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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 10:00

Devinettes sonores

 

Pendant que votre enfant ferme les yeux faites une action qu’il sera chargé de décrypter au son : ouvrir le réfrigérateur, un tiroir, mettre la table, froisser du papier, ouvrir ou fermer la porte…

Vous pouvez échanger les rôles à chaque bonne réponse. On peut corser ensuite en exécutant deux, puis trois actions à la suite, ou simplifier en lui demandant de reproduire exactement la même action.

 

Exercer l’oreille et l’attention, et trouver le mot juste.


 

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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 09:57

Randonnée en tandem

 

Allongez-vous sur un lit face à face, plantes des pieds collées, et commencez à pédaler doucement, puis de plus en plus vite. Vous pourrez inverser le sens de rotation des « pédales » après un petit moment.

 

Pour se muscler ventre et jambes en duo.

 

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 09:25

                                           ‘Uthmân Ibn Mad’ûn

 

‘Uthmân Ibn Mad’ûn était parmi les tous premiers convertis à l’Islam. D’une nature calme et austère, il avait un penchant marqué pour la vie ascétique. Il abhorrait, depuis sa plus tendre enfance, l’esprit libertin et obscurantiste de ses concitoyens et semblait toujours à la recherche d’une voie susceptible de le mener vers la Vérité. L’élan de son âme vers la révélation coranique fut donc des plus naturels dès lors qu’il avait trouvé la réponse à tous ses questionnements existentiels.

En effet, dès le moment où les lueurs de la Révélation commencèrent à poindre, illuminant les cœurs des chercheurs de Dieu, ‘Uthmân Ibn Mad’ûn n’hésita pas à aller rejoindre le groupe des disciples de Mohammed (saw), les « compagnons » comme il sera d’usage de les appeler. Il deviendra ainsi un des habitués de la demeure  d’Al-Arqam, lieu où le Messager de Dieu (saw) transmettait et expliquait les versets révélés. Comme tous les musulmans faibles et sans défense, il sera la victime des persécutions et des exactions des païens qui s’acharnèrent sur lui. Il fera donc partie de ceux qui émigreront en Abyssinie pour échapper aux persécutions des qurayshites. Il y sera lors de la première et de la deuxième émigration en compagnie de son fils As-sayb. En Abyssinie, il gardera toujours sa foi en l’unicité de Dieu et la mission prophétique de Mohammed (saw). Il restera fidèle au message en qui il avait trouvé paix spirituelle et sérénité.

Et les mois passèrent. ‘Uthmân et ses compagnons d’exil attendaient avec impatience le jour où ils pourraient revenir chez eux. Un jour, une rumeur parvint à nos exilés disant que la Mecque s’était convertie à l’Islam et que les qurayshites avaient fini par se prosterner devant le Dieu unique. Ce fut la joie chez Ibn Mad’ûn et ses compagnons, heureux d’entendre une telle nouvelle. Ils firent leurs adieux à l’accueillante et tolérante Abyssinie et reprirent le chemin du retour. Or, une déception les attendait. La conversion des qurayshites n’était qu’une rumeur sans fondement. La Mecque, du moins une grande partie de sa population, restait hostile au Message du Prophète (saw). Il ne leur restait plus que la vieille pratique arabe du jiwâr, le droit de protection à un homme menacé ou traqué. Celui qui jouissait de ce droit de la part d’un noble était immunisé contre toute poursuite ou violence. Seuls, quelques exilés pouvaient se permettre ce privilège. Ibn Mad’ûn était de ceux-là. Il se mit sous la protection du chef qurayshite Al-Walîd Ibn Al-Mughîra et put, de ce fait, entrer librement à la Mecque. Plus personne ne pouvaient s’en prendre à lui, et il pouvait aller et venir à sa guise dans les rues de la Mecque. Ce n’était pas le cas, par contre, pour les autres croyants qui n’avaient pas eu le bonheur d’être protégés comme lui. Pour eux, les brimades continuèrent comme avant. C’est pourquoi, ne pouvant supporter de voir ses compagnons maltraités alors qu’il jouissait d’une protection, il alla trouver Al-Walîd Ibn Al-Mughîra et lui demanda de lever son immunité. Etonné, ce dernier lui dit : « pourquoi ô fils de mon frère ! Un des hommes de mon clan t’a-t-il fait du tort ? » - « Non, mais la protection de Dieu me suffit et je ne veux pas que quelqu’un d’autre me protège. » Al-Walîd lui dit alors : « Allons à la Ka’ba pour déclarer publiquement que tu n’es plus sous ma protection. » Devant l’oratoire, Al-Walîd déclara solennellement qu’Ibn Mad’ûn n’était plus, selon son désir, sous sa protection. Ibn Mad’ûn en fit de même et déclara qu’il avait demandé lui-même la levée de la protection.

C’était sa façon à lui de partager les souffrances de ses frères. Du jour au lendemain, il se retrouva comme eux, sans défense autre que celle de dieu. Un jour, alors qu’il passait devant une assemblée de qurayshites, il entendit le poète Labîd Ibn Rabî’a réciter des vers. Il s’assit devant eux tandis que Labîd déclamait les vers suivants : « toute chose en dehors de Dieu n’est que vanité. » Ibn Mad’ûn répliqua : « Tu dis vrai. » Labîd reprit : «  Tout bienfait est fait pour ne pas durer. » Ibn Mad’ûn répliqua : « Tu mens car les bienfaits du Paradis sont éternels. » Vexé, Labid se tourna vers ses auditeurs et  leur dit : « Ô peuple de quraysh ! Par Dieu, jamais auparavant un membre de votre assemblée ne se faisait traiter ainsi. Comment acceptez-vous cela ? » Une personne de l’assistance lui répondit : « Celui-là est insolent, il a apostasié notre religion. Ne fais pas attention à lui. »  Uthmân répliqua à l’homme et vice versa jusqu’à ce que la polémique se transforma en dispute. L’homme se leva et donna un coup de poing l’atteignant à l’œil. Al-Walîd Ibn Al-Mughîra qui avait assisté à la scène, dit à Ibn Mad’ûn : « Par Dieu ! Ô fils de mon frère, si ti étais sous ma protection, ton œil n’aurait pas été atteint. » Ce dernier lui dit : « Par Dieu, mon œil sain voudrait bien recevoir ce qu’à reçu l’autre œil pour l’amour de Dieu. Et sois assuré, je suis sous la protection de Celui qui est plus fort et plus puissant que toi. » Ibn Al-Mughîra lui proposa une nouvelle fois de revenir sous sa protection mais il déclina l’offre, confiant en sa foi en Dieu. Son destin et celui de ses frères parmi les faibles et les persécutés ne faisaient qu’un et il ne pouvait en être autrement.

C’est alors qu’eut lieu l’émigration de Médine des exilés d’Abyssinie qui purent échapper ainsi et d’une façon définitive aux persécutions des infidèles de Quraysh. La miséricorde de Dieu n’avait pas de limites. Après les épreuves et les vicissitudes, vint le temps de la quiétude et de la paix. A Médine, les croyants pouvaient se consacrer à l’adoration de Dieu sans craindre les exactions de qui que ce soit.

La vie de ‘Uthmân Ibn Mad’ûn était faite d’adoration passionnée et de renoncement aux plaisirs de ce monde. Il jeûnait le jour et s’absorbait dans les prières la nuit. Sa vie était devenue un hymne continuel à la gloire du Seigneur. Ayant renoncé d’une façon définitive aux attraits de la vie, il ne mangeait que des repas simples et ne portait que des habits en haillons ou en étoffes rugueuses. La vie  n’avait plus d’intérêt pour lui. Un jour, il entra à la mosquée, alors que le Messager de Dieu (saw) s’y trouvait avec un groupe de compagnons. Il portait un habit déchiré qu’il avait rafistolé avec un morceau de fourrure. En le voyant ainsi, le Prophète (saw) eut de la compassion pour lui et ses compagnons se mirent à pleurer. L’Envoyé de Dieu leur dit : « Qu’en êtes-vous du jour où l’un de vous portera le matin un vêtement et le soir un autre, où vous enveloppez vos demeures comme on enveloppe la Ka’ba ? » Les compagnons répondirent : « Nous souhaitons que tout cela se produise, ô Messager de Dieu et que nous soyons dans le bien-être et le confort. » Le Messager de Dieu (saw) leur rétorqua : «  Certes ce jour arrivera mais sachez que la façon dont vous vivez aujourd’hui est préférable à celle que vous vivrez ce jour-là. »

Le renoncement de ‘Uthmân était tel qu’il alla jusqu’à négliger ses devoirs conjugaux. Le Messager l’appela un jour et lui dit : « Ô ‘Uthmân ! Tu as des obligations vis-à-vis de ta femme. C’est ainsi qu’est ma sunna en ce domaine. » Il revint à sa femme, mais continua sa vie de renoncement et d’ascétisme avec plus de rigueur. Car c’était là son tempérament et sa vocation. Le Messager de Dieu (saw) savait cela et lui manifestait un grand amour. Le jour de sa mort, il le pleura tellement que ses larmes inondèrent son visage. Il l’embrassa sur le front en lui disant : « Que Dieu te soit miséricordieux, ô Abû As-sayb ! Tu es parti de ce monde sans qu’il n’ait rien pris de toi, et sans que tu n’aies rien pris de lui. »

Le jour de sa mort, ’Umar dira : « Lorsque ‘Uthmân Ibn Mad’ûn décéda de mort naturelle, il perdit un peu de mon estime dans mon cœur. Je me suis dit : ‘Regardez un peu celui d’entre nous qui était le plus renonçant à ce monde. Voilà qu’il meurt de mort naturelle.’ Mais lorsque le Prophète ‘saw) décéda de mort naturelle et après lui Abû Bakr, je me suis dit : ‘Malheur à toi, les meilleurs d’entre nous meurent de mort naturelle.’ Et il reprit l’estime qu’il avait dans mon cœur. »

‘Umar s’attendait à ce que ‘Uthân meure sur le champ de bataille en martyr.  ‘Uthmân Ibn Mad’ûn, l’ascète, le sage, sera le premier musulman à mourir à Médine. Il sera aussi le premier à être enterré au cimetière d’Al-Baqî’. Que Dieu soit satisfait de lui !

 

Tirait du livre : Les compagnons du Prophète(tome1)

Les premiers homme de l'Islam

Messaoud Abou Oussama

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 09:08

Les bienfaits du thé vert

Plus d'un milliard de tasses de thé sont bues chaque jour dans le monde, principalement par les femmes. Le thé est la deuxième boisson la plus bue dans le monde après l’eau

Moment de détente, petite pause entre amies ou seule, ce geste est bon pour la santé !!

Il faut savoir que deux tasses de thé vert correspondent, en antioxydants à sept verres de jus d’orange pressées.

Une étude menée au Japon : étude Ohsaki réalisée auprès de 40 530 adultes de 40 à 79 ans, groupe suivi pendant 11 ans, dévoile enfin au grand jour les bienfaits de cette boisson…

Pourquoi le thé est-il aussi bon pour la santé ?

1- Il améliore les défenses de l'organisme en lui apportant de nombreux antioxydants (vitamines C, E, zinc, sélénium...).

2- Il diminue le mauvais cholestérol et les graisses. Il réduit ainsi la mortalité due aux maladies cardiovasculaires. Ce taux de mortalité chute notamment de 23 % chez les femmes qui en boivent au moins cinq tasses quotidiennement.

3- Riche en vitamines C, B1, B2, B3 et P, il lutte activement contre le vieillissement de la peau en favorisant son élasticité.

4- Le thé n'a pas d'effet sur le poids, mais sur la silhouette, il ne fait pas maigrir. Sa consommation favorise à une meilleure répartition des graisses, notamment au niveau de la taille et des hanches.

 

5- Il a des effets très positifs sur vieillissement cérébral grâce à sa très grande richesse en antioxydants.

Les chercheurs ont notamment observé que des sujets de plus de 65 ans, buveurs réguliers de thé, sont moins touchés par le vieillissement cérébral et par des pathologies neuro-dégénératives comme les maladies d'Alzheimer et Parkinson.

6- Déposez le sachet froid du thé vert sous vos yeux afin que votre peau soit moins terne et que vous sembliez moins fatiguée. Il atténue également les cernes

7- Le risque de cancers de l'estomac, du foie, du pancréas, du sein, du poumon, de l’œsophage, de la prostate et de la peau est plus faible chez les personnes qui consomment du thé vert. Le thé vert agit comme un puissant anti-oxydant et, mieux encore, joue le rôle de « neutralisant » des agents cancérigènes, empêchant le déclenchement de leur activité nocive  dans notre organisme. Le thé vert agit aussi comme un détoxifiant de l'organisme. Il active les mécanismes du foie qui permettent d'éliminer plus rapidement les toxines cancérigènes de l'organisme.

8- Le thé vert peut abaisser la tension artérielle en inhibant l'enzyme de conversion de l'angiotensine

9- Il empêche le rapprochement anormale des plaquettes réduisant ainsi les risques de maladies cardiaques.

10- Le thé vert abaisse le taux de glycémie

11- Boire du thé vert après un repas permet de réduire vos risques d'empoisonnement alimentaire d'origine bactérienne, de carie dentaire et de gingivite. En effet, le thé vert a de puissants effets antimicrobiens sur les bactéries de la bouche. Il existe de nombreux brevets sur l'utilisation d'extraits de thé vert comme agent anti-tartre dans les dentifrices et les gargarismes. Il est également utilisé en traitement contre la mauvaise haleine.

12- Le thé vert est indiqué pour lutter contre la fatigue

13- Le thé vert a des effets diurétiques

 

Attention : Utilisation recommandée : infuser 2g de thé vert pendant 10 minutes dans une théière et consommer dans l'heure qui suit (au-delà de cette durée, les polyphénols disparaissent). Il est recommandé de consommer 6 tasses par jour. Au-delà, il provoque souvent des insomnies. Il est aussi déconseillé chez les femmes enceintes ou les personnes souffrant d’anémie.

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 08:56

Caramels

 

Faites fondre 125 gr de sucre en morceaux dans une casserole à fond épais, puis ajoutez le jus d’un demi-citron, une cuillerée a soupe de miel et un verre de crème fraîche. Mélangez avec une cuillère en bois, sans relâche jusqu’à ce que la pâte épaississe ; ajoutez alors au mélange 125gr de chocolat noir râpé très fin.

Continuez à mélanger, puis versez sur un marbre huilé (ou à défaut une tôle) ; découpez ensemble en carrés lorsque cela devient possible.

 

Votre enfant pourra vous aider à rassembler les ingrédients, découper les carrés et… goûter le fruit de vos efforts en communs !

 

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 08:52

Cache-tampon

 

Convenez ensemble d’un objet, puis cachez-le subrepticement en l’absence de votre enfant. Avant la recherche, donnez-lui quelques indices sous forme de devinette : c’est sous un objet qui a quatre pieds mais ne bouge pas (la table), ou à coté d’instruments à dents qui ne mordent pas (les fourchettes). Traditionnellement, si l’on s’approche de l’objet « on brule », mais plus on s’en éloigne, plus « on gèle ».

 

C’est un jeu intemporel. Il permet d’apprendre à se situer dans l’espace, à manier les notions de proximité, d’éloignement, et exerce le sens de l’observation.

 

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 08:50

Chaud, devant !

 

Il faut être au moins deux, et disposer de plusieurs balles en mousse ou ballons de baudruche pour ce jeu (éventuellement, à compléter par des foulards en boule). Une ligne de démarcation sera tracée pour chaque camp. Au signal du départ, on se précipite sur balle et projectiles qui, en nombre égal, sont disposés aux pieds des joueurs : on les lances alors le plus vite possible dans le camp adverse.

Le but du jeu consiste à se débarrasser au maximum de toutes les balles qui encombrent son camp et, lorsque le jeu se termine, à en compter un minimum sur son territoire.

 

Un jeu de lancer très essoufflant qui demande beaucoup de vivacité, d’adresse et de réflexes.

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 07:49

FEMME VOILEE

 

 

Voici une photo qui 'compare' la sucette à la femme !
 
Une sucette voilée? non bien sure que non....
 
Mais en traduisant la phrase en arabe 'tu ne peux empêcher les autres mais tu peux protéger ton nafs, si tu sais ce qui est bien pour toi '
 

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 07:38

                                              Khâlid Ibn Saîd

 

Il faisait partie d'une des familles les plus aisées et les plus noble de la Mecque. Son père, Sa'îd Ibn Al-'Âs, était en effet issu de la célèbre tribu qurayshite des 'Abd Manâf. C'est donc au sein d'une grande tente que vit le jour et grandit notre noble illustre compagnon Khâlid Ibn Saîd. Comme tous les jeunes des familles aisées de la Mecque, Kâlid vivait dans l'insouciance matérielle, profitant de la vie et de ses plaisirs. Il faisait la joie de ses parents qui le croyaient et accédaient à toutes ses demandes.

 

Or, depuis quelque temps, Kâlid n'était plus le même homme, joyeux et insouciant. Il semblait préoccupé par quelque chose qui troublait son esprit et l'empêchait de se concentrer sur quoi que ce soit. C'est que la nouvelle de la révélation faite à Mohammed (saw) à la grotte de Hirâ commençait à se propager dans la Mecque pour devenir le sujet de discussion de tous les qurayshites. Kâlid non plus ne pouvait échapper à cette terrible interrogation : Mohammed (saw) était-il sincère ? Comment tous les habitants de la Mecque, il connaissait la sincérité et l'honnêteté de son concitoyen. Tout ce qu'il préférait dans cette vie, c'était la retraite et la solitude dans une grotte des environs de la Mecque appelée Ghâr Hirâ. C'est là qu'il avait l'habitude de se retirer pour méditer des journées entières. C'est là, dira-t-il, que l'Ange Gabriel est venu lui apporter la révélation pour quelle raison mentirait-il, se demandait sans cesse Kâlid, et pour récolter quoi, puisqu'il ne voulait ni de ce monde ni de ses plaisirs ?

Et les questions harcelaient l'esprit de Kâlid durant des jours et des jours jusqu'à ce que la lumière divine pénétrât son coeur. Une nuit, alors qu'il dormait, il fit un rêve étrange. Il s'est vu devant un grand feu au milieu duquel son père voulait le jeter, en le poussant de ses deux mains. Il vit ensuite le Prophète (saw) s'approcher de lui et s'interposer entre lui et le feu en le protégeant de son manteau. Cette vision bouleversa Kâlid qui vit là un signe du destin. Le lendemain matin, il se hâta vers Abû Bakr et lui raconta ce qu'il avait vu en rêve. Ce dernier lui dit : "Ô Kâlid, c'est le bien que je veix pour toi. C'est le Messager de dieu (saw) que tu as vu. Suis-le, car l'Islam te sera une barrière contre le feu."

 

Et cet homme illustre, que la quête de dieu attirait, s'en alla à la recherche du Messager de dieu (saw) pour proclamer sa conversion à l'Islam. A partir de ce jour, une métamorphose totale s'opéra en lui. Kâlid devint un autre homme. Il venait de découvrir les jouissances que procure la foi, la spiritualité et l'amour de dieu. Il n'allait vivre que pour cette idéal. Il va de soi que sa conversion ne resta pas secrète. Son père, mis au courant, l'appela et l'interrogea en ces termes : "Est-ce vrai que tu vient de rejoindre Mohammed (saw) qui ne cesse de dire du mal de nos divinités ?"

 

Notre illustre compagnon répondit : "Oui, je l'ai rejoint et j'ai cru en lui, par Dieu, il est sincère et ce qu'il dit est vrai !" Excédé, son père le frappa durement puis l'emprisonna dans une pièce et le soumit au supplice de la soif. Mais rien n'y fit, et notre glorieux compagnon ne cessait de répéter comme un leitmotiv : "Par Dieu, il est sincère et je crois en lui." Son père, qu'une telle proclamation mettait hors de lui, l'emmena alors dans le dessert aride de la Mecque et le laissait des heures durant dans la chaleur caniculaire et suffocante sans une goute d'eau ou un coin d'ombre. Les séances de torture alternaient avec les promesses et les tentatives de séduction, mais Kâlid, imperturbable, répondait : "Je n'abandonnerai jamais l'Islam et je mourrai musulman, advienne que pourra !" Alors, désespéré de voir revenir à ses anciennes croyances, son père lui dit : "Va-t-en, ô insolent, par Lât, je te priverai de ressources !" Kâlid lui répondit : "Dieu est le meilleur dispensateur de ressources."

 

Kâlid quitta le luxe et l'opulence de la maison paternelle sans aucun regret, tant il est vrai qu'il savait que sa nouvelle foi exigeait de lui ascétisme et détachement des choses de ce monde. Mais qu'importe. Notre illustre compagnon était prêt à tout abandonner pour préserver sa foi ; les richesses, la vie facile et les honneurs, il n'en a que faire. Son choix était fait. Il sera musulman et advienne que pourra.

 

Lors de la deuxième émigration en Abyssinie, il sera du nombre de ceux qui partiront pour échapper aux persécutions des qurayshites. Il restera là-bas jusqu'à la prise de Khaybar par les musulmans. La société islamique était en train de se constituer doucement mais sûrement. Kâlid y prit sa place et contribua avec ses compétences et ses atouts à leur édification et à leur défense. Certes, il avait regretté de ne pas avoir assisté à la bataille de Badr, mais le Messager de dieu (saw) lui avait dit : " Ne regrette rien, ô Kâlid, car les gens ont eu une seule émigration alors que vous en avez eu deux. Vous êtes partis chez le roi d'Abyssinie et vous êtes revenus auprès de moi."

Le Prophète (saw) l’estimait beaucoup et lui vouait une grande confiance. C’est ainsi qu’il l’envoya comme gouverneur au Yémen d’où il ne revint qu’après la mort du Prophète (saw). C’était lors de l’investiture d’Abû Bakr comme calife. On rapporte que notre illustre compagnon resta plus de trois mois avant de faire allégeance à Abû Bakr. Il semble qu’il ait préféré que le califat soit confié a ‘Ali ou à ‘Uthmân. Quoi qu’il en soit, ceci n’altéra en rien les relatons cordiales et fraternelles avec Abû Bakr qui l’estimait beaucoup. C’est à lui, en effet, qu’il confia le commandement des armées en route vers la Syrie pour combattre les troupes romaines. Cependant, suite à l’intervention de ‘Umar Ibn Al-Khattâb, le commandement lui fut retiré et confié à Shurahbil Ibn Hasna. Khâlid accepta d’être un simple soldat sous le commandement de Shurahbil et n’en tint nullement rancune à ‘Umar. Il continua à l’aimer et à l’estimer jusqu’à sa mort, nous rapporte sa fille Um Khâlid. Avant le départ des armées en Syrie, Abû Bakr fit à Shurahbil les recommandations suivantes :

 

« Observe Khâlid Ibn sa’îd, et sache que tu as des obligations vis-à-vis de lui, comme tu aurais aimé qu’il ait des obligations vis-à-vis de toi, si tu étais à sa place et lui à la tienne. Et tu n’ignores pas la place qu’il occupe parmi les musulmans. Et tu n’ignores pas qu’il était gouverneur du temps du Messager de Dieu (saw). Je lui avais confié, certes, le commandement et je le lui avais retiré. Et il se peut que cela lui soit profitable pour sa foi, car je n’envie jamais quelqu’un pour le pouvoir. Je lui ai laissé la liberté de choisir avec quel commandement il préférait être, et il t’a préféré à son cousin ‘Amar. » En effet, Khâlid avait choisi d’être avec Shurahbil plutôt qu’avec son cousin ‘Amar Ibn Al-‘Âs. Il dit à Abû Bakr : « Mon cousin m’est préférable par la parenté et Shurahbil par la ferveur religieuse. » Et c’est ainsi que notre illustre compagnon accepta de guerroyer comme simple soldat sous le commandement de Shurahbil Ibn Hasna. Durant la terrible bataille de Marj As-Sufr contre les romains, Khâlid s’illustra glorieusement en donnant toute la mesure de sa bravoure et de son aspiration au martyr. De se fait, à la fin de la bataille, on trouva son corps parmi les dizaines de martyrs tombés ce jour-là, dont ses frères ‘Amr et ‘Abbân. Que Dieu soit satisfait d’eux et de tous les compagnons du Messager de Dieu (saw).




Tirait du livre : Les compagnons du Prophète (tome1) Les premiers

hommes de l'Islam. Par Messaoud Abou Oussama

 

 

 

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 14:01
Sur les traces du petit poucet

Le petit poucet se met en route, parsemant régulièrement son chemin de petit cailloux (ou branche, flèches faites d'écorces ou de brindilles...) Au bout de son parcours (dont la fin sera délimitée par un cercle par exemple), il se trouve une cachette à proximité immédiate.
Le ou les frères du petit poucet se mettent alors à sa recherche, en suivant son chemin à la trace. Le premier qui l'aura découvert deviendra petit poucet à son tour.

Pour le plaisir de la découverte, développer son sens de l'orientation et ses capacités d'observation.


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