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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 11:04

Les femmes exemplaires dans le Coran et la Sunnah (suite...)
feisl.jpg 
Il ne me reste plus donc) qu'une belle patience! C'est Allah qu'il faut appeler au secours contre ce que vous racontez ! 

 

Cela dit, je me retournai et m'étendis sur mon lit. A ce moment, par Allah, je savais que j'étais innocente et qu'Allah m'innocentera; mais, par Allah! Je n'aurais jamais cru qu'Allah ferait descendre à mon sujet une révélation. Il me semblait que j'étais trop insignifiante, pour qu'Allah révélât des versets à mon égard. Cependant, j'avais espéré, que l'Envoyé d'Allah verrait pendant son sommeil une vision dans laquelle Allah me déclarait innocente. Par Allah! L'Envoyé d'Allah ne sortit pas non plus que personne des gens de la maison, avant d'avoir reçu la révélation et d'avoir été saisi de l'état (de fatigue) qui accompagnait toute révélation; même dans un jour d'hiver, les gouttes de sueur tombaient en abondance et étaient si grosses que les perles, tant est lourd le fardeau de la Parole divine quand elle descend. Dès que cet état eut quitté l'Envoyé d'Allah, il se montra souriant et les premières paroles qu'il prononça furent celles-ci: "Réjouis-toi, `A'icha quant à Allah, Il te déclare innocente". - "Va vers lui", me dit alors ma mère. - "Par Allah! Répondis je, je n'irai pas à lui et c'est Allah Seul que je dois louer, c'est Lui qui a déclaré mon innocence". Allah, ajoute `A'icha révéla les dix versets qui commencent ainsi :

 

{Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous…} [La lumière sourate 24 : verset 11].

 

Quand Allah eut révélé ceci pour déclarer mon innocence, 'Abû Bakr As-Siddîq qui donnait des subsides à Mistah parce que celui-ci était de ses parents et était pauvre, dit: "Par Allah! Je ne lui donnerai plus jamais aucun subside après ce qu'il a dit de `A'icha". C'était alors qu'Allah révéla ce verset :

 

{Et que les détenteurs de richesse et d'aisance parmi vous, ne jurent pas de ne plus faire des dons aux proches....

N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne? } [La lumière 24 : verset 22].

 

D'après Habân ibn Mûsa, `Abd-Allah ibn Al-Mubârak a dit: "Ce verset du Livre d’Allah est le plus qui donne de l’espoir". 'Abû Bakr a dit: "Certes, je désire qu'Allah me pardonne". Et il renouvela à Mistah la pension qu'il lui faisait et affirma qu'il ne la lui supprimerait jamais. `A'icha poursuit: l'Envoyé d'Allah avait interrogé à mon sujet Zaynab bint Jahch, une des femmes de l'Envoyé d'Allah et lui dit: "O Zaynab que sais-tu (de ce sujet) et qu'as-tu vu?". - "O Envoyé d'Allah, répondit-elle, je garde mon ouïe et ma vue du péché (c-.à.d. je ne dirai que ce que j'ai vu et entendu). Je ne sais que du bien (d'elle)". Or Zaynab était la seule parmi les femmes de l'Envoyé d'Allah, qui rivalisait avec moi de beauté et de rang, mais Allah la préserva (de mentir à mon sujet) à cause de sa piété. Quant à sa sœur Hamna bint Jahch, elle soutint les propos des calomniateurs, voulant ainsi débarrasser sa sœur de sa rivale, aussi périt-elle avec les calomniateurs. Rapporté par Mouslim [Arabe uniquement] : 4974

 

Ibn Kathir  a dit : « Alors, Allah  la secourut et fit descendre son innocence dans dix versets qui sont récités de tout temps. Il éleva donc son honneur et son rang, afin que sa chasteté soit entendue alors qu’elle était encore dans son enfance ».

 

Allah  l’innocenta du haut de ses sept cieux, lorsque les gens, et à leur tête les hypocrites, ont dit qu’elle avait commis l’adultère, en révélant dans le Coran dix versets dans la sourate « an-Nour » la lumière.

 

{Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d'entre vous. Ne pensez pas que c'est un mal pour vous, mais plutôt, c'est un bien pour vous. A chacun d'eux ce qu'il s'est acquis comme péché. Celui d'entre eux qui s'est chargé de la plus grande part aura un énorme châtiment.

 

Pourquoi, lorsque vous l'avez entendue (cette calomnie), les croyants et les croyantes n'ont-ils pas, en eux-mêmes, conjecturé favorablement, et n'ont-ils pas dit: "C'est une calomnie évidente?"

 

Pourquoi n'ont-ils pas produit (à l'appui de leurs accusations) quatre témoins? S'ils ne produisent pas de témoins, alors ce sont eux, auprès d'Allah, les menteurs.

 

N'eussent été la grâce d'Allah sur vous et sa miséricorde ici-bas comme dans l'au-delà, un énorme châtiment vous aurait touchés pour cette (calomnie) dans laquelle vous vous êtes lancés, 

 

quand vous colportiez la nouvelle avec vos langues et disiez de vos bouches ce dont vous n'aviez aucun savoir; et vous le comptiez comme insignifiant alors qu'auprès d'Allah cela est énorme.} [La lumière sourate 24 : versets 11 à 15].

Tafsir d'Ibn Kathîr concernant le verset 11 : "Ce verset et les deux autres sont descendus au sujet de la Mère des croyants ‘Aisha, qui avait été la cible d'une calomnie propagée par les hypocrites. Mais Dieu l'innocenta de cette calomnie et préserva l'honneur de Son Envoyé . C'était Abdallah Ibn Ubay qui avait réussi à faire passer cette calomnie parmi les Musulmans. Elle troubla effectivement le climat médinois durant un mois ou presque, autrement jusqu'à la descente des versets innocentant ‘Aisha  " etc...

’Aïcha  faisait partie des grands savants. C’est elle qui a pris le plus de science du Prophète  parmi ses épouses.

L’imam az-Zouhri a dit : « Si on assemblait la science de ‘Aïcha  à la science de toutes les mères des croyants (les épouses du Prophète ),ainsi qu’à la science de toutes les femmes, la science de ‘Aïcha  serait meilleure ».

 

Abou Moussa  a dit : « Nous n’avons, nous, compagnons du Messager d’Allah  pas une ambiguïté sur un Hadith, sans que nous n’interrogions ‘Aïcha et que nous trouvions en elle,  la  science de ce Hadith.»                      Rapporté par Tirmidhî

Son neveu ‘Ourwa ibn az-Zoubeir  a dit : « Je n’ai pas vu quelqu’un de plus savant dans la compréhension, la médecine (ici traditionnelle) et la poésie que ‘Aïcha. »

Masrouq  a dit : «J’ai vu les grands savants parmi les compagnons du Messager d’Allah  questionner ‘Aïcha  sur les règles d’héritages ».

Il y a aussi le fait que le Prophète  ait demandé à passer la fin de ses jours dans la maison de ‘Aïcha  pour que ce soit elle qui le soigne. A la mort du Prophète  elle n’avait que 18 ans.

Al Boukhari et Mouslim rapportent d’après elle , qu’elle dit : 
« Allah -Le Très Haut- prit (son âme) alors que sa tête était posée sur ma poitrine et sa salive s’est mélangée à la mienne ».

Car lorsque le frère de ‘Aïcha , ‘Abdour-Rahmane , entra pour les visiter, il avait un Siwak dans sa bouche et le Messager d’Allah  le regarda. Alors ‘Aïcha comprit que le Prophète  le voulait et donc elle le prit de son frère. Elle le mâcha pour le rendre tendre puis le Prophète  s’en servit et après elle le reprit pour aussi s’en servir. Voilà l’explication de sa parole « …et sa salive s’est mélangée à la mienne »

Ibn abi Malik  a dit : Ibn ‘Abbas  demanda la permission de voir ‘Aïcha peu  de temps avant sa mort, alors qu’elle était semi consciente, elle dit : « Je crains qu’il ne me fasse des éloges » et l’on annonça le cousin du Messager d’Allah , elle dit : « Autorisez le ! ».
Il dit : « Comment te portes-tu ? », elle lui répondit : « Je vais bien si je crains Allah »,
Il lui dit : « Sens-toi bien  In-cha-Allah, tu es la femme du Messager d’Allah , il n’a épousé de vierge que toi, Il (Allah) t’a innocenté du haut des cieux »
Az-Zoubeïr
 rentra après lui et elle lui dit : 
« Ibn ‘Abbas est entré, m’a fait des éloges alors que j’aurai aimé être oubliée.» Rapporté par Al Boukhari

 

 

 

Sawda bint Zam’a 

Celle qui avait un cœur pur : Saoudah la fille de Zam’âh.

Un jour elle dit au Prophète  - : « Gardes moi comme épouse, Ô messager d’Allah ! Par Allah ! Ce n’est pas le mariage qui m’importe, mais ce que j’espère c’est qu’Allah me ressuscitera Le jour du Jugement comme étant une de tes épouses. » Rapporté par Mouslim.

‘Aïcha  rapporte : « Je n’ai jamais vu une autre femme que Sawda bint Zam’a à qui j’aurais aimé m’identifier de par son noble  caractère, et son intelligence ».
 Puis elle poursuivit : « Lorsqu’elle devint âgée, elle céda sa nuit à ‘Aicha ».
Le Messager d’Allah -Prières et bénédiction d'Allah sur lui-  consacrait deux nuits à ‘Aïcha, celle de  ‘Aïcha  et la nuit de Sawda. Rapporté par Mouslim.

 

Hafsa bint ‘Omar ibn al Khattab 

Celle qui priait et jeûnait beaucoup : Hafsa la fille du prince des croyants Omar ibn Al-Khattab  ; elle grandit dans la maison qui secourut la religion et fit apparaître la vérité, sept personnes de sa famille participèrent à la bataille de Badr ; ‘Aïcha  a dit à son sujet : -« Elle est celle qui s’élevait [en rang] avec moi parmi les femmes du prophète  ».

Anas  rapporte que le Messager d’Allah  avait divorcé de Hafsa au moment de l’événement  du Thadhahour (qui signifie littéralement le complot), mais il l’a reprise sous l’ordre de Jibril qui lui dit : « Reprends la, car elle est une femme qui jeûne et qui passe la nuit en priant, et elle sera une de tes épouses au paradis. » Rapporté par abou Dawoud

Dans la sourate L’interdiction, sont mentionnées deux épouses du Prophète  au verset 4 :

Si vous vous repentez à Allah c'est que vos cœurs ont fléchi. Mais si vous vous soutenez l'une l'autre contre le Prophète, alors ses alliés seront Allah, Gabriel et les vertueux d'entre les croyants, et les Anges sont par surcroît (son) soutien} [L’interdiction sourate 66 : verset 4].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Et lorsque Ibnu 'Abbas  demanda à Umar ibnu al-Khattab de qui il s'agissait, celui-ci répondit que c'était 'Aicha et Hafsa. Umar ibnu al-Khattab  : comme les épouses du prophète  eurent un comportement jaloux contre lui, je leur dis : « il se peut que son Maître, s’il vous répudie, vous remplace par des épouses meilleurs que vous. Après quoi il y eut la descente de ce verset.

 

Zaïnab bint Khouzeïma  

Celle qui dépensait beaucoup : Zaïnab la fille de Khouzeïma Al-Hilaaliyah, celle qui dépensait et s’empressait de faire le bien. Elle  fut veuve après la bataille de Ouhoud, le Prophète  l’épousa, alors qu’elle était très âgée, elle mourut quelques mois plus tard. Elle s’appelait à l’origine «Bara», mais lorsqu‘elle épousa le Messager d’Allah  il l’appela « Zaïnab ». Rapporté par Mouslim

Az-Zouhrî rapporte au sujet de Zaïnab : « Elle était la mère des pauvres (Oummoul Massâkine), elle fut appelée ainsi car elle nourrissait beaucoup les pauvres » Rapporté par At-Tabarani

 

Oummou Habibah Ramlah  

Celle qui accomplit l’émigration pour la satisfaction d’Allah : Oummou Habiba Ramlah la fille d’Abou Sufyan. Aucune de ses femmes n’a une descendance plus proche de lui qu’elle ; et aucune de ses femmes n’a reçu une dot plus élevée qu’elle ; et aucune des femmes qu’il épousa était plus éloignée qu’elle au moment du mariage, il l’épousa alors qu’elle se trouvait en Abyssinie où elle s’était enfuie avec sa religion ; et le Roi d’Abyssinie lui donna la dot à la place du prophète  et il l’a prépara pour qu’elle puisse aller le rejoindre.

Un jour elle vit en rêve quelqu’un qui l’appela et lui dit : « O mère des croyants ! », ce qui la réveilla, elle comprit que le Messager d’Allah  allait l’épouser. Selon les Tabaqat de ibn Sa’d. Un jour elle dit : « Allah fait moi jouir de la compagnie du Messager d’Allah… » Rapporté par Mouslim

 

Oummou Salama 

Celle qui était patiente et pudique : Oummou Salama  la fille d’Abou Oumaïyah ; elle était parmi les premières femmes qui émigrèrent, et lorsqu’elle voulut émigrer à Médine avec son mari Abou Salama, sa tribu la sépara de son mari et de son petit garçon ; elle a dit :-« Chaque jour, je sortais et je m’asseyais sur la vallée et je pleurais jusqu’au soir, et ceci pendant une année complète ou environ une année, jusqu’à ce qu’ils eurent pitié de moi et me rendirent mon petit garçon ».Sa certitude en Allah est ferme, son mari Abou Salama mourut, elle dit alors une invocation prophétique, et Allah lui donna le messager d’Allah  comme mari.

Soufiane ibn ‘Ouyaïna  a dit : « Oummou Salama est la première à avoir émigré (fait la Hijra) » Rapporté par al Hakim

 

Oummou Salama  dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah  dire : 
« Il n’y a pas un musulman qui lorsqu’il est frappé par un malheur, dit ce qu’Allah lui a ordonné de dire : « Nous sommes à Allah et c’est vers Lui que nous retournerons. Mon Seigneur, accordes moi la récompense de mon malheur et donne moi quelque chose de meilleure.», sans qu’Allah ne lui accorde un bien meilleur ».
Puis elle dit : « Quand Abou Salama mourut, je dis :
« Qui est meilleur musulman que abou Salama ? Il a été le premier à faire l’hégire avec sa famille selon l’ordre du Messager d’Allah  !! .
En  disant cela (cette invocation) Allah m’a plus tard donné mieux, le Messager d’Allah - . »
Puis elle ajouta : « Le Messager d’Allah  , m’a envoyé Hatib ibn abi Balta’a  pour être son épouse (au Prophète ), je lui répondis : « J’ai une fille et je suis jalouse.»
Il dit : « En ce qui concerne sa fille nous invoquons Allah afin qu’Il lui suffise en dehors d’elle, et j’invoque Allah pour dissiper sa jalousie. » Rapporté par Mouslim

 

Salmane  a rapporté que le Messager d’Allah , lui fit savoir que Jibril vint le trouver alors que Oummou Salama se trouvait chez lui. Après son entretien avec lui, le Prophète , se leva et dit à Oummou Salama : « Qui est-ce ? », Elle lui répondit : « C’est Dihiya ! Par Allah je ne le prenais que pour Dihiya !», c’est ce que je croyais jusqu’à ce qu’un jour j’entende le sermon du Prophète d’Allah   , pour nous en informer. Rapporté par Mouslim

 

Zaïnab bint Jahch 

La mère des pauvres : Zaïnab la fille de Jahch, elle est la fille de la tante du messager d’Allah . Elle  obtint le bienfait de la noblesse, de la descendance, de l’honneur et de la beauté.

Anas  rapporte qu’elle se vantait auprès des mères des croyants en leur disant :
« C’est vos parents qui vous ont donné en mariage, quand à moi c’est Allah qui m’a donné en mariage du haut des sept cieux » Rapporté par Al Boukharî

 

Abou Nou’âïm a dit à son sujet : « Elle est celle qui craint Allah, qui est satisfaite et qui est pieuse ». Allah la maria à Son prophète par le texte de Son Livre sans tuteur et sans témoin.

En effet Allah a dit :


Traduction relative et approchée : {Quand tu disais à celui à qui Allah a comblé de bienfaits, tout comme toi-même l’avais comblé : « Gardes pour toi ton épouse et crains Allah ! », et tu cachais en ton âme ce qu’Allah allait rendre public. Tu craignais les gens mais c’est Allah qui est plus digne de ta crainte. Puis quand Zayd eut cessé toute relation avec elle, Nous te l’a fîmes épouser, afin qu’il n’y ait aucun empêchement pour les croyants d’épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles. Le commandement d’Allah doit être exécuté} [Les coalisés sourate 33 : verset 37].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Elle était d'abord mariée à Zayd bin Haritha mais il y a eu de la mésentente entre eux et il vint se plaindre au Prophète  qui lui dit :

"Rétiens ton épouse et prémunis-toi auprès d'Allah"

 

Après quoi il y eu la révélation de ce verset qui informe de la permission de se marier avec la répudiée de son fils adoptif.

Le mariage du prophète avec elle est une bénédiction pour les musulmanes jusqu’au jour du jugement lorsque le voile fut prescrit aux filles d’Adam après qu’il l’épousa, afin que le voile soit une protection de l’honneur, de la chasteté et de la pureté.

Anas ibn Malîk  rapporte que lorsque le verset sur le Hijab fut descendu sur Zaïnab bint Jahch  , le Messager d’Allah  fit faire un repas pour le mariage, composé de viande et de pain, et elle se vantait auprès des épouses du Prophète : « Allah m’a donné en mariage du ciel ».

Rapporté par  Boukharî

 

Elle était généreuse envers les pauvres et les faibles, elle accomplissait beaucoup d'actes de bienfaisance et elle donnait souvent l'aumône.

‘Aïcha  a dit à propos d'elle : "Je n'ai jamais vu une femme meilleure dans la religion que Zaïnab, ni plus pieuse, ni plus véridique dans la parole, ni plus préservatrice des liens de parenté, ni plus généreuse".

‘Aïcha  , la mère des croyants, a rapporté que le Messager d’Allah  a dit :
« Celle parmi vous qui me rejoindra le plus vite sera celle d’entre vous qui aura le bras le plus long »
‘Aïcha  ajouta : «  Les femmes du Prophète  mesurèrent leurs bras afin de savoir qui parmi elles avait le bras le plus long ».
Elle dit : «Zaïnab avait parmi nous le bras le plus long, car elle travaillait de sa propre main et faisait beaucoup l’aumône.» Rapporté par Mouslim

 

Malgré l'honneur et l'élévation de son rang, elle travaillait de ses propres mains, elle tannait le cuir, puis le trouait avec une alêne et le recousait ; ensuite, elle donnait l'aumône de l'argent qu'elle gagnait.

‘Aïcha  a dit :
« Zaïnab était celle qui reconnaissait ma valeur auprès du Messager d’Allah  et je n’ai jamais vu de meilleure femme telle que Zaïnab : aussi pieuse, aussi véridique, aussi attachée aux liens de parentés et aussi charitable, qui se donnait autant dans les œuvres charitables, par lesquelles elle se rapprochait d’Allah Le Très Haut, mis à part son côté ferme, qu’il y avait en elle, mais qu’elle se hâtait de corriger .» Rapporté par Mouslim

Et selon une autre version ‘Aïcha  dit :
« Zaïnab travaillait de ses mains, elle tannait et ornait les peaux, et faisait ainsi beaucoup l’aumône. » Rapporté par al Hakim

‘Aïcha  a dit : le Messager d’Allah  interrogea Zaïnab bint Jahch  à mon sujet (suite à la calomnie faite à l’encontre de ‘Aïcha) : « Ô Zaïnab, qu’est-ce que tu as su ou vu ? », elle lui répondit : « Que je ne devienne aveugle et sourde, je n’ai su que du bien ».
 Puis elle dit (‘Aïcha) : « Et c’était elle qui m’estimait le plus des épouses du Prophète  et c’est ainsi qu’Allah la préserva par la piété.» Rapporté par al Boukhari

 

Jouwayrîyah bint al Harith  

L'adoratrice : Jouwayrîyah la fille d'Al-Harith de la tribu d'Al-Moustaliq ; son père était un chef à qui les gens de sa tribu obéissaient, et elle fut une bénédiction en elle-même et pour sa famille.

Selon ibn ‘Abbas  lorsqu’elle entra dans la maison du Prophète  elle s’appelait « Bara », mais le Prophète l’appela Jouwayrîyah, car il ne voulait pas entendre « Il est sortit de chez Bara ! ». Rapporté par Mouslim

‘Aïcha  a dit : -« Je n’ai jamais vu une femme qui fut une bénédiction pour sa tribu plus qu’elle ». Rapporté par Ahmed

Elle adorait beaucoup son Seigneur, elle était résignée à la volonté de son Seigneur, elle s’asseyait à l’endroit où elle priait et invoquait Allah jusqu’à midi.

Elle a dit : -« Le Messager d’Allah  vint me voir un matin alors que j’invoquais Allah ; puis, il partit pour accomplir ses besoins et revint un peu avant midi ; et il dit : (Tu es toujours assise - c’est-à-dire à invoquer Allah - ?). Je dis : -« Oui ». Rapporté par Mouslim.

 

Safiya  

Celle qui est de haut rang : Safiya la fille de Houyaï de la descendance d’Aaron . Elle était noble, intelligente, d’un rang élevé, pieuse, indulgente et respectueuse.

Une fois Hafsa  dit à Safiya : «  Tu es la fille d’un juif !!», Ce qui l’a fit pleurer.


Lorsque le Prophète
 entra la voir, il lui dit : « Qu’est ce qui te fait pleurer ainsi ? »
Elle lui répondit : « Elle a dit de moi que j’étais la fille d’un juif ! »,
Il lui dit alors : « Tu es la fille d’un Prophète, ton oncle est un Prophète, et tu es sous la tutelle d’un Prophète, alors de quoi pourrait-elle se vanter de plus ?! »
Puis il dit : « Crains Allah Ô Hafsa !» Rapporté par Ahmed

Le repas de noce du prophète  le jour de son mariage avec Safiya, était composé de beurre fondu, de fromage et de dattes ; et ce fut un mariage facile et béni.

 

Maïmouna  

Celle qui préserve les liens de parenté : Maïmouna la fille d’Al-Haarith Al-Hilaaliyah, elle est parmi les femmes illustres ; Allah lui donna un cœur pur, une intention sincère et l’assiduité à l’adoration. C’est la demi-sœur de Zaïnab bint Khouzeïma.           

Selon Moujahid, elle s’appelait à l’origine « Baza » mais le Prophète  lui donna un autre nom, « Maïmouna». Rapporté par al Hakim

Selon ibn ‘Abbas  le Messager d’Allah  a dit : « Quelles sœurs croyantes que sont Maïmouna, Oummoul Fadhl et Asma » Rapporté par Hakim

Selon la Sîra de ibn Hicham (n°4/296) et les Tabaqat de ibn Sa’d (n°8/137), c’est Maïmouna qui s’est donné au Prophète comme épouse, comme Allah dit dans ce verset 

Traduction relative et approchée : { ..ainsi que toute croyante si elle fait don sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle : c’est là un privilège pour toi à l’exclusion des autre croyants. } [Les coalisés sourate 33 : verset 50].

‘Aïcha  a dit à son sujet : « Par Allah, elle était parmi les plus pieuses d’entre elles, faisait partie de celles qui étaient le plus attachées aux liens de parenté. » Rapporté par al Hakim

‘Ata a dit : « Lorsqu’elle mourut, elle fut sortie avec ibn ‘Abbas qui dit (à ceux qui la portaient)
« Lorsque vous soulèverez son corps  alors, ne la secouez pas et ne la bousculez pas. » Rapporté par al Hakim

Il dit (selon al Waqadî  dans une autre version) : 
« Mais soyez doux avec elle, car elle est votre mère» Selon ibn Sa’d
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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 10:56

II - Les autres femmes exemplaires

 

 

Hawwa, notre mère à tous et femme de Adam


{Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci sont épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.} [Les femmes sourate 4 : verset 1].

 

Tafsir Ibn Kathir  :  Allah  ordonne aux hommes, Ses créés, de se prémunir envers Lui, c'est-à-dire de L’adorer sans rien Lui associer, tout en les alertant sur Son omnipotence dont Il usa pour les créer d’une âme unique (c'est-à-dire Adam) et de son épouse (c'est-à-dire Hawwa). Hawwa fut créée d’une côte gauche de Adam, alors endormi. Quand celui-ci se réveilla, il la vit et alors elle lui plut : il l’a trouva de bonne compagnie et elle le trouva de bonne compagnie.

 

Daprès abou Houreïra , le prophète  a dit : « La femme a été créée d’une côte, si tu la redresses, tu la brises et si tu en tires quelque jouissance, tu en jouis alors qu’elle est tordue. Alors soyez bon envers les femmes ». Rapporté par Al Boukhari et Mouslim

 

 

Cheikh al ‘Otheïmine commente ce Hadith : « A travers ce Hadith, il y a une preuve que la femme ne répondra pas d’une façon parfaite à tout ce que son époux lui demandera. Mais plutôt les défaillances seront inévitables.
Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’elles sont diminuées dans la raison, dans la religion, dans la réflexion et dans toutes ses relations et qu’elles ont besoin d’être réconfortées et qu’on leur parle. Même si la femme veille à la droiture dans sa religion, elle ne pourra pas être aussi droite au niveau de son tempérament.


{Et Nous dîmes : "Ô Adam, habite le Paradis toi et ton épouse, et nourrissez-vous-en de partout à votre guise; mais n'approchez pas de l'arbre que voici : sinon vous seriez du nombre des injustes".} [La vache sourate 2 : verset 35].

 

 

Assya  : la femme de Pharaon

 

Allah  en a fait l'exemple de la foi et du jugement sain. Il a dit :

 

وَضَرَبَ اللَّهُ مَثَلًا لِلَّذِينَ آمَنُوا امْرَأَةَ فِرْعَوْنَ إِذْ قَالَتْ رَبِّ ابْنِ لِي عِنْدَكَ بَيْتًا فِي الْجَنَّةِ وَنَجِّنِي مِنْ فِرْعَوْنَ وَعَمَلِهِ وَنَجِّنِي مِنَ الْقَوْمِ الظَّالِمِينَ

{Et Allah a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme de Pharaon, quand elle dit "Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison dans le Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de son œuvre; et sauve-moi des gens injustes} [L’interdiction sourate 66 : verset 11].

Tafsir Ibn Kathir  : Qatada : « Pharaon était le plus arrogant en dénégation d’entre les habitants de la terre. Par Dieu, sa dénégation ne nuisit pas à sa femme, quand celle-ci obéit à son Maître. Cela pour qu’on sache qu’Allah est Juste : Il ne fait de blâme qu’au pécheur.

 

Le prophète  a dit : « On châtiait la femme de Pharaon sous le soleil, et quand on se retira, les anges l’ombrageaient de leurs ailes, et elle voyait sa demeure dans le jardin ». Rapporté par…..

 

Assya  la fille de Muzahim a demandé à Allah de la délivrer de pharaon, car elle était innocente de ses actions, et de la délivrer du peuple d’iniquité. Pharaon l’avait châtiée durement mais elle est restée patiente de sorte qu’Allah avait fait valoir sa demeure dans le jardin. Quand elle l’avait vu, elle avait souri : alors pharaon avait dit : « Ne vous étonnez-vous pas de sa folie ? Nous nous la châtions, tandis qu’elle, elle sourit ». Mais Allah a pris son âme et l’a protégé.

 

 

La femme de 'Imran  : la mère de Myriam

 

Allah  a dit :

 

{(Rappelle-toi) quand la femme de `Imrân dit : "Seigneur, je T'ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C'est Toi certes l'Audient et l'Omniscient} [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 35].

 

{Puis, lorsqu'elle en eut accouché, elle dit: "Seigneur, voilà que j'ai accouché d'une fille"; or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché! Le garçon n'est pas comme la fille. "Je l'ai nommée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni"} [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 36].

 

 

Tafsir Ibn Kathir  : La femme d’Imran , qui est la mère de Myriam , s’appelle Hanna fille de Faqudh Muhammad b.Ishaq. Elle était une femme stérile qui avait désirée avoir un enfant, après avoir vu un oiseau pondre un œuf. Pour cela, elle invoqua Allah , qui lui exauça sa demande. Quand elle s’assura qu’elle était enceinte de son mari, elle se tourna vers Allah et fit vœu de consacrer son enfant à l’adoration et au service du Temple de Jérusalem. A la fin de son vœu, elle reconnut que Dieu était Entendant de son invocation, Connaissant de son intention. Mais elle ne savait pas si elle portait un garçon ou une fille. Quand elle accoucha, elle dit qu’elle avait accouché d’une fille et que le garçon n’était pas comme la fille. Autrement dit, le garçon est plus fort que la fille pour persévérer et patienter dans l’adoration, et être constamment au service du Temple. Elle lui avait donné pour nom Myriam. Puis, elle avait demandé d’Allah le secours pour sa fille et sa progéniture (Issa), contre le mal de Satan. Allah exauça son invocation.

Il est rapporté que le prophète  a dit : « il n’existe pas de nouveau-né qui ne soit pressé une ou deux fois par Satan, excepté Issa  fils de Myriam et Myriam .

 

 

{Son Seigneur l'agréa alors du bon agrément, la fit croître en belle croissance. Et Il en confia la garde à Zacharie. Chaque fois que celui-ci entrait auprès d'elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d'elle de la nourriture. Il dit: "Ô Marie, d'où te vient cette nourriture?" - Elle dit: "Cela me vient d'Allah". Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter.} [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 37].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Allah , informe t-il a accepté Myriam  comme en fit sa mère, c'est-à-dire comme vœu consacré à Lui. Allah prit alors soin d’elle : Il la para d’une belle forme, lui fit profiter de la science, du bien et de la religion, en la rapprochant des adorateurs pieux. Cela est indiqué par le segment : « Et Il en confia la garde à Zacharie  ». Ibn Ishaq : Cela a été dû au fait que Myriam était orpheline. Un autre savant : cela a été dû au fait q’une année de disette frappa les fils d’Israël, amenant ainsi Zacharie  à prendre en charge Myriam .

Le premier avis ne rejette pas le second car avec l’une ou l’autre alternative, Allah a déposé Myriam  entre des mains sures, celles de Zacharie , pour qu’elle apprenne de lui la science considérable et actions de bienfaisance. Zacharie , rapporte t-on était le mari de la tante maternelle de Myriam . Selon d’autres, Zacharie  était le mari de la sœur de Myriam . Il est rapporté dans le sahih que « Jean et Issa  sont des cousins du côté des mères ». Un éclairage sur cette question peut être donné par le hadith du prophète  : « la tante maternelle tient lieu de mère ».

Zacharie  trouvait auprès de Myriam les fruits d’été en hiver, et les fruits d’hiver en été (Mujahid, Ikrima, as-Suddy). Ce phénomène inhabituel est une preuve des libéralités accordées aux saints. La sunnah nous raconte que le prophète  avait de nombreuses libéralités de ce genre.

Jabir rapporte qu’une libéralité s’était produite avec le prophète . En effet, celui-ci était resté des jours sans manger. Et comme il  ne trouvait rien à manger dans les appartements de ses épouses, il  alla chez sa fille Fatima . Là aussi, il ne trouva rien. Mais quand il  sortit, une voisine envoya à Fatima  deux pains et un morceau de viande. Elle les mit dans une écuelle, puis envoya son fils- al Hassan ou al Hussayn-  pour rappeler leur grand-père. Celui-ci revint en effet pour calmer sa faim. Fatima  apporta l’écuelle, la déposa devant lui et souleva le couvercle. A sa grande surprise, elle  la trouva pleine pain et de viande. Elle  sut immédiatement que c’était une libéralité de Dieu. Elle  louangea Dieu, fit des prières sur son envoyé. D’où as-tu cela, ô petite fille ? Lui demanda alors le prophète – ô père dit-elle « Cela me vient de Dieu". Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter ». Le prophète  louangea Dieu, puis dit : « Louange à Dieu : Il t’a fait, ô petite fille, semblable à la dame des Fils d’Israël. Car quand Dieu lui attribuait une chose et qu’on l’interrogeait sur l’origine, elle répondait : « Cela me vient de Dieu ". Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter ».

 

 

 

{(Rappelle-toi) quand les Anges dirent : "Ô Marie, certes Allah t'a élue et purifiée; et Il t'a élue au-dessus des femmes des mondes.}                                   [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 42].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Dieu informe le prophète sur le propos que, sur Son ordre, les anges avaient transmis à Myriam. Dieu , dit-Il, l’avait élue une première fois pour sa constance dans l’adoration, son abstinence et sa pureté, et Il avait élue une seconde fois pour sa majesté sur toutes les femmes des mondes. Le prophète, rapporte t-on, a dit : « Myriam fille de ‘Imran est la meilleure des femmes de son temps. Khadija fille de Khaylid est la meilleure de cette nation ». « Les meilleures des femmes des univers sont quatre : Myriam fille de ‘Imran, Assya la femme de Pharaon, Khadija fille de Khaylid, et Fatima fille de l’envoyé d’Allah .

Puis Allah informe que les anges avaient ordonné à Myriam de perdurer dans les prosternations, les prières et d’œuvrer dans l’accomplissement de ce qu’Il veut pour elle. Mujahid : Myriam priait à tel point que ses pieds enflaient, cela pour se conformer à Son ordre.

 

 

 

{(Rappelle-toi) quand les Anges dirent : "Ô Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part: son nom sera "Al-Masîh", "`Issâ", fils de Marie, illustre

ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah.}                                        [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 45].

 

{Elle dit: "Seigneur! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée?" - "C'est ainsi!" dit-Il. Allah crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement: "Sois"; et elle est aussitôt.}                            [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 47].

 

Tafsir Ibn Kathir  : La bonne nouvelle que les anges ont annoncée à Myriam est qu’elle aura un fils dû à une parole de Dieu venue. Pour créer Issa, Dieu lui dira : « Sois », et ainsi sera Issa, par la volonté de Dieu.

Il sera connu parmi les croyants sous le nom du Messie Issa fils de Myriam, parce qu’il n’a pas de père. Il sera illustre dans l’ici-bas et dans la vie dernière, ainsi que parmi les plus rapprochés de Dieu, du fait qu’il recevra la révélation. Il aura le privilège d’intercéder auprès de Dieu, au Jour de la résurrection. Il appellera dans ce monde à l’adoration de Dieu l’Unique, dans son enfance et quand il sera adulte. Enfin, il sera d’entre les saints, dans ses paroles et dans ses actions.

Myriam s’étonna de cette bonne annonce, puisqu’elle n’avait pas de mari et qu’elle n’avait pas l’intention de prendre de mari. Mais l’ange lui rapporta la décision de Dieu. Dans le cas de Issa , c’est une création à la semblance de Adam . Dieu mentionne cela pour ne laisser au doute aucune parcelle.

 

 

 

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 10:50

 

II - Les autres femmes exemplaires (suite...)

 

   feisl.jpg

 

Sarah   : la femme d'Ibrahim  

 

{Puis il alla discrètement à sa famille et apporta un veau gras.

Ensuite il l'approcha d'eux... "Ne mangez-vous pas?" dit-il.

Il ressentit alors de la peur vis-à-vis d'eux. Ils dirent: "N'aie pas peur". Et ils lui annoncèrent (la naissance) d'un garçon plein de savoir.

Alors sa femme s'avança en criant, se frappa le visage et dit: "Une vieille femme stérile..."

Ils dirent: "Ainsi a dit ton Seigneur. C'est Lui vraiment le Sage, l'Omniscient".} [Les ouragans sourate 51 : versets 26 à 30].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Les hôtes dont il est question dans ces versets sont Jibril , Michael  et Raphaël . Ils étaient arrivés chez lui sous la forme de beaux jeunes hommes qui éprouvaient une crainte respectueuse. Ibrahim leur apporta un veau gras (le meilleur de son bien) et les invita aimablement à manger en avançant le rôti. Ne les voyant pas manger le rôti Ibrahim dit : « n’allez-vous pas manger ? » ils répondirent : « Nous ne mangeons de repas qu’à un prix ? Pour cela, dit-il il y a en effet un prix et quel est son prix ?dirent-ils. Vous rappelez le nom de Dieu au début du repas et vous Le louangez à la fin. Sur ce Jibril  regarda Michaël et lui dit : « il est du droit de celuic-i que son Maître le prenne en tant qu’ami intime ». Quand Ibrahim  vit que ses invités ne mangeaient pas, il eut peur et le soupçon se mêla en lui à la crainte. Sarah dit : « que c’est étonnant pour nos invités, nous les servons nous même, pour les honorer, tandis qu’eux ne mangent pas de notre nourriture ! ». Ce verset montre une des bonnes manières pour recevoir un hôte. Alors les anges dirent : « n’aie pas peur ! Nous sommes envoyés au peuple de Loth pour les détruire ». Sur ce Sarah  éclata de rire à cette bonne nouvelle, car ces gens là étaient vraiment des fauteurs de dégâts généralisé, des dénégateurs endurcis.

A l’annonce de la nouvelle de la naissance, Sarah  cria avec une certaine vibration de la voix et se frappa le visage à la façon des femmes qui s’étonnent d’une chose insolite.

 

 

{Sa femme était debout, et elle rit alors; Nous lui annonçâmes donc (la naissance) d'Isaac, et après Isaac, Jacob.

Elle dit: "Malheur à moi! Vais-je enfanter alors que je suis vieille et que mon mari, que voici, est un vieillard? C'est là vraiment une chose étrange!"

Ils dirent: "T'étonnes-tu de l'ordre d'Allah? Que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions soient sur vous, gens de cette maison! Il est vraiment, digne de louange et de glorification!"} [Hud sourate 11 : versets 71 à 73].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Cette parole concernant la naissance d’Isaac  indique que l’offrande qui devra être sacrifiée est Ismaël  et non Isaac  car celui-ci a été annoncé par la bonne nouvelle, qui dit aussi qu’il sera le père de Yacoub . Si Isaac  petit était vraiment l’offrande désignée, comment alors il aurait plus tard son fils Yacoub , sachant que la promesse de Dieu est le Vrai qui ne peut être révisé ?

Lorsque les anges dirent : T'étonnes-tu de l'ordre d'Allah? : Ne t’étonne pas du décret de Dieu. Quand Allah veut une chose, Il dit Sois et elle est. Ne t’étonne donc pas de cela même si tu es vieille et que ton époux est un vieillard. Dieu est capable de tout ce qu’Il veut.

 

 

 

La femme de Zacharie    

Allah a dit :

{Je crains (le comportement) de mes héritiers après moi. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi, de Ta part, un descendant} [Myriam sourate 19 : verset 5].

Tafsir Ibn Kathir  : Zacharie  craignait un comportement malveillant de la part de sa parentèle, c’est pourquoi il implora Dieu de lui accorder un enfant qui serait un prophète après lui, et qui dirigerait son peuple au moyen de la prophétie. Zacharie  reçut une réponse positive, non pas parce qu’il craignait pour un quelconque héritage matériel, car un prophète est de plus grand rang pour s’occuper de choses matérielles ou de se soucier d’être hérité par une parentèle. Et puis, Zacharie  n’était pas riche : il était un simple menuisier qui vivait de son labeur.

Le prophète  a dit : «  Nous les prophètes on ne nous hérite pas ». Rapporté par …

 

{Et (Zacharie dit): "Ô mon Seigneur, comment aurai-je un fils, quand ma femme est stérile et que je suis très avancé en vieillesse?"} [Myriam sourate 19 : verset 8].

Tafsir Ibn Kathir  : Cela est un étonnement de la part de Zacharie . Après l’annonce de la bonne nouvelle, il fut très heureux, après quoi il demanda comment il aurait un garçon étant donné que sa femme était stérile et vieille, et lui vieillard. Alors l’ange lui transmit la réponse d’Allah  : « c’est pour Moi bien facile ».

 

Yoshébiid, la mère de Moussa

{ وَأَوْحَيْنَا إِلَى أُمِّ مُوسَى أَنْ أَرْضِعِيهِ فَإِذَا خِفْتِ عَلَيْهِ فَأَلْقِيهِ فِي الْيَمِّ وَلَا تَخَافِي وَلَا تَحْزَنِي إِنَّا رَادُّوهُ إِلَيْكِ وَجَاعِلُوهُ مِنَ الْمُرْسَلِينَ

 

{Et Nous révélâmes à la mère de Moïse (ceci): "Allaite-le. Et quand tu craindras pour lui, jette-le dans le flot. Et n'aie pas peur et ne t'attriste pas: Nous te le rendrons et ferons de lui un Messager".}[Le récit sourate 28 : verset 7].

Tafsir Ibn Kathir  : Pharaon, raconte t-on, abonda dans le meurtre des nouveau nés que les Coptes craignirent qu’ils s’occupassent des tâches difficiles après l’extermination des fils d’Israël. « Si la situation continue ainsi, dirent les coptes à Pharaon, leurs adultes risquent de mourir vieux, pendant que leurs enfants sont tués. Et alors leurs femmes ne pourront plus se charger des tâches de leurs hommes. Ce qui se répercuteraient sur nous ». Sur ce, Pharaon ordonna de tuer les nouveau-nés (mâles) une année et de laisser vivre les autres l’année suivante. Pour ce faire, Pharaon avait des sages femmes coptes qui inspectaient les maisons juives pour enregistrer le nom de toute femme qui tombait enceinte, ainsi que des agents qui venaient égorger les nouveau-nés garçons dès leur naissance. Ainsi, Aaron  naquit dans l’année où l’on épargnait les nouveau-nés mais Mussa  dans l’année où on les égorgeait. Durant toute la grossesse de la mère, ne s’aperçurent pas des symptômes, et quand Mussa  naquit, sa mère eut très peur pour lui. Elle eut pour lui un amour immense. Dieu inspira alors l’ordre de l’allaiter et de le jeter dans le fleuve. Elle, qui habitait au bord du Nil, prépara une bière et la laissa attachée à la rive. En cas, d’imminent danger, elle mettra son bébé dans l’embarcation, la laissera glisser à une certaine distance puisque retenue par une corde, puis la ramènera par la corde. Un jour, à l’approche de qui elle avait peur, elle installa son bébé dans la bière mais oublia par précipitation de mettre la corde. Ainsi l’embarcation glissa et s’en alla échouer près de la maison de Pharaon. Les servantes la récupérèrent et n’osèrent pas l’ouvrir : elles firent vite de la remettre à la femme de Pharaon, Assia fille de Muzâhim. La bière ouverte devant elle, elle trouva un très beau bébé. Dieu fit en sorte qu’elle l’aima, cela pour son bonheur mais aussi pour le malheur de son époux.

 

Zulikha, épouse de « al ‘aziz » intendant d’egypte (amoureuse de yussuf) 

{Et celui qui l’acheta était de l’Egypte. Il dit à sa femme : «Accorde lui une généreuse hospitalité. Il se peut qu’il nous soit utile ou que nous l’adoptions comme notre enfant.» Ainsi avons-nous raffermi Joseph dans le pays et nous lui avons appris l’interprétation des rêves. Et Allah est souverain en Son Commandement : mais la plupart des gens ne savent pas.

Et quand il eut atteint sa maturité Nous lui accordâmes sagesse et savoir. C’est ainsi que nous récompensons les bienfaisants.

Or celle [Zulikha] qui l’avait reçu dans sa maison essaya de le séduire. Et elle ferma bien les portes et dit : «Viens, (je suis prête pour toi !)» - Il dit : «Qu’Allah me protège ! C’est mon maître qui m’a accordé un bon asile. Vraiment les injustes ne réussissent pas».

Et, elle le désira. Et il l’aurait désirée n’eût été ce qu’il vit comme preuve évidente de son Seigneur. Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus.} [Youssef sourate 12 : versets 21 à 24].

Tafsir Ibn Kathir  : Dieu informa sur Son indulgence pour Youssuf  de telle sorte que l’acheteur de ce dernier prit soin de lui et qu’il recommanda à sa femme de bien l’entretenir. Cet acheteur était en quelque sorte le premier ministre d’Egypte, qui selon Ibn Abbâs , s’appelait Gatfir et était responsable des entrepôts de l’Etat. A cette époque là le roi d’Egypte était Ar-Rayan b.al-Walid un Amaliq.

 


{Et tous deux coururent vers la porte, et elle lui déchira sa tunique par derrière. Ils trouvèrent le mari [de cette femme] à la porte. Elle dit: «Quelle serait la punition de quiconque a voulu faire du mal à ta famille, sinon la prison, ou un châtiment douloureux?»

[Joseph] dit: «C’est elle qui a voulu me séduire». Et un témoin, de la famille de celle-ci témoigna: «Si sa tunique [à lui] est déchirée par devant, alors c’est elle qui dit la vérité, tandis qu’il est du nombre des menteurs.

Mais si sa tunique est déchirée par derrière, alors c’est elle qui mentit, tandis qu’il est du nombre des véridiques».

Puis, quand il (le mari) vit la tunique déchirée par derrière, il dit: «C’est bien de votre ruse de femmes! Vos ruses sont vraiment énormes!

Joseph, ne pense plus à cela! Et toi, (femme), implore le pardon pour ton péché car tu es fautive».} [Youssef sourate 12 : versets 25 à 29].



Tafsir Ibn Kathir  : Youssuf  refusa la proposition de la femme et prit la fuite. La femme ne s’avouant pas vaincue, elle le poursuivit, pour le retenir. Elle le retint par la chemise, de sorte qu’elle la lui déchira par derrière. Quand tous deux trouvèrent son maître à elle (c'est-à-dire son mari) devant la port, la femme fit vite de renverser les rôles, pour qu’elle se sauvât. Elle accusa Youssuf  de tentative d’adultère, et alla même jusqu’à proposer de le jeter en prison ou de le rosser de coups durs. Là, Youssuf  se défendit et déclara son innocence. « C’est elle qui me suivait, m’a retenu par la chemise jusqu’à la déchirer ». Un témoin de sa famille à elle intervint alors pour dire en substance : « ce qu’elle dit aurait été vrai si la chemise était déchirée par devant. Dans ce cas, c’est elle qui ne voulait pas de lui et l’aurait repoussé. Mais la chemise est bien déchirée par derrière. Donc c’est elle qui aurait essayé de le retenir ». Qui était ce témoin ? Selon un premier avis, ce témoin était un adulte qui avait une barbe, un rapproché du roi. Selon un deuxième avis, ce témoin était un petit gamin encore dans le giron. Ainsi donc quand l’époux s’assura des faits réels, il demanda à Youssuf  de passer là-dessus et de ne rien dire de ce qui s’était passé à personne, il ordonna à sa femme de demander pardon pour son méfait. Cette façon de dénouer le problème montre bien que le roi était indulgent et poli, car il savait que sa femme avait vu chez Youssuf  ce devant qui personne en pouvait retenir son admiration.

 

 

 

 

{Et dans la ville, des femmes dirent: «la femme d’Al-Aziz essaye de séduire son valet ! Il l’a vraiment rendue folle d’amour. Nous la trouvons certes dans un égarement évident.

Lorsqu’elle eut entendu leur fourberie, elle leur envoya [des invitations,] et prépara pour elles une collation; et elle remit à chacune d’elles un couteau. Puis elle dit: «Sors devant elles, (Joseph!)» - Lorsqu’elles le virent, elles l’admirèrent, se coupèrent les mains et dirent: «A Allah ne plaise! Ce n’est pas un être humain, ce n’est qu’un ange noble!»

Elle dit: «Voilà donc celui à propos duquel vous me blâmiez. J’ai essayé de le séduire mais il s’en défendit fermement. Or, s’il ne fait pas ce que je lui commande, il sera très certainement emprisonné et sera certes parmi les humiliés».

Il dit: «Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants» [des pécheurs].

Son Seigneur l’exauça donc, et éloigna de lui leur ruse. C’est Lui, vraiment, qui est l’Audient et l’Omniscient.} [Youssef sourate 12 : versets 30 à 34].

 

Tafsir Ibn Kathir  : La rumeur fit circuler en ville l’histoire de la femme de Al ‘Aziz avec  Youssuf , de sorte qu’on en parlait y compris les femmes des grands et des notables, qui dirent : la femme de Al ‘Aziz s’est égaré en aimant son servant et en le sollicitant de sa personne. Ibn Ishâq : ces femmes aimèrent voir Youssuf , quand elles furent informées de sa beauté phénoménale alors elles dirent cela pour parvenir à leur dessein de le voir. La femme de Al ‘Aziz les invita effectivement à un festin…et après avoir mangé, les invités attendirent l’assouvissement de leur curiosité. Le plan de la maîtresse était déjà en marche. Elle donna à chacune un couteau, pour couper les fruits, puis ordonna à Youssuf  de se montrer à elles.

 

 

A la vue de sa beauté, les invités se tailladèrent les mains en croyant couper les fruits tellement sa beauté était indescriptible. Les femmes dirent : «ce n’est pas un humain : ce ne peut être qu’un ange sublime ! », puis s’adressèrent à leur hôtesse : « après ce que nous venons de voir, nous n’avons pas à te blâmer ». Car elles avaient bien vu une beauté incomparable. En effet, il est rapporté que lors de son voyage nocturne, le prophète  était passé près de Youssuf , dans le troisième ciel, et qu’ensuit il avait dit au sujet de Youssuf  : « il lui a été donné une part de la beauté ». La beauté de Youssuf  était pour la femme de Al ‘Aziz un argument solide pour qu’on mérite d’être excusé. Youssuf  a été explicitement menacé d’être emprisonné mais sa réponse fut claire : « Mon maître, j’aime mieux la prison que ce à quoi elles m’invitent (à l’adultère) ».

 

Le prophète  selon Abou Houreira  a dit : « Il y a sept individus à qui Dieu fera ombrage de Son ombrage, le jour où il n’y aura que Son ombre (entre autres) l’homme qui invite une femme de rang et de beauté mais à qui il dit Moi je crains Dieu… ». Rapporté par Al Boukhari

 

 

 

 

La femme de Loth

 

{Or, Nous l'avons sauvé, lui et sa famille, sauf sa femme qui fut parmi les exterminés.} [Les murailles sourate 7 : verset 83].

 

Tafsir Ibn Kathir  : La femme de Loth était du nombre des dénégateurs : elle leur était acquise, elle espionnait son époux pour eux, elle les pourvoyait en informations sur les invités qui venaient à la maison. C’est pourquoi quand Loth ordonna à sa famille qu’il allait quitter de nuit la cité, il commanda de ne rien dira à sa femme, pour qu’elle resta seule. En revanche un autre avis dit qu’elle était sortie avec lui mais qu’elle fut atteinte par ce qui atteignit les autres, lorsqu’elle se retourna pour voir le châtiment qui s’abattait sur la cité. Cependant, le contexte de ce verset indique qu’elle n’était pas sortie de la ville.


Les filles de Loth

Allah  a dit :

{Il dit : " Voici mes filles si vous voulez faire (quelque chose)} [Al-Hijr sourate 15 : verset 71].

Tafsir Ibn Kathir  : Ce segment oriente les dénégateurs vers leurs femmes. Mais ces derniers étaient inconscients du destin et de l’épreuve qui les attendait.

 

{Quant à son peuple, ils vinrent à lui, accourant. Auparavant ils commettaient de mauvaises actions. Il dit: "Ô mon peuple, voici mes filles: elles sont plus pures pour vous. Craignez Allah donc, et ne me déshonorez pas dans mes hôtes. N'y a-t-il pas parmi vous un homme raisonnable?". Ils dirent: Tu sais très bien que nous n'avons pas de droit sur tes filles. Et en vérité, tu sais bien ce que nous voulons"} [Hud sourate 11 : versets 78-79].

Tafsir Ibn Kathir  : Allah  informe sur l’arrivée des anges chez Loth , après qu’ils ont fait la communication à Ibrahim . Les anges arrivèrent en tant que deux beaux jeunes hommes. Cela était sûrement dû à une sagesse de Dieu. Le prophète Loth  craignit qu’un de son peuple les invitât, pour leur nuire. Qatâda : les anges vinrent à Loth  alors qu’il se trouvait sur des terres à lui. Ils se firent invités. Loth  eut honte (quand même il les invita) et les devança sur le chemin. Sur le chemin, il leur parla de la façon de quelqu’un qui voudrait qu’ils retournassent sur leurs pas : « je ne connais pas sur terre d’habitants d’une cité plus scélérats que ces habitants là » puis il marcha un peu devant, puis il leur répéta cela, si bien qu’il l’avait repris quatre fois. Mais les anges avaient déjà l’ordre de les anéantir…

As-Suddy : les anges quittèrent Ibrahim  et se dirigèrent vers la cité de Loth . Ils atteignirent la rivière de Sodom au milieu de la journée. Là, ils rencontrèrent la fille de Loth  en train de prendre de l’eau. « Ô fille, dirent-ils, y a-t-il une maison par là ? – Restez là où vous êtes, dit-elle jusqu’à ce que je revienne ». Ainsi elle se mit à l’écart de son peuple, et alla trouver son père : « O père, dit-elle, (vite !) va trouver des jeunes à la porte de la ville ! jamais je n’ai vu de visages aussi beaux !  vite avant qu’ils ne soient pris par ton peuple ! ». Ce peuple avait interdit à Loth  de recevoir le moindre invité. Mais Loth  fit venir chez lui les invités. Personne ne sut leur entrée, sauf sa famille. Alors sa femme s’en alla informer son peuple sur la présence des invités. C’est ainsi que ce peuple (scélérat) afflua vers la maison de Loth . Le peuple de Loth  alla à la maison, en courant dans la joie. Ce segment révèle bien que ces gens s’adonnaient au vice, jusqu’à la venue du châtiment. Les segment concernant les filles de Loth  oriente en vérité ces pervers à leurs femmes car le prophète a le rang du père par rapport à son peuple ; il guide les siens à ce qui leur est bénéfique dans cette vie et dans la vie dernière. Mûjahid : Loth  ne parlait pas de ses filles mais plutôt de celles de son peuple. Loth  leur enjoint d’accepter ce qu’il leur recommande. N’y a-t-il pas parmi vous un homme de bien qui accepterait ce que je recommande, et abandonnerait ce que je proscris ? Mais son peuple de lui répondre : tu sais bien que nous n’avons aucun penchant envers nos femmes, et tu sais bien aussi que notre dessein se trouve chez les mâles, alors ce n’est pas la peine de nous ressasser cela !

 

Balkis  : la reine de Saba

Allah  dit :

{Mais elle n'était restée (absente) que peu de temps, et dit: "J'ai appris ce que tu n'as point appris; et je te rapporte de Saba' une nouvelle sûre

 

J'ai trouvé qu'une femme est leur reine, que de toute chose elle a été comblée et qu'elle a un trône magnifique.

Je l'ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d'Allah. Le Diable leur a embelli leurs actions, et les a détournés du droit chemin, et ils ne sont pas bien guidés.} [Les fourmis sourate 27 : versets 22 à 24].

Tafsir Ibn Kathir  : Allah  raconte ce qui se passa entre la huppe et Salomon . En effet, après une absence de eu de temps, la huppe retourna auprès de Salomon  et lui dit qu’elle lui apportait des nouvelles sur les rois du Yémen (les Saba’), nouvelles encore inconnues de Salomon  et ses soldats. La reine dont il s’agit est, selon al-Hassan, Balqis fille de Charahil, dont le royaume avait existé à  Ma’rab, non loin de Can’â. La reine avait à son service toutes les dispositions dont a besoin un roi puissant, possédait un trône paré d’or, d’émeraudes et de perles. Selon les historiens, ce trône était placé dans un palais magnifique qui avait 360 fenêtres sur sa façade est et autant sur sa façade ouest, pour permettre l’entrée du soleil matin et soir. C’est pourquoi la huppe a dit : «Je l'ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d'Allah. Le Diable leur a embelli leurs actions, et les a détournés du droit chemin, et ils ne sont pas bien guidés ».

 

{On lui dit: "Entre dans le palais". Puis, quand elle le vit, elle le prit pour de l'eau profonde et elle se découvrit les jambes. Alors, (Salomon) lui dit: "Ceci est un palais pavé de cristal". - Elle dit : "Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même: Je me soumets avec Salomon à Allah, Seigneur de l'univers".} [Les fourmis sourate 27 : verset 44].

Tafsir Ibn Kathir  : Ce verset présuppose que Salomon  avait d’abord ordonné aux djinns la construction du palais en verre et de faire courir dessous de l’eau. Le parterre en verre était tellement transparent qu’on croirait que l’eau n’était pas isolée. Donc elle avait été invitée pour voir un royaume plus puissant que le sien. Puis, quand elle rencontra Salomon , ce dernier la convia à l’adoration de Dieu l’Unique, lui reprocha l’adoration du soleil. Alors, elle se soumit, en disant : "Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même: Je me soumets avec Salomon à Allah, Seigneur de l'univers".

 

Asma Bintou abou Bakr, la soeur de Aicha  

 

 

لَا يَنْهَاكُمُ اللَّهُ عَنِ الَّذِينَ لَمْ يُقَاتِلُوكُمْ فِي الدِّينِ وَلَمْ يُخْرِجُوكُمْ مِنْ دِيَارِكُمْ أَنْ تَبَرُّوهُمْ وَتُقْسِطُوا إِلَيْهِمْ إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الْمُقْسِطِينَ




{Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables.}. [L’éprouvé sourate 60 : verset 8].

Tafsir Ibn Kathir  : Allah ne vous interdit pas de bien agir et de faire preuve d’équité avec les dénégateurs qui ne vous combattent pas, tels que les faibles et les femmes d’entre eux. Asma  fille d’Abu Bakr : « ma mère, qui associait d’autre divinité à Allah  lors de la trêve de Quraych, arriva. Alors je suis allée trouver le prophète  et je lui ai dit : Ô envoyé d’Allah, ma mère vient d’arriver, et elle désire rétablir les liens. Est-ce que j’établis les liens avec elle ? Il a dit : « Oui, établis les liens avec ta mère ». Allah aime les équitables : selon le hadith « les équitables seront sur des chaires de lumière situées à droite du Trône ».

 

 

 

Khawlah bint Tha`labah

 

 

{Allah a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi à propos de son époux et se plaignait à Allah. Et Allah entendait votre conversation, car Allah est Audient et Clairvoyant.}[La discussion sourate 58 : verset 1]

 

 

Tafsir Ibn Kathir  : Aîcha : « Béni soit celui dont l’ouïe peut contenir toute chose ! J’écoutais le propos de Khawlah fille de Tha’labah, et il m’en échappait aussi. Elle se plaignait de son époux à l’envoyé  disant : Ô envoyé d’Allah ! Il a mangé mes biens, il a consumé ma jeunesse, je lui ai disséminé mon ventre. Et voilà ! Quand mon âge a grandi et que je ne donne plus d’enfant, il porte contre moi l’anathème du dos *. Dieu ! C’est vers Toi que j’élève ma plainte. « Je ne me suis pas encore retirée que Jibril  descendit avec ce verset ». Son époux est Aws b.aç-Camit.

 

 

{Ceux d'entre vous qui répudient leurs femmes, en déclarant qu'elles sont pour eux comme le dos de leurs mères... alors qu'elles ne sont nullement leurs mères, car ils n'ont pour mères que celles qui les ont enfantés. Ils prononcent certes une parole blâmable et mensongère. Allah cependant est Indulgent et Pardonneur.

 

Ceux qui comparent leurs femmes au dos de leurs mères puis reviennent sur ce qu'ils ont dit, doivent affranchir un esclave avant d'avoir aucun contact (conjugal) avec leur femme. C'est ce dont on vous exhorte. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites}. [La discussion sourate 58 : versets 2-3].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Khawlah fille de Tha’labah : « Par Dieu ! C’est à propos de moi et de Aws b.aç-Camit qu’Allah a fait descendre le début de la sourate « La discussion ». J’étais sa femme, et il était devenu un vieillard au mauvais caractère. Un jour, il est venu à moi, je lui ai répliqué avec quelque chose, il s’est mis en colère et a dit : « Désormais, pour moi tu es aussi interdite que le dos de ma mère ! ». Puis, il est sorti. Il est resté une heure dans le cercle de son peuple, puis il est revenu à moi. Et voilà qu’il me voulait. Je lui ai dit que non ! Par ce lui qui détient mon âme dans Sa main ! Tu ne m’aborderas pas, alors que tu as dis ce que tu as dis, que lorsque Dieu , ainsi que Son envoyé , prononce Son jugement sur notre affaire ». Il s’est élancé sur moi mais je l’en ai empêché avec ce que la femme peut vaincre un vieillard faible. Je l’ai donc repoussé. Après quoi, je suis allée chez une voisine pour emprunter un vêtement. Puis, je suis sortie et je suis allée trouver l’envoyé . Je lui ai dit ce que j’avais subi de mon mari, je me suis plainte à lui de son mauvais caractère que je subissais. L’envoyé  dit alors : « O Khawlah ! C’est le fils de ton oncle, un vieillard d’un âge avancé, en lui prémunis-toi envers Allah ». Par Dieu, je n’ai pas quitté les lieux qu’un passage du Qur’an descendit à mon sujet. L’envoyé  a été couvert de ce qui le couvrait d’habitude. Et, retrouvant le repos, il  m’a dit : « O Khawlah, Allah a fait descendre un passage du Qur’an sur ton compagnon et toi ». Après quoi, il m’a récité « Allah a bien entendu la parole… ».

 

* L’anathème du dos est une pratique de l’époque du paganisme consistant à dire une formule pour répudier la femme. Quand on voulait répudier sa femme, on lui disait : « Désormais, pour moi tu es aussi interdite que le dos de ma mère ! ». L’anathème du dos était donc synonyme de divorce : alors Dieu a donné une autorisation de ne pas divorcer suite à la prononciation de cette formule, en instituant l’expiation.

 

 

 

La femme d’Abou Lahab

 

{…de même sa femme, la porteuse de bois…} [La corde sourate 111 : verset 4].

Tafsir Ibn Kathir  : La femme d'abu Lahab était l’une des femmes les plus influentes de Quraych, elle était connue par son surnom Umm Jamil. Son vrai nom était Arwaa bint harb ibn omayya, elle était la soeur d'abu Sufyan. Elle soutenait son mari dans sa mécréance et son obstination. Le jour de la résurrection, elle servira comme aide dans le châtiment de son mari. Elle apportera du bois et le jettera dans le feu pour l’attiser.

{…à son cou, une corde de fibres} [La corde sourate 111 : verset 5].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Mujâhid dit qu'il s'agit de fibre de palmier du feu. Al Oufi rapporte qu'ibn Abbas, 'Atiyya al jadali, az-Zahhâk et ibn Zayd disent qu'elle jetait des épines sur le chemin du messager d'Allah . Al Jawhari dit qu' al masad en arabe signifie les fibres et qu'il s'agit d'une corde de fibres ou de feuilles de palmier. Cette corde peut aussi être fabriquée de peau ou de fourrure de chameaux. Il est dit en arabe que les expressions arabes masadtoul habla et amsadouhou masdan signifient enrouler la corde en la serrant très fort.

Mujâhid dit que le segment « … à son cou, une corde de fibres » signifie un collier en fer et que les arabes appelaient la bobine de corde un masad.

Lorsque cette sourate fut révélée, la femme de Abou Lahab Umm Jamil sortit de chez elle une pierre à la main en disant : "il critique notre père, sa religion, nous méprise et son commandement est de nous désobéir"

Le messager d'allah  était à ce moment là dans la mosquée de la kaaba avec Abou Bakr . Quand Abou Bakr  la vit il dit au messager d'Allah  "je craint qu'elle ne te voie" et le Prophète  lui répondit : "certes, elle ne me verra pas" puis récita un peu de Qur'an car Allah dit :

{Et quand tu lis le Qur'an, Nous plaçons, entre toi et ceux qui ne croient pas en l'au-delà un voile invisible.} [Le voyage nocturne sourate 17 : verset 45].

 


Elle s'approcha d'Abu Bakr , mais ne vis pas le messager d'Allah  et dit "yâ Abu Bakr, j'ai été informé que ton ami fait de la poésie contre moi" et Abu Bakr  lui répondit : "non, par le seigneur de cette maison (la kaaba) il ne te diffame point. Elle se retourna alors en disant " oui, kouraysh sait que je suis la fille de leur chef".

 

Oum-Charik El-assadia El Aâmiria

 


De son vrai nom Aâzba bint djabir, fils de Hakim, épouse d'Abi el Aâskar Eddoussi. Elle embrassa l'Islam à Mecca et devint porteuse de la bonne parole. Elle se présentait chez les femmes de Quraysh en secret afin de les exhorter, jusqu'au jour où elle fut découverte, par les mécréants qurayshites. Ils l'arrêtèrent et la remirent entre les mains de sa famille.

 

Son mari émigra seul à Médine et la laissa à la Mecque. Ses parents arrivèrent à Mecca et lui demandèrent si elle était de la religion de Mouhammad , elle répondit : "par Allah, oui je suis de sa religion.". Ils dirent : " très certainement par dieu nous allons te supplicier de la manière la plus atroce qui soit."


Aâzba dit : " Ils m'emmenèrent avec eux, loin de nos habitations, dont nous étions sur le point d'achever la construction. Ils cherchèrent une autre contrée. Ils me portèrent sur un dromadaire vieux et lent, ce fut le plus pitoyable et le plus gros de leur monture. Il n'y avait rien sous moi, je ne mangeais que du pain et du miel me privant ainsi d'eau. Lorsque le soleil arriva à son zénith et la chaleur devint insupportable, ils s'arrêtèrent et plantèrent leurs tentes, me laissant sous le soleil de plomb.

 

Je perdis connaissance. Ils m'abandonnèrent dans cet état pendant 3 jours et 3 nuits. Le quatrième jour, ils vinrent vers moi et me demandèrent: " renie la religion de muhammad ." Ils répétèrent sans cesse leur réquisition. Ensuite, je ne comprenais point ce qu’ils me disaient, sauf des locutions à la suite de paroles. Je levais le doigt vers le ciel en récitant la formule : " Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah."


Je jure par Allah, que je restai constante, jusqu'à ce que je sente la fraîcheur d'un seau sur ma poitrine. Je l'ai pris et d'un seul trait j'ai étanché ma soif. Ensuite, on me l'a retiré, je l'ai suivi du regard, et je constatai qu’il était suspendu entre ciel et terre et sans rien pour le prendre.

Après maints efforts, je n'ai pu l'atteindre. Ensuite, il et revenu vers moi, afin que je puisse d'un seul trait encore m'abreuver de nouveau. Il se retira de nouveau, toujours entre ciel et terre, sans rien pour le retenir, Il descendit, pour la troisième fois dans ma direction, je le repris et d'un seul trait, je me désaltérais jusqu'à satiété. Ensuite, je me suis versée de l'eau sur la tête, le visage et sur mes vêtements pour me rafraîchir.


Les membres de ma famille sortirent et, me voyant mouillée, me demandèrent: " D'ou te vient cette eau, ô ennemie de Dieu?", je leur répondis : "l'ennemi de Dieu est autre que moi. C'est celui qui s'insurge contre sa religion. Quant à votre question, qui m'a offert l'eau ? C'est de la part d'Allah, Il m'a gratifiée de sa bienfaisante mansuétude. Ils partirent en courant avertir le reste de la famille. Ils arrivèrent tous ensemble, pour constater que j'étais encore mouillée."
"Ils embrassèrent tous l'Islam et se dirigèrent vers Médine. Là, ils optèrent pour l'Islam entre les mains du Messager d'Allah , qui fut au courant de mon obligeance vis-à-vis d'eux et de ce qui m'est arrivée comme miracle."

Oum charika se présenta au Prophète  et lui dit : « je voue ma vie à toi et je te l'offre". Le prophète  l'accepta. Allah dit :

 


{…ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle: c'est là un privilège pour toi, à l'exclusion des autres croyants. Nous savons certes, ce que Nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu'ils possèdent, afin qu'il n'y eût donc point de blâme contre toi. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.}[Les coalisés sourate 33 : verset 50]

 

Tafsir Ibn Kathir  : Il est licite pour le prophète  d’épouser, s’il le veut la croyante qui fait dont de sa personne sans demander de dot. Une femme, rapporte  t-on, était venue trouver l’envoyé  et lui avait dit : « O envoyé d’Allah, je te fais don de ma personne ». Sur ce, elle était restée longtemps à attendre, après quoi un homme se leva pour dire : « O envoyé d’Allah, donne la moi en mariage, si tu n’as pas quelque besoin avec elle ». L’envoyé d’Allah  lui dit : « As-tu une chose à lui donner en dot ? ». L’homme dit : « Je n’ai que mon voile-ci ». L’envoyé  dit : « Si tu lui donnes ton voile, tu resteras sans voile pour toi. Alors cherche quelque chose d’autre ». L’homme chercha effectivement mais ne trouva rien. Alors l’envoyé  lui dit : « As-tu avec toi quelque chose du Qur’an ? L’homme répondit qu’il connaissait telle sourate et telle sourate. Je te la donne en mariage avec ce que tu as du Qur’an ». Aïsha  : Celle qui a fait don de sa personne au prophète  est Khawla fille d’al Hakim. Et puis, il n’y a pas que celle là qui a fait don de sa personne au prophète  : il y  en a beaucoup d’autres. Mais selon Ibn Abbas , aucune d’elles n’a été son épouse, car cela dépend de sa volonté, étant donné que Dieu lui dit « à condition que le prophète veuille bien la prendre en mariage ».

La femme qui fait don de sa personne au croyant n’est pas licite, en dehors du prophète . Elle ne peut être licite au croyant que s’il donne quelque chose comme dot.

Les obligations imposées au croyant (4 épouses d’entre les femmes libres, les épouses qu’il veut d’entre les captives, la dot, le tuteur, les témoins), rien de cela n’est imposé au prophète .

 

 

 

 

Sources :

 

Le Qur’an

La sunnah du prophète

Le Tafsir de Ibn Kathir

Le site le blog les nobles caractères (Texte de Cheikh Abdel-Mouhsine Al-Qaassim)

Le site Al Baida

 

 

 

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 09:36


Une fille aveugle se détestait tellement parce qu'elle était aveugle.  Elle haïssait tout le monde sauf son ami de garçon.  Il était toujours là pour elle.  Un jour, elle lui dit "Si seulement je pouvais voir le monde, je me marierais avec toi."

 

Un jour, quelqu'un lui a fait le don de ses yeux.  Quand les bandages ont été enlevés, elle fût capable de tout voir incluant son ami de garçon.

 

 Il lui demanda, "Maintenant que tu peux voir le monde, te marieras-tu avec moi?"  La fille le regarda et vu qu'il était aveugle aussi.  La vue de ses paupières fermées la bouleversa.  Elle ne s'attendait pas à ça.   La pensée de le voir ainsi pour le reste de sa vie la mena à refuser de le marier.

 

 Son ami quitta en pleurs et quelques jours plus tard lui écrivit une note qui disait :  "Prends bien soin de tes yeux, ma chérie, car avant qu'ils deviennent les tiens ils étaient les miens."

 

 Voici comment le cerveau humain fonctionne souvent quand notre état change.   Seulement très peu de personnes se rappellent ce qu'était la vie avant, et qui était toujours à leurs côtés dans les situations les plus douloureuses.

 

 

 

                                            La vie est un Cadeau 

 

 

 

Aujourd'hui avant de dire un mot cruel- rappelez-vous de celui ou celle qui ne peut pas parler.

 

 
Avant de vous plaindre du goût de la nourriture-  Pensez à celui ou celle qui n'a rien à manger.

 

 

 Avant de vous plaindre de votre mari ou femme-Pensez à celui ou celle qui implore Dieu pour un compagnon ou compagne.

 

 

 Aujourd'hui avant de vous plaindre de la vie - Pensez à celui ou celle qui est parti (e) trop tôt.

 

 

 Avant de pleurnicher de la distance à conduire - Pensez à celui ou celle qui fait à pied la même distance.

 

 

Et quand vous êtes fatigué (e) et vous plaignez de votre travail - Pensez à celui ou celle qui n'a pas d'emploi, la personne handicapée et ceux et celles qui aimeraient avoir un travail.

 


 
Et quand
les pensées déprimantes semblent vous abattre - Mettez un sourire sur votre visage et pensez que :  Vous êtes en vie el hamdoulilleh

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 08:09

Le Dernier Sermon du Prophète Mohammad (SAW)


Ce Sermon fut fait le neuvième jour de Zil Hadj 10 A.H. dans la vallée Uranah du Mont Arafat.

O Peuple, écoutez-moi attentivement, car je ne sais pas si, après cette année-ci, je serai encore parmi vous. Donc écoutez, ce que je vous dis avec beaucoup d’attention et APPORTEZ CE MESSAGE A CEUX QUI NE PEUVENT ETRE PRESENTS ICI AUJOURD’HUI.


O Peuple, tout comme vous considérez ce Mois, ce Jour, cette Cité comme Sacrés, considérez aussi la vie et les biens de chaque Musulman comme Sacrés. Retournez à leurs légitimes propriétaires les biens qui vous ont été confiés. Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser. Souvenez-vous qu’en vérité vous rencontrerez votre SEIGNEUR et qu’effectivement il vous demandera compte de vos actes. ALLAH vous a défendu de pratiquer l’usure (de prendre de l’Intérêt), donc obligation d’Intérêt sera dorénavant abolie. Méfiez-vous de Satan, pour le salut de votre religion. Il a perdu tout espoir de ne pouvoir jamais vous induire à commettre les grands péchés, méfiez-vous donc à ne pas le suivre en ce qui concerne les petits péchés.


O Peuple, il est vrai que vous avez certains droits à l’égard de vos femmes, mais elles aussi ont des droits sur vous. Si elles se soumettent à vous, alors à elles appartiennent le droit d’être nourries et habillées convenablement. Traitez donc bien vos femmes et soyez gentils envers elles car elles sont vos partenaires. Et il est de votre droit de vous assurer qu’elles choisissent leurs amies avec votre approbation, aussi bien que de ne jamais commettre l’adultère.


O Peuple, écoutez-moi bien, adorez ALLAH, faites vos cinq prières (Salah) quotidiennes. Jeûnez pendant le mois de Ramadhan, et donnez votre richesse en Zakâte. Accomplissez, le Hadj si vous en avez les moyens. Vous savez que chaque musulman est le frère d’un autre musulman. Vous êtes tous égaux. Aucune personne n’est supérieure à une autre, excepté en piété et en bonne action. Souvenez-vous, un jour vous vous présenterez devant ALLAH et vous répondrez de vos actes. Donc, prenez garde, ne vous écartez pas du droit chemin après ma mort.


O Peuple, AUCUN PROPHETE OU APOTRE NE VIENDRA APRES MOI ET AUCUNE NOUVELLE FOI NAITRA.
Raisonnez bien, donc, O Peuple, et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses, LE CORAN et mon exemple LA SOUNNAH, et si vous les suivez vous ne vous égarerez jamais.


Que tous ceux qui m’écoutent transmettent ce message à d’autres et ceux-là à d’autres encore; et que les derniers puissent le comprendre mieux que ceux qui m’écoutent directement.

Sois témoin O ALLAH, que j’ai transmis Ton message à Ton Peuple


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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 07:12
En une minute, vous pouvez...


En une minute, vous pouvez réciter la Fatiha 3 fois. Certains ont recensé les mérites de la lecture de cette sourate et en ont découvert plus de 600. Si vous la réciter trois fois, vous obtiendrez plus de 1800 bienfaits en une seule minute.

En une minute, vous pouvez réciter la sourate de la sincérité 20 fois. Or une seule récitation de cette sourate équivaut à la récitation du tiers du Coran. Si vous la lisez 20 fois, c'est comme si vous aviez lu le Coran 7 fois. Si vous la lisiez chaque jour 20 fois en une minute, vous la réciteriez 600 fois par mois et 7200 fois par an. Ce qui génère une récompense égale à celle de la lecture du Coran 2400 fois.

En une minute, vous pouvez lire une portion du Livre d'Allah.

En une minute, vous pouvez apprendre par cœur un court verset du Livre d'Allah

En une minute, vous pouvez dire :

« Il n'y a de dieu qu'Allah seul sans associé. La royauté et la louange lui appartiennent. Il est omnipotent » 20 fois.

Sa récompense équivaut à celle de l'affranchissement dans le chemin d'Allah de 4 esclaves issus de la déscendance d'Ismaël


En une minute, vous pouvez dire :

« Gloire à Allah, louange à lui » 100 fois.

Or quiconque dit cela, obtient la rémission de ses péchés, fussent-ils aussi abondants que l'écume de la mer.


En une minute, vous pouvez dire :

« Gloire et Louange à Allah, gloire à Allah, l'Incommensurable » 50 fois. Ces deux mots (phrases) sont légers sur la langue mais très lourds sur la balance, et très aimés du Clément, d'après ce qui a été rapporté par Boukhari et Mouslim.

Le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a dit :

« le fait de dire : « Soubhana Allah, -wal hamd lillah, - wa laa ilaha illa Allah, - wa Allah Akbar » m'est préférable à tout ce qu'éclaire le soleil »
(rapporté par Mouslim.)


En une minute, vous pouvez répéter ces phrases plus de 18 fois. Or ces mots représentent les meilleures paroles pour Allah car ils sont les meilleures paroles et ils pèsent lourds sur la balance d'après ce qui a été rapporté dans les hadiths authentiques.

En une minute, vous pouvez dire :

« Laa hawla wa laa quwwata illa billahi al aliyyi al-azim » plus de 40 fois (il n'y pas moyen ni force qu'en Allah).

Ceci constitue un trésor parmi les trésors du paradis d'après un hadith rapporté par Boukhari et Mouslim comme il est un grand moyen permettant d'endurer les grandes difficultés et de mener les grandes actions.


En une minute, vous pouvez dire :

« Laa ilaaha illa Allah » 50 fois (Il n'y a de dieu qu'Allah).

Or cette phrase constitue la plus importante parole. Car elle contient le mot de l'unicité divine, le bon mot, la parole éternelle. Celui qui en fait sa dernière parole ici-bas entrera au paradis. Ceci est une indication parmi d'autres qui montrent son mérite et sa grandeur.


En une minute, vous pouvez dire :

« Souhaana Allah wa bi hamdihi, adada khalqurhi wa ridha nafsihi wa zinata arshihi wa midada kalimatihi » plus de 15 fois (Gloire et louange à Allah à répéter un nombre de fois égal à celui de Ses créatures, de façon à l'agréer et pour une quantité équivalent au poids de Son trône et pour une quantité équivalent à l'encre servant à écrire Ses mots ».

Ces mots font mériter un récompense plusieurs fois plus importante que celle de la glorification et du rappel d'Allah, comme cela a été rapporté du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) d'après un hadith authentique.


En une minute, vous pouvez demander pardon à Allah le Puissant et Majestueux plus de 100 fois en employant la formule :

astaghfirou Allah.

Et vous n'êtes pas sans savoir le mérite de la demande de pardon. En effet, c'est un moyen d'obtenir le pardon et l'accès au paradis. C'est encore un moyen d'acquérir une belle provision, davantage de force, l'éradication des épreuves, la facilitation des choses, la descente de la pluie et la procuration de biens et d'enfants. Vous prononcez en une minute un petit mot grâce auquel Allah vous ouvre des portes de biens insoupçonnables


En une minute, vous pouvez prier pour le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) 50 fois en employant la formule :

« Salla Allahou alayhi wa Sallam ».


En contrepartie, Allah vous bénira 500 fois car chaque prière pour le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) est récompensée 10 fois.


En une minute ,votre cœur peut s'orienter résolument à la louange d'Allah, à Son amour, à Sa crainte, à l'espérance en Lui à avoir désir de Lui. Ce qui vous permet de franchir les étapes de la servitude alors que vous êtes couché sur votre lit ou entrain de poursuivre votre chemin.

En une minute, vous pouvez lire plus de deux pages d'un livre utile et facile à comprendre.

En une minute, vous pouvez entretenir vos liens de parenté par téléphone.

En une minute, vous pouvez lever les mains et utiliser ce que vous voulez en fait de formules de prières générales.

En une minute, vous pouvez saluer plusieurs personnes et leur serrer la main.

En une minute, vous pouvez interdire une mauvaise action.

En une minute, vous pouvez ordonner une bonne action.

En une minute, vous pouvez prodiguer un conseil à un frère (en religion)

En une minute, vous pouvez soulager quelqu'un.

En une minute, vous pouvez enlever un obstacle du chemin.




Profiter de chaque minute revient à mettre tout son temps à profit.

Profiter de chaque minute insha'Allah,

car vous ne savez pas combien il vous en reste... !!!
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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 13:33

Qu’y a –t-il ?

 

Selon le lieu où vous vous trouvez, organisez une reconstitution verbale en forme de poupées-gigognes. Cela pourra donner par exemple : « Qu’y a-t-il dans la maison ? Une cuisine. Qu’y a-t-il dans la cuisine ? Un placard. Qu’y a-t-il dans le placard ? Un tiroir. Qu’y a-t-il dans le tiroir ? Une boîte. Qu’y a-t-il dans la boîte ? Des bougies. Qu’y a-t-il dans les bougies ? Une flamme, ect… Ou bien : Qu’y a-t-il dans la voiture ?.....

On peut jouer la carte du réalisme, ou faire intervenir l’imaginaire selon l’inspiration du lieu ou du moment.

 

Pour améliorer la prononciation, jouer avec la langue et s’initier sans le savoir à la grammaire et à la conjugaison.

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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 10:25

Tout savoir sur le miel…

Produit 100 % naturel, le miel est un des rares produits vivants où l’homme n’intervient pas dans la fabrication.

Le miel est la substance sucrée produite par les abeilles à partir du nectar des fleurs ou du miellat de pucerons qu’elles récoltent et entreposent dans les alvéoles de la ruche. Il est issu d’abeilles domestiquées élevées en ruche ou d’abeilles sauvages.

 

Il existe deux types de miel essentiellement :

→ Le miel de printemps : récolte fin mai, début juin : arbres fruitiers, aubépine, pissenlits, saule, colza.

→ Le miel d’été : récolte fin juillet, début août : trèfle, mûrier, acacia, trèfle blanc.

 

En fait, le miel est très digeste, beaucoup plus que le sucre. Cela n’est pas étonnant,

car il contient très peu de saccharose. Et comme sa digestion est

très facile et rapide, l’organisme ne se fatigue quasiment pas. C’est

pourquoi il est parfois conseillé aux personnes sujettes aux troubles

digestifs de remplacer le sucre par le miel.

Et en plus, le miel est moins calorique ! Par exemple 3 morceaux  de sucre blanc apportent la même quantité de glucides que deux cuillères à sucre de miel.D’autant plus que le miel aide à fixer les sels minéraux tels que calcium, magnésium, phosphore... Non dénué d’intérêt pour les personnes constipées, le miel apporterait une action

bénéfique sur la flore intestinale et aiderait à empêcher la fermentation dans

votre intestin.

 

COMPOSITION MOYENNE :

 

20 % d’eau, 75 % de glucose et lévulose (seulement 1 à 2 % de saccharose),

5 % de sels minéraux, vitamines, oligo-éléments, flavonoïdes et substances diverses.

Avant tout, le miel nous donne de l’énergie. Il s’agit, en plus, d’une

énergie très intéressante, puisque cette énergie agit tout de suite, en nous

donnant « des forces » quelques minutes à peine après son ingestion, sans

besoin de digestion. Chez les sportifs, le miel est employé car il fortifie la

musculature, améliore l’endurance, et permet aussi une bien meilleure

récupération après l’effort.



Le miel d’acacia Miel de couleur très clair toujours liquide. Plutôt délicat, il possède des arômes de vanille. Peu persistant en bouche, il est fort en sucre et faible en amertume. C’est un régulateur intestinal, également calmant et reconstituant. On le préconise pour les jeunes enfants.
Le miel d’aubépine De couleur ivoire légèrement ambrée, il possède une saveur douce et agréable. Il est recommandé pour les troubles nerveux (insomnie, palpitations…).
Le miel de bruyère De couleur brune foncée tirant sur le roux, il se caractérise par une saveur forte de caramel. Très utilisé pour soigner les anémies.
Le miel de châtaignier Miel de couleur brune, assez foncé. Il se caractérise par un côté très tannique et une saveur boisée teintée d’amertume. Facilement reconnaissable, ce miel favorise la circulation sanguine.
Le miel de colza De couleur claire, il possède une saveur très particulière. Il cristallise rapidement en raison d’une forte teneur en glucose.
Le miel d’eucalyptus De couleur assez jaune foncé, sa saveur est assez prononcée. Il joue un rôle d’antiseptique pour les voies respiratoires et urinaires.
Le miel de fleurs de Provence Miel de couleur claire à la saveur assez prononcé et aux arômes floraux. Il est constitué essentiellement de fleurs de la région : lavande, thym, romarin.
Le miel de garrigue Mélange de fleurs typique de la Garrigue comme la sarriette, le thym, le romarin… Très aromatique, il se caractérise par une saveur soutenue. C’est un fortifiant et un tonifiant.
Le miel de lavande Miel de couleur claire et sans amertume. Il se distingue des autres par son parfum d’amande douce et ses arômes floraux. C’est un antiseptique et un anti-inflammatoire pour les voies respiratoires, il calme aussi très bien les maux de gorge.
Le miel d’oranger Ce miel très prisé se caractérise par une couleur jaune dorée. Il est indiqué dans les états de nervosité intense.
Le miel de thym De couleur assez foncée tirant sur le brun, ce miel est très bon pour les maladies infectieuses des sphères respiratoires et digestives.
Le miel de tilleul De couleur jaune claire à jaune foncé, son arôme et sa saveur typique du tilleul rappellent les infusions. Il favorise le sommeil et apaise les douleurs.
Le miel de trèfle Fabriqué à partir de ces derniers, ce miel est de couleur blanche. Il est conseillé pour tous les grands sportifs.
Le miel de tournesol De couleur jaune citronnée, ce miel est conseillé pour les maladies cardio-vasculaires et pour les maladies liées aux artères. 
Le miel de sarrasin De couleur brune, ce miel très corsé est surtout utilisé en pâtisserie. On l’utilise pour certaines formes d’anémie et de déminéralisation.

Quelques remedes :

Lèvres gercées:
Etaler du miel sur les lévres.Resister a l'envie de les lécher... vos lévres redeviendront douce incha'Allah.

Extinction de voix :
Mélanger le jus d'un citron (ou du citron en bouteille)à quantité égaleavec du miel. En prendre une cuilleréeplusieurs foisdans la journée.La douleur s'estompe et la voix s'éclaircit. Incha'Allah !

Aphtes :
Frottez la bouche de miel. C'est assez efficace, incha'Allah.

Contre l'acné :
_Faire bouillir 1 litre d'eau, puis laisser tiédir
_Ajouter le jus d'un demi-citron et deux cuillère à soupe de miel
_Mélanger et verser dans un récipient
_Tamponner les zones affectées 2 fois par jour jusqu'à disparition des boutons.



(Et voilà) ce que Ton Seigneur révéla aux abeilles : " Prenez des demeures dans les montagnes, les arbres, et les treillages que (les hommes) font. Puis mangez de toute espéce de fruit, et suivez les sentiers de votre Seigneur, rendus faciles pour vous. De leur ventre, sort une liqueur, aux couleurs variées, dans lequelle il y a vraiment là une preuve pour les gens qui réfléchissent."
Sourate : An-Nahl verset 68,69.

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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 10:04

                                     Salâm, l'affranchi d'Abû Hudayfa

 

 

Salâm l'affranchit de hudayfa était un ancien esclave converti très tôt à l'Islam. Il appartenait à un noble qurashite, Abû Hudayfa Ibn 'Uthba, lui aussi converti, qui l'avait affranchi. On n'appela plus Salâm que sous le nom de "l'affranchi d'Abû Hudayfa".

Avant, Salâm était considéré comme fils adoptif de Hudayfa Ibn Uthba. Une fois le verset révélé abrogeant et interdisant l'adoption, il reprit son nom. Or, comme on ne connaissait pas le nom de son père, on ne le désigna plus que par le nom de Salâm, l'affranchi d'Abû Hudayfa. Quoi qu'il en soit, les deux hommes devenus musulmans devinrent inséparables autant par les liens affectifs qui les unissaient à la suite d'une enfance passée ensemble que par la foi et la piété qui étaient des traits communs aux deux compagnons.

 

C'était là, l’admirable esprit égalitaire de l'Islam qui avait pu réunir deux hommes que tous séparait : l'origine sociale aussi bien que l'esprit de caste. Mais le Coran ne dit-il pas que le plus noble d'entre vous auprès d'Allah est le plus pieux ? C'est ainsi que Salâm devînt une partie intégrante de la famille de 'Uthba qui le compta parmi ses membres. On lui accorda même la main d'un membre de la famille, nommée Fâtima Bint Al-Walîd Ibn 'Utba. C'est dire l'estime et le respect que cet homme admirable suscitait autour de lui.

 

C'est un savant confirmé dans la parole divine et son interprétation. Le Prophète (saw) à dit de lui : " Prenez les sciences du Coran de ces quatre personnes :Abdallah Ibn Mas'ûd, Salâm, l'affranchi d'Abû Hudayfa, Ubay Ibn  Ka'b et Mu'âdh Ibn Jabal."

Après l'établissement des musulmans à Médine, Salâm fut chargé de mener la prière à la mosquée de Qubâ. Il devint ainsi le premier imâm des musulmans après l'émigration. C'est un privilège qui prouve d'une façon incontestable le mérite qu'avait ce compagnon en matière de piété et de savoir.

 

"Un jour, rapporte 'Aïcha, je me suis attardée plus que de coutume à la mosquée. En revenant à la maison, le Messager de Dieu (saw) m'a dit : 'où étais-tu ?' J'ai répondu : 'Nous étions en train d'écouter un de tes compagnons nous réciter le Coran à la mosquée.'Ô Messager de Dieu, je n'ai jamais entendu pareille lecture, ni pareille voix parmi tes compagnons. Il se leva et nous partîmes ensemble à la mosquée. L'Envoyer de Dieu (saw) se mit à écouter puis se tourna vers moi et me dit : 'C'est Salâm l'affranchi d'Abû Hudayfa ! Louange à Dieu qui a mis au sein de ma communauté un homme comme lui.' L'Envoyé de Dieu (saw) savait juger les hommes.

 

Abû Hudayfa ne supportait jamais les injustices, dussent-elles être des plus illustres des musulmans. Sa fameuse querelle verbale avec Khâlid Ibn Walîd en constitue un parfait exemple à ce sujet. On rapporte que lors d'une expédition de musulman dirigée par Khâlid Ibn Walîd, qui fut envoyé par le Messager pour prêcher l'Islam dans les tribus arabes de la péninsule arabique, à la suite d'un regrettable malentendu, Khâlid fut amené à combattre et à tuer des hommes bien que ceux-ci aient annoncé leur conversion à l'Islam. Dès qu'il fut informé de cet événement, le Messager de Dieu (saw) demanda pardon à Dieu en disant : "Mon dieu, je désapprouve ce qu'a fait Khâlid." Parmi les nombreux compagnons qui prirent cette position, il y avait notre illustre Salâm qui, fort de ses connaissances des sources (Coran et sounna), engagea la polémique avec Khâlid en lui reprochant son acte contraire aux principes de l'Islam. Khâlid venait de commettre une grave erreur et Salâm n'était pas homme à laisser faire une injustice sans réagir. D'ailleurs, la première chose que demanda le Messager après ce triste événement, c'est de savoir si quelqu'un avait polémiqué avec le chef de l'expédition en désapprouvant son acte. A Cette réponse, la colère du Prophète (saw) s'apaisa car il savait que tant qu'il y avait des hommes justes au sein de sa communauté, et Salâm en était un, l'injustice et l'erreur ne pouvaient être cautionnées ni admises.

 

 

Après la mort du Messager (saw), salâm resta fidèle au serment et fut de ceux qui luttèrent avec acharnement pour protéger et consolider l’Etat central de Médine menacé par les complots des apostats et les soulèvements des tribus menées par de faux Prophètes. Et ce fut la fameuse journée d’Al-Yamâma. Ce jour là, les musulmans affrontèrent les apostats dans une terrible bataille qui décida du destin de l’Islam. Salâm et son frère en Islam Hudayfa furent parmi les premiers combattants à porter les armes pour la défense de l’Islam. La bataille avait mal commencé pour les musulmans. Les apostats, plus nombreux, attaquèrent avec férocité obligeant les musulmans à ce replié un peu. Mais le chef des armées musulmanes, Khâlid Ibn Al-Walîd, réussit, grâce à son grand génie militaire, à regrouper ses soldats et la bataille continua de plus belle. Et c’est alors que survint, portant l’emblème, avec à ses côtés un autre pieux compagnon, Thâbit Ibn Quays. Haranguant les musulmans pour stimuler davantage, il s’écria : « Ce n’est pas cette façon que l’on combattait avec le Messager (saw). » Joignant le geste à la parole, nos deux compagnons creusèrent un fossé et y entrèrent. Ils luttèrent dans cette position avec acharnement jusqu’à ce qu’ils tombèrent martyrs au champ d’honneur. Salâm continua à haranguer les musulmans en récitant ce verset de la révélation :

« Combien de Prophètes ont combattu, en compagnie de beaucoup de disciple, ceux-ci ne fléchirent pas à cause de ce qui les atteignit dans le sentier de Dieu. Ils ne faiblirent pas et ils ne cédèrent point. Et Dieu aime les endurants. » Coran 3/146

 

Hélas, encerclé de toute part, il ne tarda pas à succomber sous les coups des apostats. Peut importe pour lui de mourir maintenant. Dans un dernier soupir, il demanda des nouvelles de son frère en islam, Hudayfa Ibn ‘Utba, qui combattait lui aussi. On lui répondit qu’il était tombé en martyr. Il demanda qu’on les mette côte à côte pour qu’ils puissent mourir unis comme ils avaient vécu unis. Aussitôt après, il rendit l’âme, le sourire aux lèvres. Ainsi mourut cet homme juste et véridique à propos duquel ‘Umar Ibn Al-Khattâb avait dit, sur le point de mourir : « Si Salâm était encore vivant, c’est à lui que j’aurais confié le commandement. » Comme hommage, on ne pouvait trouver mieux.


tirait du livre : Les conpagnons du Prophète (tome1)

Les premiers hommes de l'Islam

Messaoud Abou Oussama

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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 10:02

Salem alaykoum !

 

Les deux protagonistes se tiennent debout, dos à dos, jambes écartées, à une dizaine de centimètres de distance l’un de l’autre, les bras tendus à la verticale. 1, 2, 3 : ils se baissent ensemble (on peut plier les genoux !) jusqu’à aller frapper le sol de leurs paumes de mains (il faut tenter de taper en même temps). On se regarde alors (à l’envers) entre les jambes, fesse à fesse, et en comptant jusqu’à trois, on doit se taper dans les mains (toujours entre les jambes). En retrouvant la position initiale, on peut recommencer le mouvement plusieurs fois.

 

Bon pour la souplesse du dos et l’échauffement, excellent pour la coordination… et drôle.

 

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