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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 11:08

II - Les autres femmes exemplaires

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Hawwa, notre mère à tous et femme de Adam


{Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d'un seul être, et a créé de celui-ci sont épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d'hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement.} [Les femmes sourate 4 : verset 1].

 

Tafsir Ibn Kathir  Allah  ordonne aux hommes, Ses créés, de se prémunir envers Lui, c'est-à-dire de L’adorer sans rien Lui associer, tout en les alertant sur Son omnipotence dont Il usa pour les créer d’une âme unique (c'est-à-dire Adam) et de son épouse (c'est-à-dire Hawwa). Hawwa fut créée d’une côte gauche de Adam, alors endormi. Quand celui-ci se réveilla, il la vit et alors elle lui plut : il l’a trouva de bonne compagnie et elle le trouva de bonne compagnie.

 

Daprès abou Houreïra , le prophète  a dit : « La femme a été créée d’une côte, si tu la redresses, tu la brises et si tu en tires quelque jouissance, tu en jouis alors qu’elle est tordue. Alors soyez bon envers les femmes ». Rapporté par Al Boukhari et Mouslim

 

 

Cheikh al ‘Otheïmine commente ce Hadith : « A travers ce Hadith, il y a une preuve que la femme ne répondra pas d’une façon parfaite à tout ce que son époux lui demandera. Mais plutôt les défaillances seront inévitables.
Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’elles sont diminuées dans la raison, dans la religion, dans la réflexion et dans toutes ses relations et qu’elles ont besoin d’être réconfortées et qu’on leur parle. Même si la femme veille à la droiture dans sa religion, elle ne pourra pas être aussi droite au niveau de son tempérament.


{Et Nous dîmes : "Ô Adam, habite le Paradis toi et ton épouse, et nourrissez-vous-en de partout à votre guise; mais n'approchez pas de l'arbre que voici : sinon vous seriez du nombre des injustes".} [La vache sourate 2 : verset 35].

 

 

Assya : la femme de Pharaon

 

Allah  en a fait l'exemple de la foi et du jugement sain. Il a dit :

 

وَضَرَبَ اللَّهُ مَثَلًا لِلَّذِينَ آمَنُوا امْرَأَةَ فِرْعَوْنَ إِذْ قَالَتْ رَبِّ ابْنِ لِي عِنْدَكَ بَيْتًا فِي الْجَنَّةِ وَنَجِّنِي مِنْ فِرْعَوْنَ وَعَمَلِهِ وَنَجِّنِي مِنَ الْقَوْمِ الظَّالِمِينَ

{Et Allah a cité en parabole pour ceux qui croient, la femme de Pharaon, quand elle dit "Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison dans le Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de son œuvre; et sauve-moi des gens injustes} [L’interdiction sourate 66 : verset 11].

Tafsir Ibn Kathir : Qatada : « Pharaon était le plus arrogant en dénégation d’entre les habitants de la terre. Par Dieu, sa dénégation ne nuisit pas à sa femme, quand celle-ci obéit à son Maître. Cela pour qu’on sache qu’Allah est Juste : Il ne fait de blâme qu’au pécheur.

 

Le prophète  a dit : « On châtiait la femme de Pharaon sous le soleil, et quand on se retira, les anges l’ombrageaient de leurs ailes, et elle voyait sa demeure dans le jardin ». Rapporté par…..

 

Assya  la fille de Muzahim a demandé à Allah de la délivrer de pharaon, car elle était innocente de ses actions, et de la délivrer du peuple d’iniquité. Pharaon l’avait châtiée durement mais elle est restée patiente de sorte qu’Allah avait fait valoir sa demeure dans le jardin. Quand elle l’avait vu, elle avait souri : alors pharaon avait dit : « Ne vous étonnez-vous pas de sa folie ? Nous nous la châtions, tandis qu’elle, elle sourit ». Mais Allah a pris son âme et l’a protégé.

 

 

La femme de 'Imran  : la mère de Myriam

 

Allah  a dit :

 

{(Rappelle-toi) quand la femme de `Imrân dit : "Seigneur, je T'ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C'est Toi certes l'Audient et l'Omniscient} [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 35].

 

{Puis, lorsqu'elle en eut accouché, elle dit: "Seigneur, voilà que j'ai accouché d'une fille"; or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché! Le garçon n'est pas comme la fille. "Je l'ai nommée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni"} [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 36].

 

 

Tafsir Ibn Kathir : La femme d’Imran , qui est la mère de Myriam, s’appelle Hanna fille de Faqudh Muhammad b.Ishaq. Elle était une femme stérile qui avait désirée avoir un enfant, après avoir vu un oiseau pondre un œuf. Pour cela, elle invoqua Allah , qui lui exauça sa demande. Quand elle s’assura qu’elle était enceinte de son mari, elle se tourna vers Allah et fit vœu de consacrer son enfant à l’adoration et au service du Temple de Jérusalem. A la fin de son vœu, elle reconnut que Dieu était Entendant de son invocation, Connaissant de son intention. Mais elle ne savait pas si elle portait un garçon ou une fille. Quand elle accoucha, elle dit qu’elle avait accouché d’une fille et que le garçon n’était pas comme la fille. Autrement dit, le garçon est plus fort que la fille pour persévérer et patienter dans l’adoration, et être constamment au service du Temple. Elle lui avait donné pour nom Myriam. Puis, elle avait demandé d’Allah le secours pour sa fille et sa progéniture (Issa), contre le mal de Satan. Allah exauça son invocation.

Il est rapporté que le prophète  a dit : « il n’existe pas de nouveau-né qui ne soit pressé une ou deux fois par Satan, excepté Issa  fils de Myriam et Myriam .

 

 

{Son Seigneur l'agréa alors du bon agrément, la fit croître en belle croissance. Et Il en confia la garde à Zacharie. Chaque fois que celui-ci entrait auprès d'elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d'elle de la nourriture. Il dit: "Ô Marie, d'où te vient cette nourriture?" - Elle dit: "Cela me vient d'Allah". Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter.} [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 37].

 

Tafsir Ibn Kathir : Allah , informe t-il a accepté Myriam  comme en fit sa mère, c'est-à-dire comme vœu consacré à Lui. Allah prit alors soin d’elle : Il la para d’une belle forme, lui fit profiter de la science, du bien et de la religion, en la rapprochant des adorateurs pieux. Cela est indiqué par le segment : « Et Il en confia la garde à Zacharie  ». Ibn Ishaq : Cela a été dû au fait que Myriam était orpheline. Un autre savant : cela a été dû au fait q’une année de disette frappa les fils d’Israël, amenant ainsi Zacharie  à prendre en charge Myriam .

Le premier avis ne rejette pas le second car avec l’une ou l’autre alternative, Allah a déposé Myriam  entre des mains sures, celles de Zacharie , pour qu’elle apprenne de lui la science considérable et actions de bienfaisance. Zacharie , rapporte t-on était le mari de la tante maternelle de Myriam . Selon d’autres, Zacharie  était le mari de la sœur de Myriam . Il est rapporté dans le sahih que « Jean et Issa  sont des cousins du côté des mères ». Un éclairage sur cette question peut être donné par le hadith du prophète  : « la tante maternelle tient lieu de mère ».

Zacharie  trouvait auprès de Myriam les fruits d’été en hiver, et les fruits d’hiver en été (Mujahid, Ikrima, as-Suddy). Ce phénomène inhabituel est une preuve des libéralités accordées aux saints. La sunnah nous raconte que le prophète  avait de nombreuses libéralités de ce genre.

Jabir rapporte qu’une libéralité s’était produite avec le prophète . En effet, celui-ci était resté des jours sans manger. Et comme il  ne trouvait rien à manger dans les appartements de ses épouses, il  alla chez sa fille Fatima . Là aussi, il ne trouva rien. Mais quand il  sortit, une voisine envoya à Fatima  deux pains et un morceau de viande. Elle les mit dans une écuelle, puis envoya son fils- al Hassan ou al Hussayn-  pour rappeler leur grand-père. Celui-ci revint en effet pour calmer sa faim. Fatima  apporta l’écuelle, la déposa devant lui et souleva le couvercle. A sa grande surprise, elle  la trouva pleine pain et de viande. Elle  sut immédiatement que c’était une libéralité de Dieu. Elle  louangea Dieu, fit des prières sur son envoyé. D’où as-tu cela, ô petite fille ? Lui demanda alors le prophète – ô père dit-elle « Cela me vient de Dieu". Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter ». Le prophète  louangea Dieu, puis dit : « Louange à Dieu : Il t’a fait, ô petite fille, semblable à la dame des Fils d’Israël. Car quand Dieu lui attribuait une chose et qu’on l’interrogeait sur l’origine, elle répondait : « Cela me vient de Dieu ". Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter ».

 

 

 

{(Rappelle-toi) quand les Anges dirent : "Ô Marie, certes Allah t'a élue et purifiée; et Il t'a élue au-dessus des femmes des mondes.}                                   [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 42].

 

Tafsir Ibn Kathir : Dieu informe le prophète sur le propos que, sur Son ordre, les anges avaient transmis à Myriam. Dieu , dit-Il, l’avait élue une première fois pour sa constance dans l’adoration, son abstinence et sa pureté, et Il avait élue une seconde fois pour sa majesté sur toutes les femmes des mondes. Le prophète, rapporte t-on, a dit : « Myriam fille de ‘Imran est la meilleure des femmes de son temps. Khadija fille de Khaylid est la meilleure de cette nation ». « Les meilleures des femmes des univers sont quatre : Myriam fille de ‘Imran, Assya la femme de Pharaon, Khadija fille de Khaylid, et Fatima fille de l’envoyé d’Allah .

Puis Allah informe que les anges avaient ordonné à Myriam de perdurer dans les prosternations, les prières et d’œuvrer dans l’accomplissement de ce qu’Il veut pour elle. Mujahid : Myriam priait à tel point que ses pieds enflaient, cela pour se conformer à Son ordre.

 

 

 

{(Rappelle-toi) quand les Anges dirent : "Ô Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part: son nom sera "Al-Masîh", "`Issâ", fils de Marie, illustre

ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah.}                                        [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 45].

 

{Elle dit: "Seigneur! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée?" - "C'est ainsi!" dit-Il. Allah crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement: "Sois"; et elle est aussitôt.}                            [La famille d’’Imran sourate 3 : verset 47].

 

Tafsir Ibn Kathir : La bonne nouvelle que les anges ont annoncée à Myriam est qu’elle aura un fils dû à une parole de Dieu venue. Pour créer Issa, Dieu lui dira : « Sois », et ainsi sera Issa, par la volonté de Dieu.

Il sera connu parmi les croyants sous le nom du Messie Issa fils de Myriam, parce qu’il n’a pas de père. Il sera illustre dans l’ici-bas et dans la vie dernière, ainsi que parmi les plus rapprochés de Dieu, du fait qu’il recevra la révélation. Il aura le privilège d’intercéder auprès de Dieu, au Jour de la résurrection. Il appellera dans ce monde à l’adoration de Dieu l’Unique, dans son enfance et quand il sera adulte. Enfin, il sera d’entre les saints, dans ses paroles et dans ses actions.

Myriam s’étonna de cette bonne annonce, puisqu’elle n’avait pas de mari et qu’elle n’avait pas l’intention de prendre de mari. Mais l’ange lui rapporta la décision de Dieu. Dans le cas de Issa , c’est une création à la semblance de Adam . Dieu mentionne cela pour ne laisser au doute aucune parcelle.

 

 

 

Sarah  : la femme d'Ibrahim  

 

{Puis il alla discrètement à sa famille et apporta un veau gras.

Ensuite il l'approcha d'eux... "Ne mangez-vous pas?" dit-il.

Il ressentit alors de la peur vis-à-vis d'eux. Ils dirent: "N'aie pas peur". Et ils lui annoncèrent (la naissance) d'un garçon plein de savoir.

Alors sa femme s'avança en criant, se frappa le visage et dit: "Une vieille femme stérile..."

Ils dirent: "Ainsi a dit ton Seigneur. C'est Lui vraiment le Sage, l'Omniscient".} [Les ouragans sourate 51 : versets 26 à 30].

 

Tafsir Ibn Kathir  : Les hôtes dont il est question dans ces versets sont Jibril, Michael  et Raphaël. Ils étaient arrivés chez lui sous la forme de beaux jeunes hommes qui éprouvaient une crainte respectueuse. Ibrahim leur apporta un veau gras (le meilleur de son bien) et les invita aimablement à manger en avançant le rôti. Ne les voyant pas manger le rôti Ibrahim dit : « n’allez-vous pas manger ? » ils répondirent : « Nous ne mangeons de repas qu’à un prix ? Pour cela, dit-il il y a en effet un prix et quel est son prix ?dirent-ils. Vous rappelez le nom de Dieu au début du repas et vous Le louangez à la fin. Sur ce Jibril  regarda Michaël et lui dit : « il est du droit de celuic-i que son Maître le prenne en tant qu’ami intime ». Quand Ibrahim  vit que ses invités ne mangeaient pas, il eut peur et le soupçon se mêla en lui à la crainte. Sarah dit : « que c’est étonnant pour nos invités, nous les servons nous même, pour les honorer, tandis qu’eux ne mangent pas de notre nourriture ! ». Ce verset montre une des bonnes manières pour recevoir un hôte. Alors les anges dirent : « n’aie pas peur ! Nous sommes envoyés au peuple de Loth pour les détruire ». Sur ce Sarah  éclata de rire à cette bonne nouvelle, car ces gens là étaient vraiment des fauteurs de dégâts généralisé, des dénégateurs endurcis.

A l’annonce de la nouvelle de la naissance, Sarah  cria avec une certaine vibration de la voix et se frappa le visage à la façon des femmes qui s’étonnent d’une chose insolite.

 

 

{Sa femme était debout, et elle rit alors; Nous lui annonçâmes donc (la naissance) d'Isaac, et après Isaac, Jacob.

Elle dit: "Malheur à moi! Vais-je enfanter alors que je suis vieille et que mon mari, que voici, est un vieillard? C'est là vraiment une chose étrange!"

Ils dirent: "T'étonnes-tu de l'ordre d'Allah? Que la miséricorde d'Allah et Ses bénédictions soient sur vous, gens de cette maison! Il est vraiment, digne de louange et de glorification!"} [Hud sourate 11 : versets 71 à 73].

 

Tafsir Ibn Kathir : Cette parole concernant la naissance d’Isaac  indique que l’offrande qui devra être sacrifiée est Ismaël  et non Isaac  car celui-ci a été annoncé par la bonne nouvelle, qui dit aussi qu’il sera le père de Yacoub . Si Isaac  petit était vraiment l’offrande désignée, comment alors il aurait plus tard son fils Yacoub , sachant que la promesse de Dieu est le Vrai qui ne peut être révisé ?

Lorsque les anges dirent : T'étonnes-tu de l'ordre d'Allah? : Ne t’étonne pas du décret de Dieu. Quand Allah veut une chose, Il dit Sois et elle est. Ne t’étonne donc pas de cela même si tu es vieille et que ton époux est un vieillard. Dieu est capable de tout ce qu’Il veut.

 

 

 

La femme de Zacharie   

Allah a dit :

{Je crains (le comportement) de mes héritiers après moi. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi, de Ta part, un descendant} [Myriam sourate 19 : verset 5].

Tafsir Ibn Kathir : Zacharie  craignait un comportement malveillant de la part de sa parentèle, c’est pourquoi il implora Dieu de lui accorder un enfant qui serait un prophète après lui, et qui dirigerait son peuple au moyen de la prophétie. Zacharie  reçut une réponse positive, non pas parce qu’il craignait pour un quelconque héritage matériel, car un prophète est de plus grand rang pour s’occuper de choses matérielles ou de se soucier d’être hérité par une parentèle. Et puis, Zacharie  n’était pas riche : il était un simple menuisier qui vivait de son labeur.

Le prophète  a dit : «  Nous les prophètes on ne nous hérite pas ». Rapporté par …

 

{Et (Zacharie dit): "Ô mon Seigneur, comment aurai-je un fils, quand ma femme est stérile et que je suis très avancé en vieillesse?"} [Myriam sourate 19 : verset 8].

Tafsir Ibn Kathir : Cela est un étonnement de la part de Zacharie . Après l’annonce de la bonne nouvelle, il fut très heureux, après quoi il demanda comment il aurait un garçon étant donné que sa femme était stérile et vieille, et lui vieillard. Alors l’ange lui transmit la réponse d’Allah : « c’est pour Moi bien facile ».

 

Yoshébiid, la mère de Moussa

{ وَأَوْحَيْنَا إِلَى أُمِّ مُوسَى أَنْ أَرْضِعِيهِ فَإِذَا خِفْتِ عَلَيْهِ فَأَلْقِيهِ فِي الْيَمِّ وَلَا تَخَافِي وَلَا تَحْزَنِي إِنَّا رَادُّوهُ إِلَيْكِ وَجَاعِلُوهُ مِنَ الْمُرْسَلِينَ

 

{Et Nous révélâmes à la mère de Moïse (ceci): "Allaite-le. Et quand tu craindras pour lui, jette-le dans le flot. Et n'aie pas peur et ne t'attriste pas: Nous te le rendrons et ferons de lui un Messager".}[Le récit sourate 28 : verset 7].

Tafsir Ibn Kathir : Pharaon, raconte t-on, abonda dans le meurtre des nouveau nés que les Coptes craignirent qu’ils s’occupassent des tâches difficiles après l’extermination des fils d’Israël. « Si la situation continue ainsi, dirent les coptes à Pharaon, leurs adultes risquent de mourir vieux, pendant que leurs enfants sont tués. Et alors leurs femmes ne pourront plus se charger des tâches de leurs hommes. Ce qui se répercuteraient sur nous ». Sur ce, Pharaon ordonna de tuer les nouveau-nés (mâles) une année et de laisser vivre les autres l’année suivante. Pour ce faire, Pharaon avait des sages femmes coptes qui inspectaient les maisons juives pour enregistrer le nom de toute femme qui tombait enceinte, ainsi que des agents qui venaient égorger les nouveau-nés garçons dès leur naissance. Ainsi, Aaron  naquit dans l’année où l’on épargnait les nouveau-nés mais Mussa  dans l’année où on les égorgeait. Durant toute la grossesse de la mère, ne s’aperçurent pas des symptômes, et quand Mussa  naquit, sa mère eut très peur pour lui. Elle eut pour lui un amour immense. Dieu inspira alors l’ordre de l’allaiter et de le jeter dans le fleuve. Elle, qui habitait au bord du Nil, prépara une bière et la laissa attachée à la rive. En cas, d’imminent danger, elle mettra son bébé dans l’embarcation, la laissera glisser à une certaine distance puisque retenue par une corde, puis la ramènera par la corde. Un jour, à l’approche de qui elle avait peur, elle installa son bébé dans la bière mais oublia par précipitation de mettre la corde. Ainsi l’embarcation glissa et s’en alla échouer près de la maison de Pharaon. Les servantes la récupérèrent et n’osèrent pas l’ouvrir : elles firent vite de la remettre à la femme de Pharaon, Assia fille de Muzâhim. La bière ouverte devant elle, elle trouva un très beau bébé. Dieu fit en sorte qu’elle l’aima, cela pour son bonheur mais aussi pour le malheur de son époux.

 

Zulikha, épouse de « al ‘aziz » intendant d’egypte (amoureuse de yussuf) 

{Et celui qui l’acheta était de l’Egypte. Il dit à sa femme : «Accorde lui une généreuse hospitalité. Il se peut qu’il nous soit utile ou que nous l’adoptions comme notre enfant.» Ainsi avons-nous raffermi Joseph dans le pays et nous lui avons appris l’interprétation des rêves. Et Allah est souverain en Son Commandement : mais la plupart des gens ne savent pas.

Et quand il eut atteint sa maturité Nous lui accordâmes sagesse et savoir. C’est ainsi que nous récompensons les bienfaisants.

Or celle [Zulikha] qui l’avait reçu dans sa maison essaya de le séduire. Et elle ferma bien les portes et dit : «Viens, (je suis prête pour toi !)» - Il dit : «Qu’Allah me protège ! C’est mon maître qui m’a accordé un bon asile. Vraiment les injustes ne réussissent pas».

Et, elle le désira. Et il l’aurait désirée n’eût été ce qu’il vit comme preuve évidente de son Seigneur. Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus.} [Youssef sourate 12 : versets 21 à 24].

Tafsir Ibn Kathir : Dieu informa sur Son indulgence pour Youssuf  de telle sorte que l’acheteur de ce dernier prit soin de lui et qu’il recommanda à sa femme de bien l’entretenir. Cet acheteur était en quelque sorte le premier ministre d’Egypte, qui selon Ibn Abbâs , s’appelait Gatfir et était responsable des entrepôts de l’Etat. A cette époque là le roi d’Egypte était Ar-Rayan b.al-Walid un Amaliq.

 


{Et tous deux coururent vers la porte, et elle lui déchira sa tunique par derrière. Ils trouvèrent le mari [de cette femme] à la porte. Elle dit: «Quelle serait la punition de quiconque a voulu faire du mal à ta famille, sinon la prison, ou un châtiment douloureux?»

[Joseph] dit: «C’est elle qui a voulu me séduire». Et un témoin, de la famille de celle-ci témoigna: «Si sa tunique [à lui] est déchirée par devant, alors c’est elle qui dit la vérité, tandis qu’il est du nombre des menteurs.

Mais si sa tunique est déchirée par derrière, alors c’est elle qui mentit, tandis qu’il est du nombre des véridiques».

Puis, quand il (le mari) vit la tunique déchirée par derrière, il dit: «C’est bien de votre ruse de femmes! Vos ruses sont vraiment énormes!

Joseph, ne pense plus à cela! Et toi, (femme), implore le pardon pour ton péché car tu es fautive».} [Youssef sourate 12 : versets 25 à 29].



Tafsir Ibn Kathir : Youssuf  refusa la proposition de la femme et prit la fuite. La femme ne s’avouant pas vaincue, elle le poursuivit, pour le retenir. Elle le retint par la chemise, de sorte qu’elle la lui déchira par derrière. Quand tous deux trouvèrent son maître à elle (c'est-à-dire son mari) devant la port, la femme fit vite de renverser les rôles, pour qu’elle se sauvât. Elle accusa Youssuf  de tentative d’adultère, et alla même jusqu’à proposer de le jeter en prison ou de le rosser de coups durs. Là, Youssuf  se défendit et déclara son innocence. « C’est elle qui me suivait, m’a retenu par la chemise jusqu’à la déchirer ». Un témoin de sa famille à elle intervint alors pour dire en substance : « ce qu’elle dit aurait été vrai si la chemise était déchirée par devant. Dans ce cas, c’est elle qui ne voulait pas de lui et l’aurait repoussé. Mais la chemise est bien déchirée par derrière. Donc c’est elle qui aurait essayé de le retenir ». Qui était ce témoin ? Selon un premier avis, ce témoin était un adulte qui avait une barbe, un rapproché du roi. Selon un deuxième avis, ce témoin était un petit gamin encore dans le giron. Ainsi donc quand l’époux s’assura des faits réels, il demanda à Youssuf  de passer là-dessus et de ne rien dire de ce qui s’était passé à personne, il ordonna à sa femme de demander pardon pour son méfait. Cette façon de dénouer le problème montre bien que le roi était indulgent et poli, car il savait que sa femme avait vu chez Youssuf  ce devant qui personne en pouvait retenir son admiration.

 

 

 

 

{Et dans la ville, des femmes dirent: «la femme d’Al-Aziz essaye de séduire son valet ! Il l’a vraiment rendue folle d’amour. Nous la trouvons certes dans un égarement évident.

Lorsqu’elle eut entendu leur fourberie, elle leur envoya [des invitations,] et prépara pour elles une collation; et elle remit à chacune d’elles un couteau. Puis elle dit: «Sors devant elles, (Joseph!)» - Lorsqu’elles le virent, elles l’admirèrent, se coupèrent les mains et dirent: «A Allah ne plaise! Ce n’est pas un être humain, ce n’est qu’un ange noble!»

Elle dit: «Voilà donc celui à propos duquel vous me blâmiez. J’ai essayé de le séduire mais il s’en défendit fermement. Or, s’il ne fait pas ce que je lui commande, il sera très certainement emprisonné et sera certes parmi les humiliés».

Il dit: «Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants» [des pécheurs].

Son Seigneur l’exauça donc, et éloigna de lui leur ruse. C’est Lui, vraiment, qui est l’Audient et l’Omniscient.} [Youssef sourate 12 : versets 30 à 34].

 

Tafsir Ibn Kathir : La rumeur fit circuler en ville l’histoire de la femme de Al ‘Aziz avec  Youssuf , de sorte qu’on en parlait y compris les femmes des grands et des notables, qui dirent : la femme de Al ‘Aziz s’est égaré en aimant son servant et en le sollicitant de sa personne. Ibn Ishâq : ces femmes aimèrent voir Youssuf , quand elles furent informées de sa beauté phénoménale alors elles dirent cela pour parvenir à leur dessein de le voir. La femme de Al ‘Aziz les invita effectivement à un festin…et après avoir mangé, les invités attendirent l’assouvissement de leur curiosité. Le plan de la maîtresse était déjà en marche. Elle donna à chacune un couteau, pour couper les fruits, puis ordonna à Youssuf  de se montrer à elles.

 

 

A la vue de sa beauté, les invités se tailladèrent les mains en croyant couper les fruits tellement sa beauté était indescriptible. Les femmes dirent : «ce n’est pas un humain : ce ne peut être qu’un ange sublime ! », puis s’adressèrent à leur hôtesse : « après ce que nous venons de voir, nous n’avons pas à te blâmer ». Car elles avaient bien vu une beauté incomparable. En effet, il est rapporté que lors de son voyage nocturne, le prophète  était passé près de Youssuf , dans le troisième ciel, et qu’ensuit il avait dit au sujet de Youssuf : « il lui a été donné une part de la beauté ». La beauté de Youssuf  était pour la femme de Al ‘Aziz un argument solide pour qu’on mérite d’être excusé. Youssuf  a été explicitement menacé d’être emprisonné mais sa réponse fut claire : « Mon maître, j’aime mieux la prison que ce à quoi elles m’invitent (à l’adultère) ».

 

Le prophète  selon Abou Houreira  a dit : « Il y a sept individus à qui Dieu fera ombrage de Son ombrage, le jour où il n’y aura que Son ombre (entre autres) l’homme qui invite une femme de rang et de beauté mais à qui il dit Moi je crains Dieu… ». Rapporté par Al Boukhari

 

La femme de Loth

 

{Or, Nous l'avons sauvé, lui et sa famille, sauf sa femme qui fut parmi les exterminés.} [Les murailles sourate 7 : verset 83].

 

Tafsir Ibn Kathir : La femme de Loth était du nombre des dénégateurs : elle leur était acquise, elle espionnait son époux pour eux, elle les pourvoyait en informations sur les invités qui venaient à la maison. C’est pourquoi quand Loth ordonna à sa famille qu’il allait quitter de nuit la cité, il commanda de ne rien dira à sa femme, pour qu’elle resta seule. En revanche un autre avis dit qu’elle était sortie avec lui mais qu’elle fut atteinte par ce qui atteignit les autres, lorsqu’elle se retourna pour voir le châtiment qui s’abattait sur la cité. Cependant, le contexte de ce verset indique qu’elle n’était pas sortie de la ville.

 

Les filles de Loth

Allah  a dit :

{Il dit : " Voici mes filles si vous voulez faire (quelque chose)} [Al-Hijr sourate 15 : verset 71].

Tafsir Ibn Kathir : Ce segment oriente les dénégateurs vers leurs femmes. Mais ces derniers étaient inconscients du destin et de l’épreuve qui les attendait.

 

{Quant à son peuple, ils vinrent à lui, accourant. Auparavant ils commettaient de mauvaises actions. Il dit: "Ô mon peuple, voici mes filles: elles sont plus pures pour vous. Craignez Allah donc, et ne me déshonorez pas dans mes hôtes. N'y a-t-il pas parmi vous un homme raisonnable?". Ils dirent: Tu sais très bien que nous n'avons pas de droit sur tes filles. Et en vérité, tu sais bien ce que nous voulons"} [Hud sourate 11 : versets 78-79].

Tafsir Ibn Kathir : Allah  informe sur l’arrivée des anges chez Loth , après qu’ils ont fait la communication à Ibrahim . Les anges arrivèrent en tant que deux beaux jeunes hommes. Cela était sûrement dû à une sagesse de Dieu. Le prophète Loth  craignit qu’un de son peuple les invitât, pour leur nuire. Qatâda : les anges vinrent à Loth  alors qu’il se trouvait sur des terres à lui. Ils se firent invités. Loth  eut honte (quand même il les invita) et les devança sur le chemin. Sur le chemin, il leur parla de la façon de quelqu’un qui voudrait qu’ils retournassent sur leurs pas : « je ne connais pas sur terre d’habitants d’une cité plus scélérats que ces habitants là » puis il marcha un peu devant, puis il leur répéta cela, si bien qu’il l’avait repris quatre fois. Mais les anges avaient déjà l’ordre de les anéantir…

As-Suddy : les anges quittèrent Ibrahim  et se dirigèrent vers la cité de Loth . Ils atteignirent la rivière de Sodom au milieu de la journée. Là, ils rencontrèrent la fille de Loth  en train de prendre de l’eau. « Ô fille, dirent-ils, y a-t-il une maison par là ? – Restez là où vous êtes, dit-elle jusqu’à ce que je revienne ». Ainsi elle se mit à l’écart de son peuple, et alla trouver son père : « O père, dit-elle, (vite !) va trouver des jeunes à la porte de la ville ! jamais je n’ai vu de visages aussi beaux !  vite avant qu’ils ne soient pris par ton peuple ! ». Ce peuple avait interdit à Loth  de recevoir le moindre invité. Mais Loth  fit venir chez lui les invités. Personne ne sut leur entrée, sauf sa famille. Alors sa femme s’en alla informer son peuple sur la présence des invités. C’est ainsi que ce peuple (scélérat) afflua vers la maison de Loth . Le peuple de Loth  alla à la maison, en courant dans la joie. Ce segment révèle bien que ces gens s’adonnaient au vice, jusqu’à la venue du châtiment. Les segment concernant les filles de Loth  oriente en vérité ces pervers à leurs femmes car le prophète a le rang du père par rapport à son peuple ; il guide les siens à ce qui leur est bénéfique dans cette vie et dans la vie dernière. Mûjahid : Loth  ne parlait pas de ses filles mais plutôt de celles de son peuple. Loth  leur enjoint d’accepter ce qu’il leur recommande. N’y a-t-il pas parmi vous un homme de bien qui accepterait ce que je recommande, et abandonnerait ce que je proscris ? Mais son peuple de lui répondre : tu sais bien que nous n’avons aucun penchant envers nos femmes, et tu sais bien aussi que notre dessein se trouve chez les mâles, alors ce n’est pas la peine de nous ressasser cela !

 

Balkis : la reine de Saba

Allah  dit :

{Mais elle n'était restée (absente) que peu de temps, et dit: "J'ai appris ce que tu n'as point appris; et je te rapporte de Saba' une nouvelle sûre

 

J'ai trouvé qu'une femme est leur reine, que de toute chose elle a été comblée et qu'elle a un trône magnifique.

Je l'ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d'Allah. Le Diable leur a embelli leurs actions, et les a détournés du droit chemin, et ils ne sont pas bien guidés.} [Les fourmis sourate 27 : versets 22 à 24].

Tafsir Ibn Kathir : Allah  raconte ce qui se passa entre la huppe et Salomon . En effet, après une absence de eu de temps, la huppe retourna auprès de Salomon  et lui dit qu’elle lui apportait des nouvelles sur les rois du Yémen (les Saba’), nouvelles encore inconnues de Salomon  et ses soldats. La reine dont il s’agit est, selon al-Hassan, Balqis fille de Charahil, dont le royaume avait existé à  Ma’rab, non loin de Can’â. La reine avait à son service toutes les dispositions dont a besoin un roi puissant, possédait un trône paré d’or, d’émeraudes et de perles. Selon les historiens, ce trône était placé dans un palais magnifique qui avait 360 fenêtres sur sa façade est et autant sur sa façade ouest, pour permettre l’entrée du soleil matin et soir. C’est pourquoi la huppe a dit : «Je l'ai trouvée, elle et son peuple, se prosternant devant le soleil au lieu d'Allah. Le Diable leur a embelli leurs actions, et les a détournés du droit chemin, et ils ne sont pas bien guidés ».

 

{On lui dit: "Entre dans le palais". Puis, quand elle le vit, elle le prit pour de l'eau profonde et elle se découvrit les jambes. Alors, (Salomon) lui dit: "Ceci est un palais pavé de cristal". - Elle dit : "Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même: Je me soumets avec Salomon à Allah, Seigneur de l'univers".} [Les fourmis sourate 27 : verset 44].

Tafsir Ibn Kathir : Ce verset présuppose que Salomon  avait d’abord ordonné aux djinns la construction du palais en verre et de faire courir dessous de l’eau. Le parterre en verre était tellement transparent qu’on croirait que l’eau n’était pas isolée. Donc elle avait été invitée pour voir un royaume plus puissant que le sien. Puis, quand elle rencontra Salomon , ce dernier la convia à l’adoration de Dieu l’Unique, lui reprocha l’adoration du soleil. Alors, elle se soumit, en disant : "Seigneur, je me suis fait du tort à moi-même: Je me soumets avec Salomon à Allah, Seigneur de l'univers".

 

Asma Bintou abou Bakr, la soeur de Aicha  

 

 

لَا يَنْهَاكُمُ اللَّهُ عَنِ الَّذِينَ لَمْ يُقَاتِلُوكُمْ فِي الدِّينِ وَلَمْ يُخْرِجُوكُمْ مِنْ دِيَارِكُمْ أَنْ تَبَرُّوهُمْ وَتُقْسِطُوا إِلَيْهِمْ إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الْمُقْسِطِينَ




{Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables.}. [L’éprouvé sourate 60 : verset 8].

Tafsir Ibn Kathir : Allah ne vous interdit pas de bien agir et de faire preuve d’équité avec les dénégateurs qui ne vous combattent pas, tels que les faibles et les femmes d’entre eux. Asma  fille d’Abu Bakr : « ma mère, qui associait d’autre divinité à Allah  lors de la trêve de Quraych, arriva. Alors je suis allée trouver le prophète  et je lui ai dit : Ô envoyé d’Allah, ma mère vient d’arriver, et elle désire rétablir les liens. Est-ce que j’établis les liens avec elle ? Il a dit : « Oui, établis les liens avec ta mère ». Allah aime les équitables : selon le hadith « les équitables seront sur des chaires de lumière situées à droite du Trône ».

 

 

 

Khawlah bint Tha`labah

 

 

{Allah a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi à propos de son époux et se plaignait à Allah. Et Allah entendait votre conversation, car Allah est Audient et Clairvoyant.}[La discussion sourate 58 : verset 1]

 

 

Tafsir Ibn Kathir : Aîcha : « Béni soit celui dont l’ouïe peut contenir toute chose ! J’écoutais le propos de Khawlah fille de Tha’labah, et il m’en échappait aussi. Elle se plaignait de son époux à l’envoyé  disant : Ô envoyé d’Allah ! Il a mangé mes biens, il a consumé ma jeunesse, je lui ai disséminé mon ventre. Et voilà ! Quand mon âge a grandi et que je ne donne plus d’enfant, il porte contre moi l’anathème du dos *. Dieu ! C’est vers Toi que j’élève ma plainte. « Je ne me suis pas encore retirée que Jibril  descendit avec ce verset ». Son époux est Aws b.aç-Camit.

 

 

{Ceux d'entre vous qui répudient leurs femmes, en déclarant qu'elles sont pour eux comme le dos de leurs mères... alors qu'elles ne sont nullement leurs mères, car ils n'ont pour mères que celles qui les ont enfantés. Ils prononcent certes une parole blâmable et mensongère. Allah cependant est Indulgent et Pardonneur.

 

Ceux qui comparent leurs femmes au dos de leurs mères puis reviennent sur ce qu'ils ont dit, doivent affranchir un esclave avant d'avoir aucun contact (conjugal) avec leur femme. C'est ce dont on vous exhorte. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites}. [La discussion sourate 58 : versets 2-3].

 

Tafsir Ibn Kathir : Khawlah fille de Tha’labah : « Par Dieu ! C’est à propos de moi et de Aws b.aç-Camit qu’Allah a fait descendre le début de la sourate « La discussion ». J’étais sa femme, et il était devenu un vieillard au mauvais caractère. Un jour, il est venu à moi, je lui ai répliqué avec quelque chose, il s’est mis en colère et a dit : « Désormais, pour moi tu es aussi interdite que le dos de ma mère ! ». Puis, il est sorti. Il est resté une heure dans le cercle de son peuple, puis il est revenu à moi. Et voilà qu’il me voulait. Je lui ai dit que non ! Par ce lui qui détient mon âme dans Sa main ! Tu ne m’aborderas pas, alors que tu as dis ce que tu as dis, que lorsque Dieu , ainsi que Son envoyé , prononce Son jugement sur notre affaire ». Il s’est élancé sur moi mais je l’en ai empêché avec ce que la femme peut vaincre un vieillard faible. Je l’ai donc repoussé. Après quoi, je suis allée chez une voisine pour emprunter un vêtement. Puis, je suis sortie et je suis allée trouver l’envoyé . Je lui ai dit ce que j’avais subi de mon mari, je me suis plainte à lui de son mauvais caractère que je subissais. L’envoyé  dit alors : « O Khawlah ! C’est le fils de ton oncle, un vieillard d’un âge avancé, en lui prémunis-toi envers Allah ». Par Dieu, je n’ai pas quitté les lieux qu’un passage du Qur’an descendit à mon sujet. L’envoyé  a été couvert de ce qui le couvrait d’habitude. Et, retrouvant le repos, il  m’a dit : « O Khawlah, Allah a fait descendre un passage du Qur’an sur ton compagnon et toi ». Après quoi, il m’a récité « Allah a bien entendu la parole… ».

 

* L’anathème du dos est une pratique de l’époque du paganisme consistant à dire une formule pour répudier la femme. Quand on voulait répudier sa femme, on lui disait : « Désormais, pour moi tu es aussi interdite que le dos de ma mère ! ». L’anathème du dos était donc synonyme de divorce : alors Dieu a donné une autorisation de ne pas divorcer suite à la prononciation de cette formule, en instituant l’expiation.

 

 

 

La femme d’Abou Lahab

 

{…de même sa femme, la porteuse de bois…} [La corde sourate 111 : verset 4].

Tafsir Ibn Kathir : La femme d'abu Lahab était l’une des femmes les plus influentes de Quraych, elle était connue par son surnom Umm Jamil. Son vrai nom était Arwaa bint harb ibn omayya, elle était la soeur d'abu Sufyan. Elle soutenait son mari dans sa mécréance et son obstination. Le jour de la résurrection, elle servira comme aide dans le châtiment de son mari. Elle apportera du bois et le jettera dans le feu pour l’attiser.

{…à son cou, une corde de fibres} [La corde sourate 111 : verset 5].

 

Tafsir Ibn Kathir : Mujâhid dit qu'il s'agit de fibre de palmier du feu. Al Oufi rapporte qu'ibn Abbas, 'Atiyya al jadali, az-Zahhâk et ibn Zayd disent qu'elle jetait des épines sur le chemin du messager d'Allah . Al Jawhari dit qu' al masad en arabe signifie les fibres et qu'il s'agit d'une corde de fibres ou de feuilles de palmier. Cette corde peut aussi être fabriquée de peau ou de fourrure de chameaux. Il est dit en arabe que les expressions arabes masadtoul habla et amsadouhou masdan signifient enrouler la corde en la serrant très fort.

Mujâhid dit que le segment « … à son cou, une corde de fibres » signifie un collier en fer et que les arabes appelaient la bobine de corde un masad.

Lorsque cette sourate fut révélée, la femme de Abou Lahab Umm Jamil sortit de chez elle une pierre à la main en disant : "il critique notre père, sa religion, nous méprise et son commandement est de nous désobéir"

Le messager d'allah  était à ce moment là dans la mosquée de la kaaba avec Abou Bakr . Quand Abou Bakr  la vit il dit au messager d'Allah  "je craint qu'elle ne te voie" et le Prophète  lui répondit : "certes, elle ne me verra pas" puis récita un peu de Qur'an car Allah dit :

{Et quand tu lis le Qur'an, Nous plaçons, entre toi et ceux qui ne croient pas en l'au-delà un voile invisible.} [Le voyage nocturne sourate 17 : verset 45].

 


Elle s'approcha d'Abu Bakr , mais ne vis pas le messager d'Allah  et dit "yâ Abu Bakr, j'ai été informé que ton ami fait de la poésie contre moi" et Abu Bakr  lui répondit : "non, par le seigneur de cette maison (la kaaba) il ne te diffame point. Elle se retourna alors en disant " oui, kouraysh sait que je suis la fille de leur chef".

 

Oum-Charik El-assadia El Aâmiria

 


De son vrai nom Aâzba bint djabir, fils de Hakim, épouse d'Abi el Aâskar Eddoussi. Elle embrassa l'Islam à Mecca et devint porteuse de la bonne parole. Elle se présentait chez les femmes de Quraysh en secret afin de les exhorter, jusqu'au jour où elle fut découverte, par les mécréants qurayshites. Ils l'arrêtèrent et la remirent entre les mains de sa famille.

 

Son mari émigra seul à Médine et la laissa à la Mecque. Ses parents arrivèrent à Mecca et lui demandèrent si elle était de la religion de Mouhammad , elle répondit : "par Allah, oui je suis de sa religion.". Ils dirent : " très certainement par dieu nous allons te supplicier de la manière la plus atroce qui soit."


Aâzba dit : " Ils m'emmenèrent avec eux, loin de nos habitations, dont nous étions sur le point d'achever la construction. Ils cherchèrent une autre contrée. Ils me portèrent sur un dromadaire vieux et lent, ce fut le plus pitoyable et le plus gros de leur monture. Il n'y avait rien sous moi, je ne mangeais que du pain et du miel me privant ainsi d'eau. Lorsque le soleil arriva à son zénith et la chaleur devint insupportable, ils s'arrêtèrent et plantèrent leurs tentes, me laissant sous le soleil de plomb.

 

Je perdis connaissance. Ils m'abandonnèrent dans cet état pendant 3 jours et 3 nuits. Le quatrième jour, ils vinrent vers moi et me demandèrent: " renie la religion de muhammad." Ils répétèrent sans cesse leur réquisition. Ensuite, je ne comprenais point ce qu’ils me disaient, sauf des locutions à la suite de paroles. Je levais le doigt vers le ciel en récitant la formule : " Il n'y a pas d'autre divinité qu'Allah."


Je jure par Allah, que je restai constante, jusqu'à ce que je sente la fraîcheur d'un seau sur ma poitrine. Je l'ai pris et d'un seul trait j'ai étanché ma soif. Ensuite, on me l'a retiré, je l'ai suivi du regard, et je constatai qu’il était suspendu entre ciel et terre et sans rien pour le prendre.

Après maints efforts, je n'ai pu l'atteindre. Ensuite, il et revenu vers moi, afin que je puisse d'un seul trait encore m'abreuver de nouveau. Il se retira de nouveau, toujours entre ciel et terre, sans rien pour le retenir, Il descendit, pour la troisième fois dans ma direction, je le repris et d'un seul trait, je me désaltérais jusqu'à satiété. Ensuite, je me suis versée de l'eau sur la tête, le visage et sur mes vêtements pour me rafraîchir.


Les membres de ma famille sortirent et, me voyant mouillée, me demandèrent: " D'ou te vient cette eau, ô ennemie de Dieu?", je leur répondis : "l'ennemi de Dieu est autre que moi. C'est celui qui s'insurge contre sa religion. Quant à votre question, qui m'a offert l'eau ? C'est de la part d'Allah, Il m'a gratifiée de sa bienfaisante mansuétude. Ils partirent en courant avertir le reste de la famille. Ils arrivèrent tous ensemble, pour constater que j'étais encore mouillée."
"Ils embrassèrent tous l'Islam et se dirigèrent vers Médine. Là, ils optèrent pour l'Islam entre les mains du Messager d'Allah , qui fut au courant de mon obligeance vis-à-vis d'eux et de ce qui m'est arrivée comme miracle."

Oum charika se présenta au Prophète  et lui dit : « je voue ma vie à toi et je te l'offre". Le prophète  l'accepta. Allahdit :

 


{…ainsi que toute femme croyante si elle fait don de sa personne au Prophète, pourvu que le Prophète consente à se marier avec elle: c'est là un privilège pour toi, à l'exclusion des autres croyants. Nous savons certes, ce que Nous leur avons imposé au sujet de leurs épouses et des esclaves qu'ils possèdent, afin qu'il n'y eût donc point de blâme contre toi. Allah est Pardonneur et Miséricordieux.}[Les coalisés sourate 33 : verset 50]

 

Tafsir Ibn Kathir : Il est licite pour le prophète  d’épouser, s’il le veut la croyante qui fait dont de sa personne sans demander de dot. Une femme, rapporte  t-on, était venue trouver l’envoyé  et lui avait dit : « O envoyé d’Allah, je te fais don de ma personne ». Sur ce, elle était restée longtemps à attendre, après quoi un homme se leva pour dire : « O envoyé d’Allah, donne la moi en mariage, si tu n’as pas quelque besoin avec elle ». L’envoyé d’Allah  lui dit : « As-tu une chose à lui donner en dot ? ». L’homme dit : « Je n’ai que mon voile-ci ». L’envoyé  dit : « Si tu lui donnes ton voile, tu resteras sans voile pour toi. Alors cherche quelque chose d’autre ». L’homme chercha effectivement mais ne trouva rien. Alors l’envoyé  lui dit : « As-tu avec toi quelque chose du Qur’an ? L’homme répondit qu’il connaissait telle sourate et telle sourate. Je te la donne en mariage avec ce que tu as du Qur’an ». Aïsha : Celle qui a fait don de sa personne au prophète  est Khawla fille d’al Hakim. Et puis, il n’y a pas que celle là qui a fait don de sa personne au prophète  : il y  en a beaucoup d’autres. Mais selon Ibn Abbas , aucune d’elles n’a été son épouse, car cela dépend de sa volonté, étant donné que Dieu lui dit « à condition que le prophète veuille bien la prendre en mariage ».

La femme qui fait don de sa personne au croyant n’est pas licite, en dehors du prophète. Elle ne peut être licite au croyant que s’il donne quelque chose comme dot.

Les obligations imposées au croyant (4 épouses d’entre les femmes libres, les épouses qu’il veut d’entre les captives, la dot, le tuteur, les témoins), rien de cela n’est imposé au prophète .

 

 

 

 

Sources :

 

Le Qur’an

La sunnah du prophète

Le Tafsir de Ibn Kathir

Le site le blog les nobles caractères (Texte de Cheikh Abdel-Mouhsine Al-Qaassim)

Le site Al Baida

 

 

 

 

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 09:39

Qui veut gagner des millions? avec une maison au paradis.

 

"Le Prophète a dit: Celui qui dit en rentrant au marché:

 

"Il n’y a d’autre divinité qu’Allah Unique, sans associé. A Lui la royauté, à Lui la louange, Il donne la vie et donne la mort. Il est vivant et ne mourra jamais. Le bien est dans Sa main et Il est capable de toute chose."

لا إلهَ إلاّ اللّه وحدَهُ لا شريكَ لهُ، لهُ المُلْـكُ ولهُ الحَمْـد، يُحْيـي وَيُميـتُ وَهُوَ حَيٌّ لا يَمـوت، بِيَـدِهِ الْخَـيْرُ وَهوَ على كلّ شيءٍ قدير

 

Lâ ilâha illâ l-lâhu, wahdahu lâ sharîka lahu, lahu-l-mulku wa lahu-l-hamdu, yuhyî wa yumîtu, wa huwa hayyun lâ yamûtu, bi-yadihi-l-khayru, wa huwa calâ kulli shay'in qadîr.

Allah lui inscrira 1 million de bonnes actions, Il lui effacera 1 millions de mauvaises actions et Il Lui construira une maison au Paradis.

 

 

 

 

 

At-Tirmidhi (5/291) et Al-Hâkim (1/538) et authentifié par Al-Albânî dans Sahîh Ibn Mâjah (2/21) et dans Sahîh At-Tirmidhî (3/152)

 

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 10:33

"Le mérite de la faim, de la vie rude et de se limiter à peu de nourriture, de boisson, de vêtements et d’autres plaisirs de l’âme et le mérite de délaisser les désirs"


Tiré de Ryad As Salihine avec l’explication de cheikh Al Outhaymin


Les versets


« Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition, sauf celui qui se repent, croit et fait le bien : ceux-là entreront dans le Paradis et ne seront point lésés, » (S19 /V59-60)

« Il sortit à son peuple dans tout son apparat. Ceux que aimaient la vie présente dirent : "Si seulement nous avions comme ce qui a été donné à Coré. Il a été doté, certes, d'une immense fortune".
Tandis que ceux auxquels le savoir a été donné dirent : "Malheur à vous ! La récompense d’Allah est meilleure pour celui qui croit et fait le bien »
(S28/V79-80)

« Puis, assurément, vous serez interrogés, ce jour-là, sur les délices. » (S102/V8)

« Quiconque désire [la vie] immédiate Nous nous hâtons de donner ce que Nous voulons; à qui Nous voulons. Puis, Nous lui assignons l'Enfer où il brûlera méprisé et repoussé. » (S17 /18)




   Et parmi les ahadith

 


Aïcha, qu’Allâh l’agrée a dit : « la famille de Mouhamad (sallahou 'alayhi wa sallam) ne s’est jamais rassasiée de pain d’orge deux jours de suite jusqu’à la mort du Prophète (sallahou 'alayhi wa sallam(Al Boukhari et Mouslim)

‘Ourwa a rapporté que ‘Aïsha disait : « Par Allâh, ô mon neveu, il nous arrivait de voir la nouvelle lune, puis la suivante, puis la suivante, trois croissants dans une période de deux mois sans que ne soit allumé de feu dans les appartements du Messager d’Allâh
(sallahou 'alayhi wa sallam) . J’ai ‘(c'est-à-dire ‘Ourwa) demandé alors : « ô ma tante, quelle était donc votre nourriture ? » Elle me répondit : « les deux noirs : la datte et l’eau, si ce n’est que le Messager d’Allâh (sallahou 'alayhi wa sallam) avait des voisins parmi les Ansars qui avaient des brebis, et ils envoyaient au Messager d’Allâh  (sallahou 'alayhi wa sallam)de leurs lait et il nous en donnaient à boire. » (Al Boukhari)


D’après Abi Sa’id Al Maqbouri , Abou Hourayra, qu’Allâh l’agrée, est passé par des gens qui avaient devant eux une brebis rôtie. Ils l’invitèrent donc mais il refusa de manger et dit : « Le Messager d’Allâh (sallahou 'alayhi wa sallam) a quitté ce bas monde sans avoir jamais été rassasié de pain d’orge » (Al Boukhari)

L’explication


L’auteur a mentionné ce chapitre après celui du renoncement (zouhd) dans la dounia. Il explique qu’il convient à l’homme de ne pas multiplier les désirs de la vie d’ici bas et à se limiter seulement au besoin, et c’est ainsi que faisait le Prophète  (sallahou 'alayhi wa sallam).
L’auteur a cité des versets dans lesquels nous est montré la fin de ceux qui suivent leurs désirs et qui délaissent la prière.
Allâh dit : « Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition, sauf celui qui se repent, croit et fait le bien : ceux-là entreront dans le Paradis et ne seront point lésés, »

« Puis leur succédèrent des générations » c'est-à-dire ont succédé aux prophètes qui ont été cités avant ce verset. Et ces générations n’ont pas suivi leurs voie, mais seulement elles sont des « générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. »

Délaisser la prière c’est la négliger :

      -dans ses conditions, comme la purification, couvrir la nudité, etc

      -dans ses piliers, comme la quiétude dans l’inclinaison, la prosternation, la station debout et la station assise

      -dans ses obligations, comme la demande du pardon entre les deux prosternations, la glorification dans l’inclinaison et la prosternation, le premier tashahoud, et autres obligations.

       -Et plus grave que cela, ceux qui la négligent par rapport à son heure. Ils ne l’accomplissent qu’après son temps légal. Ceux là, ou bien ils ont une excuse comme le sommeil ou l’oubli, et dans ce cas leurs prière est acceptée ,même en dehors de son temps ; ou bien ils n’ont pas d’excuse, et alors leurs prière est rejetée, elle n’est pas acceptée, même s’ils la prient mille fois.

Concernant Sa parole : « et suivirent leurs passions », c'est-à-dire : ils n’ont d’autres préoccupations que leurs désirs, ce que désirent leurs ventres et leurs parties (génitales). Ils octroient des plaisirs à leurs corps, suivent ce qui fait plaisir au corps et ils délaissent la prière. Et le refuge est auprès d’Allâh !
Ensuite, Allâh dit en exposant ce qu’ils récolteront : « Ils se trouveront en perdition » . Ceci est une menace contre eux car ils auront la perdition comme châtiment, ceci parce la sanction est du même type que l’oeuvre. « sauf celui qui se repent, croit et fait le bien : ceux-là entreront dans le Paradis et ne seront point lésés, ».

Ensuite l’auteur mentionne le hadith de Aïsha, qu’Allâh l’agrée, qui montre comment était la vie du Prophète
(sallahou 'alayhi wa sallam). Il ne s’est jamais rassasié de pain d’orge deux nuits de suite, ceci à cause de sa pauvreté. Deux mois passaient avec trois croissants de lune (ndt : apparemment il faut comprendre que le troisième mois était entamé, Allâh a’lam) sans que le feu ne soit allumé dans sa maison. Il ne se nourrissait que des deux noirs : la datte et l’eau, malgré le fait que s’il le voulait les montagnes se seraient transformées en or pour lui. Mais il voulait se limiter à la vie d’ici bas selon ce qu’elle vaut, selon le besoin uniquement."

 

Source : les-nobles-caracteres.over-blog.com

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 15:27

QUESTION

Certains jeunes (allah yahdihoum) ne prient pas mais ils ne ratent jamais le ramadan. Quel est le statut de leur jeune ?

REPONSE de cheykh ibn otheymin rahimahoullah

Ces gens doivent se remettre en cause car ils doivent savoir que la salat est le pilier le plus important après la chahada. Et celui qui ne prie pas et que ce n’est pas dû a de la négligence, alors l’avis confirmé par ahl sounah c’est qu’il est mécréant et aucune oeuvre n’est accepté de lui.
Donc leur jeune aussi. Il leur conseille de craindre allah
et de faire la salat et à son heure à la mosquée.
Et s’ils se repentent alors son cas sera meilleur que celui auparavant car son coeur sera rapproché de son seigneur.


QUESTION
J’ai vu que certains jeunes font assiyam mais ne prient pas. Est ce que leur jeûne est accepté ?
Aussi certains prêcheurs leur conseillent de manger car leur jeûne n’est pas accepté...

REPONSE DE AL DAJNA ADDAIMA QUI EST LE COMITE DES GRANDS SAVANTS D'ARABIE SAOUDITE
Celui qui est dans l’obligation de faire la salat et qui délaisse la prière en reniant son obligation, c’est un mécréant par le consensus des oulamas.
S’il la délaisse par négligence ou faignantise, alors c’est aussi un mécréant
et de ce fait leur jeûne est annulé ainsi que toutes leurs œuvres.
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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 09:17
     Doit on commencer le jeûne avec notre pays ou l'Arabie saoudite.

QUESTION :
On remarque qu’il y a une différence entre les pays musulmans en ce qui concerne le début du ramadan. Est ce que nous nous devons de jeûner en même temps que l’un de ces pays ?

REPONSE de cheykh ibn 3otheymin rahimahoullah
Les oulamas ont divergé sur ce sujet.
Si la lune a été vu dans un des pays musulmans, de la manière légiféré, alors tous les autres pays doivent commencer le jeûne avec ce pays.
D’autres oulamas se basent sur le fait que la lune n’apparaît pas de la manière selon les endroits. Ex: le coucher du soleil.
Si la lune apparaît dans un endroit alors nous nous devons de prendre en considération cela et on doit jeûner. C’est l’avis de cheikh al islam ibnou taymiya.


QUESTION :
Si on a eu la confirmation du mois de ramadan dans un pays comme l’arabie saoudite mais que dans notre pays cela n’a pas été confirmé, est ce qu on doit suivre celle de l’arabie ou celle de notre pays ?

REPONSE de cheikh ibn baz rahimahoullah.
Le musulman doit jeûner en même temps que les gens de son pays (musulmans) car c’est une adoration collective. Il faut suivre les gouverneurs pour ne pas faire de fithnas. Donc si nous sommes en pays musulmans, il ne faut pas prendre en considération les autres pays et ce aussi pour éviter les divisions.
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 09:49

Les versets du Coran en sonnerie, et soyons avisés sur certain mots


Conseil des muftis saoudiens ont donné une Fatwa unanime que les sonneries sur

LES VERSET DU QURAN sont INTERDITS  (haraam).

 

Car LES VERSET ne sont pas complets lorsque nous prenons le

téléphone et les significations des VERSETS changent  quand ils ne sont pas complets.

 

Le QURAN  est fait pour guider (Hidayat) et non pas pour les sonneries.

 

 

SOYONS AVISÉS

Evitons d’abréger certains mots cela change leur sens, faisons attention, barakalofiki.

 

Ne dites pas «Mosquée Dis toujours" Masjid '

Parce que l’organisation Islamique a découvert que la mosquée( mosquitoes en portugais et espagol) = moustiques

Ne pas écrire "Mecque ou Mecca en Anglais"

Ecrire toujours correctement "Makkah"

Parce que la Mecque ( Mecca en anglais)= maison des vins .

Ne pas écrire «Mohd ', Ecrire toujours complètement que «Muhammad '

Mohd = est un chien de grande gueule.

 

Ces points sont importants et il est de notre devoir de sensibiliser nos frères et sœurs.

 

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 10:41
                           KFC hallal ou pas hallal ?

En août 2005, suite aux nombreuses questions que vous vous posiez quant à savoir si nous, AVS, avions, à un quelconque moment, été en relation avec la chaîne de fast-food KFC afin de certifier ses produits, nous avions décidé de répondre publiquement sur notre site. Plus d’un an après, nous recevons toujours de nombreux emails de consommateurs qui nous demandent si effectivement les restaurants KFC sont halâl. Au regard de ces questionnements, il nous a semblé important de vous répondre de nouveau. Affirmer que les restaurants KFC ne se fournissent pas en viande de volaille halâl tout comme affirmer son contraire, ne nous est techniquement pas possible. Il n’incombe pas à l’association AVS de contrôler tous les établissements qui se prétendent halâl, mais uniquement ceux qui ont signé un contrat d’agrément avec nous. A l’heure actuelle, la seule chose dont nous sommes sûrs, c’est que nous n’avons jamais contrôlé aucun restaurant KFC. Nous invitons chacun d’entre vous à mener son enquête en essayant de contacter, dans un premier temps, à titre individuel, le service client des restaurants KFC afin d’obtenir le nom de leur fournisseur et puis dans un deuxième temps, de contacter directement ce fournisseur. Si ce dernier sacrifie effectivement ses bêtes selon le rite musulman, il agira, sans aucun doute, en toute transparence avec vous, et acceptera, très probablement, de vous laisser assister à l’abattage, tout comme nous le faisons lorsque des consommateurs soucieux de la viande qu’ils ingèrent souhaitent accompagner nos sacrificateurs et contrôleurs sur le terrain. Et si jamais l’un d’entre vous possède plus d’informations sur cette question, qu’il n’hésite pas à les communiquer.

Qu’Allah nous guide et nous protège.


http://www.halal-avs.com/?news=42  ( controle de la viande hallal )


Les plus consciencieux ont contacté directement le service consommateur et la désormais très célèbre Anne Leclerc qui répond depuis des années à la même question. Lorsque vous contactez le service consommateur de KFC, on vous répond la chose suivante :

1- KFC se fournit entre autres chez Doux, spécialiste du poulet, comme le confirmera le responsable achat et qualité de KFC, Nick Dawson, dans l’édition du 12 octobre 2007 du journal Le Parisien. Entre autres, cela signifie que KFC a plusieurs fournisseurs.

2- Le groupe Doux possède plusieurs parts de marché au Moyen-Orient où il exporte ses poulets depuis années. En clair, si les Arabes du Moyen-Orient achètent le poulet Doux, alors KFC est halal. C’est d’une logique implacable (sic).

3- Doux serait certifié par une association islamique : l’AFCAI ou Association finistérienne pour la culture arabo-islamique. Dès lors, les poulets de la marque Doux serait halal. Sauf que Doux pratique l’électronarcose, cette pratique qui consiste à assommer - et parfois tuer sur le coup - l’animal en lui envoyant une décharge électrique dans le cerveau. Laquelle électronarcose n’est pas admise par les musulmans.De plus, les bêtes sont égorgées par une machine via un disque, à une cadence soutenue, empêchant toute récitation par un homme ou une femme, de la formule rituelle requise.

Résumons : KFC achète ses poulets chez Doux, certifiés, par l’AFCAI, association islamique et… société de traduction.


Pour KFC, De la plume au poulet

Qu’est-ce que l’AFCAI ? Officiellement, c’est une association culturelle islamique. Pourtant si on fait une recherche sur le site du Journal officiel rien ne paraît. On ne trouve, à ce jour, aucune association sous cette désignation. L’AFCAI (association) ne semble plus exister. Mais elle a existé, comme l’atteste le précedent tableau. Et le tableau suivant :

Même nom, même adresse, même téléphone. Et même logo. Nous avons en effet en notre possession un certificat délivré par l’AFCAI (association). Le logo n’est autre que celui de la PME, spécialisée dans la traduction. Voici l’entête dudit certificat :
            (Site de la société de traduction AFCAI qui certifie indirectement KFC)

En résumé, KFC se fournit chez le groupe Doux qui se ferait contrôler par une petite société de traduction.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 09:36

CHABAN

 

 

Pourquoi jeûner ce mois ?




Car c'est une Sunnah de notre bien-aimé Prophète

D'apres Aïcha radhiallahuanhail n'y avait pas un mois où le Prophète sawne jeunait plus, que pendant le mois de cha'ban. Car il jeunait entièrement le mois de cha'ban. Et dans une autre version : il jeunait (entièrement)cha'ban à part quelques jours.
(Rapporté par Boukhari et Mouslim Voir ryadh assalihine hadith n°1247)



Car les oeuvres sont élevées vers Allah durant ce mois :

D'après Uussamah ibn zayd : j'ai dit ô Messager d'Allah ! Je ne t'ai pas vu jeuner un mois autant que cha'ban? Il répondit:

"C'est un mois auquel les gens ne font pas attention, entre Rajab et Ramadan, et c'est un mois au cours duquel les oeuvres (al a'mal) sont montées au Seigneur de l'univers, et j'aime, alors que mon oeuvre est montée, être en état de jeune."

(ahmad dans son Musnad 201/5 et annassa-iy dans "kitab as-siyam", chapitre "sawm an-nabiy" numéro 2367 et al-albani l'a rendu hassan dans sahih at-targhib numéro 1022 page 425)


Il permet de mieux aborder le mois de Ramadhân :

Ibn Rajab rahimahullahdit :
"Il a aussi été évoqué comme sens pour le jeune de cha'ban que c'est comme un entrainement pour celui de Ramadan, ainsi il n'entrera pas dans le jeune de ramadan avec difficultés et peines mais plutot il aura été entrainé avant et en aura pris l'habitude, et il aura trouvé en jeunant cha'ban la douceur et le plaisir du jeune et donc, entrera dans la mois de ramadan avec force et tonus !"
(Latâ-if al ma'ârif fima limawassim al-'am min al-wathâ-if)

Quelques sagesses du jeune du mois de Cha'bân




Il comporte les mêmes bonnes actions que le mois de Ramadhân :

Ibn Rajab rahimahullahdit : "Etant donné que cha'ban est comme une introduction à ramadan, alors ce mois comporte les memes choses que lui comme jeune, lecture du coran, sadaqa etc..
Salama ibn Souhayl disait :"Le mois de cha'ban c'est le mois des lecteurs !" Habib ibn Thabit disait lorsque cha'ban entrait :"C'est le mois des lecteurs !" Et 'Amrou ibn Qayss al-Moulay fermait sa boutique et se consacrait à la lecture du coran !"


Il permet d'occuper les moment d'inattention par des actes d'obéissance

"Il y a une indication qu'il est recommandable (isstihbab) d'occuper les moments d'inattention des gens, tout comme un groupe de salafs appréciaient le fait de vivifier le moment entre les deux 'icha (le maghreb et l'ichaa) en faisant des prières et ils disaient "c'est une heure d'inattention". C'est ainsi que dans le meme sens il a été recommandé d'évoquer Allah au marché car c'est une évocation (dhikr) dans un lieu d'inattention. (Ibn Rajab)

C'est une oeuvre entre le serviteur et Son seigneur

Et parmi les bienfaits du fait de vivifier par les actes d'obéissance lors des périodes d'inattention : le fait que l'oeuvre est plus secrète, plus cachée(elle échappe à la vue) et ceci est meilleur pour les nawafil (actes surérogatoires), et surtout le jeune ! C'est un secret entre le serviteur et son Seigneur, et c'est pour cela qu'il a été dit sur le jeûne qu'il ne contenait pas d'ostentation, et il y avait des salafs qui ont jeuné pendant des années sans que personne ne le sache !!
Il y en avait un qui sortait de chez lui au souk avec 2 raghayif (sorte de galette de pain), il les donnait en sadaqa sur le chemin et alors sa famille pensait qu'il les avait mangé (car il était sorti avec) et les gens du souk pensait qu'il avait déjeuné chez lui !!

Ils appréciaient également pour le jeuneur de montrer ce qui peut cacher son jeune : d'après Ibnu Mass'ud radhiallahuanhu
a dit : "Lorsque vous etes au matin et que vous jeunez ,alors embaummez vous de dihan" (pommade pour dresser les cheveux et la barbe, pour avoir une belle apparence et ne pas avoir l'air fatigué)
Qatada a dit : "Il est recommandé pour le jeuneur de s'embaumer, jusqu'à que s'efface la poussière grise du jeune" (Ibn Rajab)


Le mois de Sha'bân est pour Ramadhân, ce que sont les "rawatib" (prières rattachées aux 5 obligatoires) pour les prières prescrites

Ibn Rajab : "Le jeune de cha'ban est meilleur que le jeune des mois sacrés et le meilleur des jeunes surérogatoires (atatawou') est celui qui est proche de ramadan avant et après, et son statut par rapport au jeune de ramadan est comme celui des "sunan arrawatib" avec les prières obligatoires avant et après. Tout comme les "sunan arrawatib" elles complètent la déficience(ou imperfection) des obligatoires (al-fara-id),
Il en est de même pour le jeune avant et après le ramadan, tout comme les "sunan arrawatib" sont plus méritoires que des prières surérogatoires "absolu" (atatawo' al motlaq), et bien le jeune avant et après ramadan est meilleur que celui qui se situe loin de celui-ci."

 

 

Quand arrêter de jeûner Sha'bân ?




Al-Boukhari (194) et Mouslim (1082) ont rapporté d’après Abou Hourayra (
« Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan. Mais si l’un d’entre vous a l’habitude de le faire, il peut la maintenir ».

Al-Hafiz rahimahullahdit dans Fateh al-Bari : « on a déduit du hadith l’interdiction de jeûner le jour incertain puisque le Compagnon n’a pas exprimé une opinion personnelle ».


An-Nawawi ( rahimahullah) a dit dans al-Madjmou’ (6/400) à propos du jeûne du jour incertain : « Si on le jeûne facultativement dans le cadre d’un jeûne continu ou d’un jeûne qui se fait un jour sur deux ou d’un jeûne qui vise un jour déterminé comme le lundi, si cela coïncide avec le jour incertain, il n’y a aucune divergence de vues au sein de nos condisciples qu’il est permis alors de le jeûner… Ceci s’atteste dans le hadith d’Abou Hourayra « Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan. Mais si l’un d’entre vous a l’habitude de le faire, il peut la maintenir ». Si le jeûne du jour ne repose sur aucune justification particulière, il est alors interdit »


Cheikh Ibn Outhaymine rahimahullaha dit dans son commentaire du hadith : « Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan » : « Il n'y a aucune divergence de vues au sein des ulémas sur la question de savoir si l’interdiction formulée dans ce hadith implique une prohibition ou une réprobation. L’avis juste est qu’il s’agit d’une prohibition. Ceci est surtout le cas quand le jour jeûné se trouve être celui dit « incertain ».
Voir Charh Riyadh Salihine, 3/394.
flèche

 

 

Question :

Nous avons assisté à la pratique de certaines personnes qui, le 15ième jour spécifiquement du mois de Cha’bân, font des exhortations [Adhkâr] particulières, des récitations du Qor’ân, des prières et jeûnes. Est-ce que cela est authentique ? Et qu’Allâh vous récompense par le bien !

Réponse :

Ce qui est authentique [as-Sahîh], c’est que le jeûne à la moitié du mois de « Cha’bân » ou les récitations spécifiques [du Qor’ân] ou encore les exhortations, n’ont aucun fondement [dans la religion]. La moitié du mois de Cha’bân est comme tout autre jour de la moitié des autres mois.

Ce qui est donc connu, c’est qu’il est légiféré pour la personne de jeûner les 13e, 14e et 15e jours de chaque mois. Ceci dit, Cha’bân est caractérisé à la différence des autres mois dans l’augmentation des jeûnes. Car certes le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a jeûné plus dans le mois de Cha’bân que dans tous les autres mois, au point qu’il lui arrivait de jeûner tout le mois de Cha’bân ou juste un peu de ce mois. Il est donc recommandé aux gens, quand cela ne leur cause aucun tort, d’augmenter le jeûne pendant le mois de Cha’bân dans l’attachement [à l’exemple] du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam).

 

Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîne, vol-20 p.23

 


Question : Quel est le jugement sur le fait de jeûner pendant le mois de Sha’bân ?

Réponse : Jeûner pendant le mois de Sha’bân est une Sunna, de même qu’il est Sunna d’en jeûner la plus grande partie, au point que ‘Aishah a dit : « Je ne l’ai pas vu jeûner plus que pendant le mois de Sha’bân. » (Al-Bukhârî). En raison de ce hadith, il convient de beaucoup jeûner pendant le mois de Sha’bân.

Les savants ont dit : le jeûne du mois de Sha’bân est semblable aux prières surérogatoires accompagnant les prières obligatoires. Il est semblable à une introduction au mois de Ramadhân et un acte surérogatoire accompagnant le mois de Ramadhân. C’est pour cette raison que le jeûne est prescrit pendant le mois de Sha’bân. De la même manière, le jeûne de six jours pendant le mois de Shawwâl a été prescrit, comme un acte surérogatoire avant et après l’acte obligatoire. Le jeûne pendant le mois de Sha’bân contient un autre profit qui est d’établir et de préparer l’âme au jeûne, afin qu’elle soit prête à jeûner le mois de Ramadhân, et que son accomplissement lui soit aisé.

Source : Fatâwâ Arkân Al-Islâm, n°443.

Sheykh el Otheymine (RahimouAllah)

 

 

D’après l’Imam Ahmed et Nassâ'î, selon Usâma ibn Zayd, le Messager d’Allah jeûnait certains jours d’affilés à tel point que nous pensions qu’il ne s’arrêtait jamais ; et il mangeait certains jours d’affilés à tel point qu’il ne jeûnait plus si ce n’est deux jours par semaine qu’il consacrait séparément au jeûne en dehors des périodes où il jeûnait. Il n’y pas un mois où il se consacrait le plus au jeûne que pendant Cha`bân. Je lui posait la question à ce sujet : « Cher Messager d’Allah ! Tu te consacres au jeûne à tel point que tu ne le romps pratiquement plus, et tu interromps le jeûne à tel point que tu ne t’y consacres pratiquement plus si ce n’est deux jours que tu consacres séparément au jeûne en dehors des périodes où tu jeûnes.
- Quels sont ces deux jours ? Demanda-t-il.
- Le lundi et le jeudi, lui répondis-je.
- Au cours de ces deux jours, les œuvres sont exposées au Seigneur de l’univers, et j’aime être en état de jeûne lorsque mes œuvres Lui sont exposés.
- Je ne te vois pas autant jeûné les autres mois que pendant celui de Cha`bân.
- Les gens oublient ce mois qui se trouve entre Radjab et Ramadân ; c’est pourtant le mois au cours duquel les œuvres montent vers le Seigneur de l’Univers (soubhanahou wa ta`ala), et j’aime être en état de jeûne lorsque mes œuvres Lui sont montées. »

 

Rapporté par Ahmed dans son Musnad (5/201), et Nassâ'î (4/201-202).

 

Ainsi, il n’y a pas un mois en dehors du mois prescrit, où le Prophète jeûnait le plus que celui de Cha`bân ; il y jeûnait pratiquement (ou probablement) tout le mois [2]. Cependant, il ne lui plaisait pas que l’on puisse jeûner tous les jours de l’année sans interruption ; il disait même que la meilleure façon de jeûner était celle de Dawûd qui jeûnait un jour sur deux [3]. Or, selon Abû Hurayra, le Messager d’Allah a interdit de jeûner la deuxième moitié de Cha`bân [4] ce qui semble – du moins en apparence – contradictoire avec le Hadith précédemment cité. Plusieurs hypothèses ont été soulevées par les savants pour résoudre cette énigme [5]. En fait, pour concorder entre les textes, il suffit de dire que l’interdiction précédemment évoquée concerne celui qui voudrait commencer à jeûner à partir du milieu de Cha`bân. Quant à celui qui jeûne pendant tout le mois ou presque, il n’est pas concerné par cette interdiction [6].

 

[2] Voir Sahîh Targhîb wa Tarhîb de Chaykh el-Albânî (1/595-597).
[3] Idem. (1/601).
[4] Voir Sahîh el-Jâmi` de el-Albânî (397).
[5] Voir Latâ'if el-Ma`ârif fîmâ el-‘Am min el Wazhâif d’ibn Rajab.
[6] Voir Majmû` Fatâwa Chaykh ibn Bâz (15/385).

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 13:58
                             Les hommes géant            

                                                                        Louanges à Allah


Avant tous la photo utiliser pour illustrer cette article est d'après mais recherche une photo montage,appriorie elle a été faite sur les bases d'un jeu concours. Je vous informe car beaucoup de musulman pense qu'elle est vrais car il est dit avec les images qu'un squelette fut trouver en 2004 en Arabie saoudite  par le Aramco Exploration team, l'équipe de prospection de la compagnie pétrolière Saoudienne, et un en Irak après mainte recherche en français et en arabe j'ai eu confirmation que ceci étais un canulars. Mais il n'empêche que nous savons que cela a exister via des hadiths qui affirme que Adam avait une taille de 60 coudées.
 
 Les termes du hadith tels que rapportés par Abou Hourayra (P.A.a) d’après le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) se présentent comme suit : Adam fut créé par Allah avec une taille de 60 coudées. Et puis Il lui dit : va saluer ces anges là et écoute leur réponse. Car elle constitue la manière de saluer qui t’est réservée, toi et tes descendants … Il (leur) dit : assalamou alaykoum et ils lui répondirent wa alaykoum as-salaam wa rahmatou Allah » en lui ajoutant « wa rah matou Allah ». Toute personne qui entrera au paradis se présentera à l’image d’Adam. Mais la taille des humains n’a cessé de régresser depuis » (rapporté par al-Boukhari, 3336 et par Mouslim, 7092).

La version de Mouslim se présente ainsi : « Toute personne qui entrera au paradis se présentera à l’image d’Adam donc haut de 60 coudées .. .Mais la taille des humains n’a cessé de régresser depuis…

Cette dernière phrase est commentée par al-Hafiz Ibn Hadjar dans Fateh al-Bari (6/367) en ces termes : « C’est-à-dire moyenne, la taille humaine moyenne en chaque siècle est inférieure à celle qui dominait au siècle précédent et cette régression cessa avec l’avènement de la Umma.

Le musulman doit admettre toute information qui s’atteste dans le Livre d’Allah et la Sunna authentique du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui). C’est dans ce sens que l’imam Ach-Chafii (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) dit : « Je crois en Allah et à tout ce qui vient de Lui selon le sens qu’Il veut. Et je crois au Messager d’Allah et à tout ce qui provient de lui selon le sens qu'il indique ». Voir charh lum’at al-iitiqad, p. 89.


Le croyant doit croire résolument toute information authentique reçue d’Allah, le Majestueux, et de Son prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Sa foi doit être d’une fermeté telle à écarter tout doute. Le croyant doit admettre les éléments reçus globalement et en détails ; qu’ils les comprenne ou pas et que cela l’étonne ou pas. Car son incapacité à comprendre un article (de foi) absolument confirmé ne le remet pas en cause. Tout ce qu’il y a est que son entendement à lui est dépassé par l’article en question. Or, le Maître, le Transcendant, le Très Haut nous a donné l’ordre de croire toute information reçue de Lui et de Son prophète (bénédiction et salut soient sur lui). A ce propos, Il dit : «Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en Allah et en Son messager, qui par la suite ne doutent point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d' Allah. Ceux-là sont les véridiques. » (Coran, 49 : 15).

La foi inclut la croyance au mystère (divin) dont relève le présent hadith.. Allah, le Majestueux a rendu hommage à ceux qui croient au mystère en disant : «C' est le Livre au sujet duquel il n' y a aucun doute, c' est un guide pour les pieux qui croient à l' invisible .. » (Coran, 2 : 1).

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 12:09
                                                                                   CHAWAL

 « Question à SHeikh Ibn BâZ »

Question :

Qu'en est-il de la récompense du jeûne des six jours de Chawwâl ? Et qu'en est-il si une personne ne jeûne pas ces jours, alors que le mois [de Chawwâl] est passé ?

 Réponse :

Le Jeûne des six jours de Chawwâl n'est pas un jeûne obligatoire [fardh], selon les dires du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) :
« Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl ; son jeûne est considéré comme étant un jeûne continu. » Rapporté par l'Imâm Muslim dans son Sahîh.


Le hadîth cité [plus haut] prouve qu'il n'y a pas de mal à ce que le jeûne soit accompli de manière continue ou de manière discontinue.

 Seulement, il est recommandé de les jeûner rapidement, selon les paroles d'Allâh - Subhânahu :
« [...] Et je me suis hâté vers Toi, Seigneur, afin que Tu sois satisfait »
[1]


Et il y a des preuves Coraniques et des ahadîth [traditions] prophétiques qui prouvent les bienfaits dans la concurrence, et l'empressement à bien faire.
Il n'est pas obligatoire d'accomplir le jeûne des six jours du mois de Chawwâl de manière continue, seulement cela est meilleur, selon les dires du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) :
« L'oeuvre la plus aimée par Allâh, c'est celle pratiquée avec régularité, minime soit-elle. »

 Et il n'est pas prescrit de compenser les six jours de mois de Chawwâl, une fois ce mois passé la Sounnah n'a plus lieu d'être, que la raison pour laquelle [cette Sounnah] n'a pas été accomplie soit valable ou pas. [2]

[1] Coran, 20/84

[2] Madjmu' Fatâwa du SHeikh Ibn BâZ , vol-15 p.388-389


 ****************
 SHeikh al-Imâm Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîne (rahimahullâh)

Question :

Qu’est-ce qui est le meilleur à faire pour le jeûne des six jours du mois de Chawwâl ?

 Ce qui est le meilleur [al-Afdhal] pour les six jours de Chawwâl, c’est de les jeûner juste après le jour de « al-‘Aîd » [fête de fin Ramadhân] et qu’ils soient continus, comme cela a été souligné par les gens de science [Ahl al-‘Ilm].
Et c’est cela qui est transmis dans la vérification du suivi mentionné dans le Hadîth :
« puis le fait suivre. » [1]


 Car faire de la sorte est comme s’empresser de vouloir faire le bien qui est incité par les textes [du Qor’ân et de la Sounnah], avec sollicitation et félicité pour celui qui agit ainsi.
Et cela montre également l’énergie qui fait partie de la perfection de l’adorateur.

 Certes, il ne faut pas que la personne laisse passer ces occasions qui permettent de faire le bien, car la personne ne sait pas ce qu’il en est de sa situation au dernier moment [de sa vie] et en fin de compte.
La personne doit se comporter de cette façon - je veux dire s’empresser d’agir et de saisir l’occasion dans toutes ses affaires pour adopter la bonne conduite lorsque s’éclaircit pour elle ce qui semble le plus juste à faire. [2]

[1] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim

[2] Madjmu ’ Fatâwa Ibn ’Uthaymîne, vol-20 p.20-21


 ********************
 SHeikh al-Imâm Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîne (rahimahullâh)


Question :

Lorsque qu’une femme doit [rattraper] des jours de Ramadhân, est-ce qu’il lui est permis de donner priorité au jeûne des six jours de Chawwâl sur ce qu’elle doit, ou doit-elle accorder priorité aux jours dus sur le jeûne des six jours de Chawwâl ?

 Réponse :

Quand une femme doit encore [rattraper] des jours de Ramadhân, alors elle ne doit pas jeûner les six jours de Chawwâl si ce n’est après rendu ce qu’elle doit [comme jour de jeûne], car le prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :
« Quiconque jeûne le mois de Ramadhân, puis le fait suivre des six jours du mois de Chawwâl... » [1]


 Celui qui a encore des jours à compenser du mois de Ramadhân n’a pas jeûné le Ramadhân [en entier], ainsi la personne n’atteindra pas la récompense du jeûne des six jours de Chawwâl si ce n’est après qu’elle ait fini de compenser les jours qu’elle doit.

Et si les jours manqués de jeûne englobent l’ensemble [du mois] de Chawwâl, comme par exemple une femme qui a accouché et a eu ses saignements, et qui n’a donc pas pu jeûner un jour de Ramadhân : ainsi elle entame la compensation de son jeûne pendant le mois de Chawwâl, et elle ne le finit pas avant l’entrée du mois de Dhul al-Qa’dah, elle doit alors jeûner les six jours, et elle aura la récompense de celle qui a jeûné au mois de Chawwâl, parce qu’elle l’a retardé pour une raison valable, ainsi elle aura la récompense. [2]

(1)Rapporté par Al-boukhârî
(2)Majmu'Fatawa Ibn' Uthaymîn vol20 page 19.

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