Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 16:15

Question : 

Le dirigeant français réfléchi à la promulgation d'une loi interdisant le port du niqâb quelle doit être la position des musulmans vis à vis de ce problème ? 

Réponse résumée : 

Ce pays prétend respecter la liberté de pratique religieuse, mais empèche les femmes musulmanes dans leur pratique, et Le Cheikh a rappellé que le niqab existait chez les polythéistes arabe avant la révélation et cette pratique a été confirmée par l'islâm !

Le Cheikh a conseillé de rester ferme sur le haqq et d'envisager sérieusement la hijrah car c'est une obligation puis il a fait dou'a contre ceux qui veulent du mal à l'islâm et aux musulmans.
 
Et qu'Allah nous facilite à tous !  


Cheikh Oussama 'Ataya Al 'Outaybi

Partager cet article
Repost0
22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 10:14
Au joumoua comment dire amine? Faut-il lever les mains pour aux doua?
Voici deux avis juridiques de Cheikh Al-'Uthaymîn, rahimahou Allah, relatifs au fait de dire « amin » après les invocations de l'Imam alors qu'il est sur la chaire (minbar) et le fait de lever les mains à ce moment-là lors de la prière du vendredi. N'hésitez pas, Barak'Allâhu fîkum à propager ces avis juridiques en espérant la récompense d'Allah Seul, car, comme vous le constatez, beaucoup de nos frères et soeurs sont en contradiction avec la sunna à ce sujet-là. Qu'Allah nous guide et les guide :



Question :


هل التأمين عند دعاء الإمام في آخر خطبة صلاة الجمعة من البدع ؟



Est-ce que le fait de dire « amin » suite aux invocations prononcées par l'Imam après le sermon (khutbah) du vendredi relève des innovations ?


Réponse :


ليس هذا من البدع، التأمين على دعاء الخطيب في الخطبة إذا أخذ يدعو للمسلمين فإنه يستحب التأمين على دعائه، لكن لا يكون بصوت جماعي وصوت مرتفع، وإنما كل واحد يؤمِّن بمفرده، وبصوت منخفض، حيث لا يكون هناك تشويش، أو أصوات مرتفعة، وإنما كل يؤمِّن على دعاء الخطيب سرّاً ومنفرداً عن الآخرين



Ceci ne fait pas partie des innovations. Le fait de dire « amin » après les invocations de l'imam lorsqu'il se met à en faire est recommandé. Cependant ceci ne doit pas être effectué en groupe et à haute-voix mais plutôt chacun dit « amin » seul et à voix-basse pour ne pas gêner ceux qui sont autour de nous ou élever la voix. Donc, chacun dit « amin » aux invocations de l'imam discrètement (sirân) et seul indépendamment des autres.




Question :


ماحكم رفع الأيدي والإمام يخطب يوم الجمعة ؟


Quelle est la règle religieuse quant au fait de lever les mains alors que l'imam fait son sermon du vendredi ?


Réponse :


رفع الأيدي والإمام يخطب يوم الجمعة ليس بمشروع أيضا، وقد أنكرالصحابة على بشربن مروان حين رفع يديه في خطبة الجمعة، لكن يستثنى من ذلك الدعاء بالإستسقاء فإنه ثبت عن النبي عليه الصلاة والسلام أنه رفع يديه يدعو الله تعالى بالغيث وهو في خظبة الجمعة، ورفع الناس أيديهم معه، وماعدا ذلك فإنه لاينبغي رفع اليدين في حال الدعاء في خطبة الجمعة.

Lever les mains alors que l'imam fait son sermon du vendredi n'est pas légiféré. Les compagnons ont même désapprouvé 'Ali Bachir Ibn Maruan au moment ou il leva les mains pendant le sermon du vendredi. Ceci n'est pas légiféré à l'exception de l'invocation de la demande de pluie car il a été rapporté de façon authentique que le prophète, 'alayhi salat wa salam, avait levé les mains en demandant à Allah qu'Il fasse decendre la pluie pendant le sermon du vendredi. Les gens présents firent de même. Et il ne convient pas de lever les mains au moment des invocations pendant le sermon du vendredi en dehors de ce cas-là.



Source : Fatawa arkân al-islâm, Question 322 & 323, Page 392 et 393.

Auteur : Sheikh Al-'Uthaimîne

Traduction : Abou Abdillah.
Partager cet article
Repost0
26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 10:58

Il n'y a d'interdiction que pour cinq tétées

 

Question : J'ai été allaité par une femme trois fois : chaque jour une tétées et dans des endroits différents. Est-ce que je suis considéré comme le frère de lait de celui dont la mère m'a allaité ou non ? Veuillez nous édifier et qu'Allah vous en récompense.

 

Réponse : Ces trois tétées ne confèrent pas l'interdiction due à l'allaitement, il n'y a d'interdiction que pour cinq tétées ou plus, car le Prophète (saw) a dit : " Il n'y a pas d'interdiction pour une ou deux tétées." et en référence à cette parole d'Aicha : " Il fut révélé dans Qur'an : Dix tétées notoires interdisent, puis cela fut abrogé et remplacé par : Cinq tétées notoires interdisent, le Prophète (saw) mourut alors que cette loi était en vigueur."

 

La tétée consiste à saisir le mamelon et en sucer le lait, même sans en être rassasié, même si cela dure longtemps, oui si le nourrisson l'abandonne, on considère cela comme une tétée, s'il ressaisit le mamelon et suce le lait, cela fait la deuxième tétée, ainsi de suite, et à condition que l'enfant soit agé de moins de deux ans, car le Messager d'Allah a dit : " Il n'y a d'allaitement que pour la faim ". Et c'est d'Allah que dépend la réussite.

 

Cheikh Ibn Baz Fatwa Islamiya : 3/326.

Source : livre - Fatwa relatives à l'enfant musulman

Partager cet article
Repost0
19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 14:59
Les invocations et versets du Qor’ân qui facilitent l’accouchement de la femme          

SHeikh Ibn ’Uthaymîn & Ibn Qayyîm al-Djawziyyah


BismiLLehi ar-Rahmân ar-Rahîm


Question :

Est-ce que la lecture de la sourate « al-Zalzalah » [1] pendant l’accouchement facilite l’accouchement ? Y’a t-il des invocations et formules de rappel légiférées à dire pendant l’accouchement afin de le faciliter ? Et est-ce que les invocations pendant l’accouchement sont exaucées ?

Réponse :

Ecrire la sourate « al-Zalzalah » dans un récipient contenant du safran, tout comme écrire les versets indiquant qu’Allah connaît le contenu de l’utérus, telle que la parole d’Allâh -Subhânahu wa Ta’âla :

« A Lui revient la connaissance de l’Heure. Aucun fruit ne sort de son enveloppe, aucune femelle ne conçoit ni ne met bas sans qu’Il n’en ait connaissance. Et le jour où Il les appellera : « Où sont Mes associés ? » ils diront : « Nous Te déclarons qu’il n’y a point de témoin parmi nous ! »

 [2]

et :

« Allâh sait ce que porte chaque femelle, et de combien la période de gestation dans la matrice est écourtée ou prolongée. Et toute chose a auprès de Lui sa mesure. »

 [3]

[Ecrire cela] a été exercé de sorte que l’on déverse de l’eau dans un récipient puis on y met du safran et on remue le tout jusqu’à ce qu’il soit teinté de safran, puis [la femme qui accouche] en boit et en passe sur le ventre. Il est possible encore de réciter ces versets sur de l’eau puis [la femme] en boit et en passe sur le ventre. Ou on peut encore réciter directement ces versets sur la femme qui éprouve les douleurs de l’accouchement. Tout cela est utile - avec la permission d’Allâh.

Quant à la question de l’invocation...l’invocation pour la femme qui éprouve ces douleurs d’accouchement - [Ces invocations] méritent bien d’être exaucées pour la nécessité que cela représente. Certes Allah - Subhânahu wa Ta’âla - a dit :

« N’est-ce pas Lui qui répond à l’angoissé quand il L’invoque, et qui enlève le mal, et qui vous fait succéder sur la terre, génération après génération, - Y a-t-il donc une divinité avec Allâh ? C’est rare que vous vous rappeliez ! »

 [4]

Beaucoup de fois le Seigneur -’Azza wa Djal- exauce l’invocation d’une personne affligée et certes Allâh -Subhânahu wa Ta’âla - dissipe cela pour elle. Wa Allâhu A’lâm. [5]

Al-Khallâl a dit : Il m’a été rapporté de Abdallâh Ibn Ahmad qui a dit : J’ai vu mon père écrire pour la femme qui accouche avec difficulté sur un gobelet blanc ou une chose propre, en n’y inscrivant cette tradition de Ibn ’Abbâs (radhiallâhu ’anhu) qui a dit :

« Il n’y a de Dieu si ce n’est Allâh, le Clément le Magnanime, Louange à Allâh Seigneur de l’Univers - « Le jour où ils verront ce qui leur est promis, il leur semblera qu’ils n’étaient restés (sur terre) qu’une heure d’un jour » [6] - « Le jour où ils la verront, il leur semblera n’avoir demeuré qu’un soir ou un matin. »

 [7]

Al-Khallâl a dit : Il nous a été raconté d’après Abû Bakr al-Maroûzî, qu’un homme vint à Abî ’Abdallâh et lui dit : « O Abâ ’Abdallâh ! Écrivez [un remède] pour une femme qui accouche douloureusement depuis deux jours ? » Il dit : « Dites-lui d’apporter un large gobelet et du safran [Za’farân]. Je le vis alors écrire pour plusieurs personnes. »

Il est rapporté de ’Ikrama selon Ibn ’Abbâs qui a dit : ’Issa (sallallahu ’alayhi wa sallam) passa près d’une vache qui donnait naissance douloureusement. Elle [la vache] dit : « O Verbe d’Allâh [Yâ Kallimat Allâh] ! Invoque Allâh pour moi afin qu’Il me délivre de ce tourment. » Il répondit : « O Créateur des âmes parmi les âmes, O Libérateur des âmes parmi les âmes, O Expulseur des âmes parmi les âmes, délivrez-là ! » Il dit [le rapporteur du récit] : « Elle [la vache] se mit à projeter son veau et à le renifler. » Il ajouta : « Si une femme accouche douloureusement écrivez-lui [un remède]. » L’écriture pour elle, de tout ce qui a été précité, est utile comme exorcisme.

Et certains groupes parmi les anciens ont permis d’écrire certaines parties du Qor’ân et de les boire. Et cela fait partie des moyens de guérison qu’Allâh a assurés [là-dessus].

Un autre écrit sur le sujet est : D’écrire dans un récipient propre cela :

« Quand le ciel se déchirera, et obéira à son Seigneur - et fera ce qu’il doit faire - et que la terre sera nivelée, et qu’elle rejettera ce qui est en son sein [les morts] et se videra. »

 [8]

La femme enceinte devra le boire et en étaler sur son ventre. [9] [10]

Notes

[1] Sourate 99

[2] Coran, 41/47

[3] Coran, 13/8

[4] Coran, 27/62

[5] Fatâwa SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn - « Madjallat ad-Da’wah - n°1754 - p.36 »

[6] Coran, 46/35

[7] Coran, 79/46

[8] Coran, 84/1-4

[9] Kitâb « Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, 4/357-358

[10] Cette position de Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) était déjà celle de son maître SHeikh ul-Islâm Ibn Taymiyyah (rahimahullâh), un avis que l’on retrouve dans le « Madjmu’ al-Fatâwa du SHeikh ul-Islâm » au vol-19 p.36-37

 

source : manhajulhaqq.com

Partager cet article
Repost0
6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 10:50
Dire : « Allah est partout »



Q : J’ai écouté une émission de radio dans laquelle un jeune garçon demandait à son père : « Où est Allah ? » Et le père de répondre : « Allah se trouve partout ! » La question est : quelle est la position de l’islam concernant l’islam concernant cette réponse ?

R : La réponse donnée est totalement fausse ; c’est ce que disent les gens de l’innovation parmi les jahmites et les mu’tazilites et ceux qui les suivent. La juste voie dans cette question-ci est celle empruntée par les gens de la Sunna et du Consensus à savoir qu’Allah, gloire et pureté à Lui, est au-dessus des cieux, au-dessus de Son Trône, au-dessus de toutes Ses créatures et que Sa science se trouve partout comme l’ont bien montré et prouvé les nombreux versets coraniques, les hadiths prophétiques et le Consensus des Prédécesseurs (As-Salaf) de la communauté.

Allah Le Très-Haut dit :

« Certes, votre Seigneur est Allah, Qui a créé les cieux et la terre en six jours puis S’est établi (Istawâ) sur le trône »1


Allah, gloire et pureté à Lui, a répété ceci dans six versets différents de Son Noble Coran.

La signification du mot « S’est établi » chez les gens de la Sunna renvoie à la notion de hauteur et d’élévation au-dessus du Trône, de la manière qu’il convient à la majesté d’Allah, gloire et pureté à Lui, et dont nul ne connaît le comment sauf Lui.

Le savant Mâlik ibn Anas a été questionné à ce sujet et il a dit :
« L’établissement sur le trône est bien connu, le comment en est inconnu, y croire est un devoir et toute question à ce sujet est une innovation. » Mâlik, qu’Allah lui soit clément, voulait dire que poser des questions au sujet du comment est une innovation.

Les mêmes types de propos ont été rapportés du professeur de Mâlik, Rabî‘a ibn ‘Abdur-Rahmân et de la mère des croyants ‘Um Salama, qu’Allah l’agrée. C’est la position de tous les gens de la Sunna parmi les Compagnons, qu’Allah les agrée, et ceux qui sont venus après eux parmi les savants de cette communauté.

D’autre part, Allah, gloire et pureté à Lui, a fait mention dans d’autre versets qu’Il est au-dessus des cieux et qu’Il est élevé :

« Le jugement appartient à Allah le Très-Haut, le Très-Grand. »2


Et Allah dit :

« Vers Lui monte la bonne parole et Il élève haut la bonne action. »3


Le Glorieux dit aussi :

« … la garde (des cieux et de la terre) ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très-Haut, le Très-Grand. »4


Allah le Majestueux dit encore :

« Etes-vous à l’abri, que Celui qui est au ciel vous enfouisse sous terre et voici qu’elle tremble * Ou êtes-vous à l’abri que Celui qui est au ciel envoie contre vous un ouragan de pierres ? Vous saurez ainsi quel fut Mon avertissement. »5



Dans plusieurs versets du Noble Livre d’Allah, il y a l’affirmation qu’Allah le Glorieux est au ciel et qu’Il est élevé. Ceci concorde parfaitement avec le sens des versets qui traitent de l’établissement d’Allah sur le trône (Al-Istiwâ).

Avec tout ce qui a été rapporté comme preuves, on saura clairement que la parole des gens de l’innovation qui disent qu’Allah est partout n’est que mensonge ; c’est la doctrine des halûlites égarés.

Au contraire, cette parole est une apostasie et un égarement, car c’est un reniement de ce qu’Allah, gloire et pureté à Lui, a dit et ce que son Messager, prière et salut d’Allah sur lui, a dit dans ce qui a été rapporté comme hadiths authentiques, mentionnant qu’Allah, gloire et pureté à Lui, est au ciel, comme par exemple :

« Vous ne placez pas votre confiance en moi alors que Celui Qui est au ciel a placé sa confiance en moi ? »6


ainsi que le hadith racontant le voyage nocturne du Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, et d’autres preuves également.


Fatwa de cheikh Ben Baz
Le magazine Ad-Da’wa n° 1288


1 Al-A’râf, v. 54.
2 Le Pardonneur, v. 12.
3 Le Créateur, v. 10.
4 La Vache, v. 255.
5 La Royauté, v. 16-17.
6 Al-Bukhârî, chapitre des expéditions (4351) et Muslim, chapitre de l’aumône légale (144-1064).

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 09:24

             Offrir à un infidèle une partie de la viande du Sacrifice 

Peut on offrir à un infidèle une partie de la viande du Sacrifice ?

Louanges à Allah

Cheikh Ibn Outhaymine a dit : « Il est permis de donner une partie de la viande du Sacrifice en aumône à un infidèle, si celui-ci ne fiât pas partie de ceux qui combattent les musulmans. Car s’il fait partie de ceux qui les combattent, on ne lui donne rien en vertu des propos du Très Haut : «Allah ne vous défend pas d' être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes. » (Coran, 60 : 8-9).


Fatawa Cheikh Ibn Outhaymine, 2/663.

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 09:05

Question :

 Je suis une sœur qui a fait al hijra avec mes enfants et mon mari est resté en France, il a été éprouvé par un grand péché (les jeux du hasard). Au bout de 8 ans il a fini par faire tawba et il va venir me rejoindre insha Allah. La question est : il perçoit les allocations chômage et les prestations de la CAF et il va partir sans un sous en poche, peut on utiliser cet argent pendant 6 moi le temps de s'installer dans le nouveau pays ? Barak Allah ou fikoum.
Rèponse :

Bismi Allah el Rahman el Rahim
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Louange à Allah ; c’est Lui que nous louons et dont nous implorons l’aide et le pardon. Et nous recherchons refuge auprès d’Allah contre la méchanceté de nos âmes et contre nos mauvaises actions.

Le Sheikh Abdelmalik Ramadani (qu’Allah le préserve) répond : Le fait de déclarer qu’une personne se trouve en France, alors qu’elle ne l’est pas, représente un mensonge et agir ainsi impliquerai le mensonge et la tricherie envers le gouvernement. Donc ceci n’est pas permis.

wa Allahou al mouwafiq.

[Abdelmalik Abou Adam al-firansi le 28/05/1429 – 02/06/2008 Joubail – Arabie Saoudite]

 
Partager cet article
Repost0
21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 15:27
Est-il permis de prendre des médicaments alcoolisés ?


BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Le Prophète a dit : « Allâh a créé la maladie et son remède et a créé pour chaque maladie son remède. Soignez-vous donc. (Mais) ne vous soignez pas avec ce qui est illicite" (1)

Le Prophète, questionné au sujet du médicament dans lequel on a mis de l’alcool, a dit à propos de l’alcool : « C’est une maladie, ce n’est pas un remède »(2)


Al-Qâdhî Abî Muhammad ‘Abdel-Wahhâb (rahimahullâh) dit qu’il n’est pas permis de consommer de l’alcool afin de s’abreuver comme pour ce qui est de se soigner, ce qui différe de l’avis de Abû Hanîfa et de ath-Thawrî (3)

Ainsi, les jurisconsultes divergent sur le fait de considérer le besoin de se soigner comme une permission de consommer les nourritures ou les boissons impures ou illicites, en tant que nécéssité pour ne pas mourir de faim. Les Malékites et les Hanbalites interdisent l’utilisation de remède pour la guérison contenant une chose illicite dont l’alcool. Et le « Madhhab » de l’Imâm Abû Hanîfa le permet dans ce sens selon un dire présent dans « al-Moukhtâr », et un des avis de l’Imâm ach-Châfi’î va dans ce sens (4). Sur le hadîth où le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) dit : « C’est une maladie, ce n’est pas un remède. » ‘Abdullâh Ibn Mass’oûd (radhiallâh ‘anhu) a dit : « Certes Allâh ne vous accorde pas la guérison avec ce qu’Il vous a interdit. » L’Imâm ach-Chawkânî (rahimahullâh) a dit sur ce hadîth que l’alcool n’est pas un remède, comme cela est interdit dans l’utilisation d’un remède ou comme boisson.(5)

Les savants de Lajnah ad-Dâ-ima ont expliqué que le traitement médical est quelque chose qui est prescrit dans la religion, mais cela doit être dans ce qui a été légiféré par Allâh – Djalla wa ‘Ala - et par Son Messager (sallallahu ‘alayhi wa sallam), car c’est dans cette façon de faire que se trouve la guérison. Mais dans ce qui a été interdit par Allâh, il n’y a pas de guérison.

Ce qui indique qu’il est interdit de traiter la maladie avec ce qui est illicite de manière générale et avec de l’alcool en particulier, est ce qui a été rapporté par al-Bukhârî dans son Sahîh selon Ibn Mass’oûd (radhiallâhu ‘anhu ) qui dit : « Certes Allâh ne vous accorde pas la guérison dans ce qu’Il vous a interdit. » At-Tabarânî le rapporte d’après des gens qu’ils considèrent comme sûrs. Il a également été rapporté par Ahmad et Ibn Hibbân dans son Sahîh, et par al-Bazâr, Abû Ya’lâ et at-Tabarânî, que les hommes de Abû Ya’lâ sont avérés [Thiqât] – et aussi d’après Oum Salamah (radhiallâhu ‘anhu).

Abû Dâwoud rapporte dans ses Sounans que Abû Dardâ (radhiallâh ‘anhu) a dit : Le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Allâh a fait descendre la maladie et la guérison, et il a fait pour chaque maladie un remède. Ainsi, traitez la maladie, mais ne la traitez pas avec ce qui est illicite. » Dans le Sahîh Muslim, il est rapporté d’après Târiq Ibn Suwayd al-Djou’fî qui a interrogé le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) à propos de l’alcool que le Prophète lui a interdit, ou il lui a dit de ne pas le faire. Il dit : « Mais je l’utilise en tant que remède ? » Il lui dit : « Ce n’est pas un remède, c’est une maladie. »

Il est important de souligner que lorsqu’Allâh enjoint quelque chose, c’est soit parce qu’elle est nécessairement bonne ou que son bienfait l’emporte sur son mal. Et quand Il interdit une chose, c’est soit parce qu’elle est nécessairement mauvaise ou parce que son mal l’emporte sur son bien. Certes Allâh – Djalla wa ‘Ala – est Sage et Omniscient. Si la personne malade imagine que sa maladie ne peut être guérie que par la consommation de l’alcool, c’est une erreur. Il existe de nombreux types de médecine et des voies de recours spirituel et naturel. En outre, le médicament ne guérit pas la maladie, la guérison vient plutôt d’Allâh – Djalla wa ‘Ala – lors de l’utilisation du médicament. Ainsi, l’utilisation des moyens prévus est une chose sur laquelle on s’appuie en tant que circonstance et moyen, mais cela doit être fait avec une remise confiante en Allâh – Djalla wa ‘Ala. Et ce qui est légiféré - sur ce principe - c’est de croire que cela peut être bénéfique comme son contraire, et c’est ce qui est souhaité. Et croire que la guérison ne repose que sur cela [c’est-à-dire, le médicament], c’est du polythéisme. (6)

Notes

(1) Rapporté par Abû Dâwoud

(2) Rapporté par Muslim

(3) Kitâb « Al-Ichrâf ‘ala noukati massâ-îl al-Khilâf » du Qâdhî Abî Muhammad, 4/393

(4) Al-Fiqh al-islâmî wa Adillatuh, 7/5498-5499 et Bouhoûth wa Fatâwa Islâmiyyah fî qadhâyâ mou’âssirah, 3/35-36

(5) Kitâb « Nayl al-Awtâr min Asrâr Mountaqa al-Akhbâr » de l’Imâm ach-Chawkânî, 15/265-266

(6)Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 22/87-88

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 09:40
:arrow:Bismi Allah el Rahman el Rahim
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux


 
Qu’est-ce que le bon comportement en Islâm ?

SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn (rahimahullâh)


- Le lundi 20 juin 2005, par Ismail


- Le bon comportement [al-Khoulouq] :

C’est la disposition naturelle [as-Sadjiyyat] et le caractère [at-Tab’oun]. Et cela est comme l’ont dit les gens de science [Ahl al-‘Ilm] : l’aspect intérieur [al-Bâtinah] de l’homme, car il y a certes deux aspects :

 

- L’aspect extérieur [adh-Dhâhirah] :

 

C’est la forme de son caractère naturel pour qui Allâh a accordé un corps. Cette forme extérieure peut-être soit belle et bonne [Djamîl hassan], ou bien méchante et vile [Qabîh siy], ou encore ce qu’il y a entre les deux.

 

- L’aspect intérieur [al-Bâtinah] :

 

C’est la situation de la personne enracinée en elle et dont apparaissent les actes [al-Af’al] en bien [Kheyr] ou en mal [Char] sans qu’elle ait besoin de « pensée » [Fikr] et « d’avis » [Ruwiyyah]. Et cet aspect aussi peut-être bon [Hassan], si de lui ressort un bon comportement, et il peut-être vil [Qabîh] quand il ressort de lui un mauvais comportement. Et cela se manifeste à travers le comportement [al-Khoulouq]. Et certes le comportement est la forme intérieure sur laquelle l’homme est préparé.

L’obligation [al-Wâdjib] pour le musulman est qu’il adopte dans son comportement les nobles caractères [Makârim al-Akhlâq], c’est-à-dire, ce qu’il y a de meilleur. La noblesse [al-Karîm] de chaque chose est ce qui est bon [Tayb] en chaque chose et ce qui en émane. Sur cela, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit à Mu’âdh : « Prend garde à leurs meilleurs biens. » [1], et cela, lorsqu’il lui avait été ordonné de prélever la Zakat des gens du Yémen.

L’homme se doit donc d’être intérieurement noble, et qu’il aime la noblesse [al-Karam], le courage [al-Chadjâ’ah], la mansuétude [al-Halim] et la patience [as-Sabr]. Qu’il rencontre les gens avec un visage gai, une poitrine ouverte et une âme sereine. Et toutes ces qualités font parties des nobles caractères [Makârim al-Akhlâq]. Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Le croyant qui a la foi la plus complète est celui qui a le meilleur caractère. » [2]

Il est donc demandé que ce hadîth soit toujours sous l’œil du croyant [‘Ayn al-Mou’mîn]. Certes l’homme, à partir du moment où il sait qu’il ne sera jamais complet dans sa foi [Imân] jusqu’à ce qu’il ait un bon comportement [Hassan al-Khoulouq], alors ceci l’incitera à adopter le comportement lié aux nobles caractères et aux hauts attributs [Sifât], tout en délaissant ce qui est abject et léger. [3]

Notes

[1] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim

[2] Rapporté par Abû Dâwoud et at-Tirmidhî - authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh al-Djâmi’ - n°1230-1232 »

[3] Kitâb « Makârim al-Akhlâq » du SHeikh Ibn ‘Uthaymîn, p.9-10 - Edition Dar ul-Wattan Linachir

 

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 15:18

Enterrer les cheveux coupés


Shaikh Muhammad Ibn Salih Al-'Uthaymin

 


 


Question : Quel est le jugement concernant le fait d’enterrer les cheveux qui tombent et les cheveux qui ont été coupés ?


 

Réponse : Certains savants considèrent qu'il est recommandé d'enterrer quoi qu'on enlève des cheveux, des ongles ou des dents et ils mentionnent une narration à ce sujet d'Ibn 'Umar (c'est-à-dire un athar ou la parole d'Ibn 'Umar lui-même) (radhiyallahu 'anhuma). Et il n'y a aucun doute que la pratique du compagnon du prophète est meilleure que la pratique de tout autre que lui. C'est l’avis qui a été pris par nos juristes (savants de Fiqh), qu’Allah leur fasse miséricorde. Ils ont dit : « Certes, il est préférable que la personne enterre ce qu'elle enlève des cheveux, des ongles, des dents et des choses semblables. »




Source : Al-Fatawa As-Shar'iya fil-Masa'il il-'Asriya min Fatawa 'Ulama il-Balad il-Haram, pg.636


Partager cet article
Repost0