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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 06:30

Question :

Entre les deux soufflements dans la trompette, le corps humain se décomposera excepté un os, lequel ?

 

Réponse :

Abou Hourayra   rapporte que le Prophète   a dit : « entre les 2 soufflements dans la trompette, il y aura quarante ». Les gens demandèrent : « Ô Abou Hourayra, 40 jours ? » Je refusai de répondre. Ils demandèrent « 40 ans ».  Je refusai de répondre. Ils demandèrent : « 40 mois ? ». Je refusai de répondre et j’ajoutai :  Tout le corps humain se décomposera excepté l’os du coccyx. C’est à partir de cet os que le corps sera reconstitué »
Boukhary, hadith n° 4814

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 06:30

http://2.bp.blogspot.com/_9lUugIaaNO0/R-bfcRMch8I/AAAAAAAAAu0/ztPF8DXFZwM/S220/bismillah.gif

Question :

La marque que l’on trouve parfois chez certains sur le front est-elle celle des vertueux ?

 

Réponse :

Elle (la trace) n'est pas parmi les signes des gens de bien.

Parmi les signes (des gens de bien) il y a la bonté du visage, la grandeur du cœur, la bonne morale etc...

Alors que la trace (ou couleur) qui reste sur le front à cause de la prosternation, elle peut aussi apparaître sur ceux qui ne prient que les Fardh (prières obligatoires), et cela car ils ont la peau douce (ou faible) et elle (la trace) peut ne pas apparaître (sur les visages) de ceux qui prient beaucoup et restent beaucoup en prière. 

Fatawa Arkan al islam wa-l iman
(version albanaise, édition « NUN » page 309)
Cheikh Muhammad Ibn Salih Al 'Outhaymin    Chapitre de La Prière (Salah)

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 06:30

Caractéristiques des Femmes Hypocrites

Shaikh Muhammad Musa Nasr

 

 

1. Elles exposent leur beauté

 

At-Tabaruj ou exposer sa beauté, la beauté physique de ce qui doit être caché de tous les hommes non-mahram [1] et chercher à être une source de tentation et de fitna est un signe d'hypocrisie.

 


Il est tragique voir beaucoup de femmes se montrant en public comme si elles étaient des pièces de viande se vendant aux spectateurs qui ne veulent rien de plus que les souiller.

 


On constate aujourd'hui que le physique féminin est devenu le produit le plus bon marché, montré sur la place du marché. En fait on voit le physique féminin comme un outil pour vendre d'autres produits et services.

 


La femme qui ne préserve pas sa modestie et ne tire pas de voile sur sa beauté, est une femme qui cherche à déplaire à Allah et à Son messager tandis qu’elle montre de l'amour et de l'obéissance au diable et à ses légions. Ses actes sont les actes de la femme non croyante et ses vêtements sont les vêtements des égarées même si elle devait prétendre avoir la foi et être chaste.





Allah dit (sens du verset) : « Ô enfants d’Adam ! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement pour cacher vos nudités, ainsi que des parures. - Mais le vêtement de la piété voilà qui est meilleur. - C’est un des signes (de la puissance) d’Allah. Afin qu’ils se rappellent. » [Sourate  Al-A'raf : 26]

 


Le messager d'Allah a averti les femmes en disant :

« celles qui se livrent au Tabaruj sont les Munafiqat (femmes hypocrites). »

 

Revenez au livre béni de l'imam Al-Albani « le Hijab de la Femme Musulmane » pour un commentaire complet de cette question.

 

 

2. Al-Mukhtali'at : les Femmes qui demandent à leurs maris le divorce sans raison

 

Dans le Hadith rapporté par Ahmad, An-Nasâ’î et At-Tirmidhi sur l’autorité d'Abu Hurayra et Thawban, le messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit :

 

« Al-Mukhtali'at sont les femmes hypocrites. » [2]

 


Al-Khul  est défini par les savants comme ayant le même sens qu’enlever son vêtement. Cela signifie que la femme cherche à retirer (c'est-à-dire le divorce) son mari d'elle. Cette compréhension vient de la Parole d'Allah :


« On vous a permis, la nuit d’as-Siyam, d’avoir des rapports avec vos femmes; elles sont un vêtement pour vous et vous un vêtement pour elles. »  [Sourate Al-Baqara : 187]

 


La compréhension légale du terme (khul) implique que la femme paye à un homme (son mari) une certaine somme d'argent pour mettre fin à leurs noces. Si l'argent (propriété) n'est pas échangé alors le khul est incomplet et nul.

 


Dans l’ensemble le khul est sanctionné selon la loi islamique sauf s’il est fait correctement et est demandé pour des raisons justes. Les raisons valables pour khul varient selon les circonstances, mais en général les quelques raisons valables pour le khul sont :

 

1. Le mari a d'un tempérament dur

 

2. Il est dur avec (abuse de) sa femme 

 

3. La femme craint qu'en restant avec lui, elle n'établisse pas les préceptes d'Allah dans ce qu'Il lui a rendu obligatoire, comme l'amour mutuel et le bon rapport (avec son époux).

 

Le khul  qui est interdit et que nous avons décrit d’après les paroles du messager d'Allah (salallahu ‘alayhi wa salam), est celui qui est fait sans raison religieuse, morale ou raison valable. Ce type de khul mène une femme au nifaq (l'hypocrisie), parce qu'elle dédaigne les lois d'Allah en ce qui touche à l'amour mutuel et aux bons rapports (avec son époux).

 

Pour une clarification plus complète sur les lois se rapportant à cette question, référez-vous aux livres vérifiés de Fiqh et demandez aux savants quand vous ne savez pas.

 

 

Notes de bas de page :


[1] note du traducteur : le mahram signifie : les hommes pour qui il est religieusement inacceptable de marier une femme musulmane particulière (ex : le père et la fille, le frère et la soeur..). Ils peuvent être considérés comme tuteur et escorte de la femme.

[2] note du traducteur : Sahih Al-Jami ' (6681) et As-Sahiha (632)

 

Article tiré du site al-manhaj.com

Source : Son livre Al-Munafiqun (p. 79-80)

Traducteur : Yahya Ibrahim

Traduit en français par les salafis de l’Est

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 06:30

Fréquenter ceux qui aiment Allah sincèrement par l'imam ibn al qayyim al jawziyya


Fréquenter ceux qui aiment Allah sincèrement , retenir leurs plus belles expressions comme on cueille les fruits les meilleurs , ne parler que s'il y a intérêts à le faire et qu'on est sûr que dans ce qui va être dit , il y a un bien pour soi et une utilité pour autrui .
Ibn al qayyim qu'Allah lui fasse miséricorde considère ici le fait d'aimer les gens sincères pour leur amour d'Allah et leur fréquentation , comme une des vertus qui participe à l'amour pour Allah . Il n'y a rien d'étonnant à cela , car cette bonne nouvelle a été annoncée aux gens de l'amour par la révélation divine , l'envoyé d'Allah paix et bénédiction de dieu sur lui a dit : Allah puissant et majestueux a dit : Nécessaire est mon amour pour ceux qui s'aiment les uns les autres en moi . Nécessaire est mon amour pour ceux qui s'assoient les uns avec les autres à cause de moi . Nécessaire est mon amour pour ceux qui se rendent visite les uns les autres à cause de moi . (hadith rapporté par ahmad dans son musnad et mâlik dans al muwatta , al albani le qualifie de authentique ).


Abû hurayra qu'Allah l'agrée rapporte que l'envoyé d'Allah paix et bénédiction de dieu sur lui a dit : Un homme rendit visite à l'un de ses frères qui habitait dans un autre village . Allah le très haut envoya un ange sur son chemin . Lorsque l'homme passa devant lui , il lui demanda : Ou te diriges tu ? L'homme répondit : Je vais rendre visite à l'un de mes frères qui habite dans ce village .
Lui as tu prêté quelque chose dont tu veuilles t'assurer son état ??
Non , je n'ai d'autre motif pour lui rendre visite que l'amour que je lui porte en Allah .
L'ange lui dis alors : Je suis envoyé par Allah auprès de toi pour te faire savoir qu'il t'aime pour avoir aimé en lui cette personne . ( hadith rapporté par muslim numero 38 ).


L'amour du musulman pour son frère en Allah est le fruit de la sincérité de la foi et de la haute moralité , c'est une barrière protectrice par laquelle Allah préserve le cœur du serviteur et maintient fermement la foi au fond de lui afin qu'il ne s'échappe pas et ne faiblit pas . Le prophète paix et bénédiction de dieu sur lui a dit : La plus solide des anses de la foi , c'est aimer en Allah et haïr en Allah . (hadith rapporté par at tabarânî dans al mu 'jam al kabir et Ibn abî shayba dans al îmân ,le cheikh al albanî le qualifie d'authentique voir silsilatu ahâdîthi sahîha numero 1728 ).

Ceux que le musulman choisit pour être ses amis et élit pour être ses bien aimés , doivent être des gens dont la compagnie profite à sa religion , sa vie d'ici bas et sa vie de l'au delà . . C'est pourquoi , leur choix est une tâche difficile qui a besoin de l'assistance providentielle d'Allah . Or l'homme sagace ne doit pas prendre pour ami n'importe qui , car l'homme en général influe sur l'esprit d'autrui comme ce dernier influe sur le sien , son mauvais choix de compagnon peut l'entrainer dans une situation aussi désastreuse que celle de celui qui choisit mal son métier ou son épouse ou son voisin . Ibn hajar qu'Allah lui fasse miséricorde a dit : Il ne convient pas de choisir à la légère un ami , car l'amitié a un grand effet sur l'homme , l'envoyé d'Allah paix et bénédiction de dieu sur lui a dit : La religion d'un homme est à l'image de celle de ses amis . Que chacun de vous fasse donc bien attention au choix de ses amis (hadith rapporté par Abû dâwûd numero 4833 et at tirmidhî numero 2379 ,le cheikh al albani le qualifie d'authentique voir sahîh sunan Abû dawud numero 4046 )

Ibn al jawzi qu'Allah lui fasse miséricorde a dit : Avant de se choisir un ami , il doit d'abord réunir cinq qualités : il doit être raisonnable , d'un bon comportement , il ne doit être ni pervers , ni innovateur , ni matérialiste ne pensant qu'à amasser les biens de ce bas monde .

Quand à la raison , c'est le capital de l'homme . Il n'y a aucun intérêt à prendre pour ami quelqu'un de fou , car en voulant t'être utile , il te nuit . On entend par raisonnable l'homme qui comprend les choses telles qu'elles sont , soit de lui même , soit de quelqu'un de qui il la saisit .

Quand au bon comportement , c'est une qualité indispensable , sinon à quoi sert il de se lier d'amitié à quelqu'un qui est intelligent , mais dont la colère et le désir concupiscent suffissent pour s'emparer de lui, lui faire perdre la raison et l'encourager a suivre sa passion .


Quand au pervers , c'est quelqu'un qui ne crains pas Allah , or quiconque ne craint pas Allah , on ne doit pas lui faire confiance car on n'est pas à l'abri d'une trahison de sa part .
Quand à l'innovateur , en lui tenant compagnie , on risque d'être contaminé par ses innovations .

Quand a ceux dont le seul souci est d'amasser les richesses de ce bas monde , il est du devoir du croyany de les éviter , car ils lui indiqueront les moyens d'acquérir les biens matériels de ce monde et de les capitaliser , et lui inspireront d'en être avares , ce qui le détournera de la recherche de son salut .

Celui chez qui se réunissent ces qualités , sa compagnie est non seulement profitable en ce bas monde , mais également dans les hauts degrès de l'au delà vers lequel , elle élève . C'est ainsi qu'il faut comprendre la recommandation des pieux prédécesseurs : Ayez beaucoup de frères en Allah , car chaque croyant aura le droit d'intercéder auprès d'Allah en faveur d'autrui le jour de la résurrection .

Cette parole peut être appuyée par le hadith sur l'intercession dans lequel le prophète paix et bénédiction de dieu sur lui a dit : Lorsque les prophètes , les anges et les croyants intercèderoont en faveur des gens , Allah dira : Il ne reste que mon intercession et il prendra une poignée de l'enfer (hadith rapporté par al boukhari numero 7439 et muslim numero 302 )



Il se peut qu'à cause de ses négligences , le serviteur entre en enfer et n'en sort que grâce à un croyant qu'il a pris comme ami dans ce bas monde et dont Allah accepte qu'il intercède en sa faveur , le prophète paix et bénédiction de dieu sur lui a dit : Lorsqu'Allah sauvera les croyants du feu et qu'ils se sentiront assurés d'en être à l'abri . Aussi vif que puisse être le débat qu'engage l'un de vous avec son adversaire au sujet d'un droit , qui lui est dû dans ce monde , il ne sera pas plus insistant que celui qui sera engagé par les croyants avec leur seigneur au sujet de leur frères qui seront introduits dans le feu .Ils diront alors : seigneur ! Nos frères priaient , jeûnaient et faisaient le pèlerinage avec nous ! or voilà que tu les a introduits dans le feu ! . Allah leur dira : Allez ! et faites sortir ceux que vous connaissez ! . Ils iront les trouver et les reconnaitront par leurs visages , le feu ne touchera pas leurs visages , certains auront le feu jusqu'à la mi jambe , d'autres auront le feu jusqu'aux chevilles , ils les feront sortir puis diront : Seigneur , nous avons fait sortir ceux que tu nous as ordonnés de faire sortir !
Il leur dira : Faites sortir celui qui a dans le cœur le poids d'une pièce d'un dinar de foi , puis il leur demandera de faire sortir celui qui a dans le cœur le poids d'une demi pièce d'un dinar , puis celui dont le cœur contient le poids d'un grain de moutarde de foi . (hadith rapporté par Ibn mâja dans al muqaddima numero 60 , le cheikh al albani le qualifie d'authentique voir sahîh sunan Ibn mâja numero 51 .



Umar b. Al Khattâb qu'Allah l'agrée disait : Je te recommande de prendre pour amis des frères qui sont sincères , tu vivras en sécurité au milieu d'eux . Ils sont une parure dans l'aisance et un soutien dans l'adversité . Pense du bien de ton frère tant qu'il ne s'est pas produit de lui quelque chose que tu ne peux tolérer .
Eloigne toi de ton ennemis , met toi en garde contre ton compagnon , sauf s'il est digne de confiance , et n'est digne de confiance que celui qui crains Allah ! Ne fréquente pas les gens pervers , car tu risque de les imiter dans leur perversité , et ne leur dévoile pas tes secrets ! Consulte dans tes projets ceux qui craignent Allah ! (sawatu s safwa)


Ibn Al Qayyim qu'Allah lui fasse miséricorde a énuméré d'autres avantages en matière de dogme , d'éducation et de comportement , tirés de la fréquentation des gens de l'amour et la sincérité , il a dit : Les savants distinguent six vertus , leur fréquentation fait passer :

- Du doute à la certitude
- De l'ostentation à la sincérité
- De l'indifférence au souvenir d'Allah dhikr
- De l'aspiration vers ce bas monde à l'aspiration vers le monde de l'au delà
- De l'orgueil à l'humilité
- De la mauvaise intention au désir de porter conseil

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 06:30

Soucis et tristesse

" Le souci et le chagrin n'apporte rien d'utile au serviteur, au contraire ils font plus de mal que de bien.

 

  Ils refroidissent la résolution et affaiblissent le coeur.

  Ils empêchent le serviteur de s'efforcer dans ce qui lui est utile.

  Ils lui barrent le chemin [vers Dieu], le font même reculer en arrière, ou lui voilent le jalon qui à chaque fois qu'il le voyait, il retroussait ses manches et accélérait le pas.

 

Ce sont certes un lourd fardeau sur le dos du marcheur.

 

Le sentiment douloureux qui survient au coeur est de deux sortes compte tenu de sa cause :

 

  Soit il est causé par un événement passé, il s'agit dans ce cas du chagrin

  Soit il est du à une situation future envisageable, il s'agit là du souci.

 

Et les deux relèvent de la faiblesse :

 

Ce qui s'est passé ne peut pas être repoussé par le chagrin, mais plutôt en montrant de la satisfaction, en louant [Allâh], en patientant, en ayant foi en le Décret - qadar - et en répétant : " Allâh a décrété [la chose ainsi] et ce qu'Il a voulu, Il l'a exécuté. "

 

Ce qui va venir [comme mal] ne peut pas être repoussé par le souci :


  C'est soit quelque chose qui offre une possibilité de la repousser, dans ce cas on ne doit pas faiblir [devant une telle initiative]

 

  Soit une chose qu'il est impossible de repousser, dans ce cas on ne doit pas s'affoler, mais on doit vêtir pour l'affronter la vêtue [spirituelle] appropriée et s'y préparer en prenant l'équipement nécessaire, à savoir l'affirmation de l'unicité de Dieu, la confiance en Lui, la soumission à Lui, la satisfaction de L'avoir comme Seigneur dans toute chose, au lieu de n'être satisfait de Lui que dans ce qu'on aime, et pas dans ce qu'on déteste. "

 

Source : Les Exhortations - Ibn Al Qayyim

Cheikh Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 06:30

Les croyants les plus intelligents

 D'après Ibn Umar Radiya Allahu 'anhuma qui a dit :

 

"J'étais avec le messager d'Allah sallallahu 'alayhi wa salam quand un homme des Ansaar est venu a lui en le saluant par le salaam puis lui a demandé : - "Qui sont les meilleurs croyants ?

Il, sallallahu 'alayhi wa sallam, a répondu: - "Ceux qui ont les meilleurs caractères." 

Puis il a demandé : - "Qui sont les croyants les plus intelligents ?

Il, sallallahu 'alayhi wa sallam, a répondu : - "Ceux qui se rappellent le plus souvent de la mort et ceux qui se sont le mieux préparer pour ce qu'il y a après elle, ceux-là sont les intelligents." 

 

(Hadith déclaré Hassan par Shaykh el Albani, rahimahuLahi. Extrait du site fatwa on line, et traduit de l'anglais par "les nobles caractères.") 

 

copié de fourqane.fr

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 06:30

Comment aborder les livres de science ?    

Shaykh Muhammad ibn Salih Al-Uthaymin



Aborder les  livres implique plusieurs choses :

 

1. Connaître le sujet du livre - pour en profiter, parce qu'il doit être spécifié. Cela peut être un livre de sihr (sorcellerie), de tromperie ou de mensonge. Donc il faut connaître le sujet du livre pour en profiter.

 

2. Connaître sa terminologie. En effet, connaître la terminologie permet d’économiser beaucoup de temps. C'est ce que les savants font dans l'introduction de leurs livres, par exemple nous savons que lorsque l'auteur de Bulugh al Maram dit "convenu", cela signifie que le hadith a été rapporté par Al-Bukhari et Muslim, tandis que l'auteur de Al-Muntaqa utilise cette expression d’une façon différente - quand il dit "convenu", cela signifie que le hadith a été rapporté par l’imam Ahmad, Al-Bukhari et Muslim.

 


De la même façon dans les livres de fiqh, les savants emploient les mots qawlayn, wajhayn, riwayatayn et ihtimalayn différemment. Riwayatayn (deux transmissions) signifie deux transmissions de l'imam; wajhayn (deux avis) signifie deux avis parmi les compagnons, c'est-à-dire, les compagnons des imams du madhhab; ihtimalayn (deux possibilités) est employé dans les cas d'incertitude quant à savoir lequel des deux avis est correct; et qawlayn (deux avis) est plus général dans la signification que cela.

 

De la même façon nous devons aussi connaître ce qu'un auteur désigne s'il dit ijma' (consensus) ou wifaq (accord). S'il dit ijma', il désigne le consensus parmi la umma et s'il dit wifaq, il désigne l'accord des quatre imams, comme l'utilisation de l'auteur d'Al-Furu concernant le fiqh Hanbali. De la même façon les disciples de chaque madhab ont tous leur propre terminologie, donc il est essentiel de connaître la terminologie de l'auteur.

 

3. Connaître le style et les expressions employés dans le livre.Vous constaterez que lorsque vous lisez un livre pour la première fois, particulièrement les livres académiques qui sont remplis de science, vous rencontrerez une expression dont vous devrez peser le sens, parce que vous n'y êtes pas familier. Mais si vous lisez le livre de nouveau vous deviendrez familier de cela.

 

Il y a aussi quelque chose qui doit être ajouté au livre, qui est d’écrire des commentaires dans les marges et au pied des pages. C'est quelque chose dont l’étudiant en science doit profiter. S'il rencontre quelque chose qui a besoin de plus d’explication ou de preuve et qu’il a peur d'oublier, il doit faire une note dans la marge ou au pied de la page. Souvent la personne manque de  tels bénéfices parce qu'elle ne fait pas de notes qui ne prennent pas plus qu'une minute ou deux. Puis, quand il revient il peut ou ne peut pas se le rappeler.

 

L’étudiant en science doit y prêter l'attention, particulièrement dans les livres de fiqh. Dans quelques livres vous pouvez rencontrer une question et ses règles vous semblent confuses et provoquent chez vous des doutes. Si vous vous référez aux livres qui sont plus compréhensibles que le livre que vous lisez et que vous trouvez quelque chose qui explique la question, vous devez en faire une note pour que vous puissiez vous y référer de nouveau si vous en avez besoin, sans devoir vous référer au livre original dont vous l'avez cité. Cela vous fera économiser du temps.

 

 

La lecture de livres est de deux types

 

1. Lecture en profondeur pour peser et comprendre. Cela prend nécessairement du temps.

 

2. Une lecture rapide pour obtenir une idée du sujet du livre, les sujets traités et le contenu du livre. Ceci est fait en feuilletant le livre et l'écrémant. Cela n'implique pas le même niveau de pensée que la première méthode. La meilleure voie pour lire des livres est de peser les sens et chercher l'aide des savants qui ont la compréhension. Il n’est pas surprenant que le livre qui mérite le plus une telle lecture est le Livre d'Allah. Vous devez être patient et persister dans la lecture, car on n'a pas donné de cadeau plus grand à l'homme que la patience.

 


Collecter des livres

 

L’étudiant en science doit s’appliquer à collecter des livres, mais il doit donner des priorités. Si une personne n'a pas beaucoup d'argent, il n'est pas bon et n'est pas sage d’acheter beaucoup de livres et de payer pour eux, parce que c'est une mauvaise gestion. Si vous ne pouvez pas acheter de livres avec votre propre argent, vous pouvez les emprunter dans n'importe quelle bibliothèque.

 

 

S’appliquer à lire des livres importants

 

L’étudiant en science doit s’appliquer à lire les ouvrages de référence les plus importants, pas les travaux modernes, parce que certains des auteurs modernes n'ont pas la science profonde, et si vous lisez ce qu'ils ont écrit, vous constaterez que c'est superficiel. Ils peuvent citer des choses mot pour mot, ou peuvent les déformer pour les rendre plus longues, mais ce n'est que du blabla. Donc vous devez lire les travaux de référence les plus importants écrits par les salaf (pieux prédécesseurs), parce qu'ils sont meilleurs et plus bénis que beaucoup de livres de la génération postérieure.

 

 

La plupart des livres des auteurs postérieurs portent peu de sens mais sont prolixes (c’est à dire long). Vous pouvez lire une page entière qui pourrait avoir été résumée en une ou deux lignes. Mais vous trouverez les livres des salaf faciles, simples et bien écrits, sans aucun mot qui ne porte pas de sens.

 


Parmi les meilleurs livres que l’étudiant en science doit s’appliquer à lire sont les livres de Shaykh Al-Islam Ibn Taymiya (rahimahullah) et son élève Ibn Al-Qayim (rahimahullah). Il est connu que les livres d'Ibn Al-Qayim sont plus faciles, parce que le style d'Ibn Taymiya est très éloquent à cause de sa science abondante et son esprit alerte et Ibn Al-Qayyim a vu la science d'Ibn Taymiya comme une maison bien faite, son rôle à lui étant d’organiser et d’embellir.

 

 

Mais Ibn Al-Qayyim était libre d’esprit; s'il pensait que l'avis de son shaykh divergeait de ce qu'il pensait être correct, il le disait. Quand il a pensé que le pèlerin devait quitter l’ihram pour le Hajj et reprendre l’ihram pour la 'Umra, car Ibn 'Abbas (radiallahu 'anhu) a pensé que si la personne qui n'a pas apporté d'animal pour le sacrifice entre en ihram pour le Hajj ou en Qiran, elle doit quitter l'ihram pour le Hajj et reprendre l’ihram pour la 'Umra, Tandis qu'Ibn Taymiya a pensé que cela concernait seulement les compagnons, il [Ibn Al-Qayim] a dit :

« Je penche plus vers l'avis d'Ibn 'Abbas que vers l'avis de mon shaykh. »

 


Il a clairement déclaré qu'il avait un avis différent, donc il était indépendant dans sa pensée. Mais il n’est pas surprenant qu'il a suivi son shaykh (rahimahullah) dans les questions qu'il pensait être vraies et correctes. Sans aucun doute, si vous considérez la plupart des avis d'Ibn Taymiya, vous constaterez qu'ils sont corrects. C'est quelque chose que quiconque pèse ses livres saura.

 


Evaluer les livres


Les livres peuvent être divisés en trois types :

 

1. Les bons livres

 
2. Les mauvais livres

 
3. Les livres qui ne sont ni bons, ni mauvais.

 

Essayez de vous assurer que votre bibliothèque ne contient pas de livres qui ont un mauvais contenu. Il y a des livres qui sont décrits comme étant de la littérature, mais ils tuent seulement le temps sans produire aucun avantage. Et il y a des livres nuisibles qui contiennent des idées spécifiques ou promeuvent une idéologie incorrecte. Ceux-ci aussi ne doivent pas figurer dans votre bibliothèque, soit parce que la méthodologie qu'ils emploient est fausse, soit à cause de leur fausse compréhension de la 'aqida ou parce que ce sont des livres révolutionnaires qui promeuvent une idéologie nuisible.

 

 

En général, vous ne devez laisser aucun livre nuisible dans votre bibliothèque, parce que les livres nourrissent l'âme, comme la nourriture et la boisson nourrissent le corps. Si vous la nourrissez avec des livres comme ceux-ci, ils vous causeront beaucoup de mal et vous suivrez une méthodologie qui va contre la méthodologie du chercheur de la science saine.


 

Article tiré du site clearpath.com

Source: Fatawa Shaykh Muhammad ibn Salih Al-'Uthaymin, Kitaab Al-‘Ilm, p. 87-91

Traduit par les salafis de l’Est

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 06:30

383306955

Question :

Quels sont les 4 honneurs qu’Allah a fait à Adam   ?

 

Réponse :

Tels sont 4 honneurs : II le créa avec Sa Main, insuffla en lui l'âme qu'il avait créée pour lui, ordonna aux anges de se prosterner devant lui et lui apprit les noms des choses.
(les histoires des prophètes de ibn Kathir rahimou )


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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 06:30

La réalité de ce bas monde

Ibn Qayyîm al-Djawziyyah

 

 

[Ce bas monde est à l’exemple] d’un homme qui a construit une maison, l’a embellit, y a rassemblé tous les appareils nécessaires, et y a invité tous les gens. Chaque fois que quelqu’un entre, il le fait s’asseoir sur un lit confortable, il le met devant un plat garni de viande, il pose entre ses mains divers couverts précieux dont il a besoin, et il met à son service ses esclaves et ses domestiques.

couverts.jpg


La personne douée de raison [al-‘Aqil] comprend que tout cela n’est que jouissance temporaire appartenant au propriétaire de la maison [Sâhib ad-Dâr], que cela soit les esclaves et domestiques mis à sa disposition ou les ustensiles. Il a donc profité de cela toute la durée de son séjour dans la maison, sans que son cœur ne s’attache à ces choses et que lui-même ne veuille les posséder. Bien au contraire, il fut avec le propriétaire de la maison [Sâhib ad-Dâr] comme se doit d’être un invité avec son hôte ; il s’assoie là où l’hôte le fait s’asseoir, il mange ce qu’il a devant lui sans rien demander de plus avec cela, se satisfaisant du savoir-faire [al-‘Ilm] du propriétaire de la maison, de sa générosité et de la manière dont il traitait ses invités. Il est entré dans la maison avec dignité, il a profité de ses bienfaits avec dignité et il s’est séparé de lui avec dignité sans qu’il n’ait à blâmer le maître de la maison.



Quant au fou [al-Ahmaq], son âme lui suggère d’habiter la maison, de s’approprier les ustensiles qui sont dedans et d’en disposer selon ses passions et désirs. Il choisit lui-même où il va s’asseoir et se met à déplacer les ustensiles vers un coin de la maison et à les cacher. Chaque fois que le maître [de la maison] lui présente quelque chose, son âme lui suggère de s’en emparer et de se l’accaparer au profit des autres invités. Alors pendant ce temps, le maître de la maison témoigne de ce qu’il fait, mais sa générosité l’empêche de le faire sortir de sa maison. Lorsque enfin [le fou] pense qu’il s’est emparé exclusivement de ces ustensiles et matériaux, qu’il est devenu maître de la maison, et a disposé de ces ustensiles comme s’il était lui-même véritablement maître [de cette demeure], l’a occupée et l’a prise pour sa maison, [le propriétaire] envoie ses serviteurs qu’ils l’expulsent de manière violente et le dépouillent de toutes les choses qu’il s’est accaparées, et ils ne lui laissent pas un seul ustensile. Tout ce qu’il a gagné c’est la séparation du maître de la maison - Il fut dévoilé auprès du maître entre ses serviteurs et domestiques.



Il y a certes en cet exemple une réflexion avérée pour une méditation véritable. Et cela est incontestablement conforme - Et le secours est auprès d’Allâh ! ‘Abdullâh Ibn Mass’oûd (radhiallâhu ‘anhu) a dit :


« Tout un chacun dans ce bas monde est un invité [Dhayfoun]. Ses biens sont confiés - Certes l’invité doit partir [un jour] et toute chose confiée doit être restituée. »

 


[1]
Il est rapporté dans les deux Sahîh d’après Anas Ibn Mâlik (radhiallâhu ‘anhu) qui a dit :

« Un fils de Abû Talha tomba malade. Puis, il mourut alors que Abû Talha était dehors. Sa femme, ayant constaté la mort de son fils, prépara quelque chose. Ensuite, elle plaça le corps dans un coin de la maison. A son retour, Abû Talha dit : « Comment va l’enfant ? » - elle répondit : « Il s’est calmé et j’espère qu’il se repose. » - Abû Talha pensa que cela était véridique et alla se coucher. Au matin après avoir fait ses grandes ablutions [Ghousl], sa femme le retint au moment où il s’apprêtait à sortir et l’informa de la mort de son fils. Après quoi, il alla faire la prière avec le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) puis mit ce dernier au courant de ce qui s’était passé entre lui et sa femme. Alors, le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) lui dit : « Puisse Allah bénir votre nuit passée ensemble. »


Sufyân a dit : Un homme des Ansâr a dit [plus tard] : « J’ai vu qu’ils ont eu [Abû Talha et sa femme] neuf enfants qui tous récitaient le Qor’ân. » [2] [3]

 


Notes


[1] Rapporté par al-Bayhaqî dans « Chu’ab il-Imân »
[2] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim
[3] Kitâb « ‘Iddatu as-Sâbibirîn wa dhakhîratu ach-Châkirîn » de Ibn al-Qayyîm, p.372-373 - Edition Dar Ibn al-Djawzî

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 06:30

Quand vient la mort

Shaykh Muhammad Nasir Ad-Dîn Al-Albânî

 

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1 –
Le malade doit être satisfait de ce qu’Allah lui a destiné ; il doit faire preuve de patience à l’égard de Son décret immuable et penser du bien de Son Seigneur. Tout cela constitue un bien pour lui. Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Le cas du croyant est admirable. Tout est chez lui un bien, et ceci n’est accordé qu’au croyant et à personne d’autre. Si un bonheur le touche, il se montre reconnaissant et c’est un bien pour lui. Si, par contre, un mal le touche, il endure et c’est aussi un bien pour lui ».

 

 Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) a aussi dit : « Qu’aucun d’entre vous ne meurt sans penser du bien d’Allah le Très Haut. » (Muslim)

2 – Le malade doit être partagé entre la crainte et l’espoir. Il doit craindre le châtiment d’Allah pour ses péchés et espérer la miséricorde de son Seigneur selon le hadith d’Anas : « Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) s’introduisit auprès d’un jeune homme qui agonisait. Il lui demanda : « Comment te sens-tu ? ». Le jeune homme répondit : « Par Allah, ô Messager d’Allah ! J’espère beaucoup d’Allah et je crains mes péchés ». Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) dit : « Ces deux sentiments ne sont pas réunis dans le cœur d’un serviteur en pareille circonstance sans qu’Allah ne lui octroie ce qu’il espère et ne le protège de ce qu’il craint. » (At-Tirmidhî)


3 – Quelle que soit la souffrance engendrée par la maladie, il ne lui est pas permis de souhaiter la mort, selon le hadith d’Umm Al-Fadhl : « Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) rentra chez nous alors que cAbbâs, l’oncle paternel du Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) était malade. cAbbâs se mit à souhaiter la mort et le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) lui dit : « Ô mon oncle ! Ne souhaite pas la mort car si tu es quelqu’un de bienfaisant, il est préférable que l’heure de ta mort soit repoussée afin que tu augmentes tes bonnes œuvres ; et si tu es un homme qui a commis du mal, il est préférable pour toi que soit retardée l’heure de ta mort pour que tu puisses te faire pardonner tes méfaits. Ne désire donc pas la mort. » Muslim, Al-Bukhârî, Al-Bayhaqî (3/377) et d’autres ont rapporté un hadith similaire qui est le hadith d’Anas, dont le texte est : « Si l’individu ne peut faire autrement, qu’il dise : « Ô mon Dieu ! Garde-moi en vie tant que cela est mieux pour moi et fais-moi mourir si cela vaut mieux pour moi ». Je l’ai référencé dans Al-Irwâ’ (683).


4 – Si le malade doit s’acquitter de droits envers les autres, qu’il le fasse, si c’est possible ; sinon, qu’il charge quelqu’un de le faire. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit à ce sujet : « Quiconque a commis une injustice touchant à l’honneur ou aux biens de son frère [musulman], qu’il la répare avant que ne vienne le jour de la Résurrection où ne seront acceptés ni dinar ni dirham. S’il a quelque bonne action, on les lui prendra pour les donner à la personne [lésée] et s’il n’a aucune bonne action, on prélèvera des mauvaises actions de la personne lésée pour les lui imputer. » (Al-Bukhârî)

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit aussi : « Savez-vous qui est celui qui a tout perdu ? » Les Compagnons répondirent : « Celui d’entre nous qui a tout perdu est celui qui n’a ni argent, ni biens. » Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) rétorqua : « Celui de ma communauté qui a tout perdu est celui se présentera le jour de la Résurrection avec prière, jeûne et Zakât, alors qu’il aura insulté untel, calomnié untel, pris injustement les biens d’untel, versé le sang d’untel et frappé untel. On donnera alors à l’un et à l’autre de ses bonnes actions. Et si elles s’épuisent avant d’avoir terminé de régler ce qui lui incombe, on prélèvera de leurs péchés pour les lui imputer et le jeter ensuite dans le Feu. » (Muslim)

 

Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit également : « Quiconque meurt endetté, ce ne sont ni les dinars ni les dirhams [qui serviront de réparation], mais les bonnes et les mauvaises actions. » (Al-Hâkim)

 

Il a aussi été rapporté par At-Tabarânî dans Al-Mucjam ul-Kabîr en ces termes : « La dette est de deux sortes : si quelqu’un meurt alors qu’il avait l’intention de régler ses dettes, je serai son garant ; et si quelqu’un meurt sans avoir eu l’intention de les régler, c’est à celui-là que l’on prélèvera de ses bonnes actions, le Jour du Jugement Dernier, où il n’y aura ni dinar, ni dirham. »

 

Jâbir ibn cAbdillah a dit : « Lorsque la bataille d’Uhud eut lieu, mon père me convoqua en pleine nuit et dit : « Je me vois parmi les premiers Compagnons du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) qui seront tués, et je ne laisse derrière moi rien de plus cher que toi excepté la personne du Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). Or, j’ai une dette ; règle-la et comporte-toi convenablement envers tes frères. » Le lendemain, il fut parmi les premiers tués. » (Al-Bukhârî)


5 – C’est une obligation de s’empresser de rédiger un pareil testament, selon cette parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) : « Le musulman qui veut recommander quelque chose [avant sa mort] n’a pas le droit de passer deux nuits consécutives sans avoir son testament écrit, près de sa tête» Ibn cUmar dit : « Pas une nuit n’est passée depuis que j’ai entendu le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) dire cela sans que mon testament ne soit auprès de moi. » (Al-Bukhârî et Muslim)


6 – Il doit établir un testament pour ses proches, si ceux-ci ne peuvent hériter de lui, conformément à cette parole du Très Haut : « On vous a prescrit, quand la mort approche de l’un de vous et s’il laisse des biens, de faire un testament en règle en faveur de ses parents et de ses proches. C’est un devoir pour les pieux. » (Al-Baqarah : 180)


7 – Il peut léguer le tiers de ses biens, et il ne lui est pas permis de dépasser cette proportion. Il vaut mieux d’ailleurs que son legs soit inférieur au tiers de ses biens, d’après le hadith de Sacd ibn Abî Waqqâs qui dit : « J’étais avec le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) lors du pèlerinage d’adieu. J’étais si malade que je faillis en mourir. Le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) me rendit visite et je lui dis : « Ô Messager d’Allah ! J’ai en ma possession beaucoup de biens et je n’ai personne qui puisse hériter de moi exceptée ma fille. Puis-je distribuer les deux tiers de ma fortune ? » Il répondit : « Non ! » Je dis : « La moitié alors ? » Il répondit : « Non ! » Je dis : « Alors le tiers ? » Il dit : « Le tiers, et c’est encore trop. Ô Sacd ! Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que misérables tendant la main vers les gens [et il fit le geste de quémander avec sa main]. Ô Sacd ! Tu seras récompensé pour toute somme que tu donnes en aumône en désirant pour cela le Visage d’Allah le Très Haut, même pour la bouchée que tu introduis dans la bouche de ta femme. » [Sacd dit alors : « Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a donc permis de léguer le tiers des biens. »] (Al-Bukhârî et Muslim)

Ibn cAbbâs dit : « J’aurais aimé que les gens recom­mandent dans leur testament [de léguer] le quart de leurs biens plutôt que le tiers car le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Le tiers, et c’est encore trop» (Al-Bukhârî et Muslim)


8 – Deux hommes intègres et musulmans doivent être témoins des recom­man­dations testamentaires. Si l’on ne peut trouver de musulmans, alors deux hommes non musulmans peuvent être témoins à condition de s’assurer, dans le doute, de leur témoi­gnage en les liant par un pacte conformément à cette parole du Très Haut : « Ô vous les croyants ! Quand la mort se présente à l’un de vous, que deux hommes intègres d’entre vous assiste (à l’écriture) du testament, ou deux autres, qui ne sont pas des vôtres, si vous êtes en voyage et que la mort vous frappe. Vous les retiendrez (les deux témoins), après la prière, et si vous avez des doutes, vous les ferez jurer par Allah : “Nous ne faisons aucun profit par cela, même s’il s’agit d’un proche, et nous ne cacherons point le témoignage d’Allah. Sinon, nous serions du nombre des pêcheurs”. Si l’on découvre que ces deux témoins ont commis un pêché, que deux autres, parmi les proches (du mort)  prennent leur place et jurent par Allah : “Notre témoignage est plus véridique que leur témoignage, et nous ne transgressons point. Sinon, nous serions du nombre des injustes”. C’est le moyen le plus sûr pour les inciter à donner le témoignage sous sa forme réelle ; ou leur faire craindre de voir d’autres serments se substituer aux leurs. Craignez Allah et écoutez. Allah  ne guide pas les gens pervers. » (Al-Mâ’idah : 106-108)


9 – Quant au testament destiné aux parents et aux proches qui héritent (déjà) du testateur, il n’est pas valable, car il est abrogé par le verset relatif à l’héritage. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) l’a clairement évoqué lors de son sermon du pèlerinage d’adieu dans lequel il a dit : « Allah a certes octroyé la part qui revenait à chacun des ayants droit. Nul testament donc pour celui déjà concerné par l’héritage. » (At-Tirmidhî)


10 –  Il est interdit, dans le testament, de porter préjudice à qui que ce soit, comme le fait que le testateur déshérite certains héritiers, ou qu’il privilégie untel au détriment d’un autre, confor­mé­ment à cette parole d’Allah  [verset 7 de la sourate les Femmes] : « Aux hommes revient une part de ce qu’ont laissé les parents et les proches…que ce soit peu ou beaucoup : une part fixée »  … Et à la fin du verset 12 : « … Après exécution du testament ou paiement d’une dette, sans préjudice à quiconque. Telle est l’injonction d’Allah ! Et Allah est Omniscient et Clément. »… Et conformément à cette parole du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) : « Ni mal, ni préjudice ; quiconque porte préjudice à autrui, Allah fera qu’un mal l’atteigne et quiconque s’oppose à quelqu’un avec véhémence, Allah s’opposera à lui. » (Al-Hâkim)


11 – Le testament injuste est caduc et refusé d’après ce que le Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Quiconque ajoute à notre religion une chose qui n’en fait pas partie verra son ajout rejeté» (Al-Bukhârî et Muslim)

… Et d’après le hadith de cImrân ibn Husayn : « Un homme affranchit à sa mort six hommes [qui étaient tout ce qu’il possédait]. Ses héritiers qui étaient des bédouins vinrent [en] informer le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) de son geste. Le Prophète dit : « Comment a-t-il pu faire cela ?!  Si nous l’avions su, si Allah le veut, nous n’aurions pas prié sur lui ». Il tira alors au sort entre les hommes affranchis ; il en affranchit deux et rendit les quatre autres à leur condition d’esclavage» (Muslim)


12 – Comme il s’avère qu’à notre époque, beaucoup de gens ont tendance à innover dans leur religion et plus particulièrement en ce qui concerne les rites funéraires, le musulman doit laisser des instructions pour qu’il soit préparé et enterré suivant la Sunna  en agissant conformément à cette parole du Très Haut : « Ô vous les croyants ! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, [surveillé par] des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu’Il leur commande et faisant strictement ce qu’on leur ordonne. » (At-Tahrîm : 6)

C’est pourquoi les Compagnons du Prophète (salallahu ‘alayhi wa sallam) recom­man­daient cela. Les récits que nous en avons sont nombreux mais il n’y a pas de mal à ce que nous citions quelques-uns d’entre eux :

 

- D’après cÂmir ibn Sacd ibn Abî Waqqâs, son père dit lors de la maladie qui précéda sa mort : « Creusez-moi une tombe et posez sur moi des briques (en argile séchées au soleil) comme on a fait pour le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). » (Muslim)

 

 - Abû Burdah dit : « Abû Mûssâ fit une recommandation avant sa mort : « Lorsque vous transporterez ma dépouille, accélérez le pas et ne me suivez pas avec un encensoir. Ne mettez rien dans ma tombe qui soit une séparation entre moi et la terre, et ne construisez rien au-dessus de ma tombe. Je vous prends à témoin que je dégage ma responsabilité pour toute femme qui se raserait la tête en signe de deuil, se lamenterait et déchirerait ses vêtements. » Ils dirent : « As-tu entendu quelque chose à ce propos ? » Il répondit : « Oui ! Je l’ai entendu du Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam). » (Ahmad)

 

- Hudhayfah a dit : « Lorsque je mourrai, n’informez personne de ma mort car je crains que cela ne soit une annonce de décès [prohibée]. En effet, j’ai entendu le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wa sallam) interdire les annonces de décès [semblables à celles de la période anté-islamique]. » (At-Tirmidhî)A propos de ce que nous avons vu précédemment, An-Nawawî a dit dans Al-Adhkâr : « Il est fortement recommandé [au mou­rant] qu’il enjoigne [à ses proches] d’éviter toutes les inno­vations qui ont cours dans les coutumes locales en matière de rites funéraires, et qu’il obtienne d’eux cette assurance en les liant par un pacte. »


____________

Source : Ahkâm Al-Janâ’iz (les rites funéraires)

Traduit par Abû Talhah

Publié par les salafis de l’Est

 

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