « Lorsque tu es satisfaite de moi, tu dis : Non par le seigneur de Mouhammad ! Et lorsque tu es en colère contre moi, tu dis : Non par le Seigneur d’Ibrahim ! »
Je lui dis : « Tu as dis vrai (ou sans doute), par Allah Ô messager d’Allah, je ne peux fuir que ton nom. » Rapporté par Mouslim

 

Un jour le Messager d’Allah  demanda à ‘‘Aïcha
« Veux- tu être ma femme dans cette vie et dans l’au-delà ? » Elle répondit : « Par Allah, oui !»
Il lui dit alors : « Tu es ma femme dans cette vie et dans l’au delà. » Rapporté par Al-Boukhari

 

Elle est la seule femme vierge avec laquelle il s’est marié, et la révélation n’est pas descendue sous les couvertures d’une autre femme qu’elle ; elle était chaste, elle adorait beaucoup son Seigneur, et elle ne sortait de chez elle que le soir afin que les hommes ne la voient pas. Elle a dit au sujet d’elle-même : -« Nous ne sortions que le soir ».

Elle réalisa la parole d’Allah  : 

 

{Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah)} [Les coalisés sourate 33 : verset 33].

 

Al-Quourtoubi a dit : « Et la législation islamique exige que les femmes restent chez elles et qu’elle évitent de sortir sauf si cela est nécessaire ; et si elles doivent absolument sortir qu’elles le fassent en ne portant aucune parure et en se couvrant complètement ».

 

 

Et Allah éprouve ceux qu’Il aime, et l’épreuve est faite selon le degré de la foi ; on la calomnia lorsqu’elle avait douze ans. Le hadith ci-dessous relate l'histoire de 'Aicha  lorsqu'elle a perdu son collier et la calomnie qui pesa sur elle :

 

Quand l'Envoyé d'Allah voulait faire un voyage (ou une expédition), il faisait un tirage au sort entre ses femmes pour désigner celles qui l'accompagneraient. Lors d'une des expéditions qu'il entreprit, il procéda au tirage au sort et c'était moi que le sort avait désignée. Je partis donc avec l'Envoyé d'Allah. C'était postérieurement à la révélation du verset relatif à la prescription du voile et j'étais toujours dans mon palanquin, même lorsqu'on le descendait du dos du chameau.

 

Quand l'Envoyé d'Allah eut terminé cette expédition, nous prîmes le chemin de retour. Comme on était près de Médine lors du retour, le Prophète  ordonna une nuit de se mettre en marche. A l'instant où l'ordre de marche était donné, je me levai et marchai jusqu'à ce que j'eusse dépassé les troupes pour satisfaire un besoin et en retournant, je me dirigeai vers ma monture. Comme je portai la main au cou, je me rendis compte que j'avais perdu mon collier de verroteries fabriqué à Zafâr. Je retournai pour rechercher mon collier et le désir de le retrouver me retint sur place.

 

Les gens qui étaient chargés de ma monture soulevèrent mon palanquin et le chargèrent sur mon chameau, croyant que j'étais dedans. En effet, à cette époque les femmes étaient de poids légers; elles n'étaient pas encore devenues obèses, car elles ne mangeaient que peu. Aussi les gens ne trouvèrent-ils pas insolite la légèreté du palanquin lorsqu'ils le soulevèrent, d'autant plus que j'étais une toute jeune femme. Ils firent alors relever le chameau et partirent.

 

Quand je trouvai mon collier, les troupes étaient déjà en marche. Je me rendis au camp où il n'y avait plus personne, j'allai alors droit à l'endroit où j'avais été installée pensant qu'en s'apercevant de ma disparition on reviendrait me chercher. Pendant que j'étais assise en cet endroit, je fus gagné par le sommeil et je m'endormis. Or Safwân ibn Al-Mu`attal As-Sulamî Adh-Dhakwânî, qui était resté en arrière des troupes, après avoir marché toute la nuit, arriva le matin à l'endroit où j'étais. Apercevant la silhouette d'une personne endormie, il s'approcha de moi et me reconnut quand il me vit, car il m'avait vue avant que le port du voile n'eût été ordonné par le Coran et il dit: "Nous sommes à Allah et nous retournerons à Lui". Sa voix m'éveilla et je me levai, cachant mon visage avec mon voile. Par Allah, il ne prononça aucun mot autre que ceux qu'il avait prononcés à ma vue. Il fit ensuite agenouiller sa monture et lui foula les pattes de devant pour que je monte sur laquelle. Il tint son licou pour le mener et nous arrivâmes ainsi auprès des troupes qui venaient de camper au moment de la canicule de midi.

 

`Aicha poursuivit : Des gens m'avaient calomnié (en m'accusant d'adultère) et parmi eux était `Abd-Allah ibn 'Ubayy ibn Salûl qui s'était chargé de la plus lourde part de la calomnie. Quand nous arrivâmes à Médine, je suis tombée malade pendant un mois, et c'est à ce moment que les gens répandaient les propos des calomniateurs, sans que j'en eusse pas au courant. Ce qui m'étonnait, durant ma maladie, c'est que je ne trouvais pas l'Envoyé d'Allah aussi aimable avec moi qu'il l'était d'ordinaire quand je tombais malade. L'Envoyé d'Allah entrait seulement chez moi, me saluait et me disait: "Comment allez-vous?". Cela me donnait des inquiétudes, mais je ne sus la fâcheuse nouvelle que lors de ma sortie après le rétablissement de ma santé.

 

J'étais sortie avec 'Umm Mistah pour aller du côté d'Al-Manâsi`, qui nous servait de latrines. Nous n'y allions que de nuit. C'était avant que nous eussions des latrines à proximité de nos maisons. Nous suivions la coutume des anciens Arabes qui allaient satisfaire leurs besoins naturels dans des terrains vagues et, tout comme eux, nous répugnons à avoir les latrines près de nos demeures à cause de leur mauvaise odeur. Je partis donc en compagnie de 'Umm Mistah qui était la fille de 'Abû Ruhm ibn Al-Muttalib ibn `Abd-Manâf; sa mère, bint Sakhr ibn `Amir était la tante maternelle de 'Abû Bakr As-Siddîq et son fils était Mistah ibn 'Uthâtha ibn `Abbâd ibn Al-Muttalib. Après avoir satisfait nos besoins, nous revenions, la fille de 'Abû Ruhm et moi, vers la maison et comme 'Umm Mistah trébucha sur le pan de son vêtement, elle s'écria: "Que Mistah Périsse!". - "Fi! Que c'est mal, lui dis-je, d'injurier un homme qui a pris part au combat de Badr". - "Hé ! Ma chère, me répondit-elle n'as-tu pas entendu ce qu'il avait dit?". - "Et qu'est ce qu’il a dit ?", demandai-je. Aussitôt elle me raconta ce que disaient les calomniateurs.

 

Je devins alors plus malade et, quand je rentra chez moi, l'Envoyé d'Allah vint me rendre visite, il me salua, puis dit: "Comment allez-vous?". - "Me permets-tu, lui demandai-je alors, de me rendre chez mes parents?". Je voulais à ce moment-là m'assurer auprès d'eux de la nouvelle. L'Envoyé d'Allah m'accorda cette permission et je me rendis chez mes parents. - "Chère maman, dis-je à ma mère, que racontent donc les gens?". - "ma fille, me répondit-elle, ne t'en fais pas. Il est bien rare qu'une jolie femme aimée de son mari et ayant des co épouses ne soit pas l'objet de leurs commérages". - "Gloire à Allah !, m'écriai-je, les gens ont-ils échangé de tels propos!". Et je passai toute la nuit à pleurer au point que je ne goûtai pas un seul instant de sommeil jusqu'au matin que je passai également à pleurer.

 

L'Envoyé d'Allah, voyant que la révélation avait tardé à venir à ce sujet, manda `Alî ibn 'Abî Tâlib et 'Usâma ibn Zayd pour leur demander s'il devait se séparer de moi. 'Usâma ibn Zayd, étant sûr que j'étais innocente et sachant l'affection que le Prophète avait pour moi, dit à l'Envoyé d'Allah : "Garde ta femme nous ne savons que du bien d'elle". Quant à `Alî ibn 'Abû Tâlib il dit: "O Envoyé d'Allah, Allah ne t'a pas mis trop à l'étroit. Il y a beaucoup d’autres femmes. Interroge sa suivante, elle te dira la vérité". L'Envoyé d'Allah manda alors à Barîra et lui dit: "O Barîra, as-tu vu de `A'icha quelque chose qui suscite en toi le soupçon?". - "Non, répondit Barîra, j'en jure par Celui qui t'a envoyé par la Vérité, je ne l’ai rien vu faire d’acte répréhensible, sinon qu'étant une toute jeune femme il lui arrive parfois de s'endormir auprès de la pâte à pain de la famille la laissant ainsi manger par les animaux domestiques".

 

L'Envoyé d'Allah se leva et résolut de demander ce jour-là une justification à `Abd-Allah ibn 'Ubayy ibn Salûl. Montant alors en chaire, le Prophète dit: "O groupe de musulmans! Qui m'excusera (si je punis) un homme dont le mal a atteint ma femme? Par Dieu ! Je ne sais que du bien sur le compte de ma femme, et l'on me parle d'un homme sur le compte duquel je ne sais que du bien et qui n'est jamais entré chez ma femme autrement qu'avec moi". Alors Sa`d ibn Mu`âdh Al-'Ansârî se leva et dit: "O Envoyé d'Allah, moi, je t'excuserai et s'il appartient à la tribu des 'Aws, nous lui trancherons la tête; si c'est un de nos frères de la tribu des Khazraj, ordonne ce que tu voudras et nous le ferons". A ces mots, Sa`d ibn `Ubâda le chef des Khazraj, qui était un homme vertueux, mais dont le zèle tribal plongeait dans l'ignorance, se leva et s'adressa à Sa`d ibn Mu`âdh en disant: "Tu as menti; et j'en jure par Allah que tu ne le tueras pas et que tu ne peux pas le faire". A son tour, 'Usayd ibn Hudayr, le cousin de Sa`d ibn Mu`âdh, se leva et, s'adressant à Sa`d ibn `Ubâda en disant: "Tu as menti. Par Allah nous le tuerons; car toi tu n'es qu'un hypocrite qui plaide la cause des hypocrites".

 

Les deux tribus des 'Aws et des Khazraj furent si excitées, qu'elles furent sur le point de se combattre, alors que l'Envoyé d'Allah était encore en chaire. L'Envoyé d'Allah ne cessa de les apaiser jusqu'à ce qu'ils gardent le silence et alors ils se turent. Tout ce jour-là, je le passai en larmes et je n'y goûtai aucun instant de sommeil. La nuit suivante, je la passai également dans cet état à tel point que mes parents crurent que mes larmes me briseraient le cœur. Pendant qu'ils étaient assis auprès de moi et alors que j'étais encore en larmes, une femme des 'Ansâr demanda de me voir. Je la fis entrer chez moi, elle s'assit et commença à pleurer à son tour. Nous étions dans cet état lorsque l'Envoyé d'Allah entra, salua, puis s'assit. Il ne s'était plus assis auprès de moi depuis qu'on avait colporté des propos sur mon compte et cela avait duré un mois sans qu'aucune révélation ne se fût produite à mon sujet. En s'asseyant, l'Envoyé d'Allah prononça l'attestation de foi, puis dit: "O `A'icha! Il m'est parvenu telle et telle chose sur ton compte; si tu es innocente, Allah t'innocentera; si tu as commis quelque faute, demande pardon à Allah et repens-toi, car quand le Serviteur reconnaît ses péchés et se repent, Allah accepte son repentir".

 

A peine l'Envoyé d'Allah eut-il achevé ces paroles, que mes larmes cessèrent de couler et je ne versai plus un seul pleur. M'adressant à mon père, je le priai de répondre à l'Envoyé d'Allah. - "Par Allah !, me répondit-il, je ne sais pas que dire à l'Envoyé d'Allah". Alors, me tournant vers ma mère, je la priai de répondre à l'Envoyé d'Allah. - "Par Allah, répondit-elle, je ne sais pas que dire à l'Envoyé d'Allah". Je répliquai alors que j'étais encore très jeune et que je ne retenais pas beaucoup du Coran: "Par Dieu, je sais que vous avez entendu raconter cette histoire (à mon sujet), qu'elle s'est gravée en vous-même et que vous y avez ajouté foi. Si je vous dis que je suis innocente - et Allah sait que je le suis - vous ne me croirez pas; mais si j'avoue que j'ai commis un tel péché - et Allah sait que je suis innocente - vous me croirez. Par Dieu! Je n'ai à dire de ma situation que ces paroles du père de Joseph:

 Il ne me reste plus donc) qu'une belle patience! C'est Allah qu'il faut appeler au secours contre ce que vous racontez ! 

 

Cela dit, je me retournai et m'étendis sur mon lit. A ce moment, par Allah, je savais que j'étais innocente et qu'Allah m'innocentera; mais, par Allah! Je n'aurais jamais cru qu'Allah ferait descendre à mon sujet une révélation. Il me semblait que j'étais trop insignifiante, pour qu'Allah révélât des versets à mon égard. Cependant, j'avais espéré, que l'Envoyé d'Allah verrait pendant son sommeil une vision dans laquelle Allah me déclarait innocente. Par Allah! L'Envoyé d'Allah ne sortit pas non plus que personne des gens de la maison, avant d'avoir reçu la révélation et d'avoir été saisi de l'état (de fatigue) qui accompagnait toute révélation; même dans un jour d'hiver, les gouttes de sueur tombaient en abondance et étaient si grosses que les perles, tant est lourd le fardeau de la Parole divine quand elle descend. Dès que cet état eut quitté l'Envoyé d'Allah, il se montra souriant et les premières paroles qu'il prononça furent celles-ci: "Réjouis-toi, `A'icha quant à Allah, Il te déclare innocente". - "Va vers lui", me dit alors ma mère. - "Par Allah! Répondis je, je n'irai pas à lui et c'est Allah Seul que je dois louer, c'est Lui qui a déclaré mon innocence". Allah, ajoute `A'icha révéla les dix versets qui commencent ainsi :

 

{Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous…} [La lumière sourate 24 : verset 11].

 

Quand Allah eut révélé ceci pour déclarer mon innocence, 'Abû Bakr As-Siddîq qui donnait des subsides à Mistah parce que celui-ci était de ses parents et était pauvre, dit: "Par Allah! Je ne lui donnerai plus jamais aucun subside après ce qu'il a dit de `A'icha". C'était alors qu'Allah révéla ce verset :

 

{Et que les détenteurs de richesse et d'aisance parmi vous, ne jurent pas de ne plus faire des dons aux proches....

N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne? } [La lumière 24 : verset 22].

 

D'après Habân ibn Mûsa, `Abd-Allah ibn Al-Mubârak a dit: "Ce verset du Livre d’Allah est le plus qui donne de l’espoir". 'Abû Bakr a dit: "Certes, je désire qu'Allah me pardonne". Et il renouvela à Mistah la pension qu'il lui faisait et affirma qu'il ne la lui supprimerait jamais. `A'icha poursuit: l'Envoyé d'Allah avait interrogé à mon sujet Zaynab bint Jahch, une des femmes de l'Envoyé d'Allah et lui dit: "O Zaynab que sais-tu (de ce sujet) et qu'as-tu vu?". - "O Envoyé d'Allah, répondit-elle, je garde mon ouïe et ma vue du péché (c-.à.d. je ne dirai que ce que j'ai vu et entendu). Je ne sais que du bien (d'elle)". Or Zaynab était la seule parmi les femmes de l'Envoyé d'Allah, qui rivalisait avec moi de beauté et de rang, mais Allah la préserva (de mentir à mon sujet) à cause de sa piété. Quant à sa sœur Hamna bint Jahch, elle soutint les propos des calomniateurs, voulant ainsi débarrasser sa sœur de sa rivale, aussi périt-elle avec les calomniateurs. Rapporté par Mouslim [Arabe uniquement] : 4974

 

Ibn Kathir  a dit : « Alors, Allah  la secourut et fit descendre son innocence dans dix versets qui sont récités de tout temps. Il éleva donc son honneur et son rang, afin que sa chasteté soit entendue alors qu’elle était encore dans son enfance ».

 

Allah  l’innocenta du haut de ses sept cieux, lorsque les gens, et à leur tête les hypocrites, ont dit qu’elle avait commis l’adultère, en révélant dans le Coran dix versets dans la sourate « an-Nour » la lumière.

 

{Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous. Ne pensez pas que c'est un mal pour vous, mais plutôt, c'est un bien pour vous. A chacun d'eux ce qu'il s'est acquis comme péché. Celui d'entre eux qui s'est chargé de la plus grande part aura un énorme châtiment.

 

Pourquoi, lorsque vous l'avez entendue (cette calomnie), les croyants et les croyantes n'ont-ils pas, en eux-mêmes, conjecturé favorablement, et n'ont-ils pas dit: "C'est une calomnie évidente?"

 

Pourquoi n'ont-ils pas produit (à l'appui de leurs accusations) quatre témoins? S'ils ne produisent pas de témoins, alors ce sont eux, auprès d'Allah, les menteurs.

 

N'eussent été la grâce d'Allah sur vous et sa miséricorde ici-bas comme dans l'au-delà, un énorme châtiment vous aurait touchés pour cette (calomnie) dans laquelle vous vous êtes lancés, 

 

quand vous colportiez la nouvelle avec vos langues et disiez de vos bouches ce dont vous n'aviez aucun savoir; et vous le comptiez comme insignifiant alors qu'auprès d'Allah cela est énorme.} [La lumière sourate 24 : versets 11 à 15].

Tafsir d'Ibn Kathîr concernant le verset 11 : "Ce verset et les deux autres sont descendus au sujet de la Mère des croyants ‘Aisha, qui avait été la cible d'une calomnie propagée par les hypocrites. Mais Dieu l'innocenta de cette calomnie et préserva l'honneur de Son Envoyé . C'était Abdallah Ibn Ubay qui avait réussi à faire passer cette calomnie parmi les Musulmans. Elle troubla effectivement le climat médinois durant un mois ou presque, autrement jusqu'à la descente des versets innocentant ‘Aisha  " etc...

’Aïcha  faisait partie des grands savants. C’est elle qui a pris le plus de science du Prophète  parmi ses épouses.

L’imam az-Zouhri a dit : « Si on assemblait la science de ‘Aïcha  à la science de toutes les mères des croyants (les épouses du Prophète ),ainsi qu’à la science de toutes les femmes, la science de ‘Aïcha  serait meilleure ».

 

Abou Moussa  a dit : « Nous n’avons, nous, compagnons du Messager d’Allah  pas une ambiguïté sur un Hadith, sans que nous n’interrogions ‘Aïcha et que nous trouvions en elle,  la  science de ce Hadith.»       Rapporté par Tirmidhî

Son neveu ‘Ourwa ibn az-Zoubeir  a dit : « Je n’ai pas vu quelqu’un de plus savant dans la compréhension, la médecine (ici traditionnelle) et la poésie que ‘Aïcha. »

Masrouq  a dit : «J’ai vu les grands savants parmi les compagnons du Messager d’Allah  questionner ‘Aïcha  sur les règles d’héritages ».

Il y a aussi le fait que le Prophète  ait demandé à passer la fin de ses jours dans la maison de ‘Aïcha  pour que ce soit elle qui le soigne. A la mort du Prophète  elle n’avait que 18 ans.

Al Boukhari et Mouslim rapportent d’après elle , qu’elle dit : 
« Allah -Le Très Haut- prit (son âme) alors que sa tête était posée sur ma poitrine et sa salive s’est mélangée à la mienne ».

Car lorsque le frère de ‘Aïcha , ‘Abdour-Rahmane , entra pour les visiter, il avait un Siwak dans sa bouche et le Messager d’Allah  le regarda. Alors ‘Aïcha comprit que le Prophète  le voulait et donc elle le prit de son frère. Elle le mâcha pour le rendre tendre puis le Prophète  s’en servit et après elle le reprit pour aussi s’en servir. Voilà l’explication de sa parole « …et sa salive s’est mélangée à la mienne »

Ibn abi Malik  a dit : Ibn ‘Abbas  demanda la permission de voir ‘Aïcha peu  de temps avant sa mort, alors qu’elle était semi consciente, elle dit : « Je crains qu’il ne me fasse des éloges » et l’on annonça le cousin du Messager d’Allah , elle dit : « Autorisez le ! ».
Il dit : « Comment te portes-tu ? », elle lui répondit : « Je vais bien si je crains Allah »,
Il lui dit : « Sens-toi bien  In-cha-Allah, tu es la femme du Messager d’Allah , il n’a épousé de vierge que toi, Il (Allah) t’a innocenté du haut des cieux »
Az-Zoubeïr
 rentra après lui et elle lui dit : 
« Ibn ‘Abbas est entré, m’a fait des éloges alors que j’aurai aimé être oubliée.» Rapporté par Al Boukhari

 

 

Sawda bint Zam’a 

Celle qui avait un cœur pur : Saoudah la fille de Zam’âh.

Un jour elle dit au Prophète - : « Gardes moi comme épouse, Ô messager d’Allah ! Par Allah ! Ce n’est pas le mariage qui m’importe, mais ce que j’espère c’est qu’Allah me ressuscitera Le jour du Jugement comme étant une de tes épouses. » Rapporté par Mouslim.

‘Aïcha  rapporte : « Je n’ai jamais vu une autre femme que Sawda bint Zam’a à qui j’aurais aimé m’identifier de par son noble  caractère, et son intelligence ».
 Puis elle poursuivit : « Lorsqu’elle devint âgée, elle céda sa nuit à ‘Aicha ».
Le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  consacrait deux nuits à ‘Aïcha, celle de  ‘Aïcha  et la nuit de Sawda. Rapporté par Mouslim.

 

Hafsa bint ‘Omar ibn al Khattab 

Celle qui priait et jeûnait beaucoup : Hafsa la fille du prince des croyants Omar ibn Al-Khattab  ; elle grandit dans la maison qui secourut la religion et fit apparaître la vérité, sept personnes de sa famille participèrent à la bataille de Badr ; ‘Aïcha  a dit à son sujet : -« Elle est celle qui s’élevait [en rang] avec moi parmi les femmes du prophète  ».

Anas  rapporte que le Messager d’Allah  avait divorcé de Hafsa au moment de l’événement  du Thadhahour (qui signifie littéralement le complot), mais il l’a reprise sous l’ordre de Jibril qui lui dit : « Reprends la, car elle est une femme qui jeûne et qui passe la nuit en priant, et elle sera une de tes épouses au paradis. » Rapporté par abou Dawoud

Dans la sourate L’interdiction, sont mentionnées deux épouses du Prophète  au verset 4 :

Si vous vous repentez à Allah c'est que vos cœurs ont fléchi. Mais si vous vous soutenez l'une l'autre contre le Prophète, alors ses alliés seront Allah, Gabriel et les vertueux d'entre les croyants, et les Anges sont par surcroît (son) soutien} [L’interdiction sourate 66 : verset 4].

 

Tafsir Ibn Kathir : Et lorsque Ibnu 'Abbas  demanda à Umar ibnu al-Khattab de qui il s'agissait, celui-ci répondit que c'était 'Aicha et Hafsa. Umar ibnu al-Khattab : comme les épouses du prophète  eurent un comportement jaloux contre lui, je leur dis : « il se peut que son Maître, s’il vous répudie, vous remplace par des épouses meilleurs que vous. Après quoi il y eut la descente de ce verset.

 

Zaïnab bint Khouzeïma  

Celle qui dépensait beaucoup : Zaïnab la fille de Khouzeïma Al-Hilaaliyah, celle qui dépensait et s’empressait de faire le bien. Elle  fut veuve après la bataille de Ouhoud, le Prophète  l’épousa, alors qu’elle était très âgée, elle mourut quelques mois plus tard. Elle s’appelait à l’origine «Bara», mais lorsqu‘elle épousa le Messager d’Allah  il l’appela « Zaïnab ». Rapporté par Mouslim

Az-Zouhrî rapporte au sujet de Zaïnab : « Elle était la mère des pauvres (Oummoul Massâkine), elle fut appelée ainsi car elle nourrissait beaucoup les pauvres » Rapporté par At-Tabarani

 

Oummou Habibah Ramlah  

Celle qui accomplit l’émigration pour la satisfaction d’Allah : Oummou Habiba Ramlah la fille d’Abou Sufyan. Aucune de ses femmes n’a une descendance plus proche de lui qu’elle ; et aucune de ses femmes n’a reçu une dot plus élevée qu’elle ; et aucune des femmes qu’il épousa était plus éloignée qu’elle au moment du mariage, il l’épousa alors qu’elle se trouvait en Abyssinie où elle s’était enfuie avec sa religion ; et le Roi d’Abyssinie lui donna la dot à la place du prophète  et il l’a prépara pour qu’elle puisse aller le rejoindre.

Un jour elle vit en rêve quelqu’un qui l’appela et lui dit : « O mère des croyants ! », ce qui la réveilla, elle comprit que le Messager d’Allah  allait l’épouser. Selon les Tabaqat de ibn Sa’d. Un jour elle dit : « Allah fait moi jouir de la compagnie du Messager d’Allah… » Rapporté par Mouslim

 

Oummou Salama 

Celle qui était patiente et pudique : Oummou Salama  la fille d’Abou Oumaïyah ; elle était parmi les premières femmes qui émigrèrent, et lorsqu’elle voulut émigrer à Médine avec son mari Abou Salama, sa tribu la sépara de son mari et de son petit garçon ; elle a dit :-« Chaque jour, je sortais et je m’asseyais sur la vallée et je pleurais jusqu’au soir, et ceci pendant une année complète ou environ une année, jusqu’à ce qu’ils eurent pitié de moi et me rendirent mon petit garçon ».Sa certitude en Allah est ferme, son mari Abou Salama mourut, elle dit alors une invocation prophétique, et Allah lui donna le messager d’Allah  comme mari.

Soufiane ibn ‘Ouyaïna  a dit : « Oummou Salama est la première à avoir émigré (fait la Hijra) » Rapporté par al Hakim

 

Oummou Salama  dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah  dire : 
« Il n’y a pas un musulman qui lorsqu’il est frappé par un malheur, dit ce qu’Allah lui a ordonné de dire : « Nous sommes à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons. Mon Seigneur, accordes moi la récompense de mon malheur et donne moi quelque chose de meilleure.», sans qu’Allah ne lui accorde un bien meilleur ».
Puis elle dit : « Quand Abou Salama mourut, je dis :
« Qui est meilleur musulman que abou Salama ? Il a été le premier à faire l’hégire avec sa famille selon l’ordre du Messager d’Allah  !! .
En  disant cela (cette invocation) Allah m’a plus tard donné mieux, le Messager d’Allah -. »
Puis elle ajouta : « Le Messager d’Allah  , m’a envoyé Hatib ibn abi Balta’a  pour être son épouse (au Prophète ), je lui répondis : « J’ai une fille et je suis jalouse.»
Il dit : « En ce qui concerne sa fille nous invoquons Allah afin qu’Il lui suffise en dehors d’elle, et j’invoque Allah pour dissiper sa jalousie. » Rapporté par Mouslim

 

Salmane  a rapporté que le Messager d’Allah , lui fit savoir que Jibril vint le trouver alors que Oummou Salama se trouvait chez lui. Après son entretien avec lui, le Prophète , se leva et dit à Oummou Salama : « Qui est-ce ? », Elle lui répondit : « C’est Dihiya ! Par Allah je ne le prenais que pour Dihiya !», c’est ce que je croyais jusqu’à ce qu’un jour j’entende le sermon du Prophète d’Allah   , pour nous en informer. Rapporté par Mouslim

 

Zaïnab bint Jahch 

La mère des pauvres : Zaïnab la fille de Jahch, elle est la fille de la tante du messager d’Allah . Elle  obtint le bienfait de la noblesse, de la descendance, de l’honneur et de la beauté.

Anas  rapporte qu’elle se vantait auprès des mères des croyants en leur disant :
« C’est vos parents qui vous ont donné en mariage, quand à moi c’est Allah qui m’a donné en mariage du haut des sept cieux » Rapporté par Al Boukharî

 

Abou Nou’âïm a dit à son sujet : « Elle est celle qui craint Allah, qui est satisfaite et qui est pieuse ». Allah la maria à Son prophète par le texte de Son Livre sans tuteur et sans témoin.

En effet Allah a dit :

 

Traduction relative et approchée : {Quand tu disais à celui à qui Allah a comblé de bienfaits, tout comme toi-même l’avais comblé : « Gardes pour toi ton épouse et crains Allah ! », et tu cachais en ton âme ce qu’Allah allait rendre public. Tu craignais les gens mais c’est Allah qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eut cessé toute relation avec elle, Nous te l’a fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement d’Allah doit être exécuté} [Les coalisés sourate 33 : verset 37].

 

Tafsir Ibn Kathir : Elle était d'abord mariée à Zayd bin Haritha mais il y a eu de la mésentente entre eux et il vint se plaindre au Prophète  qui lui dit :

"Rétiens ton épouse et prémunis-toi auprès d'Allah"

 

Après quoi il y eu la révélation de ce verset qui informe de la permission de se marier avec la répudiée de son fils adoptif.

Le mariage du prophète avec elle est une bénédiction pour les musulmanes jusqu’au jour du jugement lorsque le voile fut prescrit aux filles d’Adam après qu’il l’épousa, afin que le voile soit une protection de l’honneur, de la chasteté et de la pureté.

Anas ibn Malîk  rapporte que lorsque le verset sur le Hijab fut descendu sur Zaïnab bint Jahch , le Messager d’Allah  fit faire un repas pour le mariage, composé de viande et de pain, et elle se vantait auprès des épouses du Prophète : « Allah m’a donné en mariage du ciel ».

Rapporté par  Boukharî

 

Elle était généreuse envers les pauvres et les faibles, elle accomplissait beaucoup d'actes de bienfaisance et elle donnait souvent l'aumône.

‘Aïcha  a dit à propos d'elle : "Je n'ai jamais vu une femme meilleure dans la religion que Zaïnab, ni plus pieuse, ni plus véridique dans la parole, ni plus préservatrice des liens de parenté, ni plus généreuse".

‘Aïcha , la mère des croyants, a rapporté que le Messager d’Allah  a dit :
« Celle parmi vous qui me rejoindra le plus vite sera celle d’entre vous qui aura le bras le plus long »
‘Aïcha  ajouta : «  Les femmes du Prophète  mesurèrent leurs bras afin de savoir qui parmi elles avait le bras le plus long ».
Elle dit : «Zaïnab avait parmi nous le bras le plus long, car elle travaillait de sa propre main et faisait beaucoup l’aumône.» Rapporté par Mouslim

 

Malgré l'honneur et l'élévation de son rang, elle travaillait de ses propres mains, elle tannait le cuir, puis le trouait avec une alêne et le recousait ; ensuite, elle donnait l'aumône de l'argent qu'elle gagnait.

‘Aïcha  a dit :
« Zaïnab était celle qui reconnaissait ma valeur auprès du Messager d’Allah  et je n’ai jamais vu de meilleure femme telle que Zaïnab : aussi pieuse, aussi véridique, aussi attachée aux liens de parentés et aussi charitable, qui se donnait autant dans les œuvres charitables, par lesquelles elle se rapprochait d’Allah Le Très Haut, mis à part son côté ferme, qu’il y avait en elle, mais qu’elle se hâtait de corriger .» Rapporté par Mouslim

Et selon une autre version ‘Aïcha  dit :
« Zaïnab travaillait de ses mains, elle tannait et ornait les peaux, et faisait ainsi beaucoup l’aumône. » Rapporté par al Hakim

‘Aïcha  a dit : le Messager d’Allah  interrogea Zaïnab bint Jahch  à mon sujet (suite à la calomnie faite à l’encontre de ‘Aïcha) : « Ô Zaïnab, qu’est-ce que tu as su ou vu ? », elle lui répondit : « Que je ne devienne aveugle et sourde, je n’ai su que du bien ».
 Puis elle dit (‘Aïcha) : « Et c’était elle qui m’estimait le plus des épouses du Prophète  et c’est ainsi qu’Allah la préserva par la piété.» Rapporté par al Boukhari

 

Jouwayrîyah bint al Harith  

L'adoratrice : Jouwayrîyah la fille d'Al-Harith de la tribu d'Al-Moustaliq ; son père était un chef à qui les gens de sa tribu obéissaient, et elle fut une bénédiction en elle-même et pour sa famille.

Selon ibn ‘Abbas  lorsqu’elle entra dans la maison du Prophète  elle s’appelait « Bara », mais le Prophète l’appela Jouwayrîyah, car il ne voulait pas entendre « Il est sortit de chez Bara ! ». Rapporté par Mouslim

‘Aïcha  a dit : -« Je n’ai jamais vu une femme qui fut une bénédiction pour sa tribu plus qu’elle ». Rapporté par Ahmed

Elle adorait beaucoup son Seigneur, elle était résignée à la volonté de son Seigneur, elle s’asseyait à l’endroit où elle priait et invoquait Allah jusqu’à midi.

Elle a dit : -« Le Messager d’Allah  vint me voir un matin alors que j’invoquais Allah ; puis, il partit pour accomplir ses besoins et revint un peu avant midi ; et il dit : (Tu es toujours assise - c’est-à-dire à invoquer Allah - ?). Je dis : -« Oui ». Rapporté par Mouslim.

 

Safiya  

Celle qui est de haut rang : Safiya la fille de Houyaï de la descendance d’Aaron . Elle était noble, intelligente, d’un rang élevé, pieuse, indulgente et respectueuse.

Une fois Hafsa  dit à Safiya : «  Tu es la fille d’un juif !!», Ce qui l’a fit pleurer.


Lorsque le Prophète
 entra la voir, il lui dit : « Qu’est ce qui te fait pleurer ainsi ? »
Elle lui répondit : « Elle a dit de moi que j’étais la fille d’un juif ! »,
Il lui dit alors : « Tu es la fille d’un Prophète, ton oncle est un Prophète, et tu es sous la tutelle d’un Prophète, alors de quoi pourrait-elle se vanter de plus ?! »
Puis il dit : « Crains Allah Ô Hafsa !» Rapporté par Ahmed

Le repas de noce du prophète  le jour de son mariage avec Safiya, était composé de beurre fondu, de fromage et de dattes ; et ce fut un mariage facile et béni.

 

Maïmouna  

Celle qui préserve les liens de parenté : Maïmouna la fille d’Al-Haarith Al-Hilaaliyah, elle est parmi les femmes illustres ; Allah lui donna un cœur pur, une intention sincère et l’assiduité à l’adoration. C’est la demi-sœur de Zaïnab bint Khouzeïma.           

Selon Moujahid, elle s’appelait à l’origine « Baza » mais le Prophète  lui donna un autre nom, « Maïmouna». Rapporté par al Hakim

Selon ibn ‘Abbas  le Messager d’Allah  a dit : « Quelles sœurs croyantes que sont Maïmouna, Oummoul Fadhl et Asma » Rapporté par Hakim

Selon la Sîra de ibn Hicham (n°4/296) et les Tabaqat de ibn Sa’d (n°8/137), c’est Maïmouna qui s’est donné au Prophète comme épouse, comme Allah dit dans ce verset :

 

Traduction relative et approchée : { ..ainsi que toute croyante si elle fait don sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle : c’est là un privilège pour toi à l’exclusion des autre croyants. } [Les coalisés sourate 33 : verset 50].

‘Aïcha  a dit à son sujet : « Par Allah, elle était parmi les plus pieuses d’entre elles, faisait partie de celles qui étaient le plus attachées aux liens de parenté. » Rapporté par al Hakim

‘Ata a dit : « Lorsqu’elle mourut, elle fut sortie avec ibn ‘Abbas qui dit (à ceux qui la portaient)
« Lorsque vous soulèverez son corps  alors, ne la secouez pas et ne la bousculez pas. » Rapporté par al Hakim

Il dit (selon al Waqadî  dans une autre version) : 
« Mais soyez doux avec elle, car elle est votre mère» Selon ibn Sa’d

 

 

 


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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 11:08

II - Les autres femmes exemplaires

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Hawwa, notre mère à tous et femme de Adam


{Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci sont épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.} [Les femmes sourate 4 : verset 1].

 

Tafsir Ibn Kathir  Allah  ordonne aux hommes, Ses créés, de se prémunir envers Lui, c'est-à-dire de L’adorer sans rien Lui associer, tout en les alertant sur Son omnipotence dont Il usa pour les créer d’une âme unique (c'est-à-dire Adam) et de son épouse (c'est-à-dire Hawwa). Hawwa fut créée d’une côte gauche de Adam, alors endormi. Quand celui-ci se réveilla, il la vit et alors elle lui plut : il l’a trouva de bonne compagnie et elle le trouva de bonne compagnie.

 

Daprès abou Houreïra , le prophète  a dit : « La femme a été créée d’une côte, si tu la redresses, tu la brises et si tu en tires quelque jouissance, tu en jouis alors qu’elle est tordue. Alors soyez bon envers les femmes ». Rapporté par Al Boukhari et Mouslim

 

 

Cheikh al ‘Otheïmine commente ce Hadith : « A travers ce Hadith, il y a une preuve que la femme ne répondra pas d’une façon parfaite à tout ce que son époux lui demandera. Mais plutôt les défaillances seront inévitables.
Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’elles sont diminuées dans la raison, dans la religion, dans la réflexion et dans toutes ses relations et qu’elles ont besoin d’être réconfortées et qu’on leur parle. Même si la femme veille à la droiture dans sa religion, elle ne pourra pas être aussi droite au niveau de son tempérament.


{Et Nous dîmes : "Ô Adam, habite le Paradis toi et ton épouse, et nourrissez-vous-en de partout à votre guise; mais n'approchez pas de l'arbre que voici : sinon vous seriez du nombre des injustes".} [La vache sourate 2 : verset 35].

 

 

Assya : la femme de Pharaon

 

Allah  en a fait l'exemple de la foi et du jugement sain. Il a dit :

 

وَضَرَبَ اللَّهُ مَثَلًا لِلَّذِينَ آمَنُوا امْرَأَةَ فِرْعَوْنَ إِذْ قَالَتْ رَبِّ ابْنِ لِي عِنْدَكَ بَيْتًا فِي الْجَنَّةِ وَنَجِّنِي مِنْ فِرْعَوْنَ وَعَمَلِهِ وَنَجِّنِي مِنَ الْقَوْمِ الظَّالِمِينَ

{Et Allah a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme de Pharaon, quand elle dit "Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison dans le Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de son œuvre; et sauve-moi des gens injustes} [L’interdiction sourate 66 : verset 11].

Tafsir Ibn Kathir : Qatada : « Pharaon était le plus arrogant en dénégation d’entre les habitants de la terre. Par Dieu, sa dénégation ne nuisit pas à sa femme, quand celle-ci obéit à son Maître. Cela pour qu’on sache qu’Allah est Juste : Il ne fait de blâme qu’au pécheur.

 

Le prophète  a dit : « On châtiait la femme de Pharaon sous le soleil, et quand on se retira, les anges l’ombrageaient de leurs ailes, et elle voyait sa demeure dans le jardin ». Rapporté par…..

 

Assya  la fille de Muzahim a demandé à Allah de la délivrer de pharaon, car elle était innocente de ses actions, et de la délivrer du peuple d’iniquité. Pharaon l’avait châtiée durement mais elle est restée patiente de sorte qu’Allah avait fait valoir sa demeure dans le jardin. Quand elle l’avait vu, elle avait souri : alors pharaon avait dit : « Ne vous étonnez-vous pas de sa folie ? Nous nous la châtions, tandis qu’elle, elle sourit ». Mais Allah a pris son âme et l’a protégé.

 

 

La femme de 'Imran  : la mère de Myriam

 

Allah  a dit :

 

{(Rappelle-toi) quand la femme de `Imrân dit : "Seigneur, je T'ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C'est Toi certes l'Audient et l'Omniscient} [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 35].

 

{Puis, lorsqu'elle en eut accouché, elle dit: "Seigneur, voilà que j'ai accouché d'une fille"; or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché! Le garçon n'est pas comme la fille. "Je l'ai nommée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni"} [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 36].

 

 

Tafsir Ibn Kathir : La femme d’Imran , qui est la mère de Myriam, s’appelle Hanna fille de Faqudh Muhammad b.Ishaq. Elle était une femme stérile qui avait désirée avoir un enfant, après avoir vu un oiseau pondre un œuf. Pour cela, elle invoqua Allah , qui lui exauça sa demande. Quand elle s’assura qu’elle était enceinte de son mari, elle se tourna vers Allah et fit vœu de consacrer son enfant à l’adoration et au service du Temple de Jérusalem. A la fin de son vœu, elle reconnut que Dieu était Entendant de son invocation, Connaissant de son intention. Mais elle ne savait pas si elle portait un garçon ou une fille. Quand elle accoucha, elle dit qu’elle avait accouché d’une fille et que le garçon n’était pas comme la fille. Autrement dit, le garçon est plus fort que la fille pour persévérer et patienter dans l’adoration, et être constamment au service du Temple. Elle lui avait donné pour nom Myriam. Puis, elle avait demandé d’Allah le secours pour sa fille et sa progéniture (Issa), contre le mal de Satan. Allah exauça son invocation.

Il est rapporté que le prophète  a dit : « il n’existe pas de nouveau-né qui ne soit pressé une ou deux fois par Satan, excepté Issa  fils de Myriam et Myriam .

 

 

{Son Seigneur l'agréa alors du bon agrément, la fit croître en belle croissance. Et Il en confia la garde à Zacharie. Chaque fois que celui-ci entrait auprès d'elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d'elle de la nourriture. Il dit: "Ô Marie, d'où te vient cette nourriture?" - Elle dit: "Cela me vient d'Allah". Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter.} [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 37].

 

Tafsir Ibn Kathir : Allah , informe t-il a accepté Myriam  comme en fit sa mère, c'est-à-dire comme vœu consacré à Lui. Allah prit alors soin d’elle : Il la para d’une belle forme, lui fit profiter de la science, du bien et de la religion, en la rapprochant des adorateurs pieux. Cela est indiqué par le segment : « Et Il en confia la garde à Zacharie  ». Ibn Ishaq : Cela a été dû au fait que Myriam était orpheline. Un autre savant : cela a été dû au fait q’une année de disette frappa les fils d’Israël, amenant ainsi Zacharie  à prendre en charge Myriam .

Le premier avis ne rejette pas le second car avec l’une ou l’autre alternative, Allah a déposé Myriam  entre des mains sures, celles de Zacharie , pour qu’elle apprenne de lui la science considérable et actions de bienfaisance. Zacharie , rapporte t-on était le mari de la tante maternelle de Myriam . Selon d’autres, Zacharie  était le mari de la sœur de Myriam . Il est rapporté dans le sahih que « Jean et Issa  sont des cousins du côté des mères ». Un éclairage sur cette question peut être donné par le hadith du prophète  : « la tante maternelle tient lieu de mère ».

Zacharie  trouvait auprès de Myriam les fruits d’été en hiver, et les fruits d’hiver en été (Mujahid, Ikrima, as-Suddy). Ce phénomène inhabituel est une preuve des libéralités accordées aux saints. La sunnah nous raconte que le prophète  avait de nombreuses libéralités de ce genre.

Jabir rapporte qu’une libéralité s’était produite avec le prophète . En effet, celui-ci était resté des jours sans manger. Et comme il  ne trouvait rien à manger dans les appartements de ses épouses, il  alla chez sa fille Fatima . Là aussi, il ne trouva rien. Mais quand il  sortit, une voisine envoya à Fatima  deux pains et un morceau de viande. Elle les mit dans une écuelle, puis envoya son fils- al Hassan ou al Hussayn-  pour rappeler leur grand-père. Celui-ci revint en effet pour calmer sa faim. Fatima  apporta l’écuelle, la déposa devant lui et souleva le couvercle. A sa grande surprise, elle  la trouva pleine pain et de viande. Elle  sut immédiatement que c’était une libéralité de Dieu. Elle  louangea Dieu, fit des prières sur son envoyé. D’où as-tu cela, ô petite fille ? Lui demanda alors le prophète – ô père dit-elle « Cela me vient de Dieu". Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter ». Le prophète  louangea Dieu, puis dit : « Louange à Dieu : Il t’a fait, ô petite fille, semblable à la dame des Fils d’Israël. Car quand Dieu lui attribuait une chose et qu’on l’interrogeait sur l’origine, elle répondait : « Cela me vient de Dieu ". Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter ».

 

 

 

{(Rappelle-toi) quand les Anges dirent : "Ô Marie, certes Allah t'a élue et purifiée; et Il t'a élue au-dessus des femmes des mondes.}                                   [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 42].

 

Tafsir Ibn Kathir : Dieu informe le prophète sur le propos que, sur Son ordre, les anges avaient transmis à Myriam. Dieu , dit-Il, l’avait élue une première fois pour sa constance dans l’adoration, son abstinence et sa pureté, et Il avait élue une seconde fois pour sa majesté sur toutes les femmes des mondes. Le prophète, rapporte t-on, a dit : « Myriam fille de ‘Imran est la meilleure des femmes de son temps. Khadija fille de Khaylid est la meilleure de cette nation ». « Les meilleures des femmes des univers sont quatre : Myriam fille de ‘Imran, Assya la femme de Pharaon, Khadija fille de Khaylid, et Fatima fille de l’envoyé d’Allah .

Puis Allah informe que les anges avaient ordonné à Myriam de perdurer dans les prosternations, les prières et d’œuvrer dans l’accomplissement de ce qu’Il veut pour elle. Mujahid : Myriam priait à tel point que ses pieds enflaient, cela pour se conformer à Son ordre.

 

 

 

{(Rappelle-toi) quand les Anges dirent : "Ô Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part: son nom sera "Al-Masîh", "`Issâ", fils de Marie, illustre

ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah.}                                        [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 45].

 

{Elle dit: "Seigneur! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée?" - "C'est ainsi!" dit-Il. Allah crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement: "Sois"; et elle est aussitôt.}                            [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 47].

 

Tafsir Ibn Kathir : La bonne nouvelle que les anges ont annoncée à Myriam est qu’elle aura un fils dû à une parole de Dieu venue. Pour créer Issa, Dieu lui dira : « Sois », et ainsi sera Issa, par la volonté de Dieu.

Il sera connu parmi les croyants sous le nom du Messie Issa fils de Myriam, parce qu’il n’a pas de père. Il sera illustre dans l’ici-bas et dans la vie dernière, ainsi que parmi les plus rapprochés de Dieu, du fait qu’il recevra la révélation. Il aura le privilège d’intercéder auprès de Dieu, au Jour de la résurrection. Il appellera dans ce monde à l’adoration de Dieu l’Unique, dans son enfance et quand il sera adulte. Enfin, il sera d’entre les saints, dans ses paroles et dans ses actions.

Myriam s’étonna de cette bonne annonce, puisqu’elle n’avait pas de mari et qu’elle n’avait pas l’intention de prendre de mari. Mais l’ange lui rapporta la décision de Dieu. Dans le cas de Issa , c’est une création à la semblance de Adam . Dieu mentionne cela pour ne laisser au doute aucune parcelle.

 

 

 

Sarah  : la femme d'Ibrahim  

 

{Puis il alla discrètement à sa famille et apporta un veau gras.

Ensuite il l'approcha d'eux... "Ne mangez-vous pas?" dit-il.

Il ressentit alors de la peur vis-à-vis d'eux. Ils dirent: "N'aie pas peur". Et ils lui annoncèrent (la naissance) d'un garçon plein de savoir.

Alors sa femme s'avança en criant, se frappa le visage et dit: "Une vieille femme stérile..."

Ils dirent: "Ainsi a dit ton Seigneur. C'est Lui vraiment le Sage, l'Omniscient".} [Les ouragans sourate 51 : versets 26 à 30].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Les hôtes dont il est question dans ces versets sont Jibril, Michael  et Raphaël. Ils étaient arrivés chez lui sous la forme de beaux jeunes hommes qui éprouvaient une crainte respectueuse. Ibrahim leur apporta un veau gras (le meilleur de son bien) et les invita aimablement à manger en avançant le rôti. Ne les voyant pas manger le rôti Ibrahim dit : « n’allez-vous pas manger ? » ils répondirent : « Nous ne mangeons de repas qu’à un prix ? Pour cela, dit-il il y a en effet un prix et quel est son prix ?dirent-ils. Vous rappelez le nom de Dieu au début du repas et vous Le louangez à la fin. Sur ce Jibril  regarda Michaël et lui dit : « il est du droit de celuic-i que son Maître le prenne en tant qu’ami intime ». Quand Ibrahim  vit que ses invités ne mangeaient pas, il eut peur et le soupçon se mêla en lui à la crainte. Sarah dit : « que c’est étonnant pour nos invités, nous les servons nous même, pour les honorer, tandis qu’eux ne mangent pas de notre nourriture ! ». Ce verset montre une des bonnes manières pour recevoir un hôte. Alors les anges dirent : « n’aie pas peur ! Nous sommes envoyés au peuple de Loth pour les détruire ». Sur ce Sarah  éclata de rire à cette bonne nouvelle, car ces gens là étaient vraiment des fauteurs de dégâts généralisé, des dénégateurs endurcis.

A l’annonce de la nouvelle de la naissance, Sarah  cria avec une certaine vibration de la voix et se frappa le visage à la façon des femmes qui s’étonnent d’une chose insolite.

 

 

{Sa femme était debout, et elle rit alors; Nous lui annonçâmes donc (la naissance) d'Isaac, et après Isaac, Jacob.

Elle dit: "Malheur à moi! Vais-je enfanter alors que je suis vieille et que mon mari, que voici, est un vieillard? C'est là vraiment une chose étrange!"

Ils dirent: "T'étonnes-tu de l'ordre d'Allah? Que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions soient sur vous, gens de cette maison! Il est vraiment, digne de louange et de glorification!"} [Hud sourate 11 : versets 71 à 73].

 

Tafsir Ibn Kathir : Cette parole concernant la naissance d’Isaac  indique que l’offrande qui devra être sacrifiée est Ismaël  et non Isaac  car celui-ci a été annoncé par la bonne nouvelle, qui dit aussi qu’il sera le père de Yacoub . Si Isaac  petit était vraiment l’offrande désignée, comment alors il aurait plus tard son fils Yacoub , sachant que la promesse de Dieu est le Vrai qui ne peut être révisé ?

Lorsque les anges dirent : T'étonnes-tu de l'ordre d'Allah? : Ne t’étonne pas du décret de Dieu. Quand Allah veut une chose, Il dit Sois et elle est. Ne t’étonne donc pas de cela même si tu es vieille et que ton époux est un vieillard. Dieu est capable de tout ce qu’Il veut.

 

 

 

La femme de Zacharie   

Allah a dit :

{Je crains (le comportement) de mes héritiers après moi. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi, de Ta part, un descendant} [Myriam sourate 19 : verset 5].

Tafsir Ibn Kathir : Zacharie  craignait un comportement malveillant de la part de sa parentèle, c’est pourquoi il implora Dieu de lui accorder un enfant qui serait un prophète après lui, et qui dirigerait son peuple au moyen de la prophétie. Zacharie  reçut une réponse positive, non pas parce qu’il craignait pour un quelconque héritage matériel, car un prophète est de plus grand rang pour s’occuper de choses matérielles ou de se soucier d’être hérité par une parentèle. Et puis, Zacharie  n’était pas riche : il était un simple menuisier qui vivait de son labeur.

Le prophète  a dit : «  Nous les prophètes on ne nous hérite pas ». Rapporté par …

 

{Et (Zacharie dit): "Ô mon Seigneur, comment aurai-je un fils, quand ma femme est stérile et que je suis très avancé en vieillesse?"} [Myriam sourate 19 : verset 8].

Tafsir Ibn Kathir : Cela est un étonnement de la part de Zacharie . Après l’annonce de la bonne nouvelle, il fut très heureux, après quoi il demanda comment il aurait un garçon étant donné que sa femme était stérile et vieille, et lui vieillard. Alors l’ange lui transmit la réponse d’Allah : « c’est pour Moi bien facile ».

 

Yoshébiid, la mère de Moussa

{ وَأَوْحَيْنَا إِلَى أُمِّ مُوسَى أَنْ أَرْضِعِيهِ فَإِذَا خِفْتِ عَلَيْهِ فَأَلْقِيهِ فِي الْيَمِّ وَلَا تَخَافِي وَلَا تَحْزَنِي إِنَّا رَادُّوهُ إِلَيْكِ وَجَاعِلُوهُ مِنَ الْمُرْسَلِينَ

 

{Et Nous révélâmes à la mère de Moïse (ceci): "Allaite-le. Et quand tu craindras pour lui, jette-le dans le flot. Et n'aie pas peur et ne t'attriste pas: Nous te le rendrons et ferons de lui un Messager".}[Le récit sourate 28 : verset 7].

Tafsir Ibn Kathir : Pharaon, raconte t-on, abonda dans le meurtre des nouveau nés que les Coptes craignirent qu’ils s’occupassent des tâches difficiles après l’extermination des fils d’Israël. « Si la situation continue ainsi, dirent les coptes à Pharaon, leurs adultes risquent de mourir vieux, pendant que leurs enfants sont tués. Et alors leurs femmes ne pourront plus se charger des tâches de leurs hommes. Ce qui se répercuteraient sur nous ». Sur ce, Pharaon ordonna de tuer les nouveau-nés (mâles) une année et de laisser vivre les autres l’année suivante. Pour ce faire, Pharaon avait des sages femmes coptes qui inspectaient les maisons juives pour enregistrer le nom de toute femme qui tombait enceinte, ainsi que des agents qui venaient égorger les nouveau-nés garçons dès leur naissance. Ainsi, Aaron  naquit dans l’année où l’on épargnait les nouveau-nés mais Mussa  dans l’année où on les égorgeait. Durant toute la grossesse de la mère, ne s’aperçurent pas des symptômes, et quand Mussa  naquit, sa mère eut très peur pour lui. Elle eut pour lui un amour immense. Dieu inspira alors l’ordre de l’allaiter et de le jeter dans le fleuve. Elle, qui habitait au bord du Nil, prépara une bière et la laissa attachée à la rive. En cas, d’imminent danger, elle mettra son bébé dans l’embarcation, la laissera glisser à une certaine distance puisque retenue par une corde, puis la ramènera par la corde. Un jour, à l’approche de qui elle avait peur, elle installa son bébé dans la bière mais oublia par précipitation de mettre la corde. Ainsi l’embarcation glissa et s’en alla échouer près de la maison de Pharaon. Les servantes la récupérèrent et n’osèrent pas l’ouvrir : elles firent vite de la remettre à la femme de Pharaon, Assia fille de Muzâhim. La bière ouverte devant elle, elle trouva un très beau bébé. Dieu fit en sorte qu’elle l’aima, cela pour son bonheur mais aussi pour le malheur de son époux.

 

Zulikha, épouse de « al ‘aziz » intendant d’egypte (amoureuse de yussuf) 

{Et celui qui l’acheta était de l’Egypte. Il dit à sa femme : «Accorde lui une généreuse hospitalité. Il se peut qu’il nous soit utile ou que nous l’adoptions comme notre enfant.» Ainsi avons-nous raffermi Joseph dans le pays et nous lui avons appris l’interprétation des rêves. Et Allah est souverain en Son Commandement : mais la plupart des gens ne savent pas.

Et quand il eut atteint sa maturité Nous lui accordâmes sagesse et savoir. C’est ainsi que nous récompensons les bienfaisants.

Or celle [Zulikha] qui l’avait reçu dans sa maison essaya de le séduire. Et elle ferma bien les portes et dit : «Viens, (je suis prête pour toi !)» - Il dit : «Qu’Allah me protège ! C’est mon maître qui m’a accordé un bon asile. Vraiment les injustes ne réussissent pas».

Et, elle le désira. Et il l’aurait désirée n’eût été ce qu’il vit comme preuve évidente de son Seigneur. Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus.} [Youssef sourate 12 : versets 21 à 24].

Tafsir Ibn Kathir : Dieu informa sur Son indulgence pour Youssuf  de telle sorte que l’acheteur de ce dernier prit soin de lui et qu’il recommanda à sa femme de bien l’entretenir. Cet acheteur était en quelque sorte le premier ministre d’Egypte, qui selon Ibn Abbâs , s’appelait Gatfir et était responsable des entrepôts de l’Etat. A cette époque là le roi d’Egypte était Ar-Rayan b.al-Walid un Amaliq.

 


{Et tous deux coururent vers la porte, et elle lui déchira sa tunique par derrière. Ils trouvèrent le mari [de cette femme] à la porte. Elle dit: «Quelle serait la punition de quiconque a voulu faire du mal à ta famille, sinon la prison, ou un châtiment douloureux?»

[Joseph] dit: «C’est elle qui a voulu me séduire». Et un témoin, de la famille de celle-ci témoigna: «Si sa tunique [à lui] est déchirée par devant, alors c’est elle qui dit la vérité, tandis qu’il est du nombre des menteurs.

Mais si sa tunique est déchirée par derrière, alors c’est elle qui mentit, tandis qu’il est du nombre des véridiques».

Puis, quand il (le mari) vit la tunique déchirée par derrière, il dit: «C’est bien de votre ruse de femmes! Vos ruses sont vraiment énormes!

Joseph, ne pense plus à cela! Et toi, (femme), implore le pardon pour ton péché car tu es fautive».} [Youssef sourate 12 : versets 25 à 29].



Tafsir Ibn Kathir : Youssuf  refusa la proposition de la femme et prit la fuite. La femme ne s’avouant pas vaincue, elle le poursuivit, pour le retenir. Elle le retint par la chemise, de sorte qu’elle la lui déchira par derrière. Quand tous deux trouvèrent son maître à elle (c'est-à-dire son mari) devant la port, la femme fit vite de renverser les rôles, pour qu’elle se sauvât. Elle accusa Youssuf  de tentative d’adultère, et alla même jusqu’à proposer de le jeter en prison ou de le rosser de coups durs. Là, Youssuf  se défendit et déclara son innocence. « C’est elle qui me suivait, m’a retenu par la chemise jusqu’à la déchirer ». Un témoin de sa famille à elle intervint alors pour dire en substance : « ce qu’elle dit aurait été vrai si la chemise était déchirée par devant. Dans ce cas, c’est elle qui ne voulait pas de lui et l’aurait repoussé. Mais la chemise est bien déchirée par derrière. Donc c’est elle qui aurait essayé de le retenir ». Qui était ce témoin ? Selon un premier avis, ce témoin était un adulte qui avait une barbe, un rapproché du roi. Selon un deuxième avis, ce témoin était un petit gamin encore dans le giron. Ainsi donc quand l’époux s’assura des faits réels, il demanda à Youssuf  de passer là-dessus et de ne rien dire de ce qui s’était passé à personne, il ordonna à sa femme de demander pardon pour son méfait. Cette façon de dénouer le problème montre bien que le roi était indulgent et poli, car il savait que sa femme avait vu chez Youssuf  ce devant qui personne en pouvait retenir son admiration.

 

 

 

 

{Et dans la ville, des femmes dirent: «la femme d’Al-Aziz essaye de séduire son valet ! Il l’a vraiment rendue folle d’amour. Nous la trouvons certes dans un égarement évident.

Lorsqu’elle eut entendu leur fourberie, elle leur envoya [des invitations,] et prépara pour elles une collation; et elle remit à chacune d’elles un couteau. Puis elle dit: «Sors devant elles, (Joseph!)» - Lorsqu’elles le virent, elles l’admirèrent, se coupèrent les mains et dirent: «A Allah ne plaise! Ce n’est pas un être humain, ce n’est qu’un ange noble!»

Elle dit: «Voilà donc celui à propos duquel vous me blâmiez. J’ai essayé de le séduire mais il s’en défendit fermement. Or, s’il ne fait pas ce que je lui commande, il sera très certainement emprisonné et sera certes parmi les humiliés».

Il dit: «Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants» [des pécheurs].

Son Seigneur l’exauça donc, et éloigna de lui leur ruse. C’est Lui, vraiment, qui est l’Audient et l’Omniscient.} [Youssef sourate 12 : versets 30 à 34].

 

Tafsir Ibn Kathir : La rumeur fit circuler en ville l’histoire de la femme de Al ‘Aziz avec  Youssuf , de sorte qu’on en parlait y compris les femmes des grands et des notables, qui dirent : la femme de Al ‘Aziz s’est égaré en aimant son servant et en le sollicitant de sa personne. Ibn Ishâq : ces femmes aimèrent voir Youssuf , quand elles furent informées de sa beauté phénoménale alors elles dirent cela pour parvenir à leur dessein de le voir. La femme de Al ‘Aziz les invita effectivement à un festin…et après avoir mangé, les invités attendirent l’assouvissement de leur curiosité. Le plan de la maîtresse était déjà en marche. Elle donna à chacune un couteau, pour couper les fruits, puis ordonna à Youssuf  de se montrer à elles.

 

 

A la vue de sa beauté, les invités se tailladèrent les mains en croyant couper les fruits tellement sa beauté était indescriptible. Les femmes dirent : «ce n’est pas un humain : ce ne peut être qu’un ange sublime ! », puis s’adressèrent à leur hôtesse : « après ce que nous venons de voir, nous n’avons pas à te blâmer ». Car elles avaient bien vu une beauté incomparable. En effet, il est rapporté que lors de son voyage nocturne, le prophète  était passé près de Youssuf , dans le troisième ciel, et qu’ensuit il avait dit au sujet de Youssuf : « il lui a été donné une part de la beauté ». La beauté de Youssuf  était pour la femme de Al ‘Aziz un argument solide pour qu’on mérite d’être excusé. Youssuf  a été explicitement menacé d’être emprisonné mais sa réponse fut claire : « Mon maître, j’aime mieux la prison que ce à quoi elles m’invitent (à l’adultère) ».

 

Le prophète  selon Abou Houreira  a dit : « Il y a sept individus à qui Dieu fera ombrage de Son ombrage, le jour où il n’y aura que Son ombre (entre autres) l’homme qui invite une femme de rang et de beauté mais à qui il dit Moi je crains Dieu… ». Rapporté par Al Boukhari

 

La femme de Loth

 

{Or, Nous l'avons sauvé, lui et sa famille, sauf sa femme qui fut parmi les exterminés.} [Les murailles sourate 7 : verset 83].

 

Tafsir Ibn Kathir : La femme de Loth était du nombre des dénégateurs : elle leur était acquise, elle espionnait son époux pour eux, elle les pourvoyait en informations sur les invités qui venaient à la maison. C’est pourquoi quand Loth ordonna à sa famille qu’il allait quitter de nuit la cité, il commanda de ne rien dira à sa femme, pour qu’elle resta seule. En revanche un autre avis dit qu’elle était sortie avec lui mais qu’elle fut atteinte par ce qui atteignit les autres, lorsqu’elle se retourna pour voir le châtiment qui s’abattait sur la cité. Cependant, le contexte de ce verset indique qu’elle n’était pas sortie de la ville.

 

Les filles de Loth

Allah  a dit :

{Il dit : " Voici mes filles si vous voulez faire (quelque chose)} [Al-Hijr sourate 15 : verset 71].

Tafsir Ibn Kathir : Ce segment oriente les dénégateurs vers leurs femmes. Mais ces derniers étaient inconscients du destin et de l’épreuve qui les attendait.

 

{Quant à son peuple, ils vinrent à lui, accourant. Auparavant ils commettaient de mauvaises actions. Il dit: "Ô mon peuple, voici mes filles: elles sont plus pures pour vous. Craignez Allah donc, et ne me déshonorez pas dans mes hôtes. N'y a-t-il pas parmi vous un homme raisonnable?". Ils dirent: Tu sais très bien que nous n'avons pas de droit sur tes filles. Et en vérité, tu sais bien ce que nous voulons"} [Hud sourate 11 : versets 78-79].

Tafsir Ibn Kathir : Allah  informe sur l’arrivée des anges chez Loth , après qu’ils ont fait la communication à Ibrahim . Les anges arrivèrent en tant que deux beaux jeunes hommes. Cela était sûrement dû à une sagesse de Dieu. Le prophète Loth  craignit qu’un de son peuple les invitât, pour leur nuire. Qatâda : les anges vinrent à Loth  alors qu’il se trouvait sur des terres à lui. Ils se firent invités. Loth  eut honte (quand même il les invita) et les devança sur le chemin. Sur le chemin, il leur parla de la façon de quelqu’un qui voudrait qu’ils retournassent sur leurs pas : « je ne connais pas sur terre d’habitants d’une cité plus scélérats que ces habitants là » puis il marcha un peu devant, puis il leur répéta cela, si bien qu’il l’avait repris quatre fois. Mais les anges avaient déjà l’ordre de les anéantir…

As-Suddy : les anges quittèrent Ibrahim  et se dirigèrent vers la cité de Loth . Ils atteignirent la rivière de Sodom au milieu de la journée. Là, ils rencontrèrent la fille de Loth  en train de prendre de l’eau. « Ô fille, dirent-ils, y a-t-il une maison par là ? – Restez là où vous êtes, dit-elle jusqu’à ce que je revienne ». Ainsi elle se mit à l’écart de son peuple, et alla trouver son père : « O père, dit-elle, (vite !) va trouver des jeunes à la porte de la ville ! jamais je n’ai vu de visages aussi beaux !  vite avant qu’ils ne soient pris par ton peuple ! ». Ce peuple avait interdit à Loth  de recevoir le moindre invité. Mais Loth  fit venir chez lui les invités. Personne ne sut leur entrée, sauf sa famille. Alors sa femme s’en alla informer son peuple sur la présence des invités. C’est ainsi que ce peuple (scélérat) afflua vers la maison de Loth . Le peuple de Loth  alla à la maison, en courant dans la joie. Ce segment révèle bien que ces gens s’adonnaient au vice, jusqu’à la venue du châtiment. Les segment concernant les filles de Loth  oriente en vérité ces pervers à leurs femmes car le prophète a le rang du père par rapport à son peuple ; il guide les siens à ce qui leur est bénéfique dans cette vie et dans la vie dernière. Mûjahid : Loth  ne parlait pas de ses filles mais plutôt de celles de son peuple. Loth  leur enjoint d’accepter ce qu’il leur recommande. N’y a-t-il pas parmi vous un homme de bien qui accepterait ce que je recommande, et abandonnerait ce que je proscris ? Mais son peuple de lui répondre : tu sais bien que nous n’avons aucun penchant envers nos femmes, et tu sais bien aussi que notre dessein se trouve chez les mâles, alors ce n’est pas la peine de nous ressasser cela !

 

Balkis : la reine de Saba

Allah  dit :

{Mais elle n'était restée (absente) que peu de temps, et dit: "J'ai appris ce que tu n'as point appris; et je te rapporte de Saba' une nouvelle sûre

 

J'ai trouvé qu'une femme est leur reine, que de toute chose elle a été comblée et qu'elle a un trône magnifique.

Je l'ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d'Allah. Le Diable leur a embelli leurs actions, et les a détournés du droit chemin, et ils ne sont pas bien guidés.} [Les fourmis sourate 27 : versets 22 à 24].

Tafsir Ibn Kathir : Allah  raconte ce qui se passa entre la huppe et Salomon . En effet, après une absence de eu de temps, la huppe retourna auprès de Salomon  et lui dit qu’elle lui apportait des nouvelles sur les rois du Yémen (les Saba’), nouvelles encore inconnues de Salomon  et ses soldats. La reine dont il s’agit est, selon al-Hassan, Balqis fille de Charahil, dont le royaume avait existé à  Ma’rab, non loin de Can’â. La reine avait à son service toutes les dispositions dont a besoin un roi puissant, possédait un trône paré d’or, d’émeraudes et de perles. Selon les historiens, ce trône était placé dans un palais magnifique qui avait 360 fenêtres sur sa façade est et autant sur sa façade ouest, pour permettre l’entrée du soleil matin et soir. C’est pourquoi la huppe a dit : «Je l'ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d'Allah. Le Diable leur a embelli leurs actions, et les a détournés du droit chemin, et ils ne sont pas bien guidés ».

 

{On lui dit: "Entre dans le palais". Puis, quand elle le vit, elle le prit pour de l'eau profonde et elle se découvrit les jambes. Alors, (Salomon) lui dit: "Ceci est un palais pavé de cristal". - Elle dit : "Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même: Je me soumets avec Salomon à Allah, Seigneur de l'univers".} [Les fourmis sourate 27 : verset 44].

Tafsir Ibn Kathir : Ce verset présuppose que Salomon  avait d’abord ordonné aux djinns la construction du palais en verre et de faire courir dessous de l’eau. Le parterre en verre était tellement transparent qu’on croirait que l’eau n’était pas isolée. Donc elle avait été invitée pour voir un royaume plus puissant que le sien. Puis, quand elle rencontra Salomon , ce dernier la convia à l’adoration de Dieu l’Unique, lui reprocha l’adoration du soleil. Alors, elle se soumit, en disant : "Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même: Je me soumets avec Salomon à Allah, Seigneur de l'univers".

 

Asma Bintou abou Bakr, la soeur de Aicha  

 

 

لَا يَنْهَاكُمُ اللَّهُ عَنِ الَّذِينَ لَمْ يُقَاتِلُوكُمْ فِي الدِّينِ وَلَمْ يُخْرِجُوكُمْ مِنْ دِيَارِكُمْ أَنْ تَبَرُّوهُمْ وَتُقْسِطُوا إِلَيْهِمْ إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الْمُقْسِطِينَ




{Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables.}. [L’éprouvé sourate 60 : verset 8].

Tafsir Ibn Kathir : Allah ne vous interdit pas de bien agir et de faire preuve d’équité avec les dénégateurs qui ne vous combattent pas, tels que les faibles et les femmes d’entre eux. Asma  fille d’Abu Bakr : « ma mère, qui associait d’autre divinité à Allah  lors de la trêve de Quraych, arriva. Alors je suis allée trouver le prophète  et je lui ai dit : Ô envoyé d’Allah, ma mère vient d’arriver, et elle désire rétablir les liens. Est-ce que j’établis les liens avec elle ? Il a dit : « Oui, établis les liens avec ta mère ». Allah aime les équitables : selon le hadith « les équitables seront sur des chaires de lumière situées à droite du Trône ».

 

 

 

Khawlah bint Tha`labah

 

 

{Allah a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi à propos de son époux et se plaignait à Allah. Et Allah entendait votre conversation, car Allah est Audient et Clairvoyant.}[La discussion sourate 58 : verset 1]

 

 

Tafsir Ibn Kathir : Aîcha : « Béni soit celui dont l’ouïe peut contenir toute chose ! J’écoutais le propos de Khawlah fille de Tha’labah, et il m’en échappait aussi. Elle se plaignait de son époux à l’envoyé  disant : Ô envoyé d’Allah ! Il a mangé mes biens, il a consumé ma jeunesse, je lui ai disséminé mon ventre. Et voilà ! Quand mon âge a grandi et que je ne donne plus d’enfant, il porte contre moi l’anathème du dos *. Dieu ! C’est vers Toi que j’élève ma plainte. « Je ne me suis pas encore retirée que Jibril  descendit avec ce verset ». Son époux est Aws b.aç-Camit.

 

 

{Ceux d'entre vous qui répudient leurs femmes, en déclarant qu'elles sont pour eux comme le dos de leurs mères... alors qu'elles ne sont nullement leurs mères, car ils n'ont pour mères que celles qui les ont enfantés. Ils prononcent certes une parole blâmable et mensongère. Allah cependant est Indulgent et Pardonneur.

 

Ceux qui comparent leurs femmes au dos de leurs mères puis reviennent sur ce qu'ils ont dit, doivent affranchir un esclave avant d'avoir aucun contact (conjugal) avec leur femme. C'est ce dont on vous exhorte. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites}. [La discussion sourate 58 : versets 2-3].

 

Tafsir Ibn Kathir : Khawlah fille de Tha’labah : « Par Dieu ! C’est à propos de moi et de Aws b.aç-Camit qu’Allah a fait descendre le début de la sourate « La discussion ». J’étais sa femme, et il était devenu un vieillard au mauvais caractère. Un jour, il est venu à moi, je lui ai répliqué avec quelque chose, il s’est mis en colère et a dit : « Désormais, pour moi tu es aussi interdite que le dos de ma mère ! ». Puis, il est sorti. Il est resté une heure dans le cercle de son peuple, puis il est revenu à moi. Et voilà qu’il me voulait. Je lui ai dit que non ! Par ce lui qui détient mon âme dans Sa main ! Tu ne m’aborderas pas, alors que tu as dis ce que tu as dis, que lorsque Dieu , ainsi que Son envoyé , prononce Son jugement sur notre affaire ». Il s’est élancé sur moi mais je l’en ai empêché avec ce que la femme peut vaincre un vieillard faible. Je l’ai donc repoussé. Après quoi, je suis allée chez une voisine pour emprunter un vêtement. Puis, je suis sortie et je suis allée trouver l’envoyé . Je lui ai dit ce que j’avais subi de mon mari, je me suis plainte à lui de son mauvais caractère que je subissais. L’envoyé  dit alors : « O Khawlah ! C’est le fils de ton oncle, un vieillard d’un âge avancé, en lui prémunis-toi envers Allah ». Par Dieu, je n’ai pas quitté les lieux qu’un passage du Qur’an descendit à mon sujet. L’envoyé  a été couvert de ce qui le couvrait d’habitude. Et, retrouvant le repos, il  m’a dit : « O Khawlah, Allah a fait descendre un passage du Qur’an sur ton compagnon et toi ». Après quoi, il m’a récité « Allah a bien entendu la parole… ».

 

* L’anathème du dos est une pratique de l’époque du paganisme consistant à dire une formule pour répudier la femme. Quand on voulait répudier sa femme, on lui disait : « Désormais, pour moi tu es aussi interdite que le dos de ma mère ! ». L’anathème du dos était donc synonyme de divorce : alors Dieu a donné une autorisation de ne pas divorcer suite à la prononciation de cette formule, en instituant l’expiation.

 

 

 

La femme d’Abou Lahab

 

{…de même sa femme, la porteuse de bois…} [La corde sourate 111 : verset 4].

Tafsir Ibn Kathir : La femme d'abu Lahab était l’une des femmes les plus influentes de Quraych, elle était connue par son surnom Umm Jamil. Son vrai nom était Arwaa bint harb ibn omayya, elle était la soeur d'abu Sufyan. Elle soutenait son mari dans sa mécréance et son obstination. Le jour de la résurrection, elle servira comme aide dans le châtiment de son mari. Elle apportera du bois et le jettera dans le feu pour l’attiser.

{…à son cou, une corde de fibres} [La corde sourate 111 : verset 5].

 

Tafsir Ibn Kathir : Mujâhid dit qu'il s'agit de fibre de palmier du feu. Al Oufi rapporte qu'ibn Abbas, 'Atiyya al jadali, az-Zahhâk et ibn Zayd disent qu'elle jetait des épines sur le chemin du messager d'Allah . Al Jawhari dit qu' al masad en arabe signifie les fibres et qu'il s'agit d'une corde de fibres ou de feuilles de palmier. Cette corde peut aussi être fabriquée de peau ou de fourrure de chameaux. Il est dit en arabe que les expressions arabes masadtoul habla et amsadouhou masdan signifient enrouler la corde en la serrant très fort.

Mujâhid dit que le segment « … à son cou, une corde de fibres » signifie un collier en fer et que les arabes appelaient la bobine de corde un masad.

Lorsque cette sourate fut révélée, la femme de Abou Lahab Umm Jamil sortit de chez elle une pierre à la main en disant : "il critique notre père, sa religion, nous méprise et son commandement est de nous désobéir"

Le messager d'allah  était à ce moment là dans la mosquée de la kaaba avec Abou Bakr . Quand Abou Bakr  la vit il dit au messager d'Allah  "je craint qu'elle ne te voie" et le Prophète  lui répondit : "certes, elle ne me verra pas" puis récita un peu de Qur'an car Allah dit :

{Et quand tu lis le Qur'an, Nous plaçons, entre toi et ceux qui ne croient pas en l'au-delà un voile invisible.} [Le voyage nocturne sourate 17 : verset 45].

 


Elle s'approcha d'Abu Bakr , mais ne vis pas le messager d'Allah  et dit "yâ Abu Bakr, j'ai été informé que ton ami fait de la poésie contre moi" et Abu Bakr  lui répondit : "non, par le seigneur de cette maison (la kaaba) il ne te diffame point. Elle se retourna alors en disant " oui, kouraysh sait que je suis la fille de leur chef".

 

Oum-Charik El-assadia El Aâmiria

 


De son vrai nom Aâzba bint djabir, fils de Hakim, épouse d'Abi el Aâskar Eddoussi. Elle embrassa l'Islam à Mecca et devint porteuse de la bonne parole. Elle se présentait chez les femmes de Quraysh en secret afin de les exhorter, jusqu'au jour où elle fut découverte, par les mécréants qurayshites. Ils l'arrêtèrent et la remirent entre les mains de sa famille.

 

Son mari émigra seul à Médine et la laissa à la Mecque. Ses parents arrivèrent à Mecca et lui demandèrent si elle était de la religion de Mouhammad , elle répondit : "par Allah, oui je suis de sa religion.". Ils dirent : " très certainement par dieu nous allons te supplicier de la manière la plus atroce qui soit."


Aâzba dit : " Ils m'emmenèrent avec eux, loin de nos habitations, dont nous étions sur le point d'achever la construction. Ils cherchèrent une autre contrée. Ils me portèrent sur un dromadaire vieux et lent, ce fut le plus pitoyable et le plus gros de leur monture. Il n'y avait rien sous moi, je ne mangeais que du pain et du miel me privant ainsi d'eau. Lorsque le soleil arriva à son zénith et la chaleur devint insupportable, ils s'arrêtèrent et plantèrent leurs tentes, me laissant sous le soleil de plomb.

 

Je perdis connaissance. Ils m'abandonnèrent dans cet état pendant 3 jours et 3 nuits. Le quatrième jour, ils vinrent vers moi et me demandèrent: " renie la religion de muhammad." Ils répétèrent sans cesse leur réquisition. Ensuite, je ne comprenais point ce qu’ils me disaient, sauf des locutions à la suite de paroles. Je levais le doigt vers le ciel en récitant la formule : " Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah."


Je jure par Allah, que je restai constante, jusqu'à ce que je sente la fraîcheur d'un seau sur ma poitrine. Je l'ai pris et d'un seul trait j'ai étanché ma soif. Ensuite, on me l'a retiré, je l'ai suivi du regard, et je constatai qu’il était suspendu entre ciel et terre et sans rien pour le prendre.

Après maints efforts, je n'ai pu l'atteindre. Ensuite, il et revenu vers moi, afin que je puisse d'un seul trait encore m'abreuver de nouveau. Il se retira de nouveau, toujours entre ciel et terre, sans rien pour le retenir, Il descendit, pour la troisième fois dans ma direction, je le repris et d'un seul trait, je me désaltérais jusqu'à satiété. Ensuite, je me suis versée de l'eau sur la tête, le visage et sur mes vêtements pour me rafraîchir.


Les membres de ma famille sortirent et, me voyant mouillée, me demandèrent: " D'ou te vient cette eau, ô ennemie de Dieu?", je leur répondis : "l'ennemi de Dieu est autre que moi. C'est celui qui s'insurge contre sa religion. Quant à votre question, qui m'a offert l'eau ? C'est de la part d'Allah, Il m'a gratifiée de sa bienfaisante mansuétude. Ils partirent en courant avertir le reste de la famille. Ils arrivèrent tous ensemble, pour constater que j'étais encore mouillée."
"Ils embrassèrent tous l'Islam et se dirigèrent vers Médine. Là, ils optèrent pour l'Islam entre les mains du Messager d'Allah , qui fut au courant de mon obligeance vis-à-vis d'eux et de ce qui m'est arrivée comme miracle."

Oum charika se présenta au Prophète  et lui dit : « je voue ma vie à toi et je te l'offre". Le prophète  l'accepta. Allahdit :

 


{…ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle: c'est là un privilège pour toi, à l'exclusion des autres croyants. Nous savons certes, ce que Nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu'ils possèdent, afin qu'il n'y eût donc point de blâme contre toi. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.}[Les coalisés sourate 33 : verset 50]

 

Tafsir Ibn Kathir : Il est licite pour le prophète  d’épouser, s’il le veut la croyante qui fait dont de sa personne sans demander de dot. Une femme, rapporte  t-on, était venue trouver l’envoyé  et lui avait dit : « O envoyé d’Allah, je te fais don de ma personne ». Sur ce, elle était restée longtemps à attendre, après quoi un homme se leva pour dire : « O envoyé d’Allah, donne la moi en mariage, si tu n’as pas quelque besoin avec elle ». L’envoyé d’Allah  lui dit : « As-tu une chose à lui donner en dot ? ». L’homme dit : « Je n’ai que mon voile-ci ». L’envoyé  dit : « Si tu lui donnes ton voile, tu resteras sans voile pour toi. Alors cherche quelque chose d’autre ». L’homme chercha effectivement mais ne trouva rien. Alors l’envoyé  lui dit : « As-tu avec toi quelque chose du Qur’an ? L’homme répondit qu’il connaissait telle sourate et telle sourate. Je te la donne en mariage avec ce que tu as du Qur’an ». Aïsha : Celle qui a fait don de sa personne au prophète  est Khawla fille d’al Hakim. Et puis, il n’y a pas que celle là qui a fait don de sa personne au prophète  : il y  en a beaucoup d’autres. Mais selon Ibn Abbas , aucune d’elles n’a été son épouse, car cela dépend de sa volonté, étant donné que Dieu lui dit « à condition que le prophète veuille bien la prendre en mariage ».

La femme qui fait don de sa personne au croyant n’est pas licite, en dehors du prophète. Elle ne peut être licite au croyant que s’il donne quelque chose comme dot.

Les obligations imposées au croyant (4 épouses d’entre les femmes libres, les épouses qu’il veut d’entre les captives, la dot, le tuteur, les témoins), rien de cela n’est imposé au prophète .

 

 

 

 

Sources :

 

Le Qur’an

La sunnah du prophète

Le Tafsir de Ibn Kathir

Le site le blog les nobles caractères (Texte de Cheikh Abdel-Mouhsine Al-Qaassim)

Le site Al Baida

 

 

 

 

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 09:19

La Femme
musulmane observe le voile légal chaque fois qu'elle sort de sa maison ; c'est l'habit islamique que les textes du Saint Coran et les Hadiths du Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) ont déterminé sans équivoque.


 Le voile islamique n'est pas une innovation de l'Islam, toutes les religions d'Allah avaient incité la femme à se voiler avant l'avènement de l'Islam et c'est, ce que nous démontre ce qui reste de ces religions qui ont été altérées et dénaturées.
 
 

 

« Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leurs voiles sur leurs poitrines ; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris… »[La Lumière, versets 30,31.

 

Les conditions du voile conformes à la législation islamique:

*Il doit couvrir tout le corps
*Ne pas être une parure (zina) en soit

*Être épais et non transparent
*Être bien large et pas moulant
*Ne pas être parfumé
*Ne pas ressembler aux vêtements masculins
*Ne pas ressembler aux vêtements des non-musulmanes
*Ne pas être un vêtement voyant (mode)

 
 
 
 

Le hijeb des temps moderne

 

La femme musulmane consciente ne fait donc pas partie de cette catégorie de femmes sous-habillées que connaît la société dite moderne

La pudeur fait partie de la foi, la foi se perd donc la pudeur se perd, et oui la foi à deserté les coeurs !!
Oh Allah, préserve-nous de l'impudeur et de tout le mal dont elle se rattache. Protège-nous de ressembler aux femmes de la fin du monde.
Le prophète (salla'Allahu alayhi wa sallam) à dit : " Quiconque imite un peuple en fait partie" (Abou Daoud et jugé authentique par cheikh al Albany)
 

Imaginez comment les femmes musulmanes deviendront dans les années à venir  ....

 
 

« Je n'ai pas vu pire que deux catégories d'habitants de l'enfer, ceux avec des fouets semblables aux queues de vache et dont ils se servent pour fouetter les gens ; et la deuxième composée de femmes habillées sans l'être, vaniteuses dont les têtes ressemblent aux bosses des chameaux à cause de leurs toilettes artificielles ; elles n'auront guère accès au Paradis et ne peuvent même pas sentir sa brise, car elle est si distante » [Rapporté par Muslim].

 

Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. Sourate : Les coalisés (Al-Ahzab) v, 59

Allah n'a pas dit, mini serviettes sur la tête ou ceinture au bassin bien moulant non Allah à dit : de ramener sur elles leurs grands voile. Il faut se différenciez des mécréants, si tu acceptes l'islam, reconnaît qu'Allah est le Dieu Unique digne d'etre adoré et que Mouhamad est son prophète et son messager, il faut que tu te soumettes, il n'est pas tout de proclamer sa foi, il faut prouvez ton obeissance et ta crainte envers Lui.

«  Et quiconque désire une religion autre que l'Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l'au-delà, parmi les perdants. » (Al-'Imrân, v.85)

 

Mes soeurs, si vous mettez le hijeb de cette façon, sachez que vous êtes dans l'erreur, le voile ne doit pas être une parrure en soit et un embellissement. Il faut vraiment que vous en preniez conscience, peu importe si on te traite d'intégriste, peu importe si tu aimes cela, quiconque délaisse une chose pour Allah, Allah lui remplacera par quelque chose de meilleure. Il ne t'est pas permis de mettre des pantalons dehors car cela ne cache pas tes jambes. Ce n'est pas permis en islam. Tu dois mettre une longue robe, jilbeb qui couvre tes pieds si tu n'as pas de chaussettes.

Il ne doit pas ressembler aux vêtements masculins en raison de l'existence de hadith authentiques dans lesquels est maudite la femme qui cherche à ressembler aux hommes dans ses vêtements ou dans d'autres choses.

Abou Hourayra a dit :
" Le Messager d'Allah (bénédiction et salut soient sur lui ) a maudit l'homme qui porte des vêtements de femmes et la femme qui porte des vêtements d'hommes."

 

 

Ma soeur, il ne t'est pas permis de porter des habits décoré dehors. Ni de montrez tes avants-bras, c'est triste de voir cela, oui des non-musulmans eux même ne comprenne pas que certaines musulmanes mettes des jean's tout moulant, on voit leurs derrière, leurs bras, la moitié de leur cheveux, en se maquillant, en laissant apparaître leurs boucles d'oreilles.

Oh  musulmanes ! Fais honneur à ta religion, Allah et son Messager, ne déshonore pas ce qu'il ya de plus cher et de plus sacrés dans la vie d'ici bas.

 

 

 

Il ne doit pas ressembler aux vêtements des femmes non musulmanes. Il n'est permis ni aux hommes ni aux femmes d'imiter les infidèles, ni dans leurs affaires cultuelles, ni dans leurs fêtes, ni dans les tenues qui leur sont propres.

Voilà une importante règle de la Charia que beaucoup de musulmans hélas, n'observent plus.

Cheikh Albani


exemple en image :

 

 

La pudeur fait partie de la foi, donc regarde où en est ta foi et ta crainte d'Allah ma soeur ... Ne cherche pas à ressembler aux ennemis de l'islam !

 

 

"Si tu n'as pas de pudeur, fais ce que tu veux ". Hadith rapporté par Boukhari ( livre du comportement, n°6120 ).

 

Question :

 Il y a une nouvelle mode venue de l'Occident qui a fait un grand succès auprès des femmes ; c'est la mode des pantalons serrés. J'aimerais malgré tout en connaître le statut.

 Réponse:

 Il n'est pas permis à la femme de porter des vêtements la faisant ressembler aux hommes ou aux mécréantes, comme il lui est interdit de mettre des vêtements serrés exposant ses formes, et la rendant provocante. Le pantalon en l'occurrence contient tous ces inconvénients à la fois, il lui est donc interdit de le porter.Fatwa du cheikh Fawzen tirée de son receuil de fatwas tome 3 fatwa n°457

 

Dans les Fatwa de la Commission Permanente, 17/102, il est dit : « Il n'est pas permis à la femme de porter un pantalon parce que cela la fait ressembler aux hommes ».

 S'agissant du port d'un pantalon sous une robe, il ne représente aucun inconvénient. Cela revient à mieux se couvrir et se protéger pourvu que la robe soit assez longue et ne comporte pas de failles. Cheikh Abd Rahman Afifi (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) : « Si une femme porte un pantalon sous d'autres vêtements assez longues, cela ne la fait pas ressembler aux hommes ».

 Extrait des Fatwa de Cheikh Abd Razzak Afifi, p. 573.

 

 

 

 

Le prophète salla'Allah oualayhi wa sallam a dit :
"
Quiconque imite un peuple en fait partie"
( Abou Daoud et jugé authentique par
cheikh al Albany)

 

 

Il ne t'est pas permis de porter des maillots de bain pour "musulmane", ceux qui ont inventés cela sont une honte pour l'islam. Faisant croire que cela est agrée d'Allah, ils égarent bons nombres de musulman(e)s, à qui Allah n'a pas accordé la science.

Nous voyons la forme de sa poitrine et ses jambes ne sont pas cachées.

 

 Le Prophète Mouhammad salla'Allah oualayhi wa sallam disait à ce sujet
(la fin du monde):

"... les femmes seront dévêtues tout en étant habillées..."(Ahmad et Hâkim)

 

 

 

 

 

 

« Je n'ai pas laissé après moi une tentation plus grande pour les hommes que les femmes. » Al-Bukhârî, chapitre du mariage (5096) et Muslim dans le chapitre du rappel (2740).

Les musulmans doivent donc craindre Allah vis-à-vis de leurs familles, leurs personnes, leurs épouses, filles ou sœurs pour que la turpitude ne se propage pas parmi les femmes croyantes.

 

 

 

 

 

 

 

 l'habillement vise à écarter la tentation, ce qui ne se réalise que s'il est ample. Les vêtements serrés cachent bien le corps mais en dessinent les contours et en expose le volume aux yeux des hommes.

 Certaines femmes dévergondées qui n'ont plus de pudeur et qui sont descendues très bas dans l'échelle des valeurs et qui sont jalouses de la chasteté et de la pudeur des femmes qui se respectent. Elles n'aiment pas les voir comme ça, car elles savent qu'elles sont éloignées de ce modèle, elles sont donc jalouses et aimeraient que toutes les femmes deviennent comme elles et se rabaissent comme elles l'ont fait.

 

 

 

tu t'embellis chez toi devant tes maharims

 

 

 

O vous qui prétendez craindre et obeir à Allah et sortez dévétues, écouter donc !

La femme musulmane mûre, qui a appris l'Islam pur et grandit dans un milieu sain sous sa coupole, n'observe pas le voile islamique par tradition ou habitude, mais elle l'observe par conviction et avec un cœur plein de foi dans le commandement d'Allah le Tout Puissant.

Elle est convaincue que cette religion est révélée par Allah pour préserver la femme de la séduction, de la dépravation et de l'égarement.

 

Je lance un appel à toutes les femmes musulmanes ne se recouvrant pas de l'habit de la pudeur, craignez Allah, et apprenez votre religion !!!

L'islam est la religion des soumis et des craintifs à Allah non pas de ceux qui suivent leurs désirs et passions inconsciemment !!!

Je conseille donc à mes sœurs croyantes de craindre Allah, qu’Il soit élevé, de faire passer la religion avant leurs propres passions et de s’accrocher à ce qu’Allah a ordonné aux femmes du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, qui sont les mères des croyants et les plus parfaites des femmes du point de vue de leur chasteté et de leur moralité.

Je leur conseille de méditer sur l’immense sagesse qui est mentionnée dans ce verset :
« Allah ne veut que vous débarrasser de votre souillure, ô gens de la maison du Prophète, et veut vous purifier pleinement. »
Aboû Hourayra (RA) rappporte ces paroles de l'envoyé d'Allah salla'Allahu alayhi wa sallam : "Toute personne entrera au Paradis, sauf celles qui s'y refuseront.". "Et qui donc refusera d'y entrer, ô envoyé d'Allah ?". "Quiconque m'obéit entrera au Paradis et quiconque me désobéit refuse d'ores et déjà d'y entrer." Rapporté par Al-Boukhari
Il est interdit à la femme de se montrer devant des étrangers ou de sortir dans les rues ou les marchés alors qu'elle est habillée avec des vêtements qui lui collent au corps
......

Toi qui, pour le port du hijab
ne t'es pas encore décidée
ces quelques paroles, je voudrai t'adresser...

Il y quelques temps déjà, dans la même situation que toi,
je me trouvais.
L'intention de porter le hijab un jour, mais sans pouvoir me décider.
Le porter dans un futur lointain, une fois ayant des enfants et étant mariée.

Mais loin de moi la science que le port du hijab n'est pas un choix que l'on fait,
mais plutôt l'accomplissement d'un ordre émanant du Seul digne d'être adoré.

L'intention de porter le hijab,
mais sans pouvoir me décider,
mon parcours dans cette dounia je poursuivais.

Et voilà qu'au fil du temps,
le besoin je ressentais,
de porter le hijab sans savoir par où commencer.

Et voilà qu'au fil du temps cette idée m'animait
mais toujours sans pouvoir me décider.

N'attends pas de déclic, ma soeur pour te décider,
place tout simplement ta confiance en Ton Seigneur
et laisse le waswas de Shaytan de côté.

Qu'attends-tu donc ma soeur, pour enfin te libérer
de cette crainte, de cette peur, qui proviennent de Shaytan le lapidé.

La mort, la certitude vont bientôt passer
quelle excuse auras-tu devant ton Seigneur,
pour avoir délaissé ce qu'Il t'a commandé ?

 
 
 
Arrêter de rêver au beau prince les filles!!!(lol)
 
Ceci me rappelle la brave position d'une fille universitaire musulmane voilée qui n'est pas moins exemplaire que les femmes Muhajirines et Ansars. Un reporter, visitant l'université de Damas, lui demanda la raison de son voile et comment elle supporte la chaleur infernale de l'été, elle lui répondit : « Dis : le feu de l'enfer est plus infernal » !

 

 

 

 

Ce n'est pas parce que tu ne vois pas leur sourire qu'elles ne sourient pas  !

C'est par de telles filles musulmanes conscientes et pures que les familles musulmanes sont fondées et que les générations futures sont éduquées et que les hommes constructeurs sont formés ; et elles sont nombreuses louange à Allah.

Celui ou celle qui ridiculise une femme ou un homme musulman car ils appliquent les enseignements de l'islam est un incroyant. Que cela concerne le hijab de la femme ou quelques autres affaires de la shariah.Donc ridiculiser les croyants est comme si on ridiculisait Allah, Ses signes et Son messager. Le comité permanent pour la recherche islamique et les fatawas.

 

Même si seul Allah sait ce qu'il y a dans nos coeurs.................

 

 

Wa llahu a'lam!!!

 

Enfin, j’implore Allah d’améliorer la situation de tous les musulmans, hommes et femmes, grand et petits, et de repousser les complots de leurs ennemis. Il est certes Généreux et Bienfaisant.

 

A APPLIQUER ET A PROPAGER SANS AUCUNE MODERATION!!!!

 

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 11:08

 

Les femmes exemplaires dans le Coran et la Sunnah

 

 

 

 


La femme musulmane trouve le bonheur en imitant les meilleures femmes qui vécurent pendant le meilleur siècle et qui furent éduquées dans la maison la plus noble, la maison de la prophétie - qu'Allah élève leur rang - ; et des versets du Qur’an furent révélés pour faire leur éloge.

 

 

 

 I - Les épouses du Prophète

  rose.gif

Elles sont nommées ainsi « Oummahatoul Mou-minine » (les mères des croyants) d’après la parole d’Allah :

 

{Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes, et ses épouses (au prophète) sont leurs mères (aux croyants)} [Les coalisés sourate 33 : verset 6].

Allah a dit :

 

{O femmes du Prophète ! Vous n'êtes comparables à aucune autre femme, si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade [l'hypocrite] ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. } [Les coalisés sourate 33 : verset 32].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Ce verset évoque les bonnes manières qu’Allah recommande aux femmes du prophète . Les autres femmes musulmanes doivent également s’en tenir aussi à ces bonnes manières. Si elles se prémunissent envers Allah elles ne seront pas comme de quelconques femmes, en mérite et en rang. Allah leur recommande également de ne pas adoucir leur voix en parlant aux hommes car il y en a qui peut être perfide. Ne pas leur parler avec une voix suave comme elle le ferait avec leur époux.

Et lors d’un voyage, le Messager d’Allah   dit au chef de la caravane, qui guidait les chameaux portant les mères des croyants :

« Ralentis un peu ! Ô Anchaba , car tes chameaux portent des perles précieuses. »  Rapporté par Al Boukhari

 

 

 

Khadija bint Khouwaylid 

Des épouses bénies et des femmes illustres ; la première est la femme intelligente, habile, qui est pieuse et a une bonne descendance : Khadijah  la fille de Khouwaïlid. Elle fut éduquée à avoir de bonnes vertus morales, à être polie et généreuse ; et elle était chaste et honorable. Les femmes de la Mecque l'appelaient "la pure". Le prophète  l'épousa, et elle fut une très bonne épouse pour lui ; elle l'aida avec sa propre personne, son argent et sa sagesse ; et lorsqu'il était triste, il se réfugiait auprès d'elle et lui divulguait ses soucis. Lorsque la révélation descendit sur lui la première fois, il retourna à elle en ayant le cœur tremblant, effrayé par ce qu'il venait de voir ; et il  lui dit :

(Que m'arrive-t-il ? J'ai eu peur de mourir). Elle le reçu alors avec un cœur ferme et lui dit :-"Non ! Je jure par Allah qu'Allah ne t'humiliera jamais". Rapporté par….

 

 

L'Islam brilla chez elle et elle fut la première personne qui embrassa l'Islam dans cette communauté.

 

Ibn Kathir a dit : "Khadijah est la première créature d'Allah qui embrassa l'Islam à l'unanimité des musulmans, aucun homme, ni aucune femme la précéda".

 

"Elle cru en moi lorsque les gens me renièrent ; elle cru en ma parole lorsque les gens me traitèrent de menteur ; elle me secourut avec son argent lorsque les gens refusèrent de m'aider ; et Allah m'a donné des enfants avec elle alors qu'Il ne m'a pas donné d'enfants avec les autres femmes". Rapporté par Ahmed.

 

   

Elle était une femme illustre, obéissante à son époux, et une mère affectueuse ; le prophète  eut tous ses enfants avec elle sauf Ibrahim. Son comportement était élevé, et elle avait de très bonnes qualités ; elle n'a jamais discuté la parole du prophète  et elle ne lui a jamais nui en s'opposant à lui.

 

Le prophète  a dit : "L'ange Gabriel est venu me voir et m'a dit : "Annonce-lui la bonne nouvelle d'une maison dans le Paradis en pierre précieuse dans laquelle il n'y a pas de bruit, ni de fatigue".

Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

  

As-Souhaïli a dit : "Il lui a annoncé la bonne nouvelle d'une maison dans le Paradis car elle n'a jamais élevé sa voix sur le prophète  et elle ne l'a jamais fatigué ; donc, elle n'a jamais crié sur lui, et ne lui a jamais causé de tort".

 

Abou Houraïra  rapporte que l’ange Jibril  est venu au Messager d’Allah  et dit : «  O Messager d’Allah, voici  Khadija qui arrive en portant avec elle  un plat de sauce, ou de nourriture ou de boisson, lorsqu’elle arrivera à toi, passe lui le Salam de Son Seigneur, et de ma part, et annonce lui cette bonne nouvelle :  Une demeure au Paradis en  perle, loin de toutes peines et de toutes gênes. » Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

 

Ibn Al-Quayyim  a dit : "Et c'est un mérite qui n'a pas été reconnu à une autre femme qu'elle".

 

Allah l'aima, les anges l'aimèrent et le messager  l'aima.

 

Le prophète  a dit : "Allah m’a donné son amour" Rapporté par Mouslim.

 

Lorsque le prophète  la mentionnait, il élevait son rang et remerciait sa bonne compagnie.

 

‘Aïcha  a dit : "Lorsque le prophète  mentionnait Khadijah, il ne se lassait pas de faire son éloge et de demander à Allah de lui pardonner".

  

Il préserva son amour pour elle et sa loyauté envers elle ; alors, il était généreux envers ses amies après sa mort.

   

‘Aïcha  a dit : «  Je n’ai jamais été autant jalouse des épouses du Prophète comme  je ne l’étais de Khadija, alors que je ne l’ai jamais vue. Seulement le Prophète l’évoquait à tel point qu‘il sacrifiait un mouton, le coupait en morceaux qu’il partageait entre nous pour ensuite l’envoyer aux amis de Khadija, jusqu’à ce qu’une fois je lui dise : « Comme s’il n’y avait dans cette vie que Khadîdja !! ». Et il  me répondit : « Elle était ainsi… , et ainsi…et j’eus d’elle des enfants. » Rapporté par Al-Boukhari.

 

‘Aïcha  a  dit :  «Une fois Hallat bint Khouwaylid, la sœur de Khadija, demanda qu’on la laisse entrer voir le Messager d’Allah  c’est alors qu’il la reconnut et se rappela de Khadija, (ce qui le soulagea) et dit : « Ô mon Seigneur c’est Hallat !! », ce qui me rendit jalouse, et je lui dit : « Est-ce possible que tu te rappelles d’une vieille parmi les vieilles Qurayshites dont les deux coins de la bouche ont rougi, morte depuis longtemps ? Allah ne t’a t’il pas donné à sa place meilleure(s) que cela ?». Rapporté par Al boukhari et Mouslim

 

Et la suite selon une version rapporté par at-Tirmidhî n°3886, il répondit : 
« Par Allah, Il ne m’a pas donné mieux qu’elle ! Car elle m’a cru lorsque les gens m’ont mécru , elle m’a rendu véridique lorsque les autres m’ont dit que je mentais, elle m’a accordé de ses biens lorsque les gens m’en ont privé, et par la grâce d’Allah je n’ai eu de descendance que de cette femme .»

 

Elle était complète dans sa religion, sa raison et son comportement.

 

Le prophète  a dit : "Beaucoup d'hommes ont atteint la perfection, mais il n'y a que trois femmes qui ont atteint la perfection : Maryam la fille d'Imran, Assia la femme de Pharaon et Khadijah la fille de Khouwaylid ". 

Rapporté par Ibn Mardawaï.

 

Elle a surpassé les femmes de cette communauté dans la piété, l'honneur et l'élévation.

 

Ali ibn Talîb  a rapporté qu’il a entendu le prophète  dire : "La meilleure de ses femmes (c'est-à-dire à son époque) était Maryam la fille d'Imran ; et la meilleure de ses femmes (c'est-à-dire dans cette communauté)  est Khadijah bint Khouwaylid ". Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

 

Elle se réforma elle-même et réforma chez elle, et elle obtint les fruits de ses efforts ; elle devint alors, ainsi que sa fille parmi les meilleures femmes du monde dans le Paradis.

 

Ibn ‘Abbas  a dit : Le messager d’Allah  a marqué quatre fois le sol, et il dit :
« Savez vous ce que c’est ? »
Ils dirent : « Allah et Son messager sont plus savants !»
Il dit : « Les meilleures femmes des gens du paradis qui sont : Khadija bint Khouwaylid, Fatima bint Mouhammad, Assia bint Mouzâhim femme de Pharaon, et Maryam bint ‘Imran, qu’Allah les agrées toutes. »

Rapporté par Ahmed

 

Elle avait une place importante dans le cœur du prophète  il ne s'est pas marié avec une femme avant elle et il n'a pas épousé une femme [une concubine] avec elle jusqu'à ce qu'elle mourut ; il fut très triste à cause de sa perte.

 

Ad-Dhahabi  a dit : "Elle était une femme intelligente, honorable, pieuse, chaste et généreuse faisant partie des habitants des gens du Paradis".

 

 

‘Aïcha bint abu Bakr 

 

Et dans la maison de sincérité et de piété, est née ‘Aïcha la fille d'Abou Bakr le véridique ; elle grandit dans la maison de la foi ; sa mère, sa sœur Asma et son frère sont parmi les compagnons du prophète  et son père est le véridique de cette communauté.  Elle grandit dans la maison de la science, son père était le savant de Quraysh et leur généalogiste ; Allah  lui donna une grande intelligence et une très bonne mémoire. Elle voulait un surnom et le Prophète  lui dit de prendre comme surnom Oummou ‘Abdillah (‘Abdoullah c’est le fils de sa sœur Asma et de az-Zoubeir ibn al ‘Awam.). On l’a nomme aussi as-Siddiqa (la véridique) et ceci est pris de son père connu comme as-Siddiq (le véridique).

 ’Aïcha  était connue pour sa grande générosité, sa grande crainte d’Allah  et son délaissement de ce bas monde et le peu d’importance qu’elle lui donnait.

 Le Prophète  se maria avec elle et à ce sujet l’Imam al Boukhari rapporte dans son authentique d’après ‘Aïcha que le Messager d’Allah  lui a dit :

« Je t’ai vu en rêve deux fois, je te vois dans un bon morceau de soie.
Il m’est dit : « Voilà ta femme, dévoile là » et c’était toi !!
Alors je dis : « Si ceci provient d’Allah ça se produira. »
Et ceci provenait d’Allah et ça c’est produit. »

 

Ibn Kathir  a dit : « Il n’y a jamais eu dans les communautés une femme comme ‘Aïcha  concernant sa mémoire, sa science, son éloquence et son intelligence ; elle dépassa les femmes comme elle dans la science et la sagesse ; Allah  lui donna la compréhension de la jurisprudence islamique et la mémorisation des poèmes ; et elle avait une grande connaissance des sciences religieuses ».

 

Ad-Dhahabi  a dit : « Elle est la femme la plus instruite en science religieuse de toute la communauté, et je ne connais pas dans la communauté de Mohammed, et plus exactement parmi toutes les femmes, une femme qui a plus de science [de connaissance] qu’elle ». 

 

Elle fut plus élevée que les autres femmes grâce à ses mérites et ses bonnes relations.

 

Le prophète  a dit :"Le mérite d’’Aïcha par rapport aux autres femmes est comme le mérite du pain trempé dans la soupe par rapport au reste de la nourriture". Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim

 

Elle était celle qu’il  aimait le plus parmi ses épouses -Qu’Allah les agrées- . ‘Amr ibn al ‘Ass  a rapporté que le Prophète  l’envoya à la tête de l’expédition « Dhat as-Salassîl » et qu’avant son départ, il s’était rendu chez le Prophète  à qui il demanda :


« Quelle est la personne que tu aimes le plus ? ».

Le Prophète  lui répondit : « ‘Aïcha ».
Je  lui demandai : « Et parmi les hommes ? ». Il  répondit : « Son père ».
Je  lui redemandai de nouveau : « Et qui  après lui ? ».
Et  il  me répondit « ‘Omar ibn al Khattab » et il  me cita d’autres noms. Rapporté par Al-Boukhari

 

Ibn ‘Abbas  a entendu ‘Omar ibn al Khattab  alors qu’un jour il se trouva chez sa fille Hafsa, il lui dit : «  O ma fille gares à t’identifier à celle dont les qualités lui valent l’amour du Messager d’Allah  en voulant parler de ‘Aïcha, elle alla alors raconter cela au Messager d’Allah  qui en souria. ». Rapporté par Al Boukhari

 

‘Aïcha  a beaucoup de mérites, parmi lesquels ce qui est rapporté par al Boukhari et Mouslim : Abou Salama rapporte que ‘Aïcha  a dit qu’un jour le Messager d’Allah  lui dit :
« O ‘Aïcha c’est Jibril , il te passe le Salam ».
Je lui dit : « A lui le Salam et la bénédiction, car tu vois ce que je ne vois pas » En s’adressant au  Messager d’Allah . Rapporté par Al Boukhari et Mouslim

 

 

Abou Moussa al Ach’ari  rapporte que le Messager d’Allah  a dit : « Il y a beaucoup d’hommes parfaits, mais parmi les femmes, il y en a eu que trois : Assia bint Mouzâhim femme de Pharaon, Maryam bint ‘Imran et Khadija bint Khouwaylid et la supériorité de ‘Aïcha  sur les autres femmes est comme le « Tharid » sur tous les autres plats.» Rapporté par Mouslim

 

Anas ibn Malîk  a rapporté qu’il a entendu le Messager d’Allah  dire :
« La supériorité de ‘Aïcha sur les autres femmes est comme le « Tharid » sur tous les autres plats ..» Rapporté par Mouslim

 

‘Aïcha  rapporte que le Messager d’Allah   lui dit : « Je sais lorsque tu es satisfaite de moi et lorsque tu es en colère contre moi. »
Je lui dis : « Mais comment sais-tu cela ? »
Il me dit : « Lorsque tu es satisfaite de moi, tu dis : Non par le seigneur de Mouhammad ! Et lorsque tu es en colère contre moi, tu dis : Non par le Seigneur d’Ibrahim ! »
Je lui dis : « Tu as dis vrai (ou sans doute), par Allah Ô messager d’Allah, je ne peux fuir que ton nom. » Rapporté par Mouslim

 

Un jour le Messager d’Allah  demanda à ‘‘Aïcha
« Veux- tu être ma femme dans cette vie et dans l’au-delà ? » Elle répondit : « Par Allah, oui !»
Il lui dit alors : « Tu es ma femme dans cette vie et dans l’au delà. » Rapporté par Al-Boukhari

 

Elle est la seule femme vierge avec laquelle il s’est marié, et la révélation n’est pas descendue sous les couvertures d’une autre femme qu’elle ; elle était chaste, elle adorait beaucoup son Seigneur, et elle ne sortait de chez elle que le soir afin que les hommes ne la voient pas. Elle a dit au sujet d’elle-même : -« Nous ne sortions que le soir ».

Elle réalisa la parole d’Allah  : 

 

{Restez dans vos foyers ; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah)} [Les coalisés sourate 33 : verset 33].

 

Al-Quourtoubi a dit : « Et la législation islamique exige que les femmes restent chez elles et qu’elle évitent de sortir sauf si cela est nécessaire ; et si elles doivent absolument sortir qu’elles le fassent en ne portant aucune parure et en se couvrant complètement ».

 

  

Et Allah éprouve ceux qu’Il aime, et l’épreuve est faite selon le degré de la foi ; on la calomnia lorsqu’elle avait douze ans. Le hadith ci-dessous relate l'histoire de 'Aicha  lorsqu'elle a perdu son collier et la calomnie qui pesa sur elle :

 

Quand l'Envoyé d'Allah voulait faire un voyage (ou une expédition), il faisait un tirage au sort entre ses femmes pour désigner celles qui l'accompagneraient. Lors d'une des expéditions qu'il entreprit, il procéda au tirage au sort et c'était moi que le sort avait désignée. Je partis donc avec l'Envoyé d'Allah. C'était postérieurement à la révélation du verset relatif à la prescription du voile et j'étais toujours dans mon palanquin, même lorsqu'on le descendait du dos du chameau.

 

Quand l'Envoyé d'Allah eut terminé cette expédition, nous prîmes le chemin de retour. Comme on était près de Médine lors du retour, le Prophète  ordonna une nuit de se mettre en marche. A l'instant où l'ordre de marche était donné, je me levai et marchai jusqu'à ce que j'eusse dépassé les troupes pour satisfaire un besoin et en retournant, je me dirigeai vers ma monture. Comme je portai la main au cou, je me rendis compte que j'avais perdu mon collier de verroteries fabriqué à Zafâr. Je retournai pour rechercher mon collier et le désir de le retrouver me retint sur place.

 

Les gens qui étaient chargés de ma monture soulevèrent mon palanquin et le chargèrent sur mon chameau, croyant que j'étais dedans. En effet, à cette époque les femmes étaient de poids légers; elles n'étaient pas encore devenues obèses, car elles ne mangeaient que peu. Aussi les gens ne trouvèrent-ils pas insolite la légèreté du palanquin lorsqu'ils le soulevèrent, d'autant plus que j'étais une toute jeune femme. Ils firent alors relever le chameau et partirent.

 

Quand je trouvai mon collier, les troupes étaient déjà en marche. Je me rendis au camp où il n'y avait plus personne, j'allai alors droit à l'endroit où j'avais été installée pensant qu'en s'apercevant de ma disparition on reviendrait me chercher. Pendant que j'étais assise en cet endroit, je fus gagné par le sommeil et je m'endormis. Or Safwân ibn Al-Mu`attal As-Sulamî Adh-Dhakwânî, qui était resté en arrière des troupes, après avoir marché toute la nuit, arriva le matin à l'endroit où j'étais. Apercevant la silhouette d'une personne endormie, il s'approcha de moi et me reconnut quand il me vit, car il m'avait vue avant que le port du voile n'eût été ordonné par le Coran et il dit: "Nous sommes à Allah et nous retournerons à Lui". Sa voix m'éveilla et je me levai, cachant mon visage avec mon voile. Par Allah, il ne prononça aucun mot autre que ceux qu'il avait prononcés à ma vue. Il fit ensuite agenouiller sa monture et lui foula les pattes de devant pour que je monte sur laquelle. Il tint son licou pour le mener et nous arrivâmes ainsi auprès des troupes qui venaient de camper au moment de la canicule de midi.

 

`Aicha poursuivit : Des gens m'avaient calomnié (en m'accusant d'adultère) et parmi eux était `Abd-Allah ibn 'Ubayy ibn Salûl qui s'était chargé de la plus lourde part de la calomnie. Quand nous arrivâmes à Médine, je suis tombée malade pendant un mois, et c'est à ce moment que les gens répandaient les propos des calomniateurs, sans que j'en eusse pas au courant. Ce qui m'étonnait, durant ma maladie, c'est que je ne trouvais pas l'Envoyé d'Allah aussi aimable avec moi qu'il l'était d'ordinaire quand je tombais malade. L'Envoyé d'Allah entrait seulement chez moi, me saluait et me disait: "Comment allez-vous?". Cela me donnait des inquiétudes, mais je ne sus la fâcheuse nouvelle que lors de ma sortie après le rétablissement de ma santé.

 

J'étais sortie avec 'Umm Mistah pour aller du côté d'Al-Manâsi`, qui nous servait de latrines. Nous n'y allions que de nuit. C'était avant que nous eussions des latrines à proximité de nos maisons. Nous suivions la coutume des anciens Arabes qui allaient satisfaire leurs besoins naturels dans des terrains vagues et, tout comme eux, nous répugnons à avoir les latrines près de nos demeures à cause de leur mauvaise odeur. Je partis donc en compagnie de 'Umm Mistah qui était la fille de 'Abû Ruhm ibn Al-Muttalib ibn `Abd-Manâf; sa mère, bint Sakhr ibn `Amir était la tante maternelle de 'Abû Bakr As-Siddîq et son fils était Mistah ibn 'Uthâtha ibn `Abbâd ibn Al-Muttalib. Après avoir satisfait nos besoins, nous revenions, la fille de 'Abû Ruhm et moi, vers la maison et comme 'Umm Mistah trébucha sur le pan de son vêtement, elle s'écria: "Que Mistah Périsse!". - "Fi! Que c'est mal, lui dis-je, d'injurier un homme qui a pris part au combat de Badr". - "Hé ! Ma chère, me répondit-elle n'as-tu pas entendu ce qu'il avait dit?". - "Et qu'est ce qu’il a dit ?", demandai-je. Aussitôt elle me raconta ce que disaient les calomniateurs.

 

Je devins alors plus malade et, quand je rentra chez moi, l'Envoyé d'Allah vint me rendre visite, il me salua, puis dit: "Comment allez-vous?". - "Me permets-tu, lui demandai-je alors, de me rendre chez mes parents?". Je voulais à ce moment-là m'assurer auprès d'eux de la nouvelle. L'Envoyé d'Allah m'accorda cette permission et je me rendis chez mes parents. - "Chère maman, dis-je à ma mère, que racontent donc les gens?". - "ma fille, me répondit-elle, ne t'en fais pas. Il est bien rare qu'une jolie femme aimée de son mari et ayant des co épouses ne soit pas l'objet de leurs commérages". - "Gloire à Allah !, m'écriai-je, les gens ont-ils échangé de tels propos!". Et je passai toute la nuit à pleurer au point que je ne goûtai pas un seul instant de sommeil jusqu'au matin que je passai également à pleurer.

 

L'Envoyé d'Allah, voyant que la révélation avait tardé à venir à ce sujet, manda `Alî ibn 'Abî Tâlib et 'Usâma ibn Zayd pour leur demander s'il devait se séparer de moi. 'Usâma ibn Zayd, étant sûr que j'étais innocente et sachant l'affection que le Prophète avait pour moi, dit à l'Envoyé d'Allah : "Garde ta femme nous ne savons que du bien d'elle". Quant à `Alî ibn 'Abû Tâlib il dit: "O Envoyé d'Allah, Allah ne t'a pas mis trop à l'étroit. Il y a beaucoup d’autres femmes. Interroge sa suivante, elle te dira la vérité". L'Envoyé d'Allah manda alors à Barîra et lui dit: "O Barîra, as-tu vu de `A'icha quelque chose qui suscite en toi le soupçon?". - "Non, répondit Barîra, j'en jure par Celui qui t'a envoyé par la Vérité, je ne l’ai rien vu faire d’acte répréhensible, sinon qu'étant une toute jeune femme il lui arrive parfois de s'endormir auprès de la pâte à pain de la famille la laissant ainsi manger par les animaux domestiques".

 

L'Envoyé d'Allah se leva et résolut de demander ce jour-là une justification à `Abd-Allah ibn 'Ubayy ibn Salûl. Montant alors en chaire, le Prophète dit: "O groupe de musulmans! Qui m'excusera (si je punis) un homme dont le mal a atteint ma femme? Par Dieu ! Je ne sais que du bien sur le compte de ma femme, et l'on me parle d'un homme sur le compte duquel je ne sais que du bien et qui n'est jamais entré chez ma femme autrement qu'avec moi". Alors Sa`d ibn Mu`âdh Al-'Ansârî se leva et dit: "O Envoyé d'Allah, moi, je t'excuserai et s'il appartient à la tribu des 'Aws, nous lui trancherons la tête; si c'est un de nos frères de la tribu des Khazraj, ordonne ce que tu voudras et nous le ferons". A ces mots, Sa`d ibn `Ubâda le chef des Khazraj, qui était un homme vertueux, mais dont le zèle tribal plongeait dans l'ignorance, se leva et s'adressa à Sa`d ibn Mu`âdh en disant: "Tu as menti; et j'en jure par Allah que tu ne le tueras pas et que tu ne peux pas le faire". A son tour, 'Usayd ibn Hudayr, le cousin de Sa`d ibn Mu`âdh, se leva et, s'adressant à Sa`d ibn `Ubâda en disant: "Tu as menti. Par Allah nous le tuerons; car toi tu n'es qu'un hypocrite qui plaide la cause des hypocrites".

 

Les deux tribus des 'Aws et des Khazraj furent si excitées, qu'elles furent sur le point de se combattre, alors que l'Envoyé d'Allah était encore en chaire. L'Envoyé d'Allah ne cessa de les apaiser jusqu'à ce qu'ils gardent le silence et alors ils se turent. Tout ce jour-là, je le passai en larmes et je n'y goûtai aucun instant de sommeil. La nuit suivante, je la passai également dans cet état à tel point que mes parents crurent que mes larmes me briseraient le cœur. Pendant qu'ils étaient assis auprès de moi et alors que j'étais encore en larmes, une femme des 'Ansâr demanda de me voir. Je la fis entrer chez moi, elle s'assit et commença à pleurer à son tour. Nous étions dans cet état lorsque l'Envoyé d'Allah entra, salua, puis s'assit. Il ne s'était plus assis auprès de moi depuis qu'on avait colporté des propos sur mon compte et cela avait duré un mois sans qu'aucune révélation ne se fût produite à mon sujet. En s'asseyant, l'Envoyé d'Allah prononça l'attestation de foi, puis dit: "O `A'icha! Il m'est parvenu telle et telle chose sur ton compte; si tu es innocente, Allah t'innocentera; si tu as commis quelque faute, demande pardon à Allah et repens-toi, car quand le Serviteur reconnaît ses péchés et se repent, Allah accepte son repentir".

 

A peine l'Envoyé d'Allah eut-il achevé ces paroles, que mes larmes cessèrent de couler et je ne versai plus un seul pleur. M'adressant à mon père, je le priai de répondre à l'Envoyé d'Allah. - "Par Allah !, me répondit-il, je ne sais pas que dire à l'Envoyé d'Allah". Alors, me tournant vers ma mère, je la priai de répondre à l'Envoyé d'Allah. - "Par Allah, répondit-elle, je ne sais pas que dire à l'Envoyé d'Allah". Je répliquai alors que j'étais encore très jeune et que je ne retenais pas beaucoup du Coran: "Par Dieu, je sais que vous avez entendu raconter cette histoire (à mon sujet), qu'elle s'est gravée en vous-même et que vous y avez ajouté foi. Si je vous dis que je suis innocente - et Allah sait que je le suis - vous ne me croirez pas; mais si j'avoue que j'ai commis un tel péché - et Allah sait que je suis innocente - vous me croirez. Par Dieu! Je n'ai à dire de ma situation que ces paroles du père de Joseph:


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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 11:04

Les femmes exemplaires dans le Coran et la Sunnah (suite...)
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Il ne me reste plus donc) qu'une belle patience! C'est Allah qu'il faut appeler au secours contre ce que vous racontez ! 

 

Cela dit, je me retournai et m'étendis sur mon lit. A ce moment, par Allah, je savais que j'étais innocente et qu'Allah m'innocentera; mais, par Allah! Je n'aurais jamais cru qu'Allah ferait descendre à mon sujet une révélation. Il me semblait que j'étais trop insignifiante, pour qu'Allah révélât des versets à mon égard. Cependant, j'avais espéré, que l'Envoyé d'Allah verrait pendant son sommeil une vision dans laquelle Allah me déclarait innocente. Par Allah! L'Envoyé d'Allah ne sortit pas non plus que personne des gens de la maison, avant d'avoir reçu la révélation et d'avoir été saisi de l'état (de fatigue) qui accompagnait toute révélation; même dans un jour d'hiver, les gouttes de sueur tombaient en abondance et étaient si grosses que les perles, tant est lourd le fardeau de la Parole divine quand elle descend. Dès que cet état eut quitté l'Envoyé d'Allah, il se montra souriant et les premières paroles qu'il prononça furent celles-ci: "Réjouis-toi, `A'icha quant à Allah, Il te déclare innocente". - "Va vers lui", me dit alors ma mère. - "Par Allah! Répondis je, je n'irai pas à lui et c'est Allah Seul que je dois louer, c'est Lui qui a déclaré mon innocence". Allah, ajoute `A'icha révéla les dix versets qui commencent ainsi :

 

{Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous…} [La lumière sourate 24 : verset 11].

 

Quand Allah eut révélé ceci pour déclarer mon innocence, 'Abû Bakr As-Siddîq qui donnait des subsides à Mistah parce que celui-ci était de ses parents et était pauvre, dit: "Par Allah! Je ne lui donnerai plus jamais aucun subside après ce qu'il a dit de `A'icha". C'était alors qu'Allah révéla ce verset :

 

{Et que les détenteurs de richesse et d'aisance parmi vous, ne jurent pas de ne plus faire des dons aux proches....

N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne? } [La lumière 24 : verset 22].

 

D'après Habân ibn Mûsa, `Abd-Allah ibn Al-Mubârak a dit: "Ce verset du Livre d’Allah est le plus qui donne de l’espoir". 'Abû Bakr a dit: "Certes, je désire qu'Allah me pardonne". Et il renouvela à Mistah la pension qu'il lui faisait et affirma qu'il ne la lui supprimerait jamais. `A'icha poursuit: l'Envoyé d'Allah avait interrogé à mon sujet Zaynab bint Jahch, une des femmes de l'Envoyé d'Allah et lui dit: "O Zaynab que sais-tu (de ce sujet) et qu'as-tu vu?". - "O Envoyé d'Allah, répondit-elle, je garde mon ouïe et ma vue du péché (c-.à.d. je ne dirai que ce que j'ai vu et entendu). Je ne sais que du bien (d'elle)". Or Zaynab était la seule parmi les femmes de l'Envoyé d'Allah, qui rivalisait avec moi de beauté et de rang, mais Allah la préserva (de mentir à mon sujet) à cause de sa piété. Quant à sa sœur Hamna bint Jahch, elle soutint les propos des calomniateurs, voulant ainsi débarrasser sa sœur de sa rivale, aussi périt-elle avec les calomniateurs. Rapporté par Mouslim [Arabe uniquement] : 4974

 

Ibn Kathir  a dit : « Alors, Allah  la secourut et fit descendre son innocence dans dix versets qui sont récités de tout temps. Il éleva donc son honneur et son rang, afin que sa chasteté soit entendue alors qu’elle était encore dans son enfance ».

 

Allah  l’innocenta du haut de ses sept cieux, lorsque les gens, et à leur tête les hypocrites, ont dit qu’elle avait commis l’adultère, en révélant dans le Coran dix versets dans la sourate « an-Nour » la lumière.

 

{Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous. Ne pensez pas que c'est un mal pour vous, mais plutôt, c'est un bien pour vous. A chacun d'eux ce qu'il s'est acquis comme péché. Celui d'entre eux qui s'est chargé de la plus grande part aura un énorme châtiment.

 

Pourquoi, lorsque vous l'avez entendue (cette calomnie), les croyants et les croyantes n'ont-ils pas, en eux-mêmes, conjecturé favorablement, et n'ont-ils pas dit: "C'est une calomnie évidente?"

 

Pourquoi n'ont-ils pas produit (à l'appui de leurs accusations) quatre témoins? S'ils ne produisent pas de témoins, alors ce sont eux, auprès d'Allah, les menteurs.

 

N'eussent été la grâce d'Allah sur vous et sa miséricorde ici-bas comme dans l'au-delà, un énorme châtiment vous aurait touchés pour cette (calomnie) dans laquelle vous vous êtes lancés, 

 

quand vous colportiez la nouvelle avec vos langues et disiez de vos bouches ce dont vous n'aviez aucun savoir; et vous le comptiez comme insignifiant alors qu'auprès d'Allah cela est énorme.} [La lumière sourate 24 : versets 11 à 15].

Tafsir d'Ibn Kathîr concernant le verset 11 : "Ce verset et les deux autres sont descendus au sujet de la Mère des croyants ‘Aisha, qui avait été la cible d'une calomnie propagée par les hypocrites. Mais Dieu l'innocenta de cette calomnie et préserva l'honneur de Son Envoyé . C'était Abdallah Ibn Ubay qui avait réussi à faire passer cette calomnie parmi les Musulmans. Elle troubla effectivement le climat médinois durant un mois ou presque, autrement jusqu'à la descente des versets innocentant ‘Aisha  " etc...

’Aïcha  faisait partie des grands savants. C’est elle qui a pris le plus de science du Prophète  parmi ses épouses.

L’imam az-Zouhri a dit : « Si on assemblait la science de ‘Aïcha  à la science de toutes les mères des croyants (les épouses du Prophète ),ainsi qu’à la science de toutes les femmes, la science de ‘Aïcha  serait meilleure ».

 

Abou Moussa  a dit : « Nous n’avons, nous, compagnons du Messager d’Allah  pas une ambiguïté sur un Hadith, sans que nous n’interrogions ‘Aïcha et que nous trouvions en elle,  la  science de ce Hadith.»                      Rapporté par Tirmidhî

Son neveu ‘Ourwa ibn az-Zoubeir  a dit : « Je n’ai pas vu quelqu’un de plus savant dans la compréhension, la médecine (ici traditionnelle) et la poésie que ‘Aïcha. »

Masrouq  a dit : «J’ai vu les grands savants parmi les compagnons du Messager d’Allah  questionner ‘Aïcha  sur les règles d’héritages ».

Il y a aussi le fait que le Prophète  ait demandé à passer la fin de ses jours dans la maison de ‘Aïcha  pour que ce soit elle qui le soigne. A la mort du Prophète  elle n’avait que 18 ans.

Al Boukhari et Mouslim rapportent d’après elle , qu’elle dit : 
« Allah -Le Très Haut- prit (son âme) alors que sa tête était posée sur ma poitrine et sa salive s’est mélangée à la mienne ».

Car lorsque le frère de ‘Aïcha , ‘Abdour-Rahmane , entra pour les visiter, il avait un Siwak dans sa bouche et le Messager d’Allah  le regarda. Alors ‘Aïcha comprit que le Prophète  le voulait et donc elle le prit de son frère. Elle le mâcha pour le rendre tendre puis le Prophète  s’en servit et après elle le reprit pour aussi s’en servir. Voilà l’explication de sa parole « …et sa salive s’est mélangée à la mienne »

Ibn abi Malik  a dit : Ibn ‘Abbas  demanda la permission de voir ‘Aïcha peu  de temps avant sa mort, alors qu’elle était semi consciente, elle dit : « Je crains qu’il ne me fasse des éloges » et l’on annonça le cousin du Messager d’Allah , elle dit : « Autorisez le ! ».
Il dit : « Comment te portes-tu ? », elle lui répondit : « Je vais bien si je crains Allah »,
Il lui dit : « Sens-toi bien  In-cha-Allah, tu es la femme du Messager d’Allah , il n’a épousé de vierge que toi, Il (Allah) t’a innocenté du haut des cieux »
Az-Zoubeïr
 rentra après lui et elle lui dit : 
« Ibn ‘Abbas est entré, m’a fait des éloges alors que j’aurai aimé être oubliée.» Rapporté par Al Boukhari

 

 

 

Sawda bint Zam’a 

Celle qui avait un cœur pur : Saoudah la fille de Zam’âh.

Un jour elle dit au Prophète  - : « Gardes moi comme épouse, Ô messager d’Allah ! Par Allah ! Ce n’est pas le mariage qui m’importe, mais ce que j’espère c’est qu’Allah me ressuscitera Le jour du Jugement comme étant une de tes épouses. » Rapporté par Mouslim.

‘Aïcha  rapporte : « Je n’ai jamais vu une autre femme que Sawda bint Zam’a à qui j’aurais aimé m’identifier de par son noble  caractère, et son intelligence ».
 Puis elle poursuivit : « Lorsqu’elle devint âgée, elle céda sa nuit à ‘Aicha ».
Le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  consacrait deux nuits à ‘Aïcha, celle de  ‘Aïcha  et la nuit de Sawda. Rapporté par Mouslim.

 

Hafsa bint ‘Omar ibn al Khattab 

Celle qui priait et jeûnait beaucoup : Hafsa la fille du prince des croyants Omar ibn Al-Khattab  ; elle grandit dans la maison qui secourut la religion et fit apparaître la vérité, sept personnes de sa famille participèrent à la bataille de Badr ; ‘Aïcha  a dit à son sujet : -« Elle est celle qui s’élevait [en rang] avec moi parmi les femmes du prophète  ».

Anas  rapporte que le Messager d’Allah  avait divorcé de Hafsa au moment de l’événement  du Thadhahour (qui signifie littéralement le complot), mais il l’a reprise sous l’ordre de Jibril qui lui dit : « Reprends la, car elle est une femme qui jeûne et qui passe la nuit en priant, et elle sera une de tes épouses au paradis. » Rapporté par abou Dawoud

Dans la sourate L’interdiction, sont mentionnées deux épouses du Prophète  au verset 4 :

Si vous vous repentez à Allah c'est que vos cœurs ont fléchi. Mais si vous vous soutenez l'une l'autre contre le Prophète, alors ses alliés seront Allah, Gabriel et les vertueux d'entre les croyants, et les Anges sont par surcroît (son) soutien} [L’interdiction sourate 66 : verset 4].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Et lorsque Ibnu 'Abbas  demanda à Umar ibnu al-Khattab de qui il s'agissait, celui-ci répondit que c'était 'Aicha et Hafsa. Umar ibnu al-Khattab  : comme les épouses du prophète  eurent un comportement jaloux contre lui, je leur dis : « il se peut que son Maître, s’il vous répudie, vous remplace par des épouses meilleurs que vous. Après quoi il y eut la descente de ce verset.

 

Zaïnab bint Khouzeïma  

Celle qui dépensait beaucoup : Zaïnab la fille de Khouzeïma Al-Hilaaliyah, celle qui dépensait et s’empressait de faire le bien. Elle  fut veuve après la bataille de Ouhoud, le Prophète  l’épousa, alors qu’elle était très âgée, elle mourut quelques mois plus tard. Elle s’appelait à l’origine «Bara», mais lorsqu‘elle épousa le Messager d’Allah  il l’appela « Zaïnab ». Rapporté par Mouslim

Az-Zouhrî rapporte au sujet de Zaïnab : « Elle était la mère des pauvres (Oummoul Massâkine), elle fut appelée ainsi car elle nourrissait beaucoup les pauvres » Rapporté par At-Tabarani

 

Oummou Habibah Ramlah  

Celle qui accomplit l’émigration pour la satisfaction d’Allah : Oummou Habiba Ramlah la fille d’Abou Sufyan. Aucune de ses femmes n’a une descendance plus proche de lui qu’elle ; et aucune de ses femmes n’a reçu une dot plus élevée qu’elle ; et aucune des femmes qu’il épousa était plus éloignée qu’elle au moment du mariage, il l’épousa alors qu’elle se trouvait en Abyssinie où elle s’était enfuie avec sa religion ; et le Roi d’Abyssinie lui donna la dot à la place du prophète  et il l’a prépara pour qu’elle puisse aller le rejoindre.

Un jour elle vit en rêve quelqu’un qui l’appela et lui dit : « O mère des croyants ! », ce qui la réveilla, elle comprit que le Messager d’Allah  allait l’épouser. Selon les Tabaqat de ibn Sa’d. Un jour elle dit : « Allah fait moi jouir de la compagnie du Messager d’Allah… » Rapporté par Mouslim

 

Oummou Salama 

Celle qui était patiente et pudique : Oummou Salama  la fille d’Abou Oumaïyah ; elle était parmi les premières femmes qui émigrèrent, et lorsqu’elle voulut émigrer à Médine avec son mari Abou Salama, sa tribu la sépara de son mari et de son petit garçon ; elle a dit :-« Chaque jour, je sortais et je m’asseyais sur la vallée et je pleurais jusqu’au soir, et ceci pendant une année complète ou environ une année, jusqu’à ce qu’ils eurent pitié de moi et me rendirent mon petit garçon ».Sa certitude en Allah est ferme, son mari Abou Salama mourut, elle dit alors une invocation prophétique, et Allah lui donna le messager d’Allah  comme mari.

Soufiane ibn ‘Ouyaïna  a dit : « Oummou Salama est la première à avoir émigré (fait la Hijra) » Rapporté par al Hakim

 

Oummou Salama  dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah  dire : 
« Il n’y a pas un musulman qui lorsqu’il est frappé par un malheur, dit ce qu’Allah lui a ordonné de dire : « Nous sommes à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons. Mon Seigneur, accordes moi la récompense de mon malheur et donne moi quelque chose de meilleure.», sans qu’Allah ne lui accorde un bien meilleur ».
Puis elle dit : « Quand Abou Salama mourut, je dis :
« Qui est meilleur musulman que abou Salama ? Il a été le premier à faire l’hégire avec sa famille selon l’ordre du Messager d’Allah  !! .
En  disant cela (cette invocation) Allah m’a plus tard donné mieux, le Messager d’Allah - . »
Puis elle ajouta : « Le Messager d’Allah  , m’a envoyé Hatib ibn abi Balta’a  pour être son épouse (au Prophète ), je lui répondis : « J’ai une fille et je suis jalouse.»
Il dit : « En ce qui concerne sa fille nous invoquons Allah afin qu’Il lui suffise en dehors d’elle, et j’invoque Allah pour dissiper sa jalousie. » Rapporté par Mouslim

 

Salmane  a rapporté que le Messager d’Allah , lui fit savoir que Jibril vint le trouver alors que Oummou Salama se trouvait chez lui. Après son entretien avec lui, le Prophète , se leva et dit à Oummou Salama : « Qui est-ce ? », Elle lui répondit : « C’est Dihiya ! Par Allah je ne le prenais que pour Dihiya !», c’est ce que je croyais jusqu’à ce qu’un jour j’entende le sermon du Prophète d’Allah   , pour nous en informer. Rapporté par Mouslim

 

Zaïnab bint Jahch 

La mère des pauvres : Zaïnab la fille de Jahch, elle est la fille de la tante du messager d’Allah . Elle  obtint le bienfait de la noblesse, de la descendance, de l’honneur et de la beauté.

Anas  rapporte qu’elle se vantait auprès des mères des croyants en leur disant :
« C’est vos parents qui vous ont donné en mariage, quand à moi c’est Allah qui m’a donné en mariage du haut des sept cieux » Rapporté par Al Boukharî

 

Abou Nou’âïm a dit à son sujet : « Elle est celle qui craint Allah, qui est satisfaite et qui est pieuse ». Allah la maria à Son prophète par le texte de Son Livre sans tuteur et sans témoin.

En effet Allah a dit :


Traduction relative et approchée : {Quand tu disais à celui à qui Allah a comblé de bienfaits, tout comme toi-même l’avais comblé : « Gardes pour toi ton épouse et crains Allah ! », et tu cachais en ton âme ce qu’Allah allait rendre public. Tu craignais les gens mais c’est Allah qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eut cessé toute relation avec elle, Nous te l’a fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement d’Allah doit être exécuté} [Les coalisés sourate 33 : verset 37].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Elle était d'abord mariée à Zayd bin Haritha mais il y a eu de la mésentente entre eux et il vint se plaindre au Prophète  qui lui dit :

"Rétiens ton épouse et prémunis-toi auprès d'Allah"

 

Après quoi il y eu la révélation de ce verset qui informe de la permission de se marier avec la répudiée de son fils adoptif.

Le mariage du prophète avec elle est une bénédiction pour les musulmanes jusqu’au jour du jugement lorsque le voile fut prescrit aux filles d’Adam après qu’il l’épousa, afin que le voile soit une protection de l’honneur, de la chasteté et de la pureté.

Anas ibn Malîk  rapporte que lorsque le verset sur le Hijab fut descendu sur Zaïnab bint Jahch  , le Messager d’Allah  fit faire un repas pour le mariage, composé de viande et de pain, et elle se vantait auprès des épouses du Prophète : « Allah m’a donné en mariage du ciel ».

Rapporté par  Boukharî

 

Elle était généreuse envers les pauvres et les faibles, elle accomplissait beaucoup d'actes de bienfaisance et elle donnait souvent l'aumône.

‘Aïcha  a dit à propos d'elle : "Je n'ai jamais vu une femme meilleure dans la religion que Zaïnab, ni plus pieuse, ni plus véridique dans la parole, ni plus préservatrice des liens de parenté, ni plus généreuse".

‘Aïcha  , la mère des croyants, a rapporté que le Messager d’Allah  a dit :
« Celle parmi vous qui me rejoindra le plus vite sera celle d’entre vous qui aura le bras le plus long »
‘Aïcha  ajouta : «  Les femmes du Prophète  mesurèrent leurs bras afin de savoir qui parmi elles avait le bras le plus long ».
Elle dit : «Zaïnab avait parmi nous le bras le plus long, car elle travaillait de sa propre main et faisait beaucoup l’aumône.» Rapporté par Mouslim

 

Malgré l'honneur et l'élévation de son rang, elle travaillait de ses propres mains, elle tannait le cuir, puis le trouait avec une alêne et le recousait ; ensuite, elle donnait l'aumône de l'argent qu'elle gagnait.

‘Aïcha  a dit :
« Zaïnab était celle qui reconnaissait ma valeur auprès du Messager d’Allah  et je n’ai jamais vu de meilleure femme telle que Zaïnab : aussi pieuse, aussi véridique, aussi attachée aux liens de parentés et aussi charitable, qui se donnait autant dans les œuvres charitables, par lesquelles elle se rapprochait d’Allah Le Très Haut, mis à part son côté ferme, qu’il y avait en elle, mais qu’elle se hâtait de corriger .» Rapporté par Mouslim

Et selon une autre version ‘Aïcha  dit :
« Zaïnab travaillait de ses mains, elle tannait et ornait les peaux, et faisait ainsi beaucoup l’aumône. » Rapporté par al Hakim

‘Aïcha  a dit : le Messager d’Allah  interrogea Zaïnab bint Jahch  à mon sujet (suite à la calomnie faite à l’encontre de ‘Aïcha) : « Ô Zaïnab, qu’est-ce que tu as su ou vu ? », elle lui répondit : « Que je ne devienne aveugle et sourde, je n’ai su que du bien ».
 Puis elle dit (‘Aïcha) : « Et c’était elle qui m’estimait le plus des épouses du Prophète  et c’est ainsi qu’Allah la préserva par la piété.» Rapporté par al Boukhari

 

Jouwayrîyah bint al Harith  

L'adoratrice : Jouwayrîyah la fille d'Al-Harith de la tribu d'Al-Moustaliq ; son père était un chef à qui les gens de sa tribu obéissaient, et elle fut une bénédiction en elle-même et pour sa famille.

Selon ibn ‘Abbas  lorsqu’elle entra dans la maison du Prophète  elle s’appelait « Bara », mais le Prophète l’appela Jouwayrîyah, car il ne voulait pas entendre « Il est sortit de chez Bara ! ». Rapporté par Mouslim

‘Aïcha  a dit : -« Je n’ai jamais vu une femme qui fut une bénédiction pour sa tribu plus qu’elle ». Rapporté par Ahmed

Elle adorait beaucoup son Seigneur, elle était résignée à la volonté de son Seigneur, elle s’asseyait à l’endroit où elle priait et invoquait Allah jusqu’à midi.

Elle a dit : -« Le Messager d’Allah  vint me voir un matin alors que j’invoquais Allah ; puis, il partit pour accomplir ses besoins et revint un peu avant midi ; et il dit : (Tu es toujours assise - c’est-à-dire à invoquer Allah - ?). Je dis : -« Oui ». Rapporté par Mouslim.

 

Safiya  

Celle qui est de haut rang : Safiya la fille de Houyaï de la descendance d’Aaron . Elle était noble, intelligente, d’un rang élevé, pieuse, indulgente et respectueuse.

Une fois Hafsa  dit à Safiya : «  Tu es la fille d’un juif !!», Ce qui l’a fit pleurer.


Lorsque le Prophète
 entra la voir, il lui dit : « Qu’est ce qui te fait pleurer ainsi ? »
Elle lui répondit : « Elle a dit de moi que j’étais la fille d’un juif ! »,
Il lui dit alors : « Tu es la fille d’un Prophète, ton oncle est un Prophète, et tu es sous la tutelle d’un Prophète, alors de quoi pourrait-elle se vanter de plus ?! »
Puis il dit : « Crains Allah Ô Hafsa !» Rapporté par Ahmed

Le repas de noce du prophète  le jour de son mariage avec Safiya, était composé de beurre fondu, de fromage et de dattes ; et ce fut un mariage facile et béni.

 

Maïmouna  

Celle qui préserve les liens de parenté : Maïmouna la fille d’Al-Haarith Al-Hilaaliyah, elle est parmi les femmes illustres ; Allah lui donna un cœur pur, une intention sincère et l’assiduité à l’adoration. C’est la demi-sœur de Zaïnab bint Khouzeïma.           

Selon Moujahid, elle s’appelait à l’origine « Baza » mais le Prophète  lui donna un autre nom, « Maïmouna». Rapporté par al Hakim

Selon ibn ‘Abbas  le Messager d’Allah  a dit : « Quelles sœurs croyantes que sont Maïmouna, Oummoul Fadhl et Asma » Rapporté par Hakim

Selon la Sîra de ibn Hicham (n°4/296) et les Tabaqat de ibn Sa’d (n°8/137), c’est Maïmouna qui s’est donné au Prophète comme épouse, comme Allah dit dans ce verset 

Traduction relative et approchée : { ..ainsi que toute croyante si elle fait don sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle : c’est là un privilège pour toi à l’exclusion des autre croyants. } [Les coalisés sourate 33 : verset 50].

‘Aïcha  a dit à son sujet : « Par Allah, elle était parmi les plus pieuses d’entre elles, faisait partie de celles qui étaient le plus attachées aux liens de parenté. » Rapporté par al Hakim

‘Ata a dit : « Lorsqu’elle mourut, elle fut sortie avec ibn ‘Abbas qui dit (à ceux qui la portaient)
« Lorsque vous soulèverez son corps  alors, ne la secouez pas et ne la bousculez pas. » Rapporté par al Hakim

Il dit (selon al Waqadî  dans une autre version) : 
« Mais soyez doux avec elle, car elle est votre mère» Selon ibn Sa’d
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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 10:56

II - Les autres femmes exemplaires

 

 

Hawwa, notre mère à tous et femme de Adam


{Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci sont épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.} [Les femmes sourate 4 : verset 1].

 

Tafsir Ibn Kathir  :  Allah  ordonne aux hommes, Ses créés, de se prémunir envers Lui, c'est-à-dire de L’adorer sans rien Lui associer, tout en les alertant sur Son omnipotence dont Il usa pour les créer d’une âme unique (c'est-à-dire Adam) et de son épouse (c'est-à-dire Hawwa). Hawwa fut créée d’une côte gauche de Adam, alors endormi. Quand celui-ci se réveilla, il la vit et alors elle lui plut : il l’a trouva de bonne compagnie et elle le trouva de bonne compagnie.

 

Daprès abou Houreïra , le prophète  a dit : « La femme a été créée d’une côte, si tu la redresses, tu la brises et si tu en tires quelque jouissance, tu en jouis alors qu’elle est tordue. Alors soyez bon envers les femmes ». Rapporté par Al Boukhari et Mouslim

 

 

Cheikh al ‘Otheïmine commente ce Hadith : « A travers ce Hadith, il y a une preuve que la femme ne répondra pas d’une façon parfaite à tout ce que son époux lui demandera. Mais plutôt les défaillances seront inévitables.
Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’elles sont diminuées dans la raison, dans la religion, dans la réflexion et dans toutes ses relations et qu’elles ont besoin d’être réconfortées et qu’on leur parle. Même si la femme veille à la droiture dans sa religion, elle ne pourra pas être aussi droite au niveau de son tempérament.


{Et Nous dîmes : "Ô Adam, habite le Paradis toi et ton épouse, et nourrissez-vous-en de partout à votre guise; mais n'approchez pas de l'arbre que voici : sinon vous seriez du nombre des injustes".} [La vache sourate 2 : verset 35].

 

 

Assya  : la femme de Pharaon

 

Allah  en a fait l'exemple de la foi et du jugement sain. Il a dit :

 

وَضَرَبَ اللَّهُ مَثَلًا لِلَّذِينَ آمَنُوا امْرَأَةَ فِرْعَوْنَ إِذْ قَالَتْ رَبِّ ابْنِ لِي عِنْدَكَ بَيْتًا فِي الْجَنَّةِ وَنَجِّنِي مِنْ فِرْعَوْنَ وَعَمَلِهِ وَنَجِّنِي مِنَ الْقَوْمِ الظَّالِمِينَ

{Et Allah a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme de Pharaon, quand elle dit "Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison dans le Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de son œuvre; et sauve-moi des gens injustes} [L’interdiction sourate 66 : verset 11].

Tafsir Ibn Kathir  : Qatada : « Pharaon était le plus arrogant en dénégation d’entre les habitants de la terre. Par Dieu, sa dénégation ne nuisit pas à sa femme, quand celle-ci obéit à son Maître. Cela pour qu’on sache qu’Allah est Juste : Il ne fait de blâme qu’au pécheur.

 

Le prophète  a dit : « On châtiait la femme de Pharaon sous le soleil, et quand on se retira, les anges l’ombrageaient de leurs ailes, et elle voyait sa demeure dans le jardin ». Rapporté par…..

 

Assya  la fille de Muzahim a demandé à Allah de la délivrer de pharaon, car elle était innocente de ses actions, et de la délivrer du peuple d’iniquité. Pharaon l’avait châtiée durement mais elle est restée patiente de sorte qu’Allah avait fait valoir sa demeure dans le jardin. Quand elle l’avait vu, elle avait souri : alors pharaon avait dit : « Ne vous étonnez-vous pas de sa folie ? Nous nous la châtions, tandis qu’elle, elle sourit ». Mais Allah a pris son âme et l’a protégé.

 

 

La femme de 'Imran  : la mère de Myriam

 

Allah  a dit :

 

{(Rappelle-toi) quand la femme de `Imrân dit : "Seigneur, je T'ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C'est Toi certes l'Audient et l'Omniscient} [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 35].

 

{Puis, lorsqu'elle en eut accouché, elle dit: "Seigneur, voilà que j'ai accouché d'une fille"; or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché! Le garçon n'est pas comme la fille. "Je l'ai nommée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni"} [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 36].

 

 

Tafsir Ibn Kathir  : La femme d’Imran , qui est la mère de Myriam , s’appelle Hanna fille de Faqudh Muhammad b.Ishaq. Elle était une femme stérile qui avait désirée avoir un enfant, après avoir vu un oiseau pondre un œuf. Pour cela, elle invoqua Allah , qui lui exauça sa demande. Quand elle s’assura qu’elle était enceinte de son mari, elle se tourna vers Allah et fit vœu de consacrer son enfant à l’adoration et au service du Temple de Jérusalem. A la fin de son vœu, elle reconnut que Dieu était Entendant de son invocation, Connaissant de son intention. Mais elle ne savait pas si elle portait un garçon ou une fille. Quand elle accoucha, elle dit qu’elle avait accouché d’une fille et que le garçon n’était pas comme la fille. Autrement dit, le garçon est plus fort que la fille pour persévérer et patienter dans l’adoration, et être constamment au service du Temple. Elle lui avait donné pour nom Myriam. Puis, elle avait demandé d’Allah le secours pour sa fille et sa progéniture (Issa), contre le mal de Satan. Allah exauça son invocation.

Il est rapporté que le prophète  a dit : « il n’existe pas de nouveau-né qui ne soit pressé une ou deux fois par Satan, excepté Issa  fils de Myriam et Myriam .

 

 

{Son Seigneur l'agréa alors du bon agrément, la fit croître en belle croissance. Et Il en confia la garde à Zacharie. Chaque fois que celui-ci entrait auprès d'elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d'elle de la nourriture. Il dit: "Ô Marie, d'où te vient cette nourriture?" - Elle dit: "Cela me vient d'Allah". Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter.} [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 37].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Allah , informe t-il a accepté Myriam  comme en fit sa mère, c'est-à-dire comme vœu consacré à Lui. Allah prit alors soin d’elle : Il la para d’une belle forme, lui fit profiter de la science, du bien et de la religion, en la rapprochant des adorateurs pieux. Cela est indiqué par le segment : « Et Il en confia la garde à Zacharie  ». Ibn Ishaq : Cela a été dû au fait que Myriam était orpheline. Un autre savant : cela a été dû au fait q’une année de disette frappa les fils d’Israël, amenant ainsi Zacharie  à prendre en charge Myriam .

Le premier avis ne rejette pas le second car avec l’une ou l’autre alternative, Allah a déposé Myriam  entre des mains sures, celles de Zacharie , pour qu’elle apprenne de lui la science considérable et actions de bienfaisance. Zacharie , rapporte t-on était le mari de la tante maternelle de Myriam . Selon d’autres, Zacharie  était le mari de la sœur de Myriam . Il est rapporté dans le sahih que « Jean et Issa  sont des cousins du côté des mères ». Un éclairage sur cette question peut être donné par le hadith du prophète  : « la tante maternelle tient lieu de mère ».

Zacharie  trouvait auprès de Myriam les fruits d’été en hiver, et les fruits d’hiver en été (Mujahid, Ikrima, as-Suddy). Ce phénomène inhabituel est une preuve des libéralités accordées aux saints. La sunnah nous raconte que le prophète  avait de nombreuses libéralités de ce genre.

Jabir rapporte qu’une libéralité s’était produite avec le prophète . En effet, celui-ci était resté des jours sans manger. Et comme il  ne trouvait rien à manger dans les appartements de ses épouses, il  alla chez sa fille Fatima . Là aussi, il ne trouva rien. Mais quand il  sortit, une voisine envoya à Fatima  deux pains et un morceau de viande. Elle les mit dans une écuelle, puis envoya son fils- al Hassan ou al Hussayn-  pour rappeler leur grand-père. Celui-ci revint en effet pour calmer sa faim. Fatima  apporta l’écuelle, la déposa devant lui et souleva le couvercle. A sa grande surprise, elle  la trouva pleine pain et de viande. Elle  sut immédiatement que c’était une libéralité de Dieu. Elle  louangea Dieu, fit des prières sur son envoyé. D’où as-tu cela, ô petite fille ? Lui demanda alors le prophète – ô père dit-elle « Cela me vient de Dieu". Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter ». Le prophète  louangea Dieu, puis dit : « Louange à Dieu : Il t’a fait, ô petite fille, semblable à la dame des Fils d’Israël. Car quand Dieu lui attribuait une chose et qu’on l’interrogeait sur l’origine, elle répondait : « Cela me vient de Dieu ". Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter ».

 

 

 

{(Rappelle-toi) quand les Anges dirent : "Ô Marie, certes Allah t'a élue et purifiée; et Il t'a élue au-dessus des femmes des mondes.}                                   [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 42].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Dieu informe le prophète sur le propos que, sur Son ordre, les anges avaient transmis à Myriam. Dieu , dit-Il, l’avait élue une première fois pour sa constance dans l’adoration, son abstinence et sa pureté, et Il avait élue une seconde fois pour sa majesté sur toutes les femmes des mondes. Le prophète, rapporte t-on, a dit : « Myriam fille de ‘Imran est la meilleure des femmes de son temps. Khadija fille de Khaylid est la meilleure de cette nation ». « Les meilleures des femmes des univers sont quatre : Myriam fille de ‘Imran, Assya la femme de Pharaon, Khadija fille de Khaylid, et Fatima fille de l’envoyé d’Allah .

Puis Allah informe que les anges avaient ordonné à Myriam de perdurer dans les prosternations, les prières et d’œuvrer dans l’accomplissement de ce qu’Il veut pour elle. Mujahid : Myriam priait à tel point que ses pieds enflaient, cela pour se conformer à Son ordre.

 

 

 

{(Rappelle-toi) quand les Anges dirent : "Ô Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part: son nom sera "Al-Masîh", "`Issâ", fils de Marie, illustre

ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah.}                                        [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 45].

 

{Elle dit: "Seigneur! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée?" - "C'est ainsi!" dit-Il. Allah crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement: "Sois"; et elle est aussitôt.}                            [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 47].

 

Tafsir Ibn Kathir  : La bonne nouvelle que les anges ont annoncée à Myriam est qu’elle aura un fils dû à une parole de Dieu venue. Pour créer Issa, Dieu lui dira : « Sois », et ainsi sera Issa, par la volonté de Dieu.

Il sera connu parmi les croyants sous le nom du Messie Issa fils de Myriam, parce qu’il n’a pas de père. Il sera illustre dans l’ici-bas et dans la vie dernière, ainsi que parmi les plus rapprochés de Dieu, du fait qu’il recevra la révélation. Il aura le privilège d’intercéder auprès de Dieu, au Jour de la résurrection. Il appellera dans ce monde à l’adoration de Dieu l’Unique, dans son enfance et quand il sera adulte. Enfin, il sera d’entre les saints, dans ses paroles et dans ses actions.

Myriam s’étonna de cette bonne annonce, puisqu’elle n’avait pas de mari et qu’elle n’avait pas l’intention de prendre de mari. Mais l’ange lui rapporta la décision de Dieu. Dans le cas de Issa , c’est une création à la semblance de Adam . Dieu mentionne cela pour ne laisser au doute aucune parcelle.

 

 

 

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 10:50

 

II - Les autres femmes exemplaires (suite...)

 

   feisl.jpg

 

Sarah   : la femme d'Ibrahim  

 

{Puis il alla discrètement à sa famille et apporta un veau gras.

Ensuite il l'approcha d'eux... "Ne mangez-vous pas?" dit-il.

Il ressentit alors de la peur vis-à-vis d'eux. Ils dirent: "N'aie pas peur". Et ils lui annoncèrent (la naissance) d'un garçon plein de savoir.

Alors sa femme s'avança en criant, se frappa le visage et dit: "Une vieille femme stérile..."

Ils dirent: "Ainsi a dit ton Seigneur. C'est Lui vraiment le Sage, l'Omniscient".} [Les ouragans sourate 51 : versets 26 à 30].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Les hôtes dont il est question dans ces versets sont Jibril , Michael  et Raphaël . Ils étaient arrivés chez lui sous la forme de beaux jeunes hommes qui éprouvaient une crainte respectueuse. Ibrahim leur apporta un veau gras (le meilleur de son bien) et les invita aimablement à manger en avançant le rôti. Ne les voyant pas manger le rôti Ibrahim dit : « n’allez-vous pas manger ? » ils répondirent : « Nous ne mangeons de repas qu’à un prix ? Pour cela, dit-il il y a en effet un prix et quel est son prix ?dirent-ils. Vous rappelez le nom de Dieu au début du repas et vous Le louangez à la fin. Sur ce Jibril  regarda Michaël et lui dit : « il est du droit de celuic-i que son Maître le prenne en tant qu’ami intime ». Quand Ibrahim  vit que ses invités ne mangeaient pas, il eut peur et le soupçon se mêla en lui à la crainte. Sarah dit : « que c’est étonnant pour nos invités, nous les servons nous même, pour les honorer, tandis qu’eux ne mangent pas de notre nourriture ! ». Ce verset montre une des bonnes manières pour recevoir un hôte. Alors les anges dirent : « n’aie pas peur ! Nous sommes envoyés au peuple de Loth pour les détruire ». Sur ce Sarah  éclata de rire à cette bonne nouvelle, car ces gens là étaient vraiment des fauteurs de dégâts généralisé, des dénégateurs endurcis.

A l’annonce de la nouvelle de la naissance, Sarah  cria avec une certaine vibration de la voix et se frappa le visage à la façon des femmes qui s’étonnent d’une chose insolite.

 

 

{Sa femme était debout, et elle rit alors; Nous lui annonçâmes donc (la naissance) d'Isaac, et après Isaac, Jacob.

Elle dit: "Malheur à moi! Vais-je enfanter alors que je suis vieille et que mon mari, que voici, est un vieillard? C'est là vraiment une chose étrange!"

Ils dirent: "T'étonnes-tu de l'ordre d'Allah? Que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions soient sur vous, gens de cette maison! Il est vraiment, digne de louange et de glorification!"} [Hud sourate 11 : versets 71 à 73].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Cette parole concernant la naissance d’Isaac  indique que l’offrande qui devra être sacrifiée est Ismaël  et non Isaac  car celui-ci a été annoncé par la bonne nouvelle, qui dit aussi qu’il sera le père de Yacoub . Si Isaac  petit était vraiment l’offrande désignée, comment alors il aurait plus tard son fils Yacoub , sachant que la promesse de Dieu est le Vrai qui ne peut être révisé ?

Lorsque les anges dirent : T'étonnes-tu de l'ordre d'Allah? : Ne t’étonne pas du décret de Dieu. Quand Allah veut une chose, Il dit Sois et elle est. Ne t’étonne donc pas de cela même si tu es vieille et que ton époux est un vieillard. Dieu est capable de tout ce qu’Il veut.

 

 

 

La femme de Zacharie    

Allah a dit :

{Je crains (le comportement) de mes héritiers après moi. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi, de Ta part, un descendant} [Myriam sourate 19 : verset 5].

Tafsir Ibn Kathir  : Zacharie  craignait un comportement malveillant de la part de sa parentèle, c’est pourquoi il implora Dieu de lui accorder un enfant qui serait un prophète après lui, et qui dirigerait son peuple au moyen de la prophétie. Zacharie  reçut une réponse positive, non pas parce qu’il craignait pour un quelconque héritage matériel, car un prophète est de plus grand rang pour s’occuper de choses matérielles ou de se soucier d’être hérité par une parentèle. Et puis, Zacharie  n’était pas riche : il était un simple menuisier qui vivait de son labeur.

Le prophète  a dit : «  Nous les prophètes on ne nous hérite pas ». Rapporté par …

 

{Et (Zacharie dit): "Ô mon Seigneur, comment aurai-je un fils, quand ma femme est stérile et que je suis très avancé en vieillesse?"} [Myriam sourate 19 : verset 8].

Tafsir Ibn Kathir  : Cela est un étonnement de la part de Zacharie . Après l’annonce de la bonne nouvelle, il fut très heureux, après quoi il demanda comment il aurait un garçon étant donné que sa femme était stérile et vieille, et lui vieillard. Alors l’ange lui transmit la réponse d’Allah  : « c’est pour Moi bien facile ».

 

Yoshébiid, la mère de Moussa

{ وَأَوْحَيْنَا إِلَى أُمِّ مُوسَى أَنْ أَرْضِعِيهِ فَإِذَا خِفْتِ عَلَيْهِ فَأَلْقِيهِ فِي الْيَمِّ وَلَا تَخَافِي وَلَا تَحْزَنِي إِنَّا رَادُّوهُ إِلَيْكِ وَجَاعِلُوهُ مِنَ الْمُرْسَلِينَ

 

{Et Nous révélâmes à la mère de Moïse (ceci): "Allaite-le. Et quand tu craindras pour lui, jette-le dans le flot. Et n'aie pas peur et ne t'attriste pas: Nous te le rendrons et ferons de lui un Messager".}[Le récit sourate 28 : verset 7].

Tafsir Ibn Kathir  : Pharaon, raconte t-on, abonda dans le meurtre des nouveau nés que les Coptes craignirent qu’ils s’occupassent des tâches difficiles après l’extermination des fils d’Israël. « Si la situation continue ainsi, dirent les coptes à Pharaon, leurs adultes risquent de mourir vieux, pendant que leurs enfants sont tués. Et alors leurs femmes ne pourront plus se charger des tâches de leurs hommes. Ce qui se répercuteraient sur nous ». Sur ce, Pharaon ordonna de tuer les nouveau-nés (mâles) une année et de laisser vivre les autres l’année suivante. Pour ce faire, Pharaon avait des sages femmes coptes qui inspectaient les maisons juives pour enregistrer le nom de toute femme qui tombait enceinte, ainsi que des agents qui venaient égorger les nouveau-nés garçons dès leur naissance. Ainsi, Aaron  naquit dans l’année où l’on épargnait les nouveau-nés mais Mussa  dans l’année où on les égorgeait. Durant toute la grossesse de la mère, ne s’aperçurent pas des symptômes, et quand Mussa  naquit, sa mère eut très peur pour lui. Elle eut pour lui un amour immense. Dieu inspira alors l’ordre de l’allaiter et de le jeter dans le fleuve. Elle, qui habitait au bord du Nil, prépara une bière et la laissa attachée à la rive. En cas, d’imminent danger, elle mettra son bébé dans l’embarcation, la laissera glisser à une certaine distance puisque retenue par une corde, puis la ramènera par la corde. Un jour, à l’approche de qui elle avait peur, elle installa son bébé dans la bière mais oublia par précipitation de mettre la corde. Ainsi l’embarcation glissa et s’en alla échouer près de la maison de Pharaon. Les servantes la récupérèrent et n’osèrent pas l’ouvrir : elles firent vite de la remettre à la femme de Pharaon, Assia fille de Muzâhim. La bière ouverte devant elle, elle trouva un très beau bébé. Dieu fit en sorte qu’elle l’aima, cela pour son bonheur mais aussi pour le malheur de son époux.

 

Zulikha, épouse de « al ‘aziz » intendant d’egypte (amoureuse de yussuf) 

{Et celui qui l’acheta était de l’Egypte. Il dit à sa femme : «Accorde lui une généreuse hospitalité. Il se peut qu’il nous soit utile ou que nous l’adoptions comme notre enfant.» Ainsi avons-nous raffermi Joseph dans le pays et nous lui avons appris l’interprétation des rêves. Et Allah est souverain en Son Commandement : mais la plupart des gens ne savent pas.

Et quand il eut atteint sa maturité Nous lui accordâmes sagesse et savoir. C’est ainsi que nous récompensons les bienfaisants.

Or celle [Zulikha] qui l’avait reçu dans sa maison essaya de le séduire. Et elle ferma bien les portes et dit : «Viens, (je suis prête pour toi !)» - Il dit : «Qu’Allah me protège ! C’est mon maître qui m’a accordé un bon asile. Vraiment les injustes ne réussissent pas».

Et, elle le désira. Et il l’aurait désirée n’eût été ce qu’il vit comme preuve évidente de son Seigneur. Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus.} [Youssef sourate 12 : versets 21 à 24].

Tafsir Ibn Kathir  : Dieu informa sur Son indulgence pour Youssuf  de telle sorte que l’acheteur de ce dernier prit soin de lui et qu’il recommanda à sa femme de bien l’entretenir. Cet acheteur était en quelque sorte le premier ministre d’Egypte, qui selon Ibn Abbâs , s’appelait Gatfir et était responsable des entrepôts de l’Etat. A cette époque là le roi d’Egypte était Ar-Rayan b.al-Walid un Amaliq.

 


{Et tous deux coururent vers la porte, et elle lui déchira sa tunique par derrière. Ils trouvèrent le mari [de cette femme] à la porte. Elle dit: «Quelle serait la punition de quiconque a voulu faire du mal à ta famille, sinon la prison, ou un châtiment douloureux?»

[Joseph] dit: «C’est elle qui a voulu me séduire». Et un témoin, de la famille de celle-ci témoigna: «Si sa tunique [à lui] est déchirée par devant, alors c’est elle qui dit la vérité, tandis qu’il est du nombre des menteurs.

Mais si sa tunique est déchirée par derrière, alors c’est elle qui mentit, tandis qu’il est du nombre des véridiques».

Puis, quand il (le mari) vit la tunique déchirée par derrière, il dit: «C’est bien de votre ruse de femmes! Vos ruses sont vraiment énormes!

Joseph, ne pense plus à cela! Et toi, (femme), implore le pardon pour ton péché car tu es fautive».} [Youssef sourate 12 : versets 25 à 29].



Tafsir Ibn Kathir  : Youssuf  refusa la proposition de la femme et prit la fuite. La femme ne s’avouant pas vaincue, elle le poursuivit, pour le retenir. Elle le retint par la chemise, de sorte qu’elle la lui déchira par derrière. Quand tous deux trouvèrent son maître à elle (c'est-à-dire son mari) devant la port, la femme fit vite de renverser les rôles, pour qu’elle se sauvât. Elle accusa Youssuf  de tentative d’adultère, et alla même jusqu’à proposer de le jeter en prison ou de le rosser de coups durs. Là, Youssuf  se défendit et déclara son innocence. « C’est elle qui me suivait, m’a retenu par la chemise jusqu’à la déchirer ». Un témoin de sa famille à elle intervint alors pour dire en substance : « ce qu’elle dit aurait été vrai si la chemise était déchirée par devant. Dans ce cas, c’est elle qui ne voulait pas de lui et l’aurait repoussé. Mais la chemise est bien déchirée par derrière. Donc c’est elle qui aurait essayé de le retenir ». Qui était ce témoin ? Selon un premier avis, ce témoin était un adulte qui avait une barbe, un rapproché du roi. Selon un deuxième avis, ce témoin était un petit gamin encore dans le giron. Ainsi donc quand l’époux s’assura des faits réels, il demanda à Youssuf  de passer là-dessus et de ne rien dire de ce qui s’était passé à personne, il ordonna à sa femme de demander pardon pour son méfait. Cette façon de dénouer le problème montre bien que le roi était indulgent et poli, car il savait que sa femme avait vu chez Youssuf  ce devant qui personne en pouvait retenir son admiration.

 

 

 

 

{Et dans la ville, des femmes dirent: «la femme d’Al-Aziz essaye de séduire son valet ! Il l’a vraiment rendue folle d’amour. Nous la trouvons certes dans un égarement évident.

Lorsqu’elle eut entendu leur fourberie, elle leur envoya [des invitations,] et prépara pour elles une collation; et elle remit à chacune d’elles un couteau. Puis elle dit: «Sors devant elles, (Joseph!)» - Lorsqu’elles le virent, elles l’admirèrent, se coupèrent les mains et dirent: «A Allah ne plaise! Ce n’est pas un être humain, ce n’est qu’un ange noble!»

Elle dit: «Voilà donc celui à propos duquel vous me blâmiez. J’ai essayé de le séduire mais il s’en défendit fermement. Or, s’il ne fait pas ce que je lui commande, il sera très certainement emprisonné et sera certes parmi les humiliés».

Il dit: «Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants» [des pécheurs].

Son Seigneur l’exauça donc, et éloigna de lui leur ruse. C’est Lui, vraiment, qui est l’Audient et l’Omniscient.} [Youssef sourate 12 : versets 30 à 34].

 

Tafsir Ibn Kathir  : La rumeur fit circuler en ville l’histoire de la femme de Al ‘Aziz avec  Youssuf , de sorte qu’on en parlait y compris les femmes des grands et des notables, qui dirent : la femme de Al ‘Aziz s’est égaré en aimant son servant et en le sollicitant de sa personne. Ibn Ishâq : ces femmes aimèrent voir Youssuf , quand elles furent informées de sa beauté phénoménale alors elles dirent cela pour parvenir à leur dessein de le voir. La femme de Al ‘Aziz les invita effectivement à un festin…et après avoir mangé, les invités attendirent l’assouvissement de leur curiosité. Le plan de la maîtresse était déjà en marche. Elle donna à chacune un couteau, pour couper les fruits, puis ordonna à Youssuf  de se montrer à elles.

 

 

A la vue de sa beauté, les invités se tailladèrent les mains en croyant couper les fruits tellement sa beauté était indescriptible. Les femmes dirent : «ce n’est pas un humain : ce ne peut être qu’un ange sublime ! », puis s’adressèrent à leur hôtesse : « après ce que nous venons de voir, nous n’avons pas à te blâmer ». Car elles avaient bien vu une beauté incomparable. En effet, il est rapporté que lors de son voyage nocturne, le prophète  était passé près de Youssuf , dans le troisième ciel, et qu’ensuit il avait dit au sujet de Youssuf  : « il lui a été donné une part de la beauté ». La beauté de Youssuf  était pour la femme de Al ‘Aziz un argument solide pour qu’on mérite d’être excusé. Youssuf  a été explicitement menacé d’être emprisonné mais sa réponse fut claire : « Mon maître, j’aime mieux la prison que ce à quoi elles m’invitent (à l’adultère) ».

 

Le prophète  selon Abou Houreira  a dit : « Il y a sept individus à qui Dieu fera ombrage de Son ombrage, le jour où il n’y aura que Son ombre (entre autres) l’homme qui invite une femme de rang et de beauté mais à qui il dit Moi je crains Dieu… ». Rapporté par Al Boukhari

 

 

 

 

La femme de Loth

 

{Or, Nous l'avons sauvé, lui et sa famille, sauf sa femme qui fut parmi les exterminés.} [Les murailles sourate 7 : verset 83].

 

Tafsir Ibn Kathir  : La femme de Loth était du nombre des dénégateurs : elle leur était acquise, elle espionnait son époux pour eux, elle les pourvoyait en informations sur les invités qui venaient à la maison. C’est pourquoi quand Loth ordonna à sa famille qu’il allait quitter de nuit la cité, il commanda de ne rien dira à sa femme, pour qu’elle resta seule. En revanche un autre avis dit qu’elle était sortie avec lui mais qu’elle fut atteinte par ce qui atteignit les autres, lorsqu’elle se retourna pour voir le châtiment qui s’abattait sur la cité. Cependant, le contexte de ce verset indique qu’elle n’était pas sortie de la ville.


Les filles de Loth

Allah  a dit :

{Il dit : " Voici mes filles si vous voulez faire (quelque chose)} [Al-Hijr sourate 15 : verset 71].

Tafsir Ibn Kathir  : Ce segment oriente les dénégateurs vers leurs femmes. Mais ces derniers étaient inconscients du destin et de l’épreuve qui les attendait.

 

{Quant à son peuple, ils vinrent à lui, accourant. Auparavant ils commettaient de mauvaises actions. Il dit: "Ô mon peuple, voici mes filles: elles sont plus pures pour vous. Craignez Allah donc, et ne me déshonorez pas dans mes hôtes. N'y a-t-il pas parmi vous un homme raisonnable?". Ils dirent: Tu sais très bien que nous n'avons pas de droit sur tes filles. Et en vérité, tu sais bien ce que nous voulons"} [Hud sourate 11 : versets 78-79].

Tafsir Ibn Kathir  : Allah  informe sur l’arrivée des anges chez Loth , après qu’ils ont fait la communication à Ibrahim . Les anges arrivèrent en tant que deux beaux jeunes hommes. Cela était sûrement dû à une sagesse de Dieu. Le prophète Loth  craignit qu’un de son peuple les invitât, pour leur nuire. Qatâda : les anges vinrent à Loth  alors qu’il se trouvait sur des terres à lui. Ils se firent invités. Loth  eut honte (quand même il les invita) et les devança sur le chemin. Sur le chemin, il leur parla de la façon de quelqu’un qui voudrait qu’ils retournassent sur leurs pas : « je ne connais pas sur terre d’habitants d’une cité plus scélérats que ces habitants là » puis il marcha un peu devant, puis il leur répéta cela, si bien qu’il l’avait repris quatre fois. Mais les anges avaient déjà l’ordre de les anéantir…

As-Suddy : les anges quittèrent Ibrahim  et se dirigèrent vers la cité de Loth . Ils atteignirent la rivière de Sodom au milieu de la journée. Là, ils rencontrèrent la fille de Loth  en train de prendre de l’eau. « Ô fille, dirent-ils, y a-t-il une maison par là ? – Restez là où vous êtes, dit-elle jusqu’à ce que je revienne ». Ainsi elle se mit à l’écart de son peuple, et alla trouver son père : « O père, dit-elle, (vite !) va trouver des jeunes à la porte de la ville ! jamais je n’ai vu de visages aussi beaux !  vite avant qu’ils ne soient pris par ton peuple ! ». Ce peuple avait interdit à Loth  de recevoir le moindre invité. Mais Loth  fit venir chez lui les invités. Personne ne sut leur entrée, sauf sa famille. Alors sa femme s’en alla informer son peuple sur la présence des invités. C’est ainsi que ce peuple (scélérat) afflua vers la maison de Loth . Le peuple de Loth  alla à la maison, en courant dans la joie. Ce segment révèle bien que ces gens s’adonnaient au vice, jusqu’à la venue du châtiment. Les segment concernant les filles de Loth  oriente en vérité ces pervers à leurs femmes car le prophète a le rang du père par rapport à son peuple ; il guide les siens à ce qui leur est bénéfique dans cette vie et dans la vie dernière. Mûjahid : Loth  ne parlait pas de ses filles mais plutôt de celles de son peuple. Loth  leur enjoint d’accepter ce qu’il leur recommande. N’y a-t-il pas parmi vous un homme de bien qui accepterait ce que je recommande, et abandonnerait ce que je proscris ? Mais son peuple de lui répondre : tu sais bien que nous n’avons aucun penchant envers nos femmes, et tu sais bien aussi que notre dessein se trouve chez les mâles, alors ce n’est pas la peine de nous ressasser cela !

 

Balkis  : la reine de Saba

Allah  dit :

{Mais elle n'était restée (absente) que peu de temps, et dit: "J'ai appris ce que tu n'as point appris; et je te rapporte de Saba' une nouvelle sûre

 

J'ai trouvé qu'une femme est leur reine, que de toute chose elle a été comblée et qu'elle a un trône magnifique.

Je l'ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d'Allah. Le Diable leur a embelli leurs actions, et les a détournés du droit chemin, et ils ne sont pas bien guidés.} [Les fourmis sourate 27 : versets 22 à 24].

Tafsir Ibn Kathir  : Allah  raconte ce qui se passa entre la huppe et Salomon . En effet, après une absence de eu de temps, la huppe retourna auprès de Salomon  et lui dit qu’elle lui apportait des nouvelles sur les rois du Yémen (les Saba’), nouvelles encore inconnues de Salomon  et ses soldats. La reine dont il s’agit est, selon al-Hassan, Balqis fille de Charahil, dont le royaume avait existé à  Ma’rab, non loin de Can’â. La reine avait à son service toutes les dispositions dont a besoin un roi puissant, possédait un trône paré d’or, d’émeraudes et de perles. Selon les historiens, ce trône était placé dans un palais magnifique qui avait 360 fenêtres sur sa façade est et autant sur sa façade ouest, pour permettre l’entrée du soleil matin et soir. C’est pourquoi la huppe a dit : «Je l'ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d'Allah. Le Diable leur a embelli leurs actions, et les a détournés du droit chemin, et ils ne sont pas bien guidés ».

 

{On lui dit: "Entre dans le palais". Puis, quand elle le vit, elle le prit pour de l'eau profonde et elle se découvrit les jambes. Alors, (Salomon) lui dit: "Ceci est un palais pavé de cristal". - Elle dit : "Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même: Je me soumets avec Salomon à Allah, Seigneur de l'univers".} [Les fourmis sourate 27 : verset 44].

Tafsir Ibn Kathir  : Ce verset présuppose que Salomon  avait d’abord ordonné aux djinns la construction du palais en verre et de faire courir dessous de l’eau. Le parterre en verre était tellement transparent qu’on croirait que l’eau n’était pas isolée. Donc elle avait été invitée pour voir un royaume plus puissant que le sien. Puis, quand elle rencontra Salomon , ce dernier la convia à l’adoration de Dieu l’Unique, lui reprocha l’adoration du soleil. Alors, elle se soumit, en disant : "Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même: Je me soumets avec Salomon à Allah, Seigneur de l'univers".

 

Asma Bintou abou Bakr, la soeur de Aicha  

 

 

لَا يَنْهَاكُمُ اللَّهُ عَنِ الَّذِينَ لَمْ يُقَاتِلُوكُمْ فِي الدِّينِ وَلَمْ يُخْرِجُوكُمْ مِنْ دِيَارِكُمْ أَنْ تَبَرُّوهُمْ وَتُقْسِطُوا إِلَيْهِمْ إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الْمُقْسِطِينَ




{Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables.}. [L’éprouvé sourate 60 : verset 8].

Tafsir Ibn Kathir  : Allah ne vous interdit pas de bien agir et de faire preuve d’équité avec les dénégateurs qui ne vous combattent pas, tels que les faibles et les femmes d’entre eux. Asma  fille d’Abu Bakr : « ma mère, qui associait d’autre divinité à Allah  lors de la trêve de Quraych, arriva. Alors je suis allée trouver le prophète  et je lui ai dit : Ô envoyé d’Allah, ma mère vient d’arriver, et elle désire rétablir les liens. Est-ce que j’établis les liens avec elle ? Il a dit : « Oui, établis les liens avec ta mère ». Allah aime les équitables : selon le hadith « les équitables seront sur des chaires de lumière situées à droite du Trône ».

 

 

 

Khawlah bint Tha`labah

 

 

{Allah a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi à propos de son époux et se plaignait à Allah. Et Allah entendait votre conversation, car Allah est Audient et Clairvoyant.}[La discussion sourate 58 : verset 1]

 

 

Tafsir Ibn Kathir  : Aîcha : « Béni soit celui dont l’ouïe peut contenir toute chose ! J’écoutais le propos de Khawlah fille de Tha’labah, et il m’en échappait aussi. Elle se plaignait de son époux à l’envoyé  disant : Ô envoyé d’Allah ! Il a mangé mes biens, il a consumé ma jeunesse, je lui ai disséminé mon ventre. Et voilà ! Quand mon âge a grandi et que je ne donne plus d’enfant, il porte contre moi l’anathème du dos *. Dieu ! C’est vers Toi que j’élève ma plainte. « Je ne me suis pas encore retirée que Jibril  descendit avec ce verset ». Son époux est Aws b.aç-Camit.

 

 

{Ceux d'entre vous qui répudient leurs femmes, en déclarant qu'elles sont pour eux comme le dos de leurs mères... alors qu'elles ne sont nullement leurs mères, car ils n'ont pour mères que celles qui les ont enfantés. Ils prononcent certes une parole blâmable et mensongère. Allah cependant est Indulgent et Pardonneur.

 

Ceux qui comparent leurs femmes au dos de leurs mères puis reviennent sur ce qu'ils ont dit, doivent affranchir un esclave avant d'avoir aucun contact (conjugal) avec leur femme. C'est ce dont on vous exhorte. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites}. [La discussion sourate 58 : versets 2-3].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Khawlah fille de Tha’labah : « Par Dieu ! C’est à propos de moi et de Aws b.aç-Camit qu’Allah a fait descendre le début de la sourate « La discussion ». J’étais sa femme, et il était devenu un vieillard au mauvais caractère. Un jour, il est venu à moi, je lui ai répliqué avec quelque chose, il s’est mis en colère et a dit : « Désormais, pour moi tu es aussi interdite que le dos de ma mère ! ». Puis, il est sorti. Il est resté une heure dans le cercle de son peuple, puis il est revenu à moi. Et voilà qu’il me voulait. Je lui ai dit que non ! Par ce lui qui détient mon âme dans Sa main ! Tu ne m’aborderas pas, alors que tu as dis ce que tu as dis, que lorsque Dieu , ainsi que Son envoyé , prononce Son jugement sur notre affaire ». Il s’est élancé sur moi mais je l’en ai empêché avec ce que la femme peut vaincre un vieillard faible. Je l’ai donc repoussé. Après quoi, je suis allée chez une voisine pour emprunter un vêtement. Puis, je suis sortie et je suis allée trouver l’envoyé . Je lui ai dit ce que j’avais subi de mon mari, je me suis plainte à lui de son mauvais caractère que je subissais. L’envoyé  dit alors : « O Khawlah ! C’est le fils de ton oncle, un vieillard d’un âge avancé, en lui prémunis-toi envers Allah ». Par Dieu, je n’ai pas quitté les lieux qu’un passage du Qur’an descendit à mon sujet. L’envoyé  a été couvert de ce qui le couvrait d’habitude. Et, retrouvant le repos, il  m’a dit : « O Khawlah, Allah a fait descendre un passage du Qur’an sur ton compagnon et toi ». Après quoi, il m’a récité « Allah a bien entendu la parole… ».

 

* L’anathème du dos est une pratique de l’époque du paganisme consistant à dire une formule pour répudier la femme. Quand on voulait répudier sa femme, on lui disait : « Désormais, pour moi tu es aussi interdite que le dos de ma mère ! ». L’anathème du dos était donc synonyme de divorce : alors Dieu a donné une autorisation de ne pas divorcer suite à la prononciation de cette formule, en instituant l’expiation.

 

 

 

La femme d’Abou Lahab

 

{…de même sa femme, la porteuse de bois…} [La corde sourate 111 : verset 4].

Tafsir Ibn Kathir  : La femme d'abu Lahab était l’une des femmes les plus influentes de Quraych, elle était connue par son surnom Umm Jamil. Son vrai nom était Arwaa bint harb ibn omayya, elle était la soeur d'abu Sufyan. Elle soutenait son mari dans sa mécréance et son obstination. Le jour de la résurrection, elle servira comme aide dans le châtiment de son mari. Elle apportera du bois et le jettera dans le feu pour l’attiser.

{…à son cou, une corde de fibres} [La corde sourate 111 : verset 5].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Mujâhid dit qu'il s'agit de fibre de palmier du feu. Al Oufi rapporte qu'ibn Abbas, 'Atiyya al jadali, az-Zahhâk et ibn Zayd disent qu'elle jetait des épines sur le chemin du messager d'Allah . Al Jawhari dit qu' al masad en arabe signifie les fibres et qu'il s'agit d'une corde de fibres ou de feuilles de palmier. Cette corde peut aussi être fabriquée de peau ou de fourrure de chameaux. Il est dit en arabe que les expressions arabes masadtoul habla et amsadouhou masdan signifient enrouler la corde en la serrant très fort.

Mujâhid dit que le segment « … à son cou, une corde de fibres » signifie un collier en fer et que les arabes appelaient la bobine de corde un masad.

Lorsque cette sourate fut révélée, la femme de Abou Lahab Umm Jamil sortit de chez elle une pierre à la main en disant : "il critique notre père, sa religion, nous méprise et son commandement est de nous désobéir"

Le messager d'allah  était à ce moment là dans la mosquée de la kaaba avec Abou Bakr . Quand Abou Bakr  la vit il dit au messager d'Allah  "je craint qu'elle ne te voie" et le Prophète  lui répondit : "certes, elle ne me verra pas" puis récita un peu de Qur'an car Allah dit :

{Et quand tu lis le Qur'an, Nous plaçons, entre toi et ceux qui ne croient pas en l'au-delà un voile invisible.} [Le voyage nocturne sourate 17 : verset 45].

 


Elle s'approcha d'Abu Bakr , mais ne vis pas le messager d'Allah  et dit "yâ Abu Bakr, j'ai été informé que ton ami fait de la poésie contre moi" et Abu Bakr  lui répondit : "non, par le seigneur de cette maison (la kaaba) il ne te diffame point. Elle se retourna alors en disant " oui, kouraysh sait que je suis la fille de leur chef".

 

Oum-Charik El-assadia El Aâmiria

 


De son vrai nom Aâzba bint djabir, fils de Hakim, épouse d'Abi el Aâskar Eddoussi. Elle embrassa l'Islam à Mecca et devint porteuse de la bonne parole. Elle se présentait chez les femmes de Quraysh en secret afin de les exhorter, jusqu'au jour où elle fut découverte, par les mécréants qurayshites. Ils l'arrêtèrent et la remirent entre les mains de sa famille.

 

Son mari émigra seul à Médine et la laissa à la Mecque. Ses parents arrivèrent à Mecca et lui demandèrent si elle était de la religion de Mouhammad , elle répondit : "par Allah, oui je suis de sa religion.". Ils dirent : " très certainement par dieu nous allons te supplicier de la manière la plus atroce qui soit."


Aâzba dit : " Ils m'emmenèrent avec eux, loin de nos habitations, dont nous étions sur le point d'achever la construction. Ils cherchèrent une autre contrée. Ils me portèrent sur un dromadaire vieux et lent, ce fut le plus pitoyable et le plus gros de leur monture. Il n'y avait rien sous moi, je ne mangeais que du pain et du miel me privant ainsi d'eau. Lorsque le soleil arriva à son zénith et la chaleur devint insupportable, ils s'arrêtèrent et plantèrent leurs tentes, me laissant sous le soleil de plomb.

 

Je perdis connaissance. Ils m'abandonnèrent dans cet état pendant 3 jours et 3 nuits. Le quatrième jour, ils vinrent vers moi et me demandèrent: " renie la religion de muhammad ." Ils répétèrent sans cesse leur réquisition. Ensuite, je ne comprenais point ce qu’ils me disaient, sauf des locutions à la suite de paroles. Je levais le doigt vers le ciel en récitant la formule : " Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah."


Je jure par Allah, que je restai constante, jusqu'à ce que je sente la fraîcheur d'un seau sur ma poitrine. Je l'ai pris et d'un seul trait j'ai étanché ma soif. Ensuite, on me l'a retiré, je l'ai suivi du regard, et je constatai qu’il était suspendu entre ciel et terre et sans rien pour le prendre.

Après maints efforts, je n'ai pu l'atteindre. Ensuite, il et revenu vers moi, afin que je puisse d'un seul trait encore m'abreuver de nouveau. Il se retira de nouveau, toujours entre ciel et terre, sans rien pour le retenir, Il descendit, pour la troisième fois dans ma direction, je le repris et d'un seul trait, je me désaltérais jusqu'à satiété. Ensuite, je me suis versée de l'eau sur la tête, le visage et sur mes vêtements pour me rafraîchir.


Les membres de ma famille sortirent et, me voyant mouillée, me demandèrent: " D'ou te vient cette eau, ô ennemie de Dieu?", je leur répondis : "l'ennemi de Dieu est autre que moi. C'est celui qui s'insurge contre sa religion. Quant à votre question, qui m'a offert l'eau ? C'est de la part d'Allah, Il m'a gratifiée de sa bienfaisante mansuétude. Ils partirent en courant avertir le reste de la famille. Ils arrivèrent tous ensemble, pour constater que j'étais encore mouillée."
"Ils embrassèrent tous l'Islam et se dirigèrent vers Médine. Là, ils optèrent pour l'Islam entre les mains du Messager d'Allah , qui fut au courant de mon obligeance vis-à-vis d'eux et de ce qui m'est arrivée comme miracle."

Oum charika se présenta au Prophète  et lui dit : « je voue ma vie à toi et je te l'offre". Le prophète  l'accepta. Allah dit :

 


{…ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle: c'est là un privilège pour toi, à l'exclusion des autres croyants. Nous savons certes, ce que Nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu'ils possèdent, afin qu'il n'y eût donc point de blâme contre toi. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.}[Les coalisés sourate 33 : verset 50]

 

Tafsir Ibn Kathir  : Il est licite pour le prophète  d’épouser, s’il le veut la croyante qui fait dont de sa personne sans demander de dot. Une femme, rapporte  t-on, était venue trouver l’envoyé  et lui avait dit : « O envoyé d’Allah, je te fais don de ma personne ». Sur ce, elle était restée longtemps à attendre, après quoi un homme se leva pour dire : « O envoyé d’Allah, donne la moi en mariage, si tu n’as pas quelque besoin avec elle ». L’envoyé d’Allah  lui dit : « As-tu une chose à lui donner en dot ? ». L’homme dit : « Je n’ai que mon voile-ci ». L’envoyé  dit : « Si tu lui donnes ton voile, tu resteras sans voile pour toi. Alors cherche quelque chose d’autre ». L’homme chercha effectivement mais ne trouva rien. Alors l’envoyé  lui dit : « As-tu avec toi quelque chose du Qur’an ? L’homme répondit qu’il connaissait telle sourate et telle sourate. Je te la donne en mariage avec ce que tu as du Qur’an ». Aïsha  : Celle qui a fait don de sa personne au prophète  est Khawla fille d’al Hakim. Et puis, il n’y a pas que celle là qui a fait don de sa personne au prophète  : il y  en a beaucoup d’autres. Mais selon Ibn Abbas , aucune d’elles n’a été son épouse, car cela dépend de sa volonté, étant donné que Dieu lui dit « à condition que le prophète veuille bien la prendre en mariage ».

La femme qui fait don de sa personne au croyant n’est pas licite, en dehors du prophète . Elle ne peut être licite au croyant que s’il donne quelque chose comme dot.

Les obligations imposées au croyant (4 épouses d’entre les femmes libres, les épouses qu’il veut d’entre les captives, la dot, le tuteur, les témoins), rien de cela n’est imposé au prophète .

 

 

 

 

Sources :

 

Le Qur’an

La sunnah du prophète

Le Tafsir de Ibn Kathir

Le site le blog les nobles caractères (Texte de Cheikh Abdel-Mouhsine Al-Qaassim)

Le site Al Baida

 

 

 

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 16:30

La femme musulmane n'est pas cette femme vulgaire qui fait office de mode. L'a voila


Pour des lèvres attrayantes, utilisez les mots les plus doux,
Pour de beaux yeux, cherchez le bien dans votre entourage.
Pour un visage mince, partagez votre nourriture avec le pauvre.
Pour des cheveux soyeux, laissez un enfant y passer ses doigts une ou deux fois par jour.
Pour l'équilibre, marchez avec la certitude que vous ne marcherez jamais seul.
La famille et les amis doivent être traités avec le plus grand soin et beaucoup d'amour.



Ne jamais jeter quiconque dehors .

Rappelez-vous, si vous avez besoin d'une main aidante, vous en trouverez une à l'extrémité de votre bras. Car en vieillissant, vous découvrirez que vous avez deux mains, une pour s'aider, une autre pour aider les autres.

La beauté d'une femme n'est pas dans les vêtements qu'elle porte, ni dans son physique, ni dans la manière de se coiffer les cheveux. La beauté d'une femme doit être vue dans ses yeux, car c'est la porte de son coeur, l'endroit où réside l'amour.

La véritable beauté d'une femme est reflétée par son âme. C'est la chaleur qu'elle donne affectueusement, la passion qu'elle montre.

Et finalement, la beauté d'une femme, avec les années, ne cesse de croître.
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