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Lundi 26 mai 1 26 /05 /Mai 17:07

Voici un article qui vous sera profitable inch'Allah, tiré du blog tawhid.over-blog  je le retranscris ici :

 

8 conseils pour réussir à lever vos enfants pour Fajr pendant l'année scolaire


La rentrée consiste en autre chose que de nouvelles fournitures scolaires et l'idée d'avoir des devoirs pour les enfants : La rentrée indique aussi le retour à la routine du réveil de bonne heure pour avoir le car, et si possible, de prendre un petit déjeuner avant de se ruer dehors. Il est suffisamment difficile de lever les enfants afin qu'ils soient à l'heure à l'école. Cependant, ne vous demandez vous pas comment certains parents amènent leurs enfants à prier la prière de l'aube al-fajr les jours d'école tout en arrivant à l'heure à l'école ?

Eh bien, ce n'est pas "si impossible" pour certains parents. Demandez à Jamilah Kolocotronis, mère de six garçons âgés de 4 à 17 ans, qui, tous observent la prière Fajr.

 

"Quatre sont âgés d'au moins dix ans, alors ils doivent accomplir la Salat (les cinq prières quotidiennes)" explique-t-elle de manière prosaïque. Mme Kolocotronis est aussi professeur d'Etudes Sociales à l'école Islamique de Kansas City dans le Missouri.

Un autre parent dont les enfants observent régulièrement la Prière Fajr est Abdalla Idris Ali. Il est actuellement membre de la Société Islamique Nord Américaine (ISNA) Majli Shura, qui débat des causes islamiques et établit une politique pour l'organisation. Ils ont suggéré huit moyens pour les parents d'aider leurs enfants à se lever pour Fajr pendant cette année scolaire (et plus !).

 

 

Conseil N°1 : Mettez les au lit de bonne heure.

Ne sous-estimez jamais le pouvoir d'une bonne nuit de sommeil. Ceci est crucial afin d'assurer que non seulement Jehan et Amin soient attentifs en cours, mais en plus de ça, qu'ils restent en bonne santé. Les parents peuvent faire mieux, dans ce secteur, que d'instaurer une heure de coucher et de la respecter. Ils doivent aussi montrer l'exemple en allant aussi au lit tôt et ne pas perdre leur temps à regarder la télévision tard dans la nuit ou juste flâner dans la maison. De cette façon, la famille entière est synchronisée à un horaire régulier. "Nous devons aider nos enfants à mettre en place leur horaires », note Mme Kolocotronis.

 

 

Conseil N°2 : Evitez les aliments trop nutritifs.

Que seraient l'enfance et l'adolescence sans chips, bonbons et boissons sucrées ? Ce type de nourriture est très riche en sucre et ont tendance à augmenter la tension et à les rendre fainéants, les enfants y compris. En réduisant la consommation de ces aliments, ou la limitant aux week-ends, tout en augmentant celle de fruits et de légumes leur assurera une hygiène alimentaire plus saine et moins de paresse. La consommation de cette nourriture doit être comprise entre Zuhr et Maghrib et non tôt le matin ou tard le soir, avant d'aller au lit, conseille Mme Kolocotronis.

 

 

Conseil N°3 : Procurez leur un ou plusieurs réveils.

Dans la plupart des cas, aller se coucher à l'heure et éviter les mauvais aliments devrait être assez pour assurer que vos enfant se lèvent pour Fajr. Mais il y a tous ceux d'entre nous, et cela est vrai aussi pour les enfants, qui ont besoin d'une explosion pour se réveiller. Dans ce cas, le réveil devient votre meilleur allié.

 

Si vous êtes à cours d'idées pour les cadeau de l'Eid de vos enfants, achetez leur un beau réveil avec un magnifique Adhan. Non seulement ce sera un objet attractif pour décorer leur étagère ou bureau, mais ils pourront aussi se lever en entendant l'appel à la prière. Ce genre de réveil se trouve facilement dans les boutiques musulmanes. Si vous ne trouvez pas de telles boutiques ou que vous ne pouvez pas en trouver dans votre communauté, commandez-le, ou encore ramenez-le pour cadeau à Aminah ou Saïd quand vous accomplissez le Hajj, la Umra ou quand vous allez dans un pays musulman où l'on peut aisément en trouver.

 

Si malgré tout vous ne pouvez vous en procurer, achetez leur un réveil classique. Plus il sonnera fort, mieux ce sera !

 

Ne pensez pas que vous devez seulement utiliser un réveil. Si se lever est une épreuve dans la maisonnée, achetez-en plusieurs et mettez-les dans différents endroits de votre maison. Idris Ali décrit comment un frère Musulman ayant beaucoup de problèmes pour se lever a établi un système utilisant deux réveils. Un est dans le couloir, loin de sa chambre et le second dans la salle de bain.

 

De cette façon, même s'il éteint le réveil du couloir et retourne se coucher, il devra se lever pour celui de la salle de bain. Arrivé là, il n'y a aucune raison de retourner se coucher.

 

 

Conseil N°4 : Donnez à un de vos enfants la responsabilité de réveiller tout le monde.

Ceci devrait inspirer assez de responsabilité dans le cœur d'une personne pour lui donner la force de se lever pour Fajr. Cela lui rappellera que si elle dort trop et loupe Fajr, maman, papa et tous les frères et/ou sœurs louperont la prière aussi, et tout ça à cause de lui/elle.

 

« Ils le prennent comme une responsabilité et un challenge », explique Idris Ali sur la sagesse de cette méthode pour se lever pour Fajr.

 

Cette méthode inculque aussi l'importance de la prière Fajr et crée un sentiment de devoir et de responsabilité. Les enfants doivent faire un roulement, mais les plus âgés doivent avoir la responsabilité de lever les plus jeunes.

 

Donner cette responsabilité peut être étendu à la pratique de l'appel à la prière (Adhan) dans la maison. Ceci veut dire que si vous donnez la responsabilité à Amir ou Hassan des jours différents, ils devront se lever alors que leur grand frère Mahmud peut, lui, être responsable de lever tout le monde.

 

 

Conseil N°5 : Attachez un certain privilège au fait de se lever pour Fajr.

Ceci veut dire, par exemple, que si Jamel loupe Fajr jeudi matin, il ne sera pas autorisé à aller chez un ami dans la soirée.

 

Un tel comportement accentue le fait que prier Fajr n'est pas seulement une chose « bien à faire ». C'est un acte que tout Musulman doit accomplir arrivé à un certain âge, et qu'il y a des conséquences à ne pas le faire.

 

 

 

Conseil N°6 : Evitez de les récompenser pour l'accomplissement de Fajr.

Idris Ali ne recommande pas le fait de récompenser les enfants pour s'être levés et avoir accompli la prière, car il est possible qu'ils arrêtent de la faire une fois la récompense obtenue.

 

« On veut aller du désir d'avoir une récompense à l'amour en Allah », note-t-il.

 

Insister sur le besoin d'être reconnaissant envers Allah pour toutes les choses qu'Il nous donne accentuera l'importance de la prière et surtout de Fajr, car il est souvent difficile de se lever.

 

 

Conseil N°7 : Pour les adolescents : soyez surs qu'ils aient des amis qui prient Fajr.

Alors qu'il est en général plus facile de motiver de jeunes enfants à prier Fajr, il est plus difficile d'habituer des adolescents n'ayant pas l'habitude de pratiquer la prière à le faire. Dans ce cas, il est important pour eux de développer des amitiés avec des Musulmans pratiquants de leur âge. Ceci aura un effet positif pour eux, et sont plus susceptibles d'écouter leurs pairs et de suivre leur exemple, plutôt que leurs parents.

 

Vous pouvez commencer à faire cela en agrandissant votre cercle d'amis de la famille en incluant des familles Musulmanes pratiquantes qui ont des enfants (pratiquants) du même âge que vos fils ou filles.

 

De plus, investissez et envoyez vos enfants régulièrement à des camps de jeunes Musulmans, où l'habitude de prier Fajr est encrée. Un camp d'une durée d'une semaine peut-être meilleur, pour cet aspect, car cela donne plus de temps pour développer une habitude de prière en général, qu'un camp de deux ou trois jours.

 

 

Conseil N°8 : Établissez un système d'appel afin de se lever pour Fajr.

Ceci peut marcher pour les adultes aussi, mais surtout pour les adolescents. Amenez vos enfants à appeler leurs amis pour les réveiller pour Fajr et vice-versa. Ceci servira comme une pression positive de leurs pairs et de ce fait, ce ne sera pas papa ou maman qui les « harcèleront » pour se lever. Ils peuvent aussi conduire jusqu'à la Mosquée locale s'ils ont le permis, leur donnant l'occasion de prier et de rencontrer des amis et en plus d'augmenter la fraternité. Les filles peuvent aussi s'appeler pour être debout pour Fajr. Elles peuvent faire des prières Jamaah à la maison avec les femmes de la maisonnée si elles ne peuvent pas aller à la Mosquée.

 

La prière Fajr est difficile pour beaucoup de Musulmans, de tout âge. Mais Idris Ali note, qu'une personne qui se lève et prie Fajr peut accomplir les autre prières facilement. Encourageons cette habitude chez nos enfants durant cette année scolaire.

Par oum soumaya2 - Publié dans : islam - Communauté : L'islam pour tous
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Samedi 17 mai 6 17 /05 /Mai 22:52

Traditionnellement, un anniversaire est célébré en soufflant des bougies sur un gateau.

Pour célébré un anniversaire, les grecs avaient pour habitude d'honorer Arthémis, la déesse de la lune et de la chasse. Il se rendaient donc dans un temple après avoir préparer un gateau au miel de forme ronde, évoquant la lune. Autour de celui-ci, ils placaient des ciérges qu'ils allumaient pour imiter la lueur de l'astre. Il était alors d'usage de louer cette déesse anciennea genoux avant de souffler sur les cierges. De cette coutume, nous formulons avant d'éteindre les bougies. 

Commentaire : Fêter un anniverssaire est une imitation d'une tradition qui reléve de l'association.

 

Par oum soumaya2 - Publié dans : comportements - Communauté : L'islam pour tous
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Mercredi 16 janvier 3 16 /01 /Jan 06:00
Il lui est planté pour chacune de ces paroles un arbre dans le paradis
 
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

D'après Ibn Abbas (qu'Allah les agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui dit: - Gloire à Allah (1), Toute la louange est à Allah (2), Il n'y a pas de divinité méritant d'être adorée si ce n'est Allah (3), Allah est le plus grand (4) -. Il lui est planté pour chacune de ces paroles un arbre dans le paradis ».
(Rapporté par Tabarani et authentifié par cheikh Albani dans Silsila Sahiha n°2880)

(1) Sobhannallah / سبحان الله
(2) El Hamdoulilah / الحمد لله
(3) La Ilaha Illa Allah / لا إله إلا الله
(4) Allahou Akbar / الله أكبر


عن ابن عباس رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من قال : سبحان الله و الحمد لله و لا إله إلا الله و الله أكبر غرس الله بكل واحدة منهن شجرة في الجنة
(رواه الطبراني و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٢٨٨٠)
Par oum soumaya2 - Publié dans : hadith - Communauté : L'islam pour tous
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Mardi 15 janvier 2 15 /01 /Jan 15:06

 

Un des Salaf (les Pieux Prédecesseurs) a dit : 

 

" En effet un serviteur commet un péché grâce auquel il entrera au Paradis, et un autre commet une bonne action à cause de laquelle il entrera en Enfer." 

 

On lui demanda : 

 

"Comment cela se peut-il?" 

 

Alors il répondit :

 

"Celui qui a commit le péché, y pense constamment, ce qui fait qu’il craint ce péché, qu’il le regrette, qu’il verse des larmes sur ce péché et qu’il se sent honteux devant son Seigneur -Le Très Haut- à cause de lui (le péché).

 

Il se tient debout devant Allah, malheureux (le cœur brisé) et avec sa tête baissée par humilité.

 

Ce péché est donc plus bénéfique pour lui que d’avoir accompli un grand nombre d’actes d’obéissance, puisque cela lui cause humilité et modestie -ce qui mène au bonheur et au succès du serviteur- au point que ce péché devienne la cause de son entrée au Paradis.

 

Quant à celui qui a accomplit une bonne action, alors il ne la considère pas comme une faveur de (la part de) son Seigneur pour lui.

 

Mais, il devient arrogant et étonné de sa propre personne, disant : "j'ai fais ceci et cela."

 

Donc cela l'augmente encore plus dans son auto-adulation, sa fierté et son arrogance - tel que cela devienne la cause de sa destruction."


Source : al-Waabilus-Sayyib minal-Kalimit-Tayyib (p. 15)

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya
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Samedi 23 juin 6 23 /06 /Juin 04:00

Les apparences

 

Mes chers frères, les gens, de tout temps, prêtent plus d’importance aux apparences qu’à la réalité des choses.

 

Prenons l’exemple des gens ordinaires, ils font plus attentions aux apparences qu’à ce qui est caché, dans l’éducation de leurs enfants par exemple).

 

Celui à qui on a donné un enfant s’occupe de son apparence, de ses habits, de sa santé, de sa beauté, mais est-ce qu’il s’intéresse à sa raison, son comportement, sa religion, son éloquence ?

 

Ceux-là sont peu nombreux !

 

Ils s’attachent à l’occasion (de fête), à lui donner à manger et à boire, mais est-ce qu’ils s’occupent d’expliquer pourquoi cette fête existe, car cela peut être une fête religieuse ?

 

Ceux qui le font sont très peu nombreux !

 

Aussi, leur intérêt se porte sur leur vie de tous les jours, leur nourriture, leur boisson, leurs vêtements et d’autres choses encore.

 

Comme celui qui fait attention à son apparence, à ce qu’il porte (comme vêtements), à ce qu’il mange, ce qu’il boit, mais est-ce qu’il s’intéresse de savoir si cela est licite ou illicite.

 

Ils cherchent, par exemple, parmi les nourritures de ce monde ce qui est délicieux, mais cherche-t-il ce qui est bon pour le corps ?

 

Ceux-là sont peu nombreux !

 

Et ceux qui cherchent à savoir si ce qu’ils mangent est permis, licite ou illicite (sont encore moins nombreux) ! 

 

Et si l’on s’intéresse à leurs adorations, on trouve qu’elles sont à l’image de la vie qu’ils mènent, les gens prêtent plus d’importance à l’apparence de l’acte d’adoration plus qu’à ce qui est caché.

 

Il se peut qu’une personne préserve ses prières (il prie à l’heure) et cela est loué, mais est-il concentré dans sa prière ?

Se tourne-t-il vers son Seigneur ?

Pleure-t-il ?

 

Ceux-là sont peu nombreux !

 

Ils peuvent entendre le lecteur réciter le Qur’an comme nous l’avons entendu pour la prière du Maghreb.

 

La plupart d’entre eux disent : il a bien récité, qu’Allah le bénisse, quelle belle voix, quelle belle récitation, quelle enchantement… mais cette récitation est-elle parvenue jusqu’à leur cœur ?

 

Ont-ils soumis leurs yeux au moins à quelques larmes ?

 

Ceux-là sont peu nombreux !

 

De même dans leur jeûne, leur pèlerinage, leurs ‘umra, leurs actions…

 

Par exemple certains accomplissent le pèlerinage et la ‘umra, mais tu vois qu’il a pris cela comme une habitude (une tradition) : à chaque fois que vient Ramadhan, il accomplit une ‘umra, sans se soucier de ses enfants, (et il passe plus de temps) à discuter, à visiter les gens, à rire… plus qu’à adorer et se rapprocher d’Allah.

 

L’apparence est devenue la chose plus importante dans la vie des gens et même pour beaucoup d’entre eux dans leur religion et leurs adorations. 

 

Et si on regarde autre que les gens ordinaires, on verra que cela est également présent chez les étudiants en science, les prêcheurs, les savants.

 

Par exemple, en ce qui concerne l’étudiant en science, il portera beaucoup d’importance à la quantité : combien il lit, combien il apprend, combien il va s’asseoir avec les savants et d’autres choses encore.

 

Mais regarde-t-il si cela a un effet sur son cœur, en lui-même, à la mise en application de ce qu’il a appris ?

 

Est-ce une science utile ou non ?

 

Peu nombreux sont ceux qui s’y intéressent ! 

 

Et si l’on regarde les adorations, on trouve que les gens parlent beaucoup des adorations, et certains peuvent se concurrencer dans le nombre.

 

Pourquoi ?

 

Car ils entendent qu’untel priait 1000 raka’a dans la nuit, qu’un autre terminer le Qur’an dans la nuit, untel ceci, untel cela… des choses dont certaines sont authentiques et d’autres exagérées.

 

Mais s’intéressent-ils à la quantité autant qu’à la manière ?

 

De sorte que l’homme prie, jeûne, lise, se rappelle (d’Allah), adore et que cela soit parmi la science, le rappel utile qui rapproche d’Allah, que sa prière le rapproche encore pus d’Allah, que son jeûne et son pèlerinage soit une (pleine) adoration d’Allah.

 

Cela n’est pas sûr ! 

 

De même si l’on s’intéresse à l’appel à Allah (da’wa), beaucoup de gens font da’wa, mais il se peut que leur effort se limite à « raccourcir le vêtement des gens » comme on dit.

 

Nombreux sont ceux qui ont accepté la da’wa, qui se sont accrochés à leur religion (multazimun), mais combien parmi eux a un flambeau et une lumière dans le cœur ?

 

Combien d’entre eux ont été touché par la réalité de la foi ?

 

Combien d’entre eux ont amélioré leur for intérieur ?

 

Très peu !

 

La plupart d’entre eux n’ont changé que leur apparence.

 

Extérieurement c’est un multazim, comme on dit, il a raccourci son vêtement, son apparence est bonne.

 

Mais le cœur, a-t-il changé ?

A-t-on soigné le cœur ?

Qu’il se pose la question à lui-même ! 

 

Et la plupart du temps, nous les prêcheurs, nous croyons que notre préoccupation avec les gens est qu’en apparence il soit multazim.

 

Par exemple quelqu’un qui hier buvait, ne priait pas, commettait des crimes et des grands péchés, désobéissait à ses parents, ne faisait que des péchés, sortait d’une prison pour rentrer dans une autre.

 

Il suffit que nous voyions qu’il montre apparence qu’il croit, qu’il laisse pousser sa barbe, qu’il enlève longueur de son vêtement qui était contraire à la sunna, pour croire que notre préoccupation s’arrête là.

 

Et on parle de lui : untel a un bon comportement, nous le louons, nous parlons de lui et nous oublions que ce que nous avons laissé en lui est plus grave encore.

 

Cet homme peut avoir des maladies et des défauts qui n’ont pas été soignées, il se peut que dans le passé il mente, qu’il trompe les gens, qu’il ait eu des problèmes, des défauts, des maladies qui ont atteint son cœur et que nous n’avons pas soignées ou que nous ne connaissons même pas.

 

Pourquoi ?

 

Car notre préoccupation s’est portée seulement sur son attachement extérieur (à la religion), et c’est une grande erreur !

 

Ndt : Lisez en complément l’article de shaikh Al-Albani "C’est ce qui est dans le cœur qui compte", pour voir que le cœur et l’apparence forment un cercle, l’un ne va pas sans l’autre."

 

Traduit par les salafis de l’Est

 Cheikh Mohamed Ibn Hady Al Madkhaly

Par oum soumaya2 - Publié dans : comportements - Communauté : Les salafs salihs
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Vendredi 22 juin 5 22 /06 /Juin 04:00

 

  http://i273.photobucket.com/albums/jj210/zinnirah86/bismillah14.gif

Etre aimé d’Allâh, et ne pas se contenter d’aimer

SHeikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve)

lundi 3 janvier 2011, par Ismaël

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Allâh – Ta’âla – dit : « Dis : Si vous aimez vraiment Allâh, suivez-moi, Allâh vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. » [Coran, 3/31]
Le ministre et savant, SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve), a expliqué que ce verset a été révélé au sujet des Chrétiens de Najrân, lorsqu’ils ont prétendu aimé Allâh. Allâh – ‘Azza wa Djal – a révélé à Muhammad (sallallahu ‘alayhi Wa sallam) de leur dire :

« Dis : Si vous aimez vraiment Allâh, suivez-moi, Allâh vous aimera »

Ce qui veut dire, que si vous prétendez aimer Allâh, cela n’est pas l’essentiel en soi. Le plus important est que vous soyez aimé par Allâh (en vos actes et paroles), et le chemin de l’amour d’Allâh – ‘Azza wa Djal – est que vous suiviez Son dernier des Envoyés, qui est Muhammad (sallallahu ‘alayhi wa sallam). Cela, comme l’ont dit les anciens pieux : « L’essentiel est d’être aimé (d’Allâh), et pas de se contenter d’aimer. » Et ce que nous devons prendre de ce verset est que le plus important n’est pas d’aimer (seulement Allâh), ou d’aimer l’Islâm, ou d’aimer la religion, ou d’aimer le secours d’Allâh – ‘Azza wa Djal, mais l’essentiel est que tu sois aimé ; autrement dit, que tu sois aimé en Allâh dans tes actions. Lorsque l’on regarde attentivement la situation des Chrétiens, nous voyons qu’ils prétendent être les enfants d’Allâh et se prétendent bien aimés auprès de Lui. Ceci dit, le sont-ils vraiment ? La réponse est non. Au contraire, leur revendication est vaine, et ce qui clair c’est le suivi (qui est la solution) :

« Suivez-moi, Allâh vous aimera »

De même, les Khâridjites parmi les sectes islamiques prétendent aimer Allâh, bien plus encore, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) les a décrit en disant : « Ils feront tellement la prière, que la votre comparée à la leur ne sera rien, leur jeûne par rapport au votre ne sera rien, et ils sortiront de la religion comme la flèche qui pénètre une proie. » Cela, alors qu’ils font partie des gens faisant beaucoup de prières, des gens jeûnant beaucoup, et prétendent être parmi les gens qui aiment Allâh. Ils ont dans leur cœur un amour important pour Allâh, et ils ont une crainte d’Allâh de par leur amour, cependant, s’ils ne suivent pas la Sounnah, ne suivent pas la voie des Compagnons et qu’ils contredisent cela, ils seront parmi les gens qui subiront un dur châtiment, quand bien même ils étaient ancrés dans la religion. Nous demandons à Allâh – ‘Azza wa Djal – le bien-être. De la même manière, il en est pour les groupes parmi les groupes égarés, de même pour les Soufîs égarés ou certains innovateurs ou autres qu’eux parmi les sectes de la rhétorique chez qui il y a de la crainte, des larmes et de la peur d’Allâh – ‘Azza wa Djal. Aussi, l’essentiel pour l’adorateur n’est pas d’aimer Allâh, mais plutôt d’être aimé par Lui, comme l’ont dit les anciens pieux : « L’essentiel est d’être aimé (d’Allâh), et pas de se contenter d’aimer. » Ce qui veut dire, que l’essentiel n’est pas que toi tu aimes, mais la grande question est d’œuvrer dans l’amour d’Allâh en ta faveur. Et il n’y a qu’une seule voie qui est le fait de suivre le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) extérieurement et intérieurement. Et le mal dans cela est le fait d’emprunter un cheminement individuel ou un cheminement avec autre que lui. Cette question est d’une grande importance, c’est une question d’amour de l’adorateur pour Allâh, et de l’amour d’Allâh pour Son adorateur.
SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh ajoute que certes, SHeikh al-Islâm (Ibn Taymiyyah) a écrit sur cela un fondement qu’il a appelé : « La règle dans l’amour » publié dans un ensemble de traités, il constitue un traité précieux sur le sujet quant à l’amour de l’adorateur pour Allâh, et de l’amour d’Allâh pour Son adorateur. Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) a lui-même écrit un livre d’une grande importance sur cela qui est : « Le jardin des amoureux », on y trouve un chapitre consacré, grandement expliqué. [1]

Notes

[1] Al-lalî ul-Bahîyyah fî Charh il-‘Aqîdat il-Lawâssitiyyah du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, 1/337-339

Par oum soumaya2 - Publié dans : islam - Communauté : L'islam pour tous
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Jeudi 21 juin 4 21 /06 /Juin 04:00

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Mouquabalah ?

Un terme très en vogue depuis quelques temps : on en cherche, on en fait, on en organise... Mais on peut s'étonner d'une chose : ce mot n'apparaît pas dans les livres et les propos des savants.

 

Après avoir interrogé des hommes de science à ce sujet, il apparaît que c'est un terme « nouveau » et qui recouvre souvent des conceptions fausses et des erreurs.

 

On parle de Mouqabalah ou encore Ta'ârouf, mais qu'est-ce que cela désigne ?

Dans la langue arabe, ces deux termes désignent l'entretien, le faire de se présenter et faire connaissance. Dans l'application « religieuse » qu'on en fait, c'est quasiment une longue suite d'erreurs et de mauvaise compréhension de la voie légale à suivre lorsqu'on cherche à se marier.

 

Première grande erreur : 

ceux qui disent vouloir se marier ne baissent pas le regard en donnant comme argument qu'ils cherchent à voir celle qui va leur plaire.  

 

On a interrogé shaykh Muhammad Ibn Ibrâhîm Âl As-Shaykh à propos du fait de regarder volontairement ou non des femmes qui ne se voilent pas comme il convient (Mutabarrijât).


Il répondit :

« Il est interdit de regarder volontairement, en raison de la Parole d'Allah :

« Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur chasteté. Cela est plus pur pour eux. Allah connaît parfaitement ce qu'ils font. » [An-Nûr : 30]

Allah a fait des yeux le miroir du cœur, ainsi si le regard est baissé, le cœur baissera également son désir et sa volonté, et au contraire si il libère son regard, le cœur libèrera ses désirs.

« Al-Fadl Ibn 'Abbâs rapporte qu'il partageait la monture du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) le jour du sacrifice entre Muzdalifah et Minâ lorsqu'une litière portée à dos de chameau sur laquelle était des femmes passa.
Al-Fadl se mit alors à les regarder et le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) tourna la tête de Al-Fadl de l'autre côté. »

(Al-Bukhârî et Muslim)

Ibn Al-Qayyim dit dans Rawdah Al-Muhibbîn :

« C'est là une interdiction de regarder les femmes étrangères, une interdiction par le geste. »


Et s'il lui avait été permis de regarder, le Prophète ( salallahu 'alayhi wasalam) l'aurait laissé faire.

Le Prophète ( salallahu 'alayhi wasalam) a dit :

« Chaque enfant d'Adam (homme et femme) a une part de fornication dans laquelle il doit nécessairement tomber : les yeux dont le péché est le regard (vers ce qui est interdit), les oreilles dont le péché est l'écoute, la langue dont le péché est la parole, la main dont le péché est de toucher, le pied dont le péché est de marcher, le cœur qui est tenté par les passions et espère, et tout cela est confirmé ou infirmé par le sexe (c'est-à-dire le passage à l'acte ou non). »

(Al-Bukhârî)

Il a donc commencé par la fornication de l'œil car elle est la base de la fornication de la main, du pied, du cœur et du sexe.

A travers la fornication de la langue par la parole, il a également indiqué la fornication de la bouche par le baiser, et il a fait du sexe un moyen de confirmation de tout cela par le passage à l'acte ou non.

Il dit :

« Et ce hadith est parmi les preuves les plus claires que l'œil désobéit par le regard, et que cela est une forme de fornication, et c'est une réponse à ceux qui permettent de regarder librement tout ce que l'on veut. »
(...)
[Al-Iftâ, volume 64, le 4/1/1380]

 

Il est donc totalement faux de prétendre que l'on peut regarder les femmes (et inversement les hommes) parce qu'on désire se marier et la règle de base est celle citée dans le verset :

« Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur chasteté. Cela est plus pur pour eux. Allah connaît parfaitement ce qu'ils font. Dis également aux croyantes de baisser leur regard, de préserver leur chasteté. » [An-Nûr : 30-31]

Les croyants doivent donc baisser le regard devant les femmes étrangères et les croyantes doivent elles aussi baisser le regard devant les hommes étrangers, car le regard est une flèche empoisonnée du Diable.

 

Le seul moment où il est permis à l'homme de regarder une femme, et inversement à la femme de regarder un homme, est lors de la Khitbah (la demande en mariage), afin de se marier.

Et il y a de nombreux hadiths à ce sujet :

 

Jâbir Ibn 'Abdillah rapporte que le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) a dit :

« Lorsque l'un d'entre vous veut demander une femme en mariage et qu'il peut voir d'elle ce qui l'encouragera à l'épouser, qu'il le fasse. »

Jâbir dit :

« Je voulais demander en mariage une jeune fille, je me cachais donc jusqu'à voir ce qui m'a encouragé à la demander en mariage et à l'épouser. »
(Ahmad, Abû Dâwûd)

On peut lire dans ' Awn Al-Ma'bûd (l'explication des Sunan Abû Dâwûd) :

« An-Nawawî a dit : ce hadith montre l'encouragement à regarder celle que l'on veut épouser, c'est là l'avis de notre école (shaféite) ainsi que l'avis de Mâlik, Abû Hanifah, des savants de Kûfah, de Ahmad et de la majorité des savants.(...) Nos compagnons (de l'école shaféite) ont dit : il est préférable qu'il la regarde avant de venir la demander en mariage, ainsi si elle ne lui plait pas, il la laissera sans lui causer aucun tort, ce qui n'est pas le cas s'il le fait après l'avoir demandé en mariage. »

 

Abû Hurayrah rapporte :

« J'étais aux côtés du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) lorsqu'un homme vint et l'informa qu'il avait épousé une femme des Ansârs.
Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) lui dit : « L'as-tu regardée ? »
Il répondit non, il lui dit : « Vas et regarde-la, car les Ansars ont quelque chose dans le regard. »

(Muslim)

An-Nawawî a rapporté des propos similaires au hadith précédent puis dit :

« Nos compagnons ont dit : et s'il ne peut pas la voir, qu'il envoie une femme en qui il a confiance pour qu'elle l'informe à son sujet, et cela doit se faire avant la demande en mariage, comme nous l'avons indiqué. »


Dans ces deux hadiths, An-Nawawî a rapporté la divergence des savants concernant ce qu'il est permis de voir de la femme à ce moment en montrant que l'avis le plus correct est qu'il s'agit du visage et des mains.

 

Sahl Ibn Sa'd rapporte qu'une femme se présenta au Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) et dit :

« Ô Messager d'Allah ! Je suis venu m'offrir à toi. » Le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) leva les yeux vers elle, la regarda de haut en bas puis baissa la tête. »
Al-Bukhârî donna pour titre au chapitre contenant ce hadith : « Regarder la femme avant de l'épouser. »

 

Tout cela montre la permission de regarder une femme lorsqu'on veut la demander en mariage, afin de voir chez elle ce qui va encourager au mariage.

De même pour les femmes qui peuvent regarder leur prétendant.

Mais cela ne peut se faire qu'à deux conditions :

 

La première : La volonté ferme d'épouser cette femme, et de ne la regarder que pour cela, et de même pour elle. Ainsi, si le prétendant sait que la famille de la femme refusera le mariage ou qu'elle ne lui convient pas, tous deux doivent baisser le regard.

Ibn Al-Qattân a dit : « Si le prétendant sait qu'elle ne l'épousera pas, ou que son tuteur ne lui donnera pas son accord, il ne lui est pas permis de la regarder. Ceci même s'il est déjà venu la demander en mariage (à son tuteur) car le regard n'est autorisé que s'il est un moyen d'amener à la conclusion du mariage. Et s'il sait pertinemment qu'on ne le permettra pas, le regard reste sur la règle de base (qui est l'interdiction). » (An-Nadhar fî Ahkâm An-Nadhar, p.391).

 

La deuxième : Dès lors qu'il voit ce qui l'encourage à l'épouser, il doit cesser de la regarder, car elle est toujours pour lui une femme étrangère (jusqu'à la conclusion de l'acte de mariage 'Aqd Az-Zawaj) et que le regard n'est permis que pour amener au mariage. Ainsi, lorsqu'il est fermement décidé à l'épouser, le regard reprend son jugement de base (qui est l'interdiction), jusqu'à ce qu'il l'épouse et conclut l'acte de mariage. De même pour elle, si elle voit ce qui lui plait, elle doit par la suite baisser le regard.

Shaykh Al-'Uthaymîn dit :

« La vérité sur cette question est qu'il est préférable (et non obligatoire) de regarder celle qu'on va demander en mariage, sauf si on sait comment elle est, dans ce cas ce n'est pas nécessaire... »
(Sharh Al-Mumti' 5/125)

 

Alors, nombreux sont ceux qui se disent : mais alors comment faire ?

Wallahi
il ne sert à rien de se mettre à la sortie des écoles, des mosquées ou ailleurs pour guetter toutes les sœurs.


Au contraire, c'est un comportement de pervers qui ne fera qu'augmenter cette maladie qui s'est installée dans le cœur.

Allah ne dit-il pas : « Celui qui place sa confiance en Allah, Il lui suffit » ?

Demander avant toute chose autour de soi, se renseigner et ensuite lorsqu'on sait qu'il y a une sœur avec laquelle il y a de fortes probabilités qu'on puisse se marier et pas de difficultés insurmontables, alors dans ce cas, on peut chercher à la voir elle et seulement elle, discrètement.

Rien n'a changé depuis l'époque du Prophète ( salallahu 'alayhi wasalam), et la voie à suivre est exposée dans ce hadith :

 

Al-Mughîrah Ibn Shu'bah rapporte :

« J'ai été voir le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) et je lui ai parlé d'une jeune fille que je voulais demander en mariage.
Il me dit : « Vas la regarder car cela est plus à même de vous lier tous les deux. »
J'ai donc été voir une femme des Ansars et je l'ai demandée en mariage à ses parents en leur rapportant les propos du Messager d'Allah, et ce fut comme s'ils désapprouvaient cette chose.
La jeune fille entendit cela alors qu'elle était dans une pièce isolée et dit : si le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) t'a ordonné de regarder, alors regarde, sinon je t'implore par Allah [de ne pas le faire], comme si cela était une chose gravissime, puis elle tira le voile [qui cachait la pièce].
Je l'ai regardée puis je l'ai épousée, et aucune femme par la suite n'a atteint son rang [dans mon cœur] alors que j'ai épousé environ soixante-dix femmes. »

(At-Tirmidhî, An-Nasâ'î...)

 

Al-Mughîrah n'a donc pas regardé toutes les femmes de Médine, il savait qu'une jeune fille habitait à tel endroit et qu'il pouvait l'épouser.

Il n'a pas demandé à un frère de demander à sa femme ou à sa sœur s'il pourrait entrer en contact avec elle et faire connaissance avant de venir la demander en mariage !

Il n'a pas organisé de rencontre chez un frère et sa femme afin qu'il n'y ait pas mixité (comme ils prétendent) pour discuter et voir s'ils se plaisent, etc, etc...

L'imagination et les ruses de Satan sont sans limite.

 

La facilité et la bénédiction résident uniquement dans l'obéissance à Allah, ainsi celui qui sait qu'il y a une sœur qui cherche à se marier et qui peut correspondre à ce qu'il recherche, qu'il n'y a pas d'obstacle apparent à l'acceptation du mariage par le tuteur ou la sœur, alors s'il peut l'observer discrètement pour être sûr qu'elle lui plaise qu'il le fasse.

Ensuite (ou même s'il n'a pas pu), qu'il se rende chez le tuteur de cette sœur (donc s'il est vivant et musulman, son père et personne d'autre) pour se présenter et faire sa demande en mariage.

Shaykh Al-'Uthaymîn dit :

« S'il peut la voir en se mettant d'accord avec son tuteur en disant qu'il viendra et la regardera, qu'il le fasse, sinon il peut l'épier à un endroit où il sait qu'elle passe et la regarder... [Mais il ne doit le faire que s'il sait qu'il y a de forte probabilité qu'on accepte sa demande en mariage] Comment peut-il en être quasiment persuadé ? Allah a créé à différents rangs [dans la société] :

« C'est Nous qui avons réparti entre eux leur subsistance dans la vie présente et qui les avons élevés en degrés les uns sur les autres, afin que les uns prennent les autres à leur service. » (Az-Zukhruf : 32)

Ainsi si l'homme est pauvre et qu'il regarde la fille du ministre, le plus probable est qu'on n'accepte pas sa demande, ou si l'homme est vieux et sourd et qu'il regarde une belle jeune fille, le plus probable est qu'on n'accepte pas sa demande. »
(Sharh Al-Mumti' 5/126-127)

 

Deuxième grande erreur :
Cette Mouqabalah se déroule la plupart du temps sans que le tuteur de la femme ne le sache ou avant qu'il ne donne son accord pour le mariage
 


ce qui est une erreur comme nous l'avons vu.

Les gens ont pris énormément de liberté sur cette question et se permettent d'aller voir des femmes avec « l'accord » d'un frère de cette femme ou d'une autre personne de sa famille.

Ceci, alors que la règle et les propos des savants à ce sujet sont clairs : si le père de cette femme est vivant et musulman, il est le premier tuteur et on ne peut se passer de son accord à toutes les étapes de la demande, sauf s'il délègue volontairement cela.

Si les membres de la famille de la femme remplissent tous les conditions, le tutorat s'applique dans cet ordre : le père, puis le grand-père, puis le fils de la femme (si elle en a déjà un), puis ses frères, puis les proches en fonction de leur degré de proximité, puis si aucun n'est apte à le faire c'est le gouverneur qui s'en charge.

 

On a demandé à shaykh Fawzân :

Est-il permis à la jeune fille de se marier sans l'accord de son père ?
 

Il répondit :

Il n'est pas permis à la femme de se marier sans l'accord de son père, car il est son tuteur, et qu'il est plus perspicace qu'elle sur ces questions.

Mais il n'est pas non plus permis au père d'empêcher sa fille de se marier avec un homme pieux qui lui convienne.

Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit :

« Si vient à vous celui dont vous agréez la religion et le comportement, mariez-le, sinon il y a aura de grandes tentations sur terre et une grande perversion. »... »

(Al-Muntaqâ 2/218-219)

 

On ne peut délaisser l'accord du père à toutes les étapes de la demande et on ne peut se mettre d'accord sur un mariage avant qu'il ne l'ait autorisé.

Combien de fois avons-nous vu des gens se voir sans en informer le père de la sœur qui finalement refuse ce prétendant.

Le regret et la frustration qui en découlent ne sont pas à imputer à ce père qui a été trompé, mais à la désobéissance à Allah qui n'amène que remords et regrets.

 

Certains avancent le faux argument du manque de piété ou de l'ignorance du père, alors que cela n'est pas une raison suffisante pour lui retirer son rôle de tuteur.

 

On a demandé à shaykh Sa'dî :

Quel est le jugement sur le fait de poser comme condition pour le contrat de mariage que le tuteur soit connu pour sa piété et l'absence de défauts apparents (al-'adâlah) ?
 

Il répondit :

Cette condition est rejetée par les Textes et la pratique des pieux prédécesseurs. »

(Al-Fatâwâ As-Sa'diyyah, 491-492)

 

Shaykh Al-'Uthaymin dit à ce sujet dans Sharh Al-Mumti' que s'il fallait appliquer les règles de al-'adâlah, on ne marierait plus personne, car rares sont ceux qui parviennent à ce niveau de piété de nos jours.

Il peut y avoir des cas particuliers où le tuteur perd ce statut, même s'il s'agit du père, mais il s'agit de cas bien spécifiques qui demandent d'être exposés à un homme de science.

 

Troisième grande erreur :
le cas des sœurs converties ou de celles qui n'ont pas de tuteur.
 


Malheureusement, elles sont peut être celles à qui cela arrive le plus, ceci en raison de la situation particulière qu'elles vivent : aucun tuteur dans un pays non musulman.

Dans un pays musulman, la règle est claire : « Le gouverneur est le tuteur de celui qui n'en a pas », il se charge donc de marier celles qui ne trouvent pas de tuteur.

Shaykh Al-'Uthaymîn explique que l'on désigne par « gouverneur » la plus haute autorité dans le pays, puis ceux qui le représentent, et à notre époque cela est confié au Ministère de la Justice et aux officiers publics chargés des mariages. (Sharh Al-Mumti' 5/149).

Dans un pays musulman cela est donc très simple : la femme qui n'a pas de tuteur saisit le juge de la ville qui se charge d'appliquer la Législation d'Allah sur ce point, et de protéger les intérêts de la femme et lui accorder ses droits.

 

Mais qu'en est-il dans un pays non musulman ?

L'avis le plus répandu chez les francophones est celui donné par shaykh 'Ubayd Al-Jâbirî qui dit que la femme qui ne trouve aucun tuteur doit prendre comme tuteur un homme de confiance qui se chargera de la marier de manière légale.

C'est-à-dire que si un homme pieux et de bon comportement cherche à épouser cette femme, il doit se rendre chez cet homme de confiance qui procèdera au mariage.

Et shaykh 'Ubayd ne dit rien de plus et est innocent de toutes les perversités que l'on peut commettre en s'appuyant faussement sur ses propos.

Il ne dit pas que la sœur peut correspondre (voire rencontrer) librement son « tuteur » pour discuter avec lui de ses choix, qu'ils peuvent organiser des « mouqabalah » avec des prétendants et bien d'autres choses encore, wallah-ul-musta'an.

 

Ceci dit, il faut savoir que l'avis de shaykh 'Ubayd n'est pas le seul avis parmi les hommes de science, et bon nombre d'entre eux (comme shaykh Abd Al-Mâlik Ramadani) renvoient aux autorités religieuses de la ville où réside cette sœur pour se charger du mariage.

Ceci car le « tuteur » doit veiller à marier cette femme dans les règles mais aussi à ce qu'on lui accorde ses droits.

Cette question entre sous une autre beaucoup plus vaste qui est de savoir s'il existe ou non en France des autorités religieuses compétentes et qui soient la référence inévitable des musulmans sur cette question.

Notre but ici n'est pas d'exposer cette question pointue, mais au moins de faire prendre conscience à tout un chacun que la plupart des compagnons ne se prononçaient pas sur les questions de mariage et de divorce tant elles sont pointues et importantes.

Cela est-il si difficile, si on entre dans un cas particulier, de téléphoner à un homme de science pour qu'il nous éclaire sur notre cas bien précis. Il est possible que la sœur est en fait un tuteur légal sans le savoir ou que l'imam de la mosquée de sa ville puisse la marier, ou d'autres possibilités encore.

Il est seulement nécessaire de bien exposer sa situation avec autant de sincérité et de franchise que possible, et de se souvenir qu'un cas spécifique demande une réponse spécifique.

 

Quatrième grande erreur :
l'exagération lors de ces Mouqabalah (voire aussi lors des Khitbah légales) en ce sens qu'il va s'agir d'une vraie rencontre et discussion entre les deux prétendants au mariage.
 


Ceci, alors qu'aucun Texte ne le permet, bien au contraire !

 

Une fois de plus, on s'appuie faussement sur une parole d'un savant et en l'occurrence

shaykh Al-Fawzân auquel on a demandé

S'il était permis au prétendant (Khatîb) de parler au téléphone à la femme qu'il demande en mariage ?

Il répondit en disant :

« Il n'y a pas de mal à ce que le prétendant parle avec elle au téléphone, si cela est fait après qu'il ait reçu l'accord du père pour le mariage (Istijâbah) et que l'on parle pour se mettre d'accord sur certains points, en fonction de la nécessité et qu'il n'y a aucune tentation en cela.

Et si cela se fait par l'intermédiaire de son tuteur, cela est meilleur et plus éloigné de toute suspicion.

Quant aux conversations qui ont lieu entre les hommes et les femmes, et les jeunes hommes et jeunes filles, alors qu'il n'y a pas eu de demande en mariage [auprès du tuteur, Khitbah), mais uniquement destinées à faire connaissance (Ta'âruf) comme ils disent, cela est un mal, une chose illicite et un appel à la tentation et à tomber dans la turpitude. Allah dit :

« Ne soyez donc pas complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le coeur est malade ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. » (Al-Ahzâb : 32)

La femme ne parle à un homme étranger que s'il y a nécessité, en tenant des propos décents qui ne comportent aucune tentation et aucune suspicion.

Et les savants ont indiqué que la femme ne devait pas élever la voix.

Comme il apparaît dans le hadith :

« Si une chose se passe dans la prière, que les hommes disent « Subhanallah » et que les femmes tapent des mains. »

Ce qui montre que la femme ne doit pas faire entendre sa voix aux hommes sauf dans les situations où cela est nécessaire dans lesquelles elle doit parler avec pudeur et décence.

Et Allah est plus savant. »

(Al-Muntaqâ : 3/163-164)

 

En quoi cela est-il une permission de pratiquer ces Mouqabalah ?

De discuter sur Internet ?

De se rencontrer avant la demande en mariage ?

De parler longuement et sans raison valable après celle-ci ???

Shaykh Fawzan dit bien que cette discussion ne peut avoir lieu qu'après la demande en mariage auprès du tuteur (Khitbah) et l'accord de principe pour le mariage du tuteur (Istijâbah).

Uniquement si cela est nécessaire pour clarifier certains points, et que malgré tout il vaut mieux passer par le tuteur pour cela sans s'adresser directement à la femme !

 

Pour montrer à quel point les gens sont loin de la vérité et des Textes, nous traduisons ici les propos de shaykh Al-'Uthaymin qui dit après avoir montré que le prétendant peut voir le visage et les mains de la femme en présence de son tuteur, et même un peu plus s'il la guette discrètement (selon les conditions énoncées auparavant) :

« Peut-il lui parler ? La réponse est non car cela provoque plus encore le désir et qu'il peut tirer une jouissance en entendant sa voix, c'est pourquoi le Prophète dit :

« qu'il regarde ce qui va l'encourager à l'épouser. »
et il n'a pas dit : « qu'il écoute ce qui va l'encourager à l'épouser »... (Sharh Al-Mumti' 5/126)

Il est donc bon de savoir que certains savants sont d'avis qu'il n'est pas permis de parler à la femme qu'on demande en mariage tant que le contrat de mariage ('aqd az-zawâj) n'est pas conclu.

 

De même, il est faux de justifier ces conversations secrètes (et interdites puisque le tuteur n'en connaît pas la teneur) en disant qu'elles servent :

 

Premièrement à voir si on est compatible. C'est un argument fallacieux que la raison saine rejette puisque personne ne se présentera sous son mauvais jour ou en disant qu'il (ou elle) est violent, pervers et menteur. On peut d'ailleurs constater que malgré cette pratique répandue, les divorces ne sont que plus nombreux, wallah-ul-musta'ân.

 

Deuxièmement : à fixer des conditions. Mais les conditions du mariage doivent au contraire être connues du tuteur et des témoins, sinon comment témoigner plus tard qu'une condition n'a pas été remplie et que l'on demande pour cela l'annulation de ce mariage ?

 

Nous aimerions conclure ici (mais les erreurs commises sont elles plus nombreuses encore) par les propos de shaykh Al-Albânî sur cette question en raison de leur grand profit et du conseil sincère qu'ils peuvent représenter pour tous nos frères et sœurs :

 Écouter le Cheikh

 

Shaykh : Oui.

Questionneur : As-Salâm 'Alaykum 

Shaykh : Wa 'alaykum As-Salâm Wa rahmatullah

Questionneur : Excusez-moi, shaykh Al-Albânî est-il présent ? 

Shaykh : Il est avec toi.

Questionneur : Si vous le permettez, j'aurais quelques questions. 

Shaykh : Vas-y.

Questionneur : Puis-je parler au téléphone avec la femme que je demande en mariage (Khitbah) ? 

Shaykh : Tu as conclu l'acte de mariage ('aqd) ou pas encore ?

Questionneur : Pas encore. 

Shaykh : Cela n'est pas permis.

Questionneur : Cela n'est pas permis ? 

Shaykh : Cela n'est pas permis.

Questionneur : Même si c'est pour la conseiller ? 

Shaykh : Cela n'est pas permis.

Questionneur : D'accord, mais m'est-il permis de lui rendre visite et de m'asseoir avec elle en présence d'un Mahram ? (Ndt : mais toujours après la Khitbah bien sûr, c'est à dire la demande en mariage auprès du père ou tuteur légal) 

Shaykh : Oui, en présence d'un Mahram, si elle se présente à toi vêtue d'un jilbab (Ndt : long vêtement que l'on porte pour sortir) et d'un voile comme lorsqu'elle sort dans la rue, sinon non.

Questionneur : Et peut-elle montrer son visage ? 

Shaykh : Oui, si c'est seulement le visage.

Questionneur : Seulement le visage ? 

Shaykh : Oui, et elle ne doit pas porter de robe brodée ou courte, ou d'autres choses de ce genre.

Questionneur : D'accord, et concernant notre assise, quels sont les propos qu'il nous est permis de tenir ? 

Shaykh : Tu ne peux lui parler que de la manière dont tu parles aux autres femmes (étrangères).

Questionneur : D'accord, et si elle me demande une photo, puis-je lui en présenter une ou non ? 

Shaykh : Et si toi tu lui demandes une photo.

Questionneur : Oui ? 

Shaykh : Si tu lui demandes une photo.

Questionneur : Et bien ? 

Shaykh : Cela est-il permis ?

Questionneur : Non. 

Shaykh : Donc ma réponse est non.

Questionneur : Votre réponse est non ? 

Shaykh : Effectivement, ma réponse est non ?

Questionneur : Et pourquoi donc ? 

Shaykh : Pour quelle raison ? Pour la même raison qui te conduit à dire que tu n'as pas le droit de lui demander une photo.

Questionneur : D'accord. 

Shaykh : Tu as compris ?

Questionneur : Oui, j'ai compris. 

Shaykh : Si tu as compris, alors attache-toi-y.

Questionneur : Très bien. Shaykh, parfois on peut être contraint de l'appeler par téléphone, cela est-il permis ? 

Shaykh : Je ne pense pas qu'il y ait de nécessité à cela.

Questionneur : Par exemple, je peux l'appeler pour lui dire que je lui rendrais visite à telle heure, cela est-il permis ? 

Shaykh : Pourquoi veux-tu lui rendre visite ? Quelle est la différence entre elle et une autre femme (étrangère) ?

Questionneur : C'est-à-dire qu'il n'est pas permis de lui rendre visite ? 

Shaykh : Ô mon frère ! Quelle est la différence entre elle et une autre femme (étrangère) ? Si tu la demandes en mariage, demande-la en mariage à son tuteur.

Questionneur : Mais son tuteur sera présent.

Shaykh : Si tu la demandes en mariage, demande-la en mariage à son tuteur. Et si par la suite tu as son accord pour le mariage et pour lui rendre visite en présence de son tuteur afin que tu la voies et qu'elle te voie, (cela est permis). Mais que tu lui rendes simplement visite, alors non.

Questionneur : C'est-à-dire que même après la demande en mariage (Khitbah), il n'est pas permis de lui rendre visite ? 

Shaykh : Après la demande en mariage ?

Questionneur : Oui. 

Shaykh : Ô mon frère, elle reste une étrangère pour toi tant que tu n'as pas conclu le contrat de mariage ('aqd az-zawâj).

Questionneur : Merci. Qu'Allah vous récompense par un bien, ô shaykh ! 

Shaykh : Toi de même.

Questionneur : Qu'Allah vous anoblisse. 

Shaykh : Qu'Allah te préserve.. As-Salâm 'alaika

Questionneur : As-Salâm 'Alaykum 

Shaykh : Wa 'alaykum As-Salâm Wa rahmatullah

 

En résumé, les termes Muqabalah et Ta'âruf désignent soient des actes illicites, soit des erreurs au sein d'un acte légiféré Al-Khitbah : la demande en mariage auprès du tuteur légal.

Les savants parlent de Khitbah qui consistent à demander en mariage auprès de son tuteur légal une femme à propos de laquelle on sait qu'elle ne refuse pas le mariage et dont on pense que notre proposition sera acceptée.

On peut dès lors essayer de la voir discrètement ou si cela n'est pas possible, envoyer une femme de confiance.

Si on est alors pleinement décidé, on se rend chez son tuteur légal pour la demande en mariage, ce que l'on nomme Al-Khitbah.

Si le tuteur donne son accord (Al-istijâbah), on peut demander à voir la sœur afin qu'on puisse la voir visage découvert et qu'elle puisse elle aussi voir son prétendant.

Pendant la période entre Al-Istijâbah et la conclusion du contrat de mariage ('aqd az-zawâj), les deux prétendants au mariage restent étrangers l'un pour l'autre.

Certains savants sont d'avis que pendant cette période, il est permis qu'ils se parlent en présence d'unMahram (bien entendu pubère, doué de raison, et qui ne soit pas un dépravé permettant à cette femme de tomber dans l'illicite), si cela est nécessaire, afin de mettre au point certaines choses ou fixer certaines conditions.

Et ce n'est qu'à partir de la conclusion de l'acte de mariage qu'ils sont mari et femme et sont libres de se voir et se parler.

 

Ceci est le conseil sincère que nous pouvions adresser à nos frères et sœurs. Wallahu 'alam.

 

Traduit et publié par les salafis de l'Est.<...

copié de salafs.com

Par oum soumaya2 - Publié dans : islam - Communauté : Les salafs salihs
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Mercredi 20 juin 3 20 /06 /Juin 04:00

http://www.kazeo.com/sites/fr/photos/207/gifs-islamique-11,2078841-L.gif

« L'Envoyé d'Allah a dit:



" O femmes! Faites l'aumône et sollicitez plus fréquemment le pardon d'Allah, car je vous ai vu former la majorité des réprouvés de l'Enfer". Une femme - parmi celles ayant l'esprit judicieux - s'exclama: "Et pourquoi cela, ô Envoyé d'Allah?". - "C'est, répondit-il, que vous multipliez vos malédictions et vous êtes ingrates envers vos époux. Je n'ai vu parmi les êtres faibles en intelligence et en religion personne qui, mieux que l'une de vous, fasse perdre l'esprit à un homme sensé". - "En quoi, reprit-elle, ô Envoyé d'Allah, consiste le défaut de notre intelligence et de notre religion?". - "Le témoignage de deux femmes équivaut à celui d'un homme... Voilà pour le défaut de l'intelligence, répliqua le Prophète, et quand elles ont leurs menstrues, les femmes ne cessent-elles pas de prier et de jeûner des nuits durant?... Eh bien! Voilà pour celui de la religion. »

Sahih Mouslim

Par oum soumaya2 - Publié dans : hadith - Communauté : Les salafs salihs
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Mardi 19 juin 2 19 /06 /Juin 04:00

http://faculty.ksu.edu.sa/11489/PublishingImages/bismillah-star.gif 

D'après Aboû Horeïra (qu'Allah l'agrée), le Prophète salaLahu aleyhi wa salam a dit :

 

« Quiconque, en ce bas monde, a allégé l'affliction d'un croyant, verra Dieu alléger son affliction au jour du Jugement Dernier. Quiconque secours un homme dans la gêne, verra Dieu le secourir en ce bas monde et dans l'Autre.

 

Quiconque couvrira les fautes d'un Musulman, verra Dieu les lui couvrir en ce bas monde et dans l'Autre. Dieu aide Son serviteur tant que ce dernier aide son frère.


Celui qui parcourt le chemin de la Science (religieuse), Dieu lui aplanira le chemin du Paradis.

 


Tant que les hommes s'assembleront en quelque demeure consacrée à Dieu pour réciter le Coran et pour l'étudier ensemble, la paix du coeur descendra sur eux, la miséricorde les couvrira, les anges les entoureront et Dieu les mentionnera comme étant des Siens.


Quant à celui que ses oeuvres ont mis en retard. il ne sera pas mis en avance par son lignage ».

(Rapporté par Mouslim).

Par oum soumaya2 - Publié dans : hadith - Communauté : L'islam pour tous
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Lundi 18 juin 1 18 /06 /Juin 04:00

 

Le jeûne du mois de Sha'ban
 
Pourquoi jeûner ce mois ?
   
Car c'est une Sunnah de notre bien-aimé Prophète (alayhi salat wa salam) :
D'après Aïcha (radhia-llahu anha) il n'y avait pas un mois où le Prophète ne jeunait plus, que pendant le mois de cha'ban. Car il jeunait entièrement le mois de cha'ban. Et dans une autre version : il jeunait (entièrement)cha'ban à part quelques jours.

(Rapporté par Boukhari et Mouslim Voir ryadh assalihine hadith n°1247)

  
Car les oeuvres sont élevées vers Allah durant ce mois :
D'après Uussamah ibn zayd : j'ai dit ô Messager d'Allah ! Je ne t'ai pas vu jeuner un mois autant que cha'ban? Il répondit:

"C'est un mois auquel les gens ne font pas attention, entre Rajab et Ramadan, et c'est un mois au cours duquel les oeuvres (al a'mal) sont montées au Seigneur de l'univers, et j'aime, alors que mon oeuvre est montée, être en état de jeune."

(ahmad dans son Musnad 201/5 et annassa-iy dans "kitab as-siyam", chapitre "sawm an-nabiy" numéro 2367 et al-albani l'a rendu hassan dans sahih at-targhib numéro 1022 page 425)

Il permet de mieux aborder le mois de Ramadhân
Ibn Rajab (rahimahullah) dit :
"Il a aussi été évoqué comme sens pour le jeune de cha'ban que c'est comme un entrainement pour celui de Ramadan, ainsi il n'entrera pas dans le jeune de ramadan avec difficultés et peines mais plutot il aura été entrainé avant et en aura pris l'habitude, et il aura trouvé en jeunant cha'ban la douceur et le plaisir du jeune et donc, entrera dans la mois de ramadan avec force et tonus !"

(Latâ-if al ma'ârif fima limawassim al-'am min al-wathâ-if)

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Le jeûne du mois de Sha'bân
Shaikh Al-‘Uthaymîn

Question : Quel est le jugement sur le fait de jeûner pendant le mois de Sha'bân ?
Réponse : Jeûner pendant le mois de Sha’bân est une Sunna, de même qu’il est Sunna d’en jeûner la plus grande partie, au point que ‘Aishah a dit : « Je ne l’ai pas vu jeûner plus que pendant le mois de Sha’bân. » (Al-Bukhârî). En raison de ce hadith, il convient de beaucoup jeûner pendant le mois de Sha’bân.

Les savants ont dit : le jeûne du mois de Sha’bân est semblable aux prières surérogatoires accompagnant les prières obligatoires. Il est semblable à une introduction au mois de Ramadhân et un acte surérogatoire accompagnant le mois de Ramadhân. C’est pour cette raison que le jeûne est prescrit pendant le mois de Sha’bân. De la même manière, le jeûne de six jours pendant le mois de Shawwâl a été prescrit, comme un acte surérogatoire avant et après l’acte obligatoire. Le jeûne pendant le mois de Sha’bân contient un autre profit qui est d’établir et de préparer l’âme au jeûne, afin qu’elle soit prête à jeûner le mois de Ramadhân, et que son accomplissement lui soit aisé.

Source : Fatâwâ Arkân Al-Islâm, n°443.

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Quelques sagesses du jeune du mois de cha'bân

 
Il comporte les mêmes bonnes actions que le mois de ramadhân :
Ibn Rajab (rahimahullah) dit : "Etant donné que cha'ban est comme une introduction à ramadan, alors ce mois comporte les memes choses que lui comme jeune, lecture du coran, sadaqa etc..
Salama ibn Souhayl disait :"Le mois de cha'ban c'est le mois des lecteurs !" Habib ibn Thabit disait lorsque cha'ban entrait :"C'est le mois des lecteurs !" Et 'Amrou ibn Qayss al-Moulay fermait sa boutique et se consacrait à la lecture du coran !"
 
Il permet d'occuper les moments d'inattention par des actes d'obéissance :
"Il y a une indication qu'il est recommandable (isstihbab) d'occuper les moments d'inattention des gens, tout comme un groupe de salafs appréciaient le fait de vivifier le moment entre les deux 'icha (le maghreb et l'ichaa) en faisant des prières et ils disaient "c'est une heure d'inattention". C'est ainsi que dans le meme sens il a été recommandé d'évoquer Allah (subhanahu wa ta'ala) au marché car c'est une évocation (dhikr) dans un lieu d'inattention. (Ibn Rajab)
 
C'est une oeuvre entre le serviteur et Son Seigneur :
Et parmi les bienfaits du fait de vivifier par les actes d'obéissance lors des périodes d'inattention : le fait que l'oeuvre est plus secrète, plus cachée(elle échappe à la vue) et ceci est meilleur pour les nawafil (actes surérogatoires), et surtout le jeune ! C'est un secret entre le serviteur et son Seigneur, et c'est pour cela qu'il a été dit sur le jeûne qu'il ne contenait pas d'ostentation, et il y avait des salafs qui ont jeuné pendant des années sans que personne ne le sache !!
Il y en avait un qui sortait de chez lui au souk avec 2 raghayif (sorte de galette de pain), il les donnait en sadaqa sur le chemin et alors sa famille pensait qu'il les avait mangé (car il était sorti avec) et les gens du souk pensait qu'il avait déjeuné chez lui !!

Ils appréciaient également pour le jeuneur de montrer ce qui peut cacher son jeune : d'après Ibnu Mass'ud (radhia-llahu anhu) a dit : "Lorsque vous etes au matin et que vous jeunez ,alors embaummez vous de dihan" (pommade pour dresser les cheveux et la barbe, pour avoir une belle apparence et ne pas avoir l'air fatigué)
Qatada a dit : "Il est recommandé pour le jeuneur de s'embaumer, jusqu'à que s'efface la poussière grise du jeune" (Ibn Rajab)

Le mois de Sha'bân est pour Ramadhân, ce que sont les "rawatib" (prières rattachées aux 5 obligatoires) pour les prières prescrites:

Ibn Rajab : "Le jeune de cha'ban est meilleur que le jeune des mois sacrés et le meilleur des jeunes surérogatoires (atatawou') est celui qui est proche de ramadan avant et après, et son statut par rapport au jeune de ramadan est comme celui des "sunan arrawatib" avec les prières obligatoires avant et après. Tout comme les "sunan arrawatib" elles complètent la déficience(ou imperfection) des obligatoires (al-fara-id), il en est de même pour le jeune avant et après le ramadan, tout comme les "sunan arrawatib" sont plus méritoires que des prières surérogatoires "absolu" (atatawo' al motlaq), et bien le jeune avant et après ramadan est meilleur que celui qui se situe loin de celui-ci."


Quand arrêter de jeûner Sha'ban ?


Al-Boukhari (194) et Mouslim (1082) ont rapporté d’après Abou Hourayra (radhia-llahu anhu) que le Messager d’Allah (alayhi salat wa salam) a dit:
« Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan. Mais si l’un d’entre vous a l’habitude de le faire, il peut la maintenir ».

Al-Hafiz (rahimahullah) dit dans Fateh al-Bari:« on a déduit du hadith l’interdiction de jeûner le jour incertain puisque le Compagnon n’a pas exprimé une opinion personnelle ».

An-Nawawi ( rahimahullah ) a dit dans al-Madjmou’ (6/400) à propos du jeûne du jour incertain: « Si on le jeûne facultativement dans le cadre d’un jeûne continu ou d’un jeûne qui se fait un jour sur deux ou d’un jeûne qui vise un jour déterminé comme le lundi, si cela coïncide avec le jour incertain, il n’y a aucune divergence de vues au sein de nos condisciples qu’il est permis alors de le jeûner… Ceci s’atteste dans le hadith d’Abou Hourayra « Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan. Mais si l’un d’entre vous a l’habitude de le faire, il peut la maintenir ». Si le jeûne du jour ne repose sur aucune justification particulière, il est alors interdit »


Cheikh Ibn Outhaymine a dit dans son commentaire du hadith: « Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan » : « Il n'y a aucune divergence de vues au sein des ulémas sur la question de savoir si l’interdiction formulée dans ce hadith implique une prohibition ou une réprobation. L’avis juste est qu’il s’agit d’une prohibition. Ceci est surtout le cas quand le jour jeûné se trouve être celui dit « incertain ».
Voir Charh Riyadh Salihine, 3/394.

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Les innovations liées au mois de Sha'bân


Faire plus de prières, invocations. Lectures du Coran le 15éme jour en particulier :


Question:
Nous avons assisté à la pratique de certaines personnes qui, le 15ième jour spécifiquement du mois de Cha’bân, font des exhortations [Adhkâr] particulières, des récitations du Qor’ân, des prières et jeûnes. Est-ce que cela est authentique ? Et qu’Allâh vous récompense par le bien !

Réponse:
Ce qui est authentique [as-Sahîh], c’est que le jeûne à la moitié du mois de « Cha’bân » ou les récitations spécifiques [du Qor’ân] ou encore les exhortations, n’ont aucun fondement [dans la religion]. La moitié du mois de Cha’bân est comme tout autre jour de la moitié des autres mois.

Ce qui est donc connu, c’est qu’il est légiféré pour la personne de jeûner les 13e, 14e et 15e jours de chaque mois. Ceci dit, Cha’bân est caractérisé à la différence des autres mois dans l’augmentation des jeûnes. Car certes le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a jeûné plus dans le mois de Cha’bân que dans tous les autres mois, au point qu’il lui arrivait de jeûner tout le mois de Cha’bân ou juste un peu de ce mois [3]. Il est donc recommandé aux gens, quand cela ne leur cause aucun tort, d’augmenter le jeûne pendant le mois de Cha’bân dans l’attachement [à l’exemple] du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam). [4]

Veiller la nuit en prière spécifiquement pour le 15éme jour et le jeûner :
Question:
Est-il légiféré de veiller en prière [Qiyâm] la nuit de la moitié du mois de Cha’bân et de jeûner le 15ième jour de ce mois ?

Réponse:
Il n’a pas été authentifié du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) qu’il s’est spécifiquement trouvé la nuit de la moitié du mois de Cha’bân en prière, et qu’il a jeûné spécifiquement le 15ième jour de Cha’bân. Ainsi, la 15ieme nuit de Cha’bân est comme toute autre nuit. Et si une personne à l’habitude de prier les autres nuits, alors elle peut veiller en prière cette nuit comme elle priait les autres nuits, sans donner d’intention particulière [à cette nuit]. Car la détermination en un temps particulier de tout acte d’adoration [’Ibâdât] nécessite une preuve authentique [Dalîl Sahîh],et quand il y a en cela une absence de preuve authentique, alors l’acte est considéré comme une innovation [Bid’ah], et toute innovation mène à l’égarement [Dhallâlah]. De même, rien n’est rapporté sur le jeûne spécifique du 15ième jour du mois de Cha’bân ou de la moitié de ce mois, aucune preuve [Dalîl] spécifique n’a été établie de la part du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) indiquant une légalisation de jeûner ce jour.

Et tout ce qui a été rapporté comme traditions [Ahâdîth] sur cela sont soit inventées ou toutes faibles comme les gens de connaissance [Ahl al-’Ilm] l’ont indiqué. Cependant, quiconque a l’habitude de jeûner peut alors continuer et jeûner pendant le mois de Cha’bân comme il jeûne durant les autres mois, sans qu’il ait d’intention particulière à ce jour [du 15 de Cha’bân]. Comme quand le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) avait l’habitude d’augmenter son jeûne pendant ce mois [Cha’bân], ceci dit, il n’a pas spécifié de jour précis, mais plutôt il continuait [son jeûne] normalement. [5]

[4] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîne, vol-20 p.23

[5] Kitâb « al-Bida’u wal-Muhdathât wa mâ lâ Asla lahu » - Fatâwa du SHeikh Sâlih Ibn Fawzân al-Fawzân, p.614-615 - Et « Nûr ’Ala ad-Darb » vol-1 p.87

 

Par oum soumaya2 - Publié dans : Jeûne, Ramadhan - Communauté : Les salafs salihs
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