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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 11:53

       LES FELICITATIONS
   DE FIN
     DE RAMADHAN       

 

 

Al-Imâm SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah

 


QUESTION :


Concernant les félicitations de la fête « al-’Aîd », est-il de Sounnah pour les gens de dire : « ’Aîdaka Mubârak » ou ce qui peut ressembler à cela ? Y-a-t-il un fondement dans la Charî’ah pour cela ou pas ? Et s’il existe un fondement dans la Charî’ah en cela, que devrions-nous dire ?

REPONSE :

De ce qui peut-être dit comme félicitations le jour de la fête de « al-’Aîd » les uns envers les autres, il y a :

تقبل الله منا و منكم و أحاله الله عليك

 

« Taqabal-Allâh minnâ wa minkoûm wa Ahâlahu Allâh ’alayk »



Et ce qui peut ressembler à cela. Et cela a été rapporté par un groupe des compagnons [as-Sahâbah], qui eux ont fait de la sorte, et c’est sur la base d’un texte précis des Imâms, comme l’Imâm Ahmad et d’autres.

Ceci dit, l’Imâm Ahmad a dit :

« Moi je ne devance [dans les félicitations] personne, si une personne commence [à me féliciter], je lui réponds. Dés lors, répondre à la salutation est une obligation [wâdjib]. Quant à commencer les félicitations, il n’y a pas dans la Sounnah d’obligation pour cela. Et il n’y a pas aussi, d’interdiction pour cela [ces félicitations]. La personne qui le fait, a un modèle à suivre [un exemple], et la personne qui le délaisse [dire les félicitations], a un modèle à suivre ».

Wa Allâhu A’Lam.

Madjmu’ al-Fatâwa d’Ibn Taymiyyah, vol-24 p.138

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 12:29

Jugement de l'islam concernant le délaissement de la prière de L'Aid

 

 

 


بسم الله الرحمن الرحيم


Question:

Est il permit au musulman de délaisser sans raison la prière de L'Aid? Et est-il permis d'empêcher la femme de l'accomplir avec les gens?

Réponse :


Pour de nombreux savants, la prière de l'Aid est "fard kifaya" (obligation collective) et donc le délaissement est permis pour une partie des musulmans. Toutefois y assister et y participer avec leurs frère musulmans est une Sounnah Mû'kkada (recommandée).

Il ne convient donc pas de la délaisser, si ce n'est pour une raison valable.

D'autres savants, quant à eux, jugent que cette prière est "fard aine" (obligation individuelle), au même titre que la prière du vendredi. Donc, qu'il n est pas permis aux personnes responsables parmi les hommes libres et résidents, de la délaisser.
Ce point de vue est ce qui se révèle, compte tenu des preuves, être le plus proche de la vérité.


Il est sounnah que les femmes assistent à cette prière, en faisant attention de porter le voile (hijab) , et ne pas découvrir une quelconque partie de son corps, et de ne pas se mettre de parfum, conformément à ce qui a été rapporté par "ummu 'atîyya" dans les deux sahih :


"Nous reçûmes l'ordre de sortir pour les deux fêtes, les femmes impubères et celles qui ont leur menstrues, afin qu'elles assistent à une réunion pieuse et aux invocations des musulmans. Les femmes ayant leurs menstrues se tenaient a l'écart du lieu de prière ...." Dans une autres version une femme dit au Prophète  : ô Envoyé d'Allah, une d'entre nous n'a pas de manteau (jilbeb) pour sortir. Il répondit : "que sa sœur la revête de son manteau (jilbeb) "

Pas de doute que cela confirme la permission qu'ont les femmes de sortir pour la prière des deux Aid afin d'assister à cette réunion pieuse et aux invocations des musulmans. Et Allah est le seul détenteur du succès.
Cheikh Ibn Baz

 


 

 

Question :

La prière de l’ Aîd est-elle obligatoire pour la femme ? Si oui doit-elle l'accomplir à la Maison ou à la Mosquée ?

Réponse :

La prière de la Aîd n'est pas obligatoire pour la femme, elle est plutôt une Sunnah [très Recommandé]. Elle accomplit cette prière avec les musulmans dans leur lieu de prière car c'est ce que le messager d'Allah  a ordonné aux femmes.

Sources : Majmou Fatawa Lajna Daîma Vol 8 p 284

 

 


 

 


Question :

Quel est le mieux pour une femme, sortir à la prière de « al-‘Aîd » ou rester à la maison ?

Réponse :

Il est meilleur qu’elle sorte pour la prière de « al-‘Aîd », parce que le prophète  a commandé que les femmes sortent à la prière de « al-‘Aîd », jusqu’aux fillettes et aux vierges adolescentes – c’est-à-dire, les femmes qui d’habitude ne sortent pas. Il leur a commandées de sortir, en dehors de celles qui se trouvent en période de menstrues, à qui il a demandé de sortir mais en se gardant éloignées du lieu de prière [Rapporté par al-Bukhârî et Muslim] de « al-‘Aîd ».

 

Les femmes en période de menstrues doivent ainsi sortir avec les autres femmes pour al-‘Aîd, mais elles ne doivent pas entrer dans le lieu de prière [al-Mousallah], car le lieu de prière de « al-‘Aîd » prend le statut d’une mosquée, et il n’est pas permis qu’une femme en période de menstrues reste dans la mosquée, mais il lui est permis de passer à travers [la mosquée] ou d’aller prendre quelque chose dont elle aurait besoin, sans y rester.

Sur cette base nous disons :
les femmes doivent sortir à la prière de « al-‘Aîd » et rejoindre ainsi les hommes dans cette prière, en raison du bien, des exhortations et invocations qu’elles peuvent y faire.

 


Madjmu’ Fatâwa de Sheikh Ibn Uthaymîne , vol-16 p.210-211

 

 

 

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 11:57

L'objectif et les bienfaits recherchés derrière la pratique du Jeûne par l’Imâm « l’ascète » Ibn Qayyim al-Djawziyyah


L’objectif visé dans la pratique du jeûne est de retenir son âme de [ses] désirs et de la prévenir de ces choses qui lui sont bien-aimées, dans le but de contrôler la force de l’âme, afin qu’elle puisse atteindre ce qui se trouve [dans le jeûne] comme succès et joie pour l’âme.
[Et ce qui est recherché encore] à travers le jeûne, c’est le fait de casser sa faim et sa soif, ce qui est un moyen de rappel quand à la situation de l’affamé parmi les nécessiteux [al-Massâkîn].
[À travers le jeûne] on restreint le passage du Chaytân [Satan] à l’intérieur de l’adorateur [d’Allâh] en restreignant le passage de la nourriture et de la boisson. Aussi, cela empêche la force des membres de prendre aise à des choses qui lui cause du tort dans cette vie d’ici-bas et celle de l’au-delà. Et le jeûne immobilise les membres du corps contre cela ainsi que toute force contre les caprices.

Et le jeûne est la bride [les rênes] de ceux qui craignent Allâh, et le bouclier des guerriers, un jardin pour les serviteurs vertueux et les rapprochés [d’Allâh]. Et cela est pour le Seigneur des mondes parmi tout le reste des actions. Et certes le jeûneur ne fait rien, si ce n’est qu’il abandonne ses désirs, sa nourriture et sa boisson par égard à Celui qu’il adore. Et [jeûner] est ainsi l’abandon de ces choses que l’âme aime et désire, pour leur préférer l’amour d’Allâh et Son agrément. Ceci est un secret entre l’adorateur et son Seigneur dont personne en dehors de lui n’en est informé. Voici donc le véritable jeûne.

Jeûner à un effet surprenant quand à la préservation des membres externes et des capacités intérieures [...] Il a un effet remarquable dans l’épuisement de toutes choses malfaisantes qui empêchent l’âme d’être saine, vidée de cela.
De ce fait, le jeûne préserve la santé du coeur de la personne et les membres de son corps. Il rend tout ce que les mains du désir ont pris de lui à l’âme.
Et c’est donc la plus grande façon d’améliorer sa piété [at-Taqwâ], comme Allâh -Ta’âla- a dit :

O les croyants ! On vous a prescrit as-Siyâm comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété(S2/V183)

 

Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit : « Jeûner est un bouclier. » [2]


Et il a ordonné à ceux qui avaient des désirs intenses à vouloir se marier mais qui n’en étaient pas capables, d’observer le jeûne qui est [pour eux] un bouclier contre ces désirs [dans l’attente du mariage].[3]

- Et ce qui est visé en cela :

Ce sont les privilèges du jeûne qui sont le témoignage pour ceux doués d’esprit sensible et de perceptions droites [al-Mustaqîma], [d’une reconnaissance] de la législation d’Allâh [prescrite] comme une miséricorde à l’adorateur [d’Allâh], excellente pour eux ainsi q’une protection et un bouclier. Et la pratique du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) sur le sujet est la plus parfaite des pratiques, et la meilleur afin d’atteindre l’objectif désiré et ce qui est le plus facile pour l’âme.
Quant à retenir l’âme de ce qu’elle aime et de ses désirs, c’est ce qui est le plus difficile et la plus dure des choses. L’obligation [du jeûne] a été différée jusqu’au milieu de l’Islâm après la « Hijrah » [L’hégire du Prophète]. Et cela [a été imposé] quand le « Tawhîd » [l’Unicité d’Allâh] et la Prière avaient été établis fermement dans les âmes [des Musulmans] et quand ils honoraient les ordres prescrits du Qor’ân. Ainsi ces prescriptions avaient été [imposées] graduellement, et il [le jeûne] est devenu obligatoire dans la deuxième année de l’Hégire [al-Hijrah].

Lorsque le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) est mort, il avait jeûné neuf Ramadân dans sa totalité. En un premier temps, il a été légiféré le choix entre jeûner ou nourrir tous les jours des gens nécessiteux [al-Massâkîn]. Et par la suite, le jeûne a été rendu obligatoire, et la possibilité de nourrir des nécessiteux a été laissée seulement aux personnes âgées et aux femmes qui n’avaient pas la capacité de jeûner [...]
[4]


[2] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim -n°1151
[3] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim -n°1400
[4] Kitâb « Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, vol-2 p.28-30

tiré du site manhajulhaqq.com

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 11:50

Quand survient la nuit d’Al-Qadr ?


Par les imams Al-Albani et Ibn Al-'Uthaimin

 

La Nuit d'Al-Qadr apparaît dans les dix dernières nuits de Ramadan pendant une nuit impaire (c'est-à-dire 21e, 23ème, 25ème, 27ème ou 29ème). Cependant les savants diffèrent quant à savoir si elle est fixée à une de ces nuits impaires chaque année ou si elle change chaque année à une nuit impaire différente.

Ci-dessous sont les avis de deux de nos grands savants, Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaimin et Muhammad Nasir-ud-Din Al-Albani .

 

 


La Nuit d'Al-Qadr a une Date Fixée :


La meilleure nuit du mois de Ramadan est la Nuit d'Al-Qadr, selon la parole du prophète  :

"Quiconque accomplit la prière de la nuit, la Nuit d'Al-Qadr avec une foi ferme et en cherchant la récompense, tous ses péchés passés lui seront pardonnés." [Rapporté par Al-Bukhari, Muslim et d'autres d’après la narration d'Abu Huraira et par Ahmad (5/318) d’après la narration de ' Ubadah Ibn As-Samat. Le complément entre [...] lui appartient et à Muslim d'après Abu Huraira]

Elle est sur la vingt-septième nuit de Ramadan selon l'avis le plus fort. Une majorité de ahadith montrent cela, y compris le hadith d'Ibn Zurr Hubaysh qui a dit : "j'ai entendu Ubay ibn Ka'b dire quand on lui a rapporté que ' Abdullah Ibn Mas'ud a dit : " quiconque accomplit la prière de la nuit (chaque nuit) pendant l'année trouvera la Nuit d'Al-Qadr. " Il (Ubay ibn Ka'b) dit :"Qu’Allah lui fasse miséricorde, son intention consistait en ce que les gens ne (deviennent pas paresseux) et comptent seulement (sur une nuit). Par Celui en dehors de qui il n’y a pas de divinité digne d'adoration, c'est en effet pendant Ramadan. Et par Allah je sais quelle nuit c’est. C'est la nuit dans laquelle le messager d'Allah  nous a commandé d’accomplir la Prière nocturne. Elle est la vingt-septième nuit. Son signe est que le soleil monte à son après le matin brillant sans rayons."
Dans une version, elle est élevée à la parole du Prophète . [Rapporté par Muslim et d'autres et il référencé dans Sahih Abi Dawud (1247)]


[L’imam Al-Albani dans son livre Qiyamu Ramadan (page. 18-19)]

 

 



La Nuit d'Al-Qadr doit être cherchée :

La Nuit d'Al-Qadr est dans les dix dernières nuits de Ramadan, selon la parole du prophète  :

"Cherchez la Nuit d'Al-Qadr dans les dix dernières nuits de Ramadan." [Al-Bukhari et Muslim]

Et elle survient dans une des nuits impaires plus probablement que sur les autres nuits, selon la parole du prophète  :

"Cherchez la Nuit d'Al-Qadr dans les nuits impaires des dix dernières nuits de Ramadan." [Al-Bukhari]

Et elle est plus proche des sept dernières nuits, selon le hadith d'Ibn ' Umar que : " Quelques hommes des compagnons du messager d'Allah ont vu la Nuit d'Al-Qadr en rêve pendant les sept dernières nuits (de Ramadan). Donc le Prophète  a dit :

"je vois que tous vos rêves s’accordent qu'elle (la Nuit d'Al-Qadr) est dans les sept dernières nuits. Ainsi quiconque veut la chercher, qu’il la cherche dans les sept dernières nuits." [Al-Bukhari et Muslim]

Et c'est aussi basé sur le hadith de Muslim d'Ibn ' Umar que le prophète  a dit :

"Cherchez-la dans les dix dernières nuits. Mais si l’un d'entre vous faiblit ou en est incapable, qu’il ne laisse pas les sept (dernières) nuits. "

Parmi les nuits impaires dans les sept dernières nuits, elle est plus proche de la vingt-septième nuit en raison du hadith de Ubay ibn Ka'b qui a dit : " par Allah, je sais quelle nuit c’est. C'est la nuit dans laquelle le messager d'Allah  nous a commandé d’accomplir la Prière nocturne. C'est la vingt-septième nuit" [Muslim]

La Nuit d'Al-Qadr n'est pas fixée à une nuit précise toutes les années. Plutôt elle change constamment. Ainsi un an elle pourrait survenir la vingt-septième nuit par exemple et autre année elle pourrait arriver la vingt-cinquième nuit, selon la volonté d'Allah et Sa sagesse. Ce qui nous amène à cela est la parole du prophète  :

"Cherchez-la (c'est-à-dire la Nuit d'Al-Qadr) quand lorsqu’il reste neuf nuits, lorsqu’il reste sept nuits, ou lorsqu’il reste cinq nuits (c'est-à-dire respectivement la 21e, 23ème et 25ème sans mentionner la 27ème)."

Al-Hafidh Ibn Hajr a dit dans Fath-ul-Bari : " l'avis le plus le plus fort est qu'elle est une nuit impaire dans les dix dernières nuits et qu'elle change constamment."


Allah a caché la connaissance de son occurrence à Ses serviteurs par pitié pour eux pour qu'ils puissent augmenter leurs actions dans sa recherche pendant ces nuits honorables, en priant, faisant du dhikr et en invoquant. Donc ils ajoutent et augmentent dans la proximité d’Allah et Sa récompense. Et Il l'a aussi caché d'eux pour distinguer, ceux qui parmi eux luttent et font des efforts, de ceux qui sont paresseux et négligents. Jusqu’à ce que celui qui lutte constamment pour quelque chose, se manifeste dans sa recherche et se donne de la peine dans sa recherche et sa réalisation.

Et peut-être qu’Allah révèle son occurrence à certains de Ses serviteurs par des signes et des signaux, qu’il peut voir, de même que le prophète  a vu le signe qu'il serait prosterné dans la boue le matin suivant. Donc il a plut cette nuit et il a prié le matin (suivant) (Fajr) dans la boue.


[L’imam Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaimin dans son livre Majalis Shahr Ramadan (pg. 106-107)]

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 10:50

Les bienfaits de la nuit du mérite

 

 

SHeikh al-Imâm Muhammad Ibn Sâlih al-‘Utheymîne



 

بسم الله الرحمن الرحيم


Allah  dit :

{Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr.
Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ?
La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois.
Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre.
Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube.}
[Coran, 97/1-5]

Dans cette noble sourate, les bienfaits de la nuit du mérite [Laylat ul-Qadr] sont nombreux :


1er bienfait – Allah a fait descendre lors de cette nuit le Coran qui est la source de la guidance [Hidâyah] des gens et de leur bonheur aussi bien dans ce bas monde que dans l’au-delà.

2ème bienfait – L’indication que nous devons comprendre de la chose vénérable et grandiose dans Sa Parole : « Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr »

3ème bienfait – Cette nuit est meilleure que mille mois.

4ème bienfait – Les anges descendent en cette nuit, et les anges ne descendent qu’avec la bénédiction, le bien et la miséricorde.

5ème bienfait – Elle est paix [as-Salâm], de par les nombreuses protections qu’elle contient contre les supplices et châtiments, et ce, grâce aux actes d’obéissance d’Allah  qu’effectuent les serviteurs.

6ème bienfait – Allah a fait descendre au sujet de son mérite une sourate entière qu’on récite jusqu’au Jour de la Résurrection.

Parmi les bienfaits de la nuit du destin, il y a ce qui a été authentifié dans les deux Sahîh, d’après Abî Hurayrah , que le Prophète  a dit :

« Quiconque passe la nuit du destin en prière, avec foi et espérance, se verra pardonner ses péchés antérieurs. »

Et quand il est dit : « avec foi et espérance » cela veut dire : « avec foi en Allah et comptant sur Allah pour l’en récompenser » Et cela est bénéfique pour celui qui la connait comme pour celui qui ne la connaît pas. Car, certes le Prophète  n’a pas conditionné l’obtention de la récompense à la connaissance de cette nuit.


Kitâb « Tafsîr al-Qor’ân al-‘Adhîm djuz ‘Amma » du SHeikh Ibn ‘Uthaymîne, p.278-279

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 10:47

Les causes qui invalident le jeûne
SHeikh Sâlih Ibn Fawzân Ibn ’Abdullâh al-Fawzân (hafidhahullâh)


BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


Concernant ce qui invalide le jeûne, il est obligatoire pour le musulman de savoir tout ce qui invalide le jeûne afin qu’il prenne garde à cela. Parmi ces choses, il y a :

1) Le rapport intime :
Toutes les fois que la personne pendant qu’elle jeûne, a des rapports sexuels, son jeûne s’invalide. Elle se doit de compenser ce jour où elle a eu des rapports sexuels, en plus de payer une dette [Kafârah], qui est de libérer un esclave. Si elle ne peut pas trouver d’esclave [à libérer] et bien ce sera les fonds [l’argent] équivalents à cela, et si elle ne trouve pas d’esclave où n’a pas l’argent pour cette compensation, et bien elle doit jeûner deux mois consécutifs. Si elle ne peut pas jeûner deux mois consécutifs dû à une raison islamiquement acceptable, elle doit nourrir 60 personnes nécessiteuses, qui sera pour chacune d’entre elles la moitié d’un Sa’a de la nourriture du pays que les gens ont l’habitude de manger.

2) Excrétion de sperme en raison des baisers, du toucher avec désir, de la masturbation ou regarder ce qui éveille le désir : Dans ces cas, le jeûne s’invalide et il se doit de compenser ce jour sans payer de dette [expiatoire], car la dette expiatoire [kafârah] n’est que spécifique à la relation intime. Mais celui qui pendant le sommeil à une excrétion de sperme, il n’y a pas de mal pour lui et son jeûne reste valide. Car cela s’est fait contre son gré, mais il doit tout de même faire ses grandes ablutions [Ghousl] pour cet état impur dans lequel il se retrouve.

3) Manger et boire intentionnellement : Cela sur la base de la parole d’Allâh – ta’âla – qui dit :

« Mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue, pour vous, le fil blanc de l’aube du fil noir de la nuit. Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit. »
[1]


Quant à celui qui mange et boit par oublie, cela n’affecte pas son jeûne sur la base du hadîth qui dit : « Quiconque oublie pendant qu’il jeûne et mange ou boit, qu’il poursuive son jeûne. En réalité, c’est Allâh qui lui a donné à manger et à boire. » [2] Et dans ce qui rompt le jeûne, il y a l’eau et autres substances qui passent par la gorge ou par l’intermédiaire du nez, et cela se nomme « as-Sou’oût ». De même, pour ce qui est de l’injection alimentaire faite directement dans les veines, ou de la transfusion sanguine tout en étant en état de jeûne. Tout cela invalide le jeûne, car cela constitue une nutrition pour le corps. En ce qui concerne l’injection non alimentaire, il est préférable pour le jeûneur de l’éviter, ceci afin de protéger son jeûne. Le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Laisse ce qui te pose un doute pour ce qui ne te pose aucun doute. » [3] Et qu’il retarde cela jusqu’à la nuit [c.à.d, à l’heure du repas].

4) Extraire le sang par l’intermédiaire de la « Hidjâmah » ou le fait d’ouvrir une veine ou de donner du sang pour des raisons médicales : Tout cela invalide le jeûne. Pour ce qui est de donner un petit échantillon de sang pour des examens, en cela il n’y a pas de mal pour le jeûne. De même, cela est valable pour l’écoulement involontaire de sang résultant d’une purge, d’un dommage lié au nez ou à une dent qui a été retirée. Toutes ces choses n’affectent pas le jeûne.

5) Le vomissement volontaire :
Qui est le fait de vomir volontairement de la nourriture ou de la boisson par la bouche, invalide le jeûne. Cependant, le vomissement provoqué de manière involontaire n’affecte pas le jeûne du jeûneur.« Celui qui a été gagné par le vomissement alors qu’il faisait le jeûne, il ne doit pas le rattraper et celui qui l’a provoqué, il doit le rattraper. » Le sens voulu dans : « gagné par le vomissement » est ce qui est fait de manière involontaire. Et le sens de : « celui qui l’a provoqué » est ce qui est fait de manière volontaire. La personne doit éviter pendant son état de jeûne l’utilisation du « Kohol » et des médicaments pour les yeux à l’aide de gouttes ou autre que cela, afin de préserver son jeûne. La personne ne doit pas non plus exagérer dans l’inhalation de l’eau pour les ablutions, car il est tout à fait possible que l’eau passe par la gorge et entre dans l’estomac. Le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Aspirez (pendant les ablutions) l’eau (convenablement) sauf si vous êtes en état de jeûne ». [4]

L’utilisation du « Siwâk » [bâtonnet pour les dents] n’affecte pas le jeûne, cela est plutôt recommandé, pendant le jeûne comme en dehors du jeûne tout au long de la journée, du début à la fin.

Son jeûne n’est pas affecté lorsque de la poussière ou même une mouche entre dans sa gorge.

Il est obligatoire pour la personne qui jeûne de s’abstenir de mentir, de médire et de porter de faux serments, quand même une personne vient l’injurier, elle doit répondre : « je jeûne ». Certes, certaines personnes trouvent facile le fait de s’abstenir de manger et de boire, mais il leur est difficile d’abandonner cela [ces méfaits] car ce type de propos et de faits blâmables sont devenu pour elles une habitude. C’est la raison pour laquelle certains des anciens pieux prédécesseurs [as-Salaf] ont dit : « Le plus simple des jeûnes est l’abandon de la nourriture et de la boisson. » De ce fait, il est obligatoire pour le musulman de faire preuve de piété et de craindre Allâh en se rendant compte de la grandeur de Son Seigneur, tout en sachant qu’Il voit toutes choses de nous en toutes situations, et que rien ne demeure caché pour Lui. De la sorte, il se doit de protéger son jeûne contre tout ce qui invalide ou diminue la récompense afin que son jeûne soit authentique [accepté par Allâh].

Le jeûneur [as-Sâ-îm] se doit de s’occuper dans le rappel d’Allâh, dans la lecture du Qor’ân et dans l’augmentation des prières surérogatoires [an-Nawâfil]. Lorsque les anciens pieux jeûnaient, ils s’asseyaient dans la Mosquée et disaient : « Nous protégeons notre jeûne et nous ne médisons personne. » Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Celui qui n’abandonne pas les faux propos et les actes qui en découlent, Allâh na pas besoin de son abstention de manger et de boire. » [5] Car le rapprochement auprès d’Allâh n’est complet qu’avec le délaissement de nos désirs et passions, plutôt, c’est en délaissant ce qu’Allâh a interdit en toute circonstance comme mensonges, oppression et ce qui y ressemble. Dans un récit de Abû Hurayrah, il est dit : « Le jeûne est accepté en tant qu’acte d’adoration à condition qu’aucun musulman n’ait été calomnié ou ait subit du tort. » [6] Et il est rapporté d’après Anas, qui a dit : « Celui qui jeûne tout en calomniant les gens, mange de leurs chairs. » [7] Le jeûneur délaisse des choses qui sont acceptables dans des situations autres que le jeûne. Et ce qui constitue la première des portes est qu’il délaisse les choses qui lui sont interdites en toutes circonstances, et il est au nombre des jeûneurs véridiques. [8]

Notes
[1] Coran, 2/187

[2] Rapporté par al-Bukhârî

[3] Rapporté par Ibn Khuzaymah, an-Nassâ-î, al-Hâkîm qui disent qu’il est authentique, Ahmad et at-Tirmidhî qui disent que c’est un hadîth bon et authentique.

[4] Rapporté par an-Nassâ-î, at-Tirmidhî qui dit que c’est un hadîth bon et authentique, Ibn Mâdja, Ibn Hibbân, al-Hâkim disent que sa chaîne de transmission est authentique, et authentifié par al-Hâfidh Ibn Hadjar.

[5] Rapporté par al-Bukhârî

[6] Cité par Ibn al-Djawzî dans « al-‘Illal » - Hadîth faisant l’objet de divergence quant à son authentification.

[7] Rapporté par Abî Chaybah - Hadîth faisant l’objet de divergence quant à son authentification.

[8] Kitâb « Al-Moulakhas al-Fiqihî » de SHeikh Sâlih al-Fawzân, vol-1 p.288-291


SOURCE: manhajulhaqq.com
Ceci est basé sur ce qui a été rapporté du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) qui dit :

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 11:20

Comment occuper son temps pendant le mois béni de Ramadhân?

(Shaikh Salih al-Fawzân)
10 octobre 2005 sounna



Toutes les louanges sont à Allah pour Ses Faveurs et Sa bonté. Il nous a favorisés en nous permettant d’atteindre le mois de Ramadhân et nous a renforcés par les bonnes œuvres qui nous rapprochent de Lui. Que la paix et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, le premier à accomplir les bonnes actions, et sur sa famille et ses Compagnons, ceux qui ont cru en lui, l’ont supporté et ont suivi la lumière qui lui a été révélé. Ce sont eux qui ont réussi.

Ensuite, je vous recommande, ainsi qu’à moi-même la crainte d’Allah aussi bien en ce mois de Ramadhân que les autres mois. Mais Allah a attribué à ce mois un mérite particulier, puisque c’est une occasion unique pour accomplir des bonnes œuvres. Le Prophète صلى الله عليه وسلم invoquait Allah pour pouvoir atteindre Ramadhân. Lorsque le mois de Rajab commençait, il disait :
« Ô Allah, couvre-nous de Ta bénédiction pendant Rajab et Sha’bân et permets nous d’atteindre Ramadhân ! »

Et le Prophète صلى الله عليه وسلم avait l’habitude d’annoncer à ses Compagnons la bonne nouvelle de l’arrivée de Ramadhân, et il leur expliquait ses vertus en disant : « Ô gens, un mois important et béni vous est venu. »

Le Prophète صلى الله عليه وسلم avait également l’habitude d’encourager ses Compagnons à l’effort dans les bonnes actions, obligatoires ou surérogatoires, comme les prières et les aumônes, se montrer bon et bienfaisant, être patient face à l’obéissance à Allah, passer sa journée à jeûner, sa nuit à prier et des heures à réciter le Quran et à faire du dhikr d’Allah.

Ne perdez donc pas votre temps en étant négligeant et en délaissant [les bonnes œuvres], comme les malheureux qui ont oublié Allah, alors Il leur a fait oublié leurs propres personnes. Ils ne tirent aucun bénéfice des occasions de faire le bien, ni ne réalisent leur sacralité ou ne connaissent leur valeur.

Beaucoup de gens ne connaissent rien de ce mois excepté que c’est un mois de nourritures et de boissons variées. Alors ils exagèrent en donnant à leurs âmes ce dont elles ont envie, et en achetant de la nourriture et boissons appétissantes. Il est connu que l’excès de nourriture et de boisson amène la personne à être paresseuse dans les actes d’adoration. Il est donc demandé au musulman de diminuer la prise de nourriture et de boisson, de telle sorte qu’il soit dynamique pour accomplir les actes d’obéissance.

Et certaines personnes ne connaissent le mois de Ramadhân qu’en tant que mois où l’on dort la journée et où l’on reste éveillé la nuit en faisant des choses qui n’ont aucun bénéfice et qui causent du tord. Ils veillent presque toute la nuit ou entièrement, puis dorment la journée même pendant les heures de prières obligatoires. Ils ne vont donc pas prier avec l’assemblée des prieurs et ne prient pas à l’heure prescrite.

Un autre groupe de gens s’assoient devant la table servie lorsque c’est l’heure de rompre le jeûne et délaissent ainsi la prière du Maghrib en groupe. Ces types de gens ne connaissent pas la valeur du mois de Ramadhân, et ne s’empêchent pas de violer sa sacralité avec des veillées interdites, le délaissement des obligations, et l’accomplissement des interdits.

A coté de ces personnes, on trouve ceux qui ne voient en Ramadhân qu’une opportunité de faire du business, exposer leurs marchandises et la recherche de ce bas-monde éphémère. Ils sont donc très actifs dans la vente et l’achat, remplissant les marchés et désertant les mosquées. Et lorsqu’ils vont à la mosquée, ils sont pressés et stressés. Ils ne sont pas détendus car ils ont laissé la prunelle de leurs yeux dans les marchés.

Il y a un autre type de personnes qui considèrent Ramadhân uniquement comme une période de mendicité dans les mosquées et les rues. Ils passent la plupart de leur temps à faire des va-et-vient, se déplacer d’un pays à un autre afin de récolter de l’argent en faisant la manche et en se présentant comme des nécessiteux alors qu’ils sont riches, ou comme des handicapés alors qu’ils sont en bonne santé ! Ils nient la bénédiction d’Allah sur eux en richesses et santé, et prennent les biens des gens injustement. Et ils perdent leur temps précieux dans des choses qui leur sont nuisibles. Ramadhân n’a donc pas de vertu particulière pour ces gens.

Ô Serviteurs d’Allah ! Le les autres moiProphète صلى الله عليه وسلم avait l’habitude de faire en ce mois plus d’efforts qu’il n’en faisait s. Et même s’il était assidu dans l’adoration en tous temps, il s’adonnait durant ce mois à beaucoup de responsabilités qui étaient en réalité des actes d’adoration, mais il laissait les actes préférables pour d’autres plus préférables. Les Salafs ont suivi cet exemple, et ce mois était l’occasion d’ambitions plus hautes, ils s’adonnaient aux bonnes œuvres, passaient leur nuit en Tahajjud et leur journée à jeûner, à faire du dhikr, et à réciter le Quran. Ils fréquentaient les mosquées pour faire ces actes. Nous devons donc comparer notre situation à la leur et voir quelle est la limite de nos capacités en ce mois.


Et nous devons savoir que tout comme les bonnes actions sont multipliées durant ce mois, alors, les mauvaises œuvres sont d’autant plus graves et leur châtiment plus dur. Nous devons donc craindre Allah (subhanahu wa ta’ala) et magnifier la sacralité de ce mois.


وَمَن يُعَظِّمْ حُرُمَاتِ اللَّهِ فَهُوَ خَيْرٌ لَّهُ عِندَ رَبِّهِ




[b]

Voilà (ce qui doit être observé) et quiconque prend en haute considération les limites sacrées d’Allah cela lui sera meilleur auprès de son Seigneur

. [1]

Qu’Allah nous accorde la possibilité d’avoir des bonnes paroles et actions.

Que la paix et les bénédictions soient sur notre Prophète Muhammad, sa famille et ses Compagnons.



[1] Sourate Al-Hajj,verset 30.


Source :


Ittihaaf Ahlil-Imaan bi Duroos Shahri Ramadaan de Shaikh Salih al-Fawzân

Traduit à partir de Al-Ibaanah.com et du texte en arabe sur www.alfuzan.net


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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 11:46

Règles du jeûne spécifiques aux femmes

                           Shaikh Salih Al-Fawzan


Le jeûne du mois de Ramadan est une obligation sur chaque musulman homme et femme et c'est un des piliers et des grandes bases de l'islam. Allah dit :

« Ô les croyants ! On vous a prescrit as-Siyam comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété, » [sourate Al-Baqara : 183]

Le mot "kutiba" (prescrit) signifie ici "furida" rendu obligatoire. Ainsi, quand la jeune fille atteint l'âge dans lequel elle sera tenue responsable de ses actes, et qu’un des signes de puberté devient apparent chez elle, parmi lesquels est la menstruation, alors l'obligation de jeûner commence pour elle. Elle pourrait commencer à avoir ses règles dès l’âge de neuf ans. Cependant, quelques jeunes filles ne sont pas conscientes que l'on exige qu'elles commencent à jeûner à ce point, donc elle ne jeûne pas, pensant qu'elle est trop jeune, ses parents ne lui ordonnent pas non plus de jeûner. C'est une grande négligence, car un des piliers de l’islam est abandonné. Si cela arrive à une femme, elle est obligée de compenser les jours de jeûne qu’elle a abandonné depuis le moment où elle a commencé à avoir ses règles, même si une longue période de temps est passé depuis ce temps-là, car cela reste dans ses obligations.

Qui est obligé de jeûner Ramadan ?

Quand le mois de Ramadan vient, chaque musulman homme et femme qui a atteint l'âge de puberté, est en bonne santé et est résidant (c'est-à-dire ne voyageant pas) est obligé de jeûner. Et quiconque est malade ou voyage pendant le mois, peut rompre le jeûne et rattraper le nombre de jours manqués plus tard. Allah dit :

« Donc quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours » [sourate Al-Baqara : 185]

de même, quiconque voit arriver Ramadan et est très vieux et incapable de jeûner ou est atteint d’une maladie chronique incurable- homme ou femme - peut rompre le jeûne et nourrir, en compensation, un indigent de la moitié d'un sa' (quatre poignées) de nourriture des gens du pays pour chaque jour manqué. Allah dit :

« Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu’avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre » [sourate Al-Baqara : 184]

Ibn 'Abbas  a dit : « Ce verset est pour le vieil homme pour qui on espère plus la guérison. » [Sahih Al-Bukhari] Et la personne malade dont on espère plus la guérison tombe sous la règle de la vieille personne. Et il ne doit pas rattraper les jours manqués à cause de son incapacité à jeûner.

 

La femme a certaines excuses qui lui permettent de rompre le jeûne de Ramadan, à condition qu'elle rattrape les jours de jeûne manqués en raison de ces excuses. Ces excuses sont :


1– Les menstrues et le saignement post-natal :

On interdit à la femme de jeûner alors qu'elle est dans ces deux états. Et elle est obligée à rattraper plus tard les jours de jeûne manqués. Ceci est basé sur ce qui est rapporté dans les deux Sahih d’après 'Aisha  qui a dit : « On nous a ordonné de rattraper les jours (manqués) de jeûne mais on ne nous a pas ordonné de rattraper les prières (manquées). » Elle a donné cette réponse quand une femme lui a demandé : « Pourquoi une femme ayant ses règles doit-elle rattraper les jours manqués de jeûne et pas les prières (manquées) ? » Donc elle  a clarifié que ce sont des questions qui dépendent de la révélation, qui doivent suivre les textes rapportés.

Quant à la sagesse derrière cela, alors Shaikhul-Islam Ibn Taimiya a dit dans Majmu'-ul-Fatawa (15/251) : « Le sang qui sort de la femme à cause des menstrues contient une décharge de sang. Une femme ayant ses règles peut jeûner en des temps autres que quand le sang sort d'elle en raison des menstrues qui contiennent son sang. Donc son jeûne dans cette situation est un jeûne modéré et équilibré - aucun sang, qui renforce le corps et qui est sa substance principale – ne sort d'elle pendant cette période. Mais son jeûne quand elle a ses règles nécessite que son sang sorte - le sang, qui est le composant principal de son corps et qui mènera à une faiblesse et à un manque dans son corps. Et cela entraînera que son jeûne ne soit pas d'une nature modérée et équilibrée. C’est pourquoi elle doit jeûner seulement quand elle n’est pas réglée. »


2– Grossesse et Allaitement :

Si à cause du jeûne résulte un mal causé à la femme ou au bébé ou aux deux, elle peut rompre le jeûne si elle est enceinte ou allaite. Mais si le mal pour lequel elle rompt son jeûne s’applique seulement à son bébé et pas elle, alors elle doit rattraper les jours de jeûne qu’elle a manqué et nourrir un indigent chaque jour manqué.

Et si le mal s'applique seulement à elle, il lui est suffisant de rattraper les jours manqués. Ceci, car la femme enceinte et la femme qui allaite tombent sous la généralité de la Parole d'Allah :

« Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter (qu’avec grande difficulté), il y a une compensation : nourrir un pauvre » [sourate Al-Baqara : 184]

Al-Hafidh Ibn Kathir  a dit dans son tafsir (1/379) : « Parmi ceux qui tombent sous la signification de ce verset sont les femmes enceintes et celles qui allaitent, si elles craignent pour elles ou pour leurs enfants. »

Et Shaikhul-Islam Ibn Taimiya  a dit : « Si une femme enceinte craint pour son fœtus, elle ne doit pas jeûner et rattraper au lieu de cela chaque jour de jeûne manqué et nourrir un indigent avec de 2 kilogrammes de pain. »


Notes Importantes :

1- Istihada (Saignement Irrégulier) :

Ceci est l’état dans lequel une femme observe un saignement, qui n'est pas son sang des menstrues. Elle doit observer le jeûne et il ne lui est pas permis de rompre le jeûne à cause de ce type de saignement. En mentionnant la permission pour la femme réglée de rompre le jeûne, Shaikhul-Islam Ibn Taimiya  a dit : « Contrairement à la femme en état d'Istihada, car cet état comprend une période de temps qui n’est pas fixe et il n'y a pas de période pendant laquelle on peut lui commander de commencer à jeûner (de nouveau). Ainsi, à cause de cela, il n'est pas possible d'avertir contre cela, de même que pour l’éjaculation inopinée, le saignement en raison d'une blessure, la colère, Al-Ihtilam (quand le liquide sexuel sort des parties privées sans relations ou ébats), comme toutes les autres choses qui n'ont pas de temps fixé contre lesquels on pourrait être avertis. Ainsi ceci (Istihada) n'est pas quelque chose qui annule le jeûne, comme le sang des menstrues. » [Majmu'-ul-Fatawa : 25/251]


2. La femme ayant ses règles comme la femme enceinte et qui allaite,

si elles rompent leur jeûne pendant Ramadan, doivent rattraper les jours manqués de jeûne entre le Ramadan dans lequel elles ont rompu leur jeûne et le prochain Ramadan. Mais les rattraper tôt est meilleur. Et s’il reste seulement quelques jours avant que le Ramadan suivant ne commence, elles sont obligées de rattraper les jours de jeûne manqués (du Ramadan précédent) afin que le nouveau Ramadan n’arrive pas alors qu’elles doivent toujours jeûner des jours du Ramadan précédent. Mais si elles ne le font pas et que Ramadan arrive alors qu’elles doivent toujours rattraper les jours de jeûne du Ramadan précédent et qu’elles n'ont aucune excuse (valable) pour l’avoir retardé, elles sont obligées de rattraper les jours manqués et de nourrir un indigent chaque jour. Mais si elles ont une excuse valable, alors elles doivent seulement rattraper les jours de jeûne manqués. De même pour ceux qui doivent rattraper les jours de jeûne manqués en raison de la maladie ou du voyage. Leur règle est comme la règle pour la femme qui a rompu le jeûne en raison des menstrues, avec les détails précédemment mentionnés.


3. Il n'est pas permis à une femme d’observer un jeûne recommandé si son mari est présent à moins qu'elle n'ait sa permission.
 

Ceci est basé sur ce que Al-Bukhari, Muslim et d'autres ont rapporté d'Abû Huraira  que le prophète  a dit :

« Il n'est pas permis à la femme de jeûner alors que son mari est présent sans sa permission. » Dans quelques narrations du hadith chez Ahmad et Abû Dawud, vient la formulation « ... sauf Ramadan. » Mais si le mari lui permet d'observer un jeûne recommandé ou il n'est pas présent ou si elle n'a pas de mari, alors elle est encouragée à observer ce jour de jeûne recommandé. Ceci particulièrement pendant les jours où on recommande le jeûne comme les lundi et jeudi, trois jours chaque mois, six jours de Shawal, le dixième jour de Dhul-Hijja, le jour de 'Arafat et le Jour de 'Ashura et le jour avant ou après. Cependant, elle ne doit pas observer un jeûne recommandé alors qu'elle doit rattraper des jours du Ramadan (précédent), avant qu'elle ne rattrape d'abord ces jours manqués et Allah est plus savant.


4. Si une femme ayant ses règles arrête de saigner pendant une journée de Ramadan,

elle doit commencer son jeûne pour le reste du jour, mais le rattraper avec les jours qu'elle n'a pas jeûné à cause des menstrues. Son jeûne pour le reste du jour où elle arrête de saigner est une obligation sur elle, quel que soit le temps (c'est-à-dire Ramadan).


Article tiré du site al-manhaj.com


Son livre Tanbihat 'ala Ahkam takhtassu bil-Mu'minat (pg. 62-67)
[Majmu'-ul-Fatawa : 25/318]

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 10:02
Ce qui est interdit et détestable pour le

jeûneur

Shaikh Salih al-Fawzan

 

Toutes les louanges sont à Allah pour Ses Faveurs et Sa bonté. Il nous a favorisés en nous permettant d’atteindre le mois de Ramadhân et nous a renforcés par les bonnes oeuvres qui nous rapprochent de Lui. Que la paix et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, sur sa famille et ses Compagnons, et ceux qui ont suivi sa guidée et se sont accrochés à sa Sunnah jusqu’au Jour Dernier…

 

Ensuite, sachez qu’il y a un comportement à adopter pour le jeûne afin qu’il soit accompli de la manière prescrite et que l’on en tire des bienfaits, que l’on atteigne l’objectif de Ramadhân et que l’on ne le trouve pas éreintant et sans bénéfice. Comme l’a dit le Prophète : صلى الله عليه وسلم

« Il se peut qu’un jeûneur ne tire aucun profit de son jeûne si ce n’est la faim et la soif. »

 

Le jeûne ne consiste pas uniquement à arrêter de boire et manger, mais c’est aussi délaisser ce qui ne convient pas comme paroles et actes prohibées ou détestables.Un des Salafs a dit : « Le plus facile dans le jeûne est d’arrêter de boire et de manger. »

Cela, car le rapprochement avec Allah ne peut être complet en délaissant des désirs autorisés, qu’avec l’abandon de ce qu’a interdit Allah en toutes circonstances. Même s’il est obligatoire au musulman de délaisser les interdits en tous temps, cela est d’autant plus obligatoire en période de jeûne. Donc celui qui accomplit un interdit en dehors des périodes de jeûne, il est pécheur et mérite le châtiment, mais si cela se passe durant le jeûne, en plus d’être pécheur et de mériter le châtiment, cela affecte son jeûne en le diminuant ou l’annulant.

 

Le véritable jeûneur est celui dont l’ estomac jeûne [en étant privé] de boire et de manger, dont les membres jeûnent [en les empêchant] de pécher, dont la langue jeûne [en la retenant] de prononcer des paroles mauvaises et vaines, dont les oreilles jeûnent [en les empêchant] d’écouter des chansons, des instruments de musique, des paroles médisantes et calomnieuses, et dont les yeux jeûnent [en les privant] de regarder ce qui est interdit.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

« Celui qui ne délaisse pas le mensonge et sa mise en pratique, Allah n’a pas besoin qu’il se prive de manger et de boire. » [Al-Bukhari]

 

Il est obligatoire au jeûneur de s’abstenir de médire, calomnier et d’insulter les autres, selon ce qu’ont rapporté les deux Shaikh (Al-Bukhari et Muslim) de Abu Hurayrah ( رضي الله عنه ) qui rapporte du Prophète : صلى الله عليه وسلم

« Que celui qui a l’intention de jeûner un jour, ne dise pas d’obscénités et ne soit pas ignorant. Si quelqu’un l’injurie ou l’attaque, qu’il répète : "Je suis en jeûne". »

 

Et dans les deux Sahih, Abu Hurayrah rapporte un hadith marfu’ (qui remonte jusqu’au Prophète : صلى الله عليه وسلم

« Le jeûne est un bouclier, que celui qui a l’intention de jeûner un jour, ne dise pas de grossièretés et ne soit pas ignorant. Si quelqu’un l’insulte, qu’il dise ‘Je suis en jeûne’. »

 

Le terme ‘Al-Junnah’ (bouclier) est ce qui protège et empêche l’arme de l’ennemi de atteindre celui qui le porte et le blesser.

 

Le jeûne protège donc la personne de tomber dans les péchés dont la récompense est le châtiment dans ce monde et l’au-delà. Le terme « rafath » englobe les paroles grossières et mauvaises.

L’imam Ahmad et d’autres rapportent un hadith remontant au

Prophète : صلى الله عليه وسلم

« Le jeûne est un bouclier tant qu’il n’est pas percé. » On lui demanda : « Comment peut-il être percé ? » Il répondit :

« Par le mensonge et la médisance. »

C’est une preuve que la médisance fissure le jeûne, ou qu’elle l’affecte. Et si le bouclier est percé, il n’est plus d’aucune utilité pour celui qui l’utilise. De même que le jeûne lorsqu’il est fissuré, il n’y a plus de bénéfice pour celui qui l’accomplit.

 

La médisance : comme l’a expliqué le Prophète صلى الله عليه وسلم , c’est dire de ton frère ce qu’il n’aime pas. Il a été rapporté dans le Musnad Ahmad, que la médisance annule le jeûne :

 

« Deux femmes jeûnaient au temps du Prophète صلى الله عليه وسلم et elles ont failli mourir de soif. Ceci fut rapporté au Prophète صلى الله عليه وسلم , mais il refusa [de leur permettre de rompre le jeûne].

 

Puis on lui mentionna ces deux femmes de nouveau, et il les fit appeler et leur ordonna de vomir, c’est-à-dire de vider leur estomac. Elles ont vomi et ont rempli un bol de pus, de sang purulent et des morceaux de chair.

Alors le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : « Ces deux femmes se sont privées de ce qu’Allah leur a autorisé, mais elles ont annulé leur jeûne en faisant ce qu’Allah a rendu illicite pour elles. L’une d’entre elles s’est assise avec l’autre et elles se sont mises à manger de la chair des gens. »

 

Ce qui s’est passé avec ces deux femmes en présence du Prophète صلى الله عليه وسلم

lorsqu’elles ont vomi ces choses affreuses et détestables, cela fait partie des miracles qui se sont produits dans la main du Prophète صلى الله عليه وسلم pour montrer aux gens les effets néfastes de la médisance. Et Allah a dit :

« et ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? » Sourate Al-Hujurat ; verset 12

Ce hadith montre donc que la médisance annule le jeûne, mais c’est une annulation au sens figuré, c’est-à-dire que cela annule la récompense du jeûne.

 

 

Que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, sa famille et ses Compagnons.

 

 

 

Ittihaaf Ahlil-Imaan bi Duroos Shahri Ramadaan de Shaikh Salih al-Fawzân

Traduit à partir de Al-Ibaanah.com et du texte en arabe sur www.alfuzan.net

Tiré du site sounna.com
 

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 10:33

Parmi les mérites de Ramadan


Shaykh 'Abdullah Ibn Salih Al-Fawzan




Abû Huraira (radiallahu ‘anhu)a rapporté que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : " Toute action du fils d’Adam sera multipliée de dix à sept cents fois. Allah, Puissant et Sublime, a dit : " Sauf le jeûne, car il est pour Moi et Je le récompenserai. Il abandonne ses désirs et sa nourriture pour Moi. Il y a deux joies pour le jeûneur. Lorsqu’il rompt son jeûne et lorsqu’il rencontre Son Seigneur. Et l’haleine du jeûneur est plus agréable à Allah que l'odeur du musc. " [1]

Ce hadith est la preuve de la vertu du jeûne et du rang qu'il possède auprès d’Allah. Quatre de ses nombreuses vertus apparaissent dans ce hadith et elles sont :


1. Les jeûneurs recevront leur récompense complète sans compter, chaque bonne action sera récompensé de dix à sept cents fois, sauf le jeûne. En effet, sa récompense n'est pas limitée à ce nombre, mais Allah le récompensera comme Il veut. Ceci parce que le jeûne est (parmi les formes de) patience et Allah a exposé :


" La terre d’Allah est vaste et les endurants auront leur pleine récompense sans compter " [2]

Al-Awza'i dit de ce verset : " Il ni sera pesé pour eux, ni mesuré, mais plutôt il leur sera simplement servi comme la nourriture est servie. " [3]


2. En effet Allah a lié le jeûne à Lui, à la forme conjonctive, par dessus tout autre type d'actes. Et ce lien est suffisant pour montrer son statut noble. Ceci, et Allah est plus savant, est dû au fait qu’il englobe toute la journée. Ainsi, on peut constater que le jeûneur a négligé ses désirs, tandis que son âme languit constamment après eux. Ceci, dans la durée, n'est pas trouvé ailleurs que dans le jeûne, particulièrement les jours d'été en raison de leur longueur et de la chaleur. Le refus de l'individu des choses qu'il désire est un acte d'adoration, qui sera récompensé. Ceci parce que le jeûne est un secret entre le serviteur et son Seigneur. Personne ne le connaît sauf Allah, le Très-Haut. C'est une action (cachée) intérieure, qui ne peut être vu de la création, ainsi riya' (l’ostentation) ne peut pas y entrer.


3. Quand celui qui jeûne rencontrera son Seigneur, il sera enchanté par son jeûne en raison de ce qu'il verra comme abondance, bonne position et récompense dus à l’acceptation de son jeûne, qu'Allah lui a accordé en premier lieu.

Quant à sa joie lorsqu’il rompt le jeûne, elle est due à l'achèvement de l'acte d'adoration et qu’il (le jeûne) est libre du mal et des choses interdites. Ceci est parmi les types de joie louées puisque c'est une joie qui émane de l'obéissance à Allah et de l'achèvement du jeûne, en raison de la grande récompense promise.



4. L’haleine du jeûneur est plus agréable à Allah que le parfum du musc. Cette belle odeur sera pour le Jour du Jugement qui est le jour où la récompense pour les actions sera manifeste. Ceci est basé sur une narration du hadith : " …plus agréable à Allah le Jour du Jugement … " [5]

De même dans la vie de ce monde, car c'est le temps de la manifestation des signes d'adoration, en raison de la narration :

" Et l’haleine du jeûneur quand il expire la nourriture (qu’il a mangé précédemment) est plus agréable à Allah que l'odeur du musc " [6]

Ce parfum, détesté par les gens qui le sentent dans ce monde, sera cependant plus agréable à Allah que l’odeur du musc. Ceci parce c’est quelque chose qui provient de l'obéissance à Allah.

Ibn Hibban a dit : " Le signe qui marquera les croyants le Jour du Jugement est la brillance (de leurs visages) en raison de leurs ablutions (wudhu) dans ce monde, qui les distinguera du reste des nations. Et leur marque le Jour du Jugement en raison de leur jeûne sera une haleine agréable, plus agréable à Allah que l’odeur du musc. Ceci afin que l'on puisse les reconnaître pour cet acte. Nous demandons à Allah de nous accorder la bénédiction ce jour. " [7]

Et parmi les mérites de Ramadan est qu'Allah a distingué ceux qui jeûnent par une porte spécifique parmi les portes du Paradis. Personne d’autre qu’eux n'entrera par cette porte. Sahl Ibn Sa'ad (radiallahu ‘anhu) a rapporté que le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : " En vérité, il y a une porte dans le Paradis, qui est Ar-Rayan. Le Jour du Jugement, ceux qui jeûnaient entreront par là, personne d'autre qu'eux n’entrera par celle-ci. Et quand ils seront entrés, elle se fermera, et personne n'entrera par elle (après eux). " [8]

Et dans une narration : " Et quiconque y entre aura à boire. Et quiconque boira ne se sentira plus jamais la soif. " [9]

Cependant, ces mérites ne sont atteints que par celui qui jeûne avec sincérité en s'abstenant de nourriture, de boisson, de relations sexuelles, d’écouter ce qui est illicite, de regarder vers l'interdit et de gagner ce qui est illégal. Ainsi, ils doivent jeûner et s'abstenir des actes coupables. La langue doit jeûner et s'abstenir de la médisance et du faux serment. Ceci est le jeûne légiféré, dont le résultat sera la grande récompense. Et s’il n'est pas ainsi, le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : " Quiconque n'abandonne pas le mensonge et le fait d’agir sur cela, alors Allah n'a aucun besoin qu’il abandonne sa nourriture et boisson. " [10]

Et Abû Huraira (radiallahu ‘anhu) a rapporté que le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : " Il se peut que le jeûneur n’est de son jeûne que la faim et la soif. Et il se peut que celui qui prie la nuit n’est que la fatigue et le sommeil. " [11]


Comme Allah dit : " Dis : Par la grâce et la miséricorde d'Allah et par cela, réjouis-toi " [4]

Notes de bas de page :

[1] Al-Bukhari (4/103) et Muslim (1151)
[2] Sourate Az-Zumar : 15
[3] Tafsir Ibn Kathir (7/80)
[4] Sourate Yunus : 85
[5] Cette formulation est trouvée dans le hadith de Muslim (le Livre du jeûne: 163)
[6] Rapporté par Ibn Hibban et Ahmad
[7] Voir Sahih Ibn Hibban (8/211)
[8] Al-Bukhari (4/111) et Muslim (1152)
[9] Cet ajout au hadith est trouvé dans le Sahih d'Ibn Khuzaima (n°1903)
[10] Al-Bukhari (10/473)
[11] Rapporté par Ahmad, Ibn Hibban et d'autres avec une chaîne de transmission authentique.

Source : Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 27-29)


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