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Mercredi 16 janvier 3 16 /01 /Jan 06:00
Il lui est planté pour chacune de ces paroles un arbre dans le paradis
 
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

D'après Ibn Abbas (qu'Allah les agrée), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui qui dit: - Gloire à Allah (1), Toute la louange est à Allah (2), Il n'y a pas de divinité méritant d'être adorée si ce n'est Allah (3), Allah est le plus grand (4) -. Il lui est planté pour chacune de ces paroles un arbre dans le paradis ».
(Rapporté par Tabarani et authentifié par cheikh Albani dans Silsila Sahiha n°2880)

(1) Sobhannallah / سبحان الله
(2) El Hamdoulilah / الحمد لله
(3) La Ilaha Illa Allah / لا إله إلا الله
(4) Allahou Akbar / الله أكبر


عن ابن عباس رضي الله عنهما قال رسول الله صلى الله عليه و سلم : من قال : سبحان الله و الحمد لله و لا إله إلا الله و الله أكبر غرس الله بكل واحدة منهن شجرة في الجنة
(رواه الطبراني و صححه الشيخ الألباني في السلسلة الصحيحة رقم ٢٨٨٠)
Par oum soumaya2 - Publié dans : hadith - Communauté : L'islam pour tous
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Mardi 15 janvier 2 15 /01 /Jan 15:06

 

Un des Salaf (les Pieux Prédecesseurs) a dit : 

 

" En effet un serviteur commet un péché grâce auquel il entrera au Paradis, et un autre commet une bonne action à cause de laquelle il entrera en Enfer." 

 

On lui demanda : 

 

"Comment cela se peut-il?" 

 

Alors il répondit :

 

"Celui qui a commit le péché, y pense constamment, ce qui fait qu’il craint ce péché, qu’il le regrette, qu’il verse des larmes sur ce péché et qu’il se sent honteux devant son Seigneur -Le Très Haut- à cause de lui (le péché).

 

Il se tient debout devant Allah, malheureux (le cœur brisé) et avec sa tête baissée par humilité.

 

Ce péché est donc plus bénéfique pour lui que d’avoir accompli un grand nombre d’actes d’obéissance, puisque cela lui cause humilité et modestie -ce qui mène au bonheur et au succès du serviteur- au point que ce péché devienne la cause de son entrée au Paradis.

 

Quant à celui qui a accomplit une bonne action, alors il ne la considère pas comme une faveur de (la part de) son Seigneur pour lui.

 

Mais, il devient arrogant et étonné de sa propre personne, disant : "j'ai fais ceci et cela."

 

Donc cela l'augmente encore plus dans son auto-adulation, sa fierté et son arrogance - tel que cela devienne la cause de sa destruction."


Source : al-Waabilus-Sayyib minal-Kalimit-Tayyib (p. 15)

 

Imam Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya
Par oum soumaya2 - Publié dans : islam - Communauté : Les salafs salihs
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Samedi 23 juin 6 23 /06 /Juin 04:00

Les apparences

 

Mes chers frères, les gens, de tout temps, prêtent plus d’importance aux apparences qu’à la réalité des choses.

 

Prenons l’exemple des gens ordinaires, ils font plus attentions aux apparences qu’à ce qui est caché, dans l’éducation de leurs enfants par exemple).

 

Celui à qui on a donné un enfant s’occupe de son apparence, de ses habits, de sa santé, de sa beauté, mais est-ce qu’il s’intéresse à sa raison, son comportement, sa religion, son éloquence ?

 

Ceux-là sont peu nombreux !

 

Ils s’attachent à l’occasion (de fête), à lui donner à manger et à boire, mais est-ce qu’ils s’occupent d’expliquer pourquoi cette fête existe, car cela peut être une fête religieuse ?

 

Ceux qui le font sont très peu nombreux !

 

Aussi, leur intérêt se porte sur leur vie de tous les jours, leur nourriture, leur boisson, leurs vêtements et d’autres choses encore.

 

Comme celui qui fait attention à son apparence, à ce qu’il porte (comme vêtements), à ce qu’il mange, ce qu’il boit, mais est-ce qu’il s’intéresse de savoir si cela est licite ou illicite.

 

Ils cherchent, par exemple, parmi les nourritures de ce monde ce qui est délicieux, mais cherche-t-il ce qui est bon pour le corps ?

 

Ceux-là sont peu nombreux !

 

Et ceux qui cherchent à savoir si ce qu’ils mangent est permis, licite ou illicite (sont encore moins nombreux) ! 

 

Et si l’on s’intéresse à leurs adorations, on trouve qu’elles sont à l’image de la vie qu’ils mènent, les gens prêtent plus d’importance à l’apparence de l’acte d’adoration plus qu’à ce qui est caché.

 

Il se peut qu’une personne préserve ses prières (il prie à l’heure) et cela est loué, mais est-il concentré dans sa prière ?

Se tourne-t-il vers son Seigneur ?

Pleure-t-il ?

 

Ceux-là sont peu nombreux !

 

Ils peuvent entendre le lecteur réciter le Qur’an comme nous l’avons entendu pour la prière du Maghreb.

 

La plupart d’entre eux disent : il a bien récité, qu’Allah le bénisse, quelle belle voix, quelle belle récitation, quelle enchantement… mais cette récitation est-elle parvenue jusqu’à leur cœur ?

 

Ont-ils soumis leurs yeux au moins à quelques larmes ?

 

Ceux-là sont peu nombreux !

 

De même dans leur jeûne, leur pèlerinage, leurs ‘umra, leurs actions…

 

Par exemple certains accomplissent le pèlerinage et la ‘umra, mais tu vois qu’il a pris cela comme une habitude (une tradition) : à chaque fois que vient Ramadhan, il accomplit une ‘umra, sans se soucier de ses enfants, (et il passe plus de temps) à discuter, à visiter les gens, à rire… plus qu’à adorer et se rapprocher d’Allah.

 

L’apparence est devenue la chose plus importante dans la vie des gens et même pour beaucoup d’entre eux dans leur religion et leurs adorations. 

 

Et si on regarde autre que les gens ordinaires, on verra que cela est également présent chez les étudiants en science, les prêcheurs, les savants.

 

Par exemple, en ce qui concerne l’étudiant en science, il portera beaucoup d’importance à la quantité : combien il lit, combien il apprend, combien il va s’asseoir avec les savants et d’autres choses encore.

 

Mais regarde-t-il si cela a un effet sur son cœur, en lui-même, à la mise en application de ce qu’il a appris ?

 

Est-ce une science utile ou non ?

 

Peu nombreux sont ceux qui s’y intéressent ! 

 

Et si l’on regarde les adorations, on trouve que les gens parlent beaucoup des adorations, et certains peuvent se concurrencer dans le nombre.

 

Pourquoi ?

 

Car ils entendent qu’untel priait 1000 raka’a dans la nuit, qu’un autre terminer le Qur’an dans la nuit, untel ceci, untel cela… des choses dont certaines sont authentiques et d’autres exagérées.

 

Mais s’intéressent-ils à la quantité autant qu’à la manière ?

 

De sorte que l’homme prie, jeûne, lise, se rappelle (d’Allah), adore et que cela soit parmi la science, le rappel utile qui rapproche d’Allah, que sa prière le rapproche encore pus d’Allah, que son jeûne et son pèlerinage soit une (pleine) adoration d’Allah.

 

Cela n’est pas sûr ! 

 

De même si l’on s’intéresse à l’appel à Allah (da’wa), beaucoup de gens font da’wa, mais il se peut que leur effort se limite à « raccourcir le vêtement des gens » comme on dit.

 

Nombreux sont ceux qui ont accepté la da’wa, qui se sont accrochés à leur religion (multazimun), mais combien parmi eux a un flambeau et une lumière dans le cœur ?

 

Combien d’entre eux ont été touché par la réalité de la foi ?

 

Combien d’entre eux ont amélioré leur for intérieur ?

 

Très peu !

 

La plupart d’entre eux n’ont changé que leur apparence.

 

Extérieurement c’est un multazim, comme on dit, il a raccourci son vêtement, son apparence est bonne.

 

Mais le cœur, a-t-il changé ?

A-t-on soigné le cœur ?

Qu’il se pose la question à lui-même ! 

 

Et la plupart du temps, nous les prêcheurs, nous croyons que notre préoccupation avec les gens est qu’en apparence il soit multazim.

 

Par exemple quelqu’un qui hier buvait, ne priait pas, commettait des crimes et des grands péchés, désobéissait à ses parents, ne faisait que des péchés, sortait d’une prison pour rentrer dans une autre.

 

Il suffit que nous voyions qu’il montre apparence qu’il croit, qu’il laisse pousser sa barbe, qu’il enlève longueur de son vêtement qui était contraire à la sunna, pour croire que notre préoccupation s’arrête là.

 

Et on parle de lui : untel a un bon comportement, nous le louons, nous parlons de lui et nous oublions que ce que nous avons laissé en lui est plus grave encore.

 

Cet homme peut avoir des maladies et des défauts qui n’ont pas été soignées, il se peut que dans le passé il mente, qu’il trompe les gens, qu’il ait eu des problèmes, des défauts, des maladies qui ont atteint son cœur et que nous n’avons pas soignées ou que nous ne connaissons même pas.

 

Pourquoi ?

 

Car notre préoccupation s’est portée seulement sur son attachement extérieur (à la religion), et c’est une grande erreur !

 

Ndt : Lisez en complément l’article de shaikh Al-Albani "C’est ce qui est dans le cœur qui compte", pour voir que le cœur et l’apparence forment un cercle, l’un ne va pas sans l’autre."

 

Traduit par les salafis de l’Est

 Cheikh Mohamed Ibn Hady Al Madkhaly

Par oum soumaya2 - Publié dans : comportements - Communauté : Les salafs salihs
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Vendredi 22 juin 5 22 /06 /Juin 04:00

 

  http://i273.photobucket.com/albums/jj210/zinnirah86/bismillah14.gif

Etre aimé d’Allâh, et ne pas se contenter d’aimer

SHeikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve)

lundi 3 janvier 2011, par Ismaël

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Allâh – Ta’âla – dit : « Dis : Si vous aimez vraiment Allâh, suivez-moi, Allâh vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. » [Coran, 3/31]
Le ministre et savant, SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve), a expliqué que ce verset a été révélé au sujet des Chrétiens de Najrân, lorsqu’ils ont prétendu aimé Allâh. Allâh – ‘Azza wa Djal – a révélé à Muhammad (sallallahu ‘alayhi Wa sallam) de leur dire :

« Dis : Si vous aimez vraiment Allâh, suivez-moi, Allâh vous aimera »

Ce qui veut dire, que si vous prétendez aimer Allâh, cela n’est pas l’essentiel en soi. Le plus important est que vous soyez aimé par Allâh (en vos actes et paroles), et le chemin de l’amour d’Allâh – ‘Azza wa Djal – est que vous suiviez Son dernier des Envoyés, qui est Muhammad (sallallahu ‘alayhi wa sallam). Cela, comme l’ont dit les anciens pieux : « L’essentiel est d’être aimé (d’Allâh), et pas de se contenter d’aimer. » Et ce que nous devons prendre de ce verset est que le plus important n’est pas d’aimer (seulement Allâh), ou d’aimer l’Islâm, ou d’aimer la religion, ou d’aimer le secours d’Allâh – ‘Azza wa Djal, mais l’essentiel est que tu sois aimé ; autrement dit, que tu sois aimé en Allâh dans tes actions. Lorsque l’on regarde attentivement la situation des Chrétiens, nous voyons qu’ils prétendent être les enfants d’Allâh et se prétendent bien aimés auprès de Lui. Ceci dit, le sont-ils vraiment ? La réponse est non. Au contraire, leur revendication est vaine, et ce qui clair c’est le suivi (qui est la solution) :

« Suivez-moi, Allâh vous aimera »

De même, les Khâridjites parmi les sectes islamiques prétendent aimer Allâh, bien plus encore, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) les a décrit en disant : « Ils feront tellement la prière, que la votre comparée à la leur ne sera rien, leur jeûne par rapport au votre ne sera rien, et ils sortiront de la religion comme la flèche qui pénètre une proie. » Cela, alors qu’ils font partie des gens faisant beaucoup de prières, des gens jeûnant beaucoup, et prétendent être parmi les gens qui aiment Allâh. Ils ont dans leur cœur un amour important pour Allâh, et ils ont une crainte d’Allâh de par leur amour, cependant, s’ils ne suivent pas la Sounnah, ne suivent pas la voie des Compagnons et qu’ils contredisent cela, ils seront parmi les gens qui subiront un dur châtiment, quand bien même ils étaient ancrés dans la religion. Nous demandons à Allâh – ‘Azza wa Djal – le bien-être. De la même manière, il en est pour les groupes parmi les groupes égarés, de même pour les Soufîs égarés ou certains innovateurs ou autres qu’eux parmi les sectes de la rhétorique chez qui il y a de la crainte, des larmes et de la peur d’Allâh – ‘Azza wa Djal. Aussi, l’essentiel pour l’adorateur n’est pas d’aimer Allâh, mais plutôt d’être aimé par Lui, comme l’ont dit les anciens pieux : « L’essentiel est d’être aimé (d’Allâh), et pas de se contenter d’aimer. » Ce qui veut dire, que l’essentiel n’est pas que toi tu aimes, mais la grande question est d’œuvrer dans l’amour d’Allâh en ta faveur. Et il n’y a qu’une seule voie qui est le fait de suivre le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) extérieurement et intérieurement. Et le mal dans cela est le fait d’emprunter un cheminement individuel ou un cheminement avec autre que lui. Cette question est d’une grande importance, c’est une question d’amour de l’adorateur pour Allâh, et de l’amour d’Allâh pour Son adorateur.
SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh ajoute que certes, SHeikh al-Islâm (Ibn Taymiyyah) a écrit sur cela un fondement qu’il a appelé : « La règle dans l’amour » publié dans un ensemble de traités, il constitue un traité précieux sur le sujet quant à l’amour de l’adorateur pour Allâh, et de l’amour d’Allâh pour Son adorateur. Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) a lui-même écrit un livre d’une grande importance sur cela qui est : « Le jardin des amoureux », on y trouve un chapitre consacré, grandement expliqué. [1]

Notes

[1] Al-lalî ul-Bahîyyah fî Charh il-‘Aqîdat il-Lawâssitiyyah du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, 1/337-339

Par oum soumaya2 - Publié dans : islam - Communauté : L'islam pour tous
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Jeudi 21 juin 4 21 /06 /Juin 04:00

 http://i48.servimg.com/u/f48/14/68/98/72/10711.gif     

Mouquabalah ?

Un terme très en vogue depuis quelques temps : on en cherche, on en fait, on en organise... Mais on peut s'étonner d'une chose : ce mot n'apparaît pas dans les livres et les propos des savants.

 

Après avoir interrogé des hommes de science à ce sujet, il apparaît que c'est un terme « nouveau » et qui recouvre souvent des conceptions fausses et des erreurs.

 

On parle de Mouqabalah ou encore Ta'ârouf, mais qu'est-ce que cela désigne ?

Dans la langue arabe, ces deux termes désignent l'entretien, le faire de se présenter et faire connaissance. Dans l'application « religieuse » qu'on en fait, c'est quasiment une longue suite d'erreurs et de mauvaise compréhension de la voie légale à suivre lorsqu'on cherche à se marier.

 

Première grande erreur : 

ceux qui disent vouloir se marier ne baissent pas le regard en donnant comme argument qu'ils cherchent à voir celle qui va leur plaire.  

 

On a interrogé shaykh Muhammad Ibn Ibrâhîm Âl As-Shaykh à propos du fait de regarder volontairement ou non des femmes qui ne se voilent pas comme il convient (Mutabarrijât).


Il répondit :

« Il est interdit de regarder volontairement, en raison de la Parole d'Allah :

« Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur chasteté. Cela est plus pur pour eux. Allah connaît parfaitement ce qu'ils font. » [An-Nûr : 30]

Allah a fait des yeux le miroir du cœur, ainsi si le regard est baissé, le cœur baissera également son désir et sa volonté, et au contraire si il libère son regard, le cœur libèrera ses désirs.

« Al-Fadl Ibn 'Abbâs rapporte qu'il partageait la monture du Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) le jour du sacrifice entre Muzdalifah et Minâ lorsqu'une litière portée à dos de chameau sur laquelle était des femmes passa.
Al-Fadl se mit alors à les regarder et le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) tourna la tête de Al-Fadl de l'autre côté. »

(Al-Bukhârî et Muslim)

Ibn Al-Qayyim dit dans Rawdah Al-Muhibbîn :

« C'est là une interdiction de regarder les femmes étrangères, une interdiction par le geste. »


Et s'il lui avait été permis de regarder, le Prophète ( salallahu 'alayhi wasalam) l'aurait laissé faire.

Le Prophète ( salallahu 'alayhi wasalam) a dit :

« Chaque enfant d'Adam (homme et femme) a une part de fornication dans laquelle il doit nécessairement tomber : les yeux dont le péché est le regard (vers ce qui est interdit), les oreilles dont le péché est l'écoute, la langue dont le péché est la parole, la main dont le péché est de toucher, le pied dont le péché est de marcher, le cœur qui est tenté par les passions et espère, et tout cela est confirmé ou infirmé par le sexe (c'est-à-dire le passage à l'acte ou non). »

(Al-Bukhârî)

Il a donc commencé par la fornication de l'œil car elle est la base de la fornication de la main, du pied, du cœur et du sexe.

A travers la fornication de la langue par la parole, il a également indiqué la fornication de la bouche par le baiser, et il a fait du sexe un moyen de confirmation de tout cela par le passage à l'acte ou non.

Il dit :

« Et ce hadith est parmi les preuves les plus claires que l'œil désobéit par le regard, et que cela est une forme de fornication, et c'est une réponse à ceux qui permettent de regarder librement tout ce que l'on veut. »
(...)
[Al-Iftâ, volume 64, le 4/1/1380]

 

Il est donc totalement faux de prétendre que l'on peut regarder les femmes (et inversement les hommes) parce qu'on désire se marier et la règle de base est celle citée dans le verset :

« Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur chasteté. Cela est plus pur pour eux. Allah connaît parfaitement ce qu'ils font. Dis également aux croyantes de baisser leur regard, de préserver leur chasteté. » [An-Nûr : 30-31]

Les croyants doivent donc baisser le regard devant les femmes étrangères et les croyantes doivent elles aussi baisser le regard devant les hommes étrangers, car le regard est une flèche empoisonnée du Diable.

 

Le seul moment où il est permis à l'homme de regarder une femme, et inversement à la femme de regarder un homme, est lors de la Khitbah (la demande en mariage), afin de se marier.

Et il y a de nombreux hadiths à ce sujet :

 

Jâbir Ibn 'Abdillah rapporte que le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) a dit :

« Lorsque l'un d'entre vous veut demander une femme en mariage et qu'il peut voir d'elle ce qui l'encouragera à l'épouser, qu'il le fasse. »

Jâbir dit :

« Je voulais demander en mariage une jeune fille, je me cachais donc jusqu'à voir ce qui m'a encouragé à la demander en mariage et à l'épouser. »
(Ahmad, Abû Dâwûd)

On peut lire dans ' Awn Al-Ma'bûd (l'explication des Sunan Abû Dâwûd) :

« An-Nawawî a dit : ce hadith montre l'encouragement à regarder celle que l'on veut épouser, c'est là l'avis de notre école (shaféite) ainsi que l'avis de Mâlik, Abû Hanifah, des savants de Kûfah, de Ahmad et de la majorité des savants.(...) Nos compagnons (de l'école shaféite) ont dit : il est préférable qu'il la regarde avant de venir la demander en mariage, ainsi si elle ne lui plait pas, il la laissera sans lui causer aucun tort, ce qui n'est pas le cas s'il le fait après l'avoir demandé en mariage. »

 

Abû Hurayrah rapporte :

« J'étais aux côtés du Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) lorsqu'un homme vint et l'informa qu'il avait épousé une femme des Ansârs.
Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) lui dit : « L'as-tu regardée ? »
Il répondit non, il lui dit : « Vas et regarde-la, car les Ansars ont quelque chose dans le regard. »

(Muslim)

An-Nawawî a rapporté des propos similaires au hadith précédent puis dit :

« Nos compagnons ont dit : et s'il ne peut pas la voir, qu'il envoie une femme en qui il a confiance pour qu'elle l'informe à son sujet, et cela doit se faire avant la demande en mariage, comme nous l'avons indiqué. »


Dans ces deux hadiths, An-Nawawî a rapporté la divergence des savants concernant ce qu'il est permis de voir de la femme à ce moment en montrant que l'avis le plus correct est qu'il s'agit du visage et des mains.

 

Sahl Ibn Sa'd rapporte qu'une femme se présenta au Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) et dit :

« Ô Messager d'Allah ! Je suis venu m'offrir à toi. » Le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) leva les yeux vers elle, la regarda de haut en bas puis baissa la tête. »
Al-Bukhârî donna pour titre au chapitre contenant ce hadith : « Regarder la femme avant de l'épouser. »

 

Tout cela montre la permission de regarder une femme lorsqu'on veut la demander en mariage, afin de voir chez elle ce qui va encourager au mariage.

De même pour les femmes qui peuvent regarder leur prétendant.

Mais cela ne peut se faire qu'à deux conditions :

 

La première : La volonté ferme d'épouser cette femme, et de ne la regarder que pour cela, et de même pour elle. Ainsi, si le prétendant sait que la famille de la femme refusera le mariage ou qu'elle ne lui convient pas, tous deux doivent baisser le regard.

Ibn Al-Qattân a dit : « Si le prétendant sait qu'elle ne l'épousera pas, ou que son tuteur ne lui donnera pas son accord, il ne lui est pas permis de la regarder. Ceci même s'il est déjà venu la demander en mariage (à son tuteur) car le regard n'est autorisé que s'il est un moyen d'amener à la conclusion du mariage. Et s'il sait pertinemment qu'on ne le permettra pas, le regard reste sur la règle de base (qui est l'interdiction). » (An-Nadhar fî Ahkâm An-Nadhar, p.391).

 

La deuxième : Dès lors qu'il voit ce qui l'encourage à l'épouser, il doit cesser de la regarder, car elle est toujours pour lui une femme étrangère (jusqu'à la conclusion de l'acte de mariage 'Aqd Az-Zawaj) et que le regard n'est permis que pour amener au mariage. Ainsi, lorsqu'il est fermement décidé à l'épouser, le regard reprend son jugement de base (qui est l'interdiction), jusqu'à ce qu'il l'épouse et conclut l'acte de mariage. De même pour elle, si elle voit ce qui lui plait, elle doit par la suite baisser le regard.

Shaykh Al-'Uthaymîn dit :

« La vérité sur cette question est qu'il est préférable (et non obligatoire) de regarder celle qu'on va demander en mariage, sauf si on sait comment elle est, dans ce cas ce n'est pas nécessaire... »
(Sharh Al-Mumti' 5/125)

 

Alors, nombreux sont ceux qui se disent : mais alors comment faire ?

Wallahi
il ne sert à rien de se mettre à la sortie des écoles, des mosquées ou ailleurs pour guetter toutes les sœurs.


Au contraire, c'est un comportement de pervers qui ne fera qu'augmenter cette maladie qui s'est installée dans le cœur.

Allah ne dit-il pas : « Celui qui place sa confiance en Allah, Il lui suffit » ?

Demander avant toute chose autour de soi, se renseigner et ensuite lorsqu'on sait qu'il y a une sœur avec laquelle il y a de fortes probabilités qu'on puisse se marier et pas de difficultés insurmontables, alors dans ce cas, on peut chercher à la voir elle et seulement elle, discrètement.

Rien n'a changé depuis l'époque du Prophète ( salallahu 'alayhi wasalam), et la voie à suivre est exposée dans ce hadith :

 

Al-Mughîrah Ibn Shu'bah rapporte :

« J'ai été voir le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) et je lui ai parlé d'une jeune fille que je voulais demander en mariage.
Il me dit : « Vas la regarder car cela est plus à même de vous lier tous les deux. »
J'ai donc été voir une femme des Ansars et je l'ai demandée en mariage à ses parents en leur rapportant les propos du Messager d'Allah, et ce fut comme s'ils désapprouvaient cette chose.
La jeune fille entendit cela alors qu'elle était dans une pièce isolée et dit : si le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) t'a ordonné de regarder, alors regarde, sinon je t'implore par Allah [de ne pas le faire], comme si cela était une chose gravissime, puis elle tira le voile [qui cachait la pièce].
Je l'ai regardée puis je l'ai épousée, et aucune femme par la suite n'a atteint son rang [dans mon cœur] alors que j'ai épousé environ soixante-dix femmes. »

(At-Tirmidhî, An-Nasâ'î...)

 

Al-Mughîrah n'a donc pas regardé toutes les femmes de Médine, il savait qu'une jeune fille habitait à tel endroit et qu'il pouvait l'épouser.

Il n'a pas demandé à un frère de demander à sa femme ou à sa sœur s'il pourrait entrer en contact avec elle et faire connaissance avant de venir la demander en mariage !

Il n'a pas organisé de rencontre chez un frère et sa femme afin qu'il n'y ait pas mixité (comme ils prétendent) pour discuter et voir s'ils se plaisent, etc, etc...

L'imagination et les ruses de Satan sont sans limite.

 

La facilité et la bénédiction résident uniquement dans l'obéissance à Allah, ainsi celui qui sait qu'il y a une sœur qui cherche à se marier et qui peut correspondre à ce qu'il recherche, qu'il n'y a pas d'obstacle apparent à l'acceptation du mariage par le tuteur ou la sœur, alors s'il peut l'observer discrètement pour être sûr qu'elle lui plaise qu'il le fasse.

Ensuite (ou même s'il n'a pas pu), qu'il se rende chez le tuteur de cette sœur (donc s'il est vivant et musulman, son père et personne d'autre) pour se présenter et faire sa demande en mariage.

Shaykh Al-'Uthaymîn dit :

« S'il peut la voir en se mettant d'accord avec son tuteur en disant qu'il viendra et la regardera, qu'il le fasse, sinon il peut l'épier à un endroit où il sait qu'elle passe et la regarder... [Mais il ne doit le faire que s'il sait qu'il y a de forte probabilité qu'on accepte sa demande en mariage] Comment peut-il en être quasiment persuadé ? Allah a créé à différents rangs [dans la société] :

« C'est Nous qui avons réparti entre eux leur subsistance dans la vie présente et qui les avons élevés en degrés les uns sur les autres, afin que les uns prennent les autres à leur service. » (Az-Zukhruf : 32)

Ainsi si l'homme est pauvre et qu'il regarde la fille du ministre, le plus probable est qu'on n'accepte pas sa demande, ou si l'homme est vieux et sourd et qu'il regarde une belle jeune fille, le plus probable est qu'on n'accepte pas sa demande. »
(Sharh Al-Mumti' 5/126-127)

 

Deuxième grande erreur :
Cette Mouqabalah se déroule la plupart du temps sans que le tuteur de la femme ne le sache ou avant qu'il ne donne son accord pour le mariage
 


ce qui est une erreur comme nous l'avons vu.

Les gens ont pris énormément de liberté sur cette question et se permettent d'aller voir des femmes avec « l'accord » d'un frère de cette femme ou d'une autre personne de sa famille.

Ceci, alors que la règle et les propos des savants à ce sujet sont clairs : si le père de cette femme est vivant et musulman, il est le premier tuteur et on ne peut se passer de son accord à toutes les étapes de la demande, sauf s'il délègue volontairement cela.

Si les membres de la famille de la femme remplissent tous les conditions, le tutorat s'applique dans cet ordre : le père, puis le grand-père, puis le fils de la femme (si elle en a déjà un), puis ses frères, puis les proches en fonction de leur degré de proximité, puis si aucun n'est apte à le faire c'est le gouverneur qui s'en charge.

 

On a demandé à shaykh Fawzân :

Est-il permis à la jeune fille de se marier sans l'accord de son père ?
 

Il répondit :

Il n'est pas permis à la femme de se marier sans l'accord de son père, car il est son tuteur, et qu'il est plus perspicace qu'elle sur ces questions.

Mais il n'est pas non plus permis au père d'empêcher sa fille de se marier avec un homme pieux qui lui convienne.

Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit :

« Si vient à vous celui dont vous agréez la religion et le comportement, mariez-le, sinon il y a aura de grandes tentations sur terre et une grande perversion. »... »

(Al-Muntaqâ 2/218-219)

 

On ne peut délaisser l'accord du père à toutes les étapes de la demande et on ne peut se mettre d'accord sur un mariage avant qu'il ne l'ait autorisé.

Combien de fois avons-nous vu des gens se voir sans en informer le père de la sœur qui finalement refuse ce prétendant.

Le regret et la frustration qui en découlent ne sont pas à imputer à ce père qui a été trompé, mais à la désobéissance à Allah qui n'amène que remords et regrets.

 

Certains avancent le faux argument du manque de piété ou de l'ignorance du père, alors que cela n'est pas une raison suffisante pour lui retirer son rôle de tuteur.

 

On a demandé à shaykh Sa'dî :

Quel est le jugement sur le fait de poser comme condition pour le contrat de mariage que le tuteur soit connu pour sa piété et l'absence de défauts apparents (al-'adâlah) ?
 

Il répondit :

Cette condition est rejetée par les Textes et la pratique des pieux prédécesseurs. »

(Al-Fatâwâ As-Sa'diyyah, 491-492)

 

Shaykh Al-'Uthaymin dit à ce sujet dans Sharh Al-Mumti' que s'il fallait appliquer les règles de al-'adâlah, on ne marierait plus personne, car rares sont ceux qui parviennent à ce niveau de piété de nos jours.

Il peut y avoir des cas particuliers où le tuteur perd ce statut, même s'il s'agit du père, mais il s'agit de cas bien spécifiques qui demandent d'être exposés à un homme de science.

 

Troisième grande erreur :
le cas des sœurs converties ou de celles qui n'ont pas de tuteur.
 


Malheureusement, elles sont peut être celles à qui cela arrive le plus, ceci en raison de la situation particulière qu'elles vivent : aucun tuteur dans un pays non musulman.

Dans un pays musulman, la règle est claire : « Le gouverneur est le tuteur de celui qui n'en a pas », il se charge donc de marier celles qui ne trouvent pas de tuteur.

Shaykh Al-'Uthaymîn explique que l'on désigne par « gouverneur » la plus haute autorité dans le pays, puis ceux qui le représentent, et à notre époque cela est confié au Ministère de la Justice et aux officiers publics chargés des mariages. (Sharh Al-Mumti' 5/149).

Dans un pays musulman cela est donc très simple : la femme qui n'a pas de tuteur saisit le juge de la ville qui se charge d'appliquer la Législation d'Allah sur ce point, et de protéger les intérêts de la femme et lui accorder ses droits.

 

Mais qu'en est-il dans un pays non musulman ?

L'avis le plus répandu chez les francophones est celui donné par shaykh 'Ubayd Al-Jâbirî qui dit que la femme qui ne trouve aucun tuteur doit prendre comme tuteur un homme de confiance qui se chargera de la marier de manière légale.

C'est-à-dire que si un homme pieux et de bon comportement cherche à épouser cette femme, il doit se rendre chez cet homme de confiance qui procèdera au mariage.

Et shaykh 'Ubayd ne dit rien de plus et est innocent de toutes les perversités que l'on peut commettre en s'appuyant faussement sur ses propos.

Il ne dit pas que la sœur peut correspondre (voire rencontrer) librement son « tuteur » pour discuter avec lui de ses choix, qu'ils peuvent organiser des « mouqabalah » avec des prétendants et bien d'autres choses encore, wallah-ul-musta'an.

 

Ceci dit, il faut savoir que l'avis de shaykh 'Ubayd n'est pas le seul avis parmi les hommes de science, et bon nombre d'entre eux (comme shaykh Abd Al-Mâlik Ramadani) renvoient aux autorités religieuses de la ville où réside cette sœur pour se charger du mariage.

Ceci car le « tuteur » doit veiller à marier cette femme dans les règles mais aussi à ce qu'on lui accorde ses droits.

Cette question entre sous une autre beaucoup plus vaste qui est de savoir s'il existe ou non en France des autorités religieuses compétentes et qui soient la référence inévitable des musulmans sur cette question.

Notre but ici n'est pas d'exposer cette question pointue, mais au moins de faire prendre conscience à tout un chacun que la plupart des compagnons ne se prononçaient pas sur les questions de mariage et de divorce tant elles sont pointues et importantes.

Cela est-il si difficile, si on entre dans un cas particulier, de téléphoner à un homme de science pour qu'il nous éclaire sur notre cas bien précis. Il est possible que la sœur est en fait un tuteur légal sans le savoir ou que l'imam de la mosquée de sa ville puisse la marier, ou d'autres possibilités encore.

Il est seulement nécessaire de bien exposer sa situation avec autant de sincérité et de franchise que possible, et de se souvenir qu'un cas spécifique demande une réponse spécifique.

 

Quatrième grande erreur :
l'exagération lors de ces Mouqabalah (voire aussi lors des Khitbah légales) en ce sens qu'il va s'agir d'une vraie rencontre et discussion entre les deux prétendants au mariage.
 


Ceci, alors qu'aucun Texte ne le permet, bien au contraire !

 

Une fois de plus, on s'appuie faussement sur une parole d'un savant et en l'occurrence

shaykh Al-Fawzân auquel on a demandé

S'il était permis au prétendant (Khatîb) de parler au téléphone à la femme qu'il demande en mariage ?

Il répondit en disant :

« Il n'y a pas de mal à ce que le prétendant parle avec elle au téléphone, si cela est fait après qu'il ait reçu l'accord du père pour le mariage (Istijâbah) et que l'on parle pour se mettre d'accord sur certains points, en fonction de la nécessité et qu'il n'y a aucune tentation en cela.

Et si cela se fait par l'intermédiaire de son tuteur, cela est meilleur et plus éloigné de toute suspicion.

Quant aux conversations qui ont lieu entre les hommes et les femmes, et les jeunes hommes et jeunes filles, alors qu'il n'y a pas eu de demande en mariage [auprès du tuteur, Khitbah), mais uniquement destinées à faire connaissance (Ta'âruf) comme ils disent, cela est un mal, une chose illicite et un appel à la tentation et à tomber dans la turpitude. Allah dit :

« Ne soyez donc pas complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le coeur est malade ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent. » (Al-Ahzâb : 32)

La femme ne parle à un homme étranger que s'il y a nécessité, en tenant des propos décents qui ne comportent aucune tentation et aucune suspicion.

Et les savants ont indiqué que la femme ne devait pas élever la voix.

Comme il apparaît dans le hadith :

« Si une chose se passe dans la prière, que les hommes disent « Subhanallah » et que les femmes tapent des mains. »

Ce qui montre que la femme ne doit pas faire entendre sa voix aux hommes sauf dans les situations où cela est nécessaire dans lesquelles elle doit parler avec pudeur et décence.

Et Allah est plus savant. »

(Al-Muntaqâ : 3/163-164)

 

En quoi cela est-il une permission de pratiquer ces Mouqabalah ?

De discuter sur Internet ?

De se rencontrer avant la demande en mariage ?

De parler longuement et sans raison valable après celle-ci ???

Shaykh Fawzan dit bien que cette discussion ne peut avoir lieu qu'après la demande en mariage auprès du tuteur (Khitbah) et l'accord de principe pour le mariage du tuteur (Istijâbah).

Uniquement si cela est nécessaire pour clarifier certains points, et que malgré tout il vaut mieux passer par le tuteur pour cela sans s'adresser directement à la femme !

 

Pour montrer à quel point les gens sont loin de la vérité et des Textes, nous traduisons ici les propos de shaykh Al-'Uthaymin qui dit après avoir montré que le prétendant peut voir le visage et les mains de la femme en présence de son tuteur, et même un peu plus s'il la guette discrètement (selon les conditions énoncées auparavant) :

« Peut-il lui parler ? La réponse est non car cela provoque plus encore le désir et qu'il peut tirer une jouissance en entendant sa voix, c'est pourquoi le Prophète dit :

« qu'il regarde ce qui va l'encourager à l'épouser. »
et il n'a pas dit : « qu'il écoute ce qui va l'encourager à l'épouser »... (Sharh Al-Mumti' 5/126)

Il est donc bon de savoir que certains savants sont d'avis qu'il n'est pas permis de parler à la femme qu'on demande en mariage tant que le contrat de mariage ('aqd az-zawâj) n'est pas conclu.

 

De même, il est faux de justifier ces conversations secrètes (et interdites puisque le tuteur n'en connaît pas la teneur) en disant qu'elles servent :

 

Premièrement à voir si on est compatible. C'est un argument fallacieux que la raison saine rejette puisque personne ne se présentera sous son mauvais jour ou en disant qu'il (ou elle) est violent, pervers et menteur. On peut d'ailleurs constater que malgré cette pratique répandue, les divorces ne sont que plus nombreux, wallah-ul-musta'ân.

 

Deuxièmement : à fixer des conditions. Mais les conditions du mariage doivent au contraire être connues du tuteur et des témoins, sinon comment témoigner plus tard qu'une condition n'a pas été remplie et que l'on demande pour cela l'annulation de ce mariage ?

 

Nous aimerions conclure ici (mais les erreurs commises sont elles plus nombreuses encore) par les propos de shaykh Al-Albânî sur cette question en raison de leur grand profit et du conseil sincère qu'ils peuvent représenter pour tous nos frères et sœurs :

 Écouter le Cheikh

 

Shaykh : Oui.

Questionneur : As-Salâm 'Alaykum 

Shaykh : Wa 'alaykum As-Salâm Wa rahmatullah

Questionneur : Excusez-moi, shaykh Al-Albânî est-il présent ? 

Shaykh : Il est avec toi.

Questionneur : Si vous le permettez, j'aurais quelques questions. 

Shaykh : Vas-y.

Questionneur : Puis-je parler au téléphone avec la femme que je demande en mariage (Khitbah) ? 

Shaykh : Tu as conclu l'acte de mariage ('aqd) ou pas encore ?

Questionneur : Pas encore. 

Shaykh : Cela n'est pas permis.

Questionneur : Cela n'est pas permis ? 

Shaykh : Cela n'est pas permis.

Questionneur : Même si c'est pour la conseiller ? 

Shaykh : Cela n'est pas permis.

Questionneur : D'accord, mais m'est-il permis de lui rendre visite et de m'asseoir avec elle en présence d'un Mahram ? (Ndt : mais toujours après la Khitbah bien sûr, c'est à dire la demande en mariage auprès du père ou tuteur légal) 

Shaykh : Oui, en présence d'un Mahram, si elle se présente à toi vêtue d'un jilbab (Ndt : long vêtement que l'on porte pour sortir) et d'un voile comme lorsqu'elle sort dans la rue, sinon non.

Questionneur : Et peut-elle montrer son visage ? 

Shaykh : Oui, si c'est seulement le visage.

Questionneur : Seulement le visage ? 

Shaykh : Oui, et elle ne doit pas porter de robe brodée ou courte, ou d'autres choses de ce genre.

Questionneur : D'accord, et concernant notre assise, quels sont les propos qu'il nous est permis de tenir ? 

Shaykh : Tu ne peux lui parler que de la manière dont tu parles aux autres femmes (étrangères).

Questionneur : D'accord, et si elle me demande une photo, puis-je lui en présenter une ou non ? 

Shaykh : Et si toi tu lui demandes une photo.

Questionneur : Oui ? 

Shaykh : Si tu lui demandes une photo.

Questionneur : Et bien ? 

Shaykh : Cela est-il permis ?

Questionneur : Non. 

Shaykh : Donc ma réponse est non.

Questionneur : Votre réponse est non ? 

Shaykh : Effectivement, ma réponse est non ?

Questionneur : Et pourquoi donc ? 

Shaykh : Pour quelle raison ? Pour la même raison qui te conduit à dire que tu n'as pas le droit de lui demander une photo.

Questionneur : D'accord. 

Shaykh : Tu as compris ?

Questionneur : Oui, j'ai compris. 

Shaykh : Si tu as compris, alors attache-toi-y.

Questionneur : Très bien. Shaykh, parfois on peut être contraint de l'appeler par téléphone, cela est-il permis ? 

Shaykh : Je ne pense pas qu'il y ait de nécessité à cela.

Questionneur : Par exemple, je peux l'appeler pour lui dire que je lui rendrais visite à telle heure, cela est-il permis ? 

Shaykh : Pourquoi veux-tu lui rendre visite ? Quelle est la différence entre elle et une autre femme (étrangère) ?

Questionneur : C'est-à-dire qu'il n'est pas permis de lui rendre visite ? 

Shaykh : Ô mon frère ! Quelle est la différence entre elle et une autre femme (étrangère) ? Si tu la demandes en mariage, demande-la en mariage à son tuteur.

Questionneur : Mais son tuteur sera présent.

Shaykh : Si tu la demandes en mariage, demande-la en mariage à son tuteur. Et si par la suite tu as son accord pour le mariage et pour lui rendre visite en présence de son tuteur afin que tu la voies et qu'elle te voie, (cela est permis). Mais que tu lui rendes simplement visite, alors non.

Questionneur : C'est-à-dire que même après la demande en mariage (Khitbah), il n'est pas permis de lui rendre visite ? 

Shaykh : Après la demande en mariage ?

Questionneur : Oui. 

Shaykh : Ô mon frère, elle reste une étrangère pour toi tant que tu n'as pas conclu le contrat de mariage ('aqd az-zawâj).

Questionneur : Merci. Qu'Allah vous récompense par un bien, ô shaykh ! 

Shaykh : Toi de même.

Questionneur : Qu'Allah vous anoblisse. 

Shaykh : Qu'Allah te préserve.. As-Salâm 'alaika

Questionneur : As-Salâm 'Alaykum 

Shaykh : Wa 'alaykum As-Salâm Wa rahmatullah

 

En résumé, les termes Muqabalah et Ta'âruf désignent soient des actes illicites, soit des erreurs au sein d'un acte légiféré Al-Khitbah : la demande en mariage auprès du tuteur légal.

Les savants parlent de Khitbah qui consistent à demander en mariage auprès de son tuteur légal une femme à propos de laquelle on sait qu'elle ne refuse pas le mariage et dont on pense que notre proposition sera acceptée.

On peut dès lors essayer de la voir discrètement ou si cela n'est pas possible, envoyer une femme de confiance.

Si on est alors pleinement décidé, on se rend chez son tuteur légal pour la demande en mariage, ce que l'on nomme Al-Khitbah.

Si le tuteur donne son accord (Al-istijâbah), on peut demander à voir la sœur afin qu'on puisse la voir visage découvert et qu'elle puisse elle aussi voir son prétendant.

Pendant la période entre Al-Istijâbah et la conclusion du contrat de mariage ('aqd az-zawâj), les deux prétendants au mariage restent étrangers l'un pour l'autre.

Certains savants sont d'avis que pendant cette période, il est permis qu'ils se parlent en présence d'unMahram (bien entendu pubère, doué de raison, et qui ne soit pas un dépravé permettant à cette femme de tomber dans l'illicite), si cela est nécessaire, afin de mettre au point certaines choses ou fixer certaines conditions.

Et ce n'est qu'à partir de la conclusion de l'acte de mariage qu'ils sont mari et femme et sont libres de se voir et se parler.

 

Ceci est le conseil sincère que nous pouvions adresser à nos frères et sœurs. Wallahu 'alam.

 

Traduit et publié par les salafis de l'Est.<...

copié de salafs.com

Par oum soumaya2 - Publié dans : islam - Communauté : Les salafs salihs
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Mercredi 20 juin 3 20 /06 /Juin 04:00

http://www.kazeo.com/sites/fr/photos/207/gifs-islamique-11,2078841-L.gif

« L'Envoyé d'Allah a dit:



" O femmes! Faites l'aumône et sollicitez plus fréquemment le pardon d'Allah, car je vous ai vu former la majorité des réprouvés de l'Enfer". Une femme - parmi celles ayant l'esprit judicieux - s'exclama: "Et pourquoi cela, ô Envoyé d'Allah?". - "C'est, répondit-il, que vous multipliez vos malédictions et vous êtes ingrates envers vos époux. Je n'ai vu parmi les êtres faibles en intelligence et en religion personne qui, mieux que l'une de vous, fasse perdre l'esprit à un homme sensé". - "En quoi, reprit-elle, ô Envoyé d'Allah, consiste le défaut de notre intelligence et de notre religion?". - "Le témoignage de deux femmes équivaut à celui d'un homme... Voilà pour le défaut de l'intelligence, répliqua le Prophète, et quand elles ont leurs menstrues, les femmes ne cessent-elles pas de prier et de jeûner des nuits durant?... Eh bien! Voilà pour celui de la religion. »

Sahih Mouslim

Par oum soumaya2 - Publié dans : hadith - Communauté : Les salafs salihs
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Mardi 19 juin 2 19 /06 /Juin 04:00

http://faculty.ksu.edu.sa/11489/PublishingImages/bismillah-star.gif 

D'après Aboû Horeïra (qu'Allah l'agrée), le Prophète salaLahu aleyhi wa salam a dit :

 

« Quiconque, en ce bas monde, a allégé l'affliction d'un croyant, verra Dieu alléger son affliction au jour du Jugement Dernier. Quiconque secours un homme dans la gêne, verra Dieu le secourir en ce bas monde et dans l'Autre.

 

Quiconque couvrira les fautes d'un Musulman, verra Dieu les lui couvrir en ce bas monde et dans l'Autre. Dieu aide Son serviteur tant que ce dernier aide son frère.


Celui qui parcourt le chemin de la Science (religieuse), Dieu lui aplanira le chemin du Paradis.

 


Tant que les hommes s'assembleront en quelque demeure consacrée à Dieu pour réciter le Coran et pour l'étudier ensemble, la paix du coeur descendra sur eux, la miséricorde les couvrira, les anges les entoureront et Dieu les mentionnera comme étant des Siens.


Quant à celui que ses oeuvres ont mis en retard. il ne sera pas mis en avance par son lignage ».

(Rapporté par Mouslim).

Par oum soumaya2 - Publié dans : hadith - Communauté : L'islam pour tous
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Lundi 18 juin 1 18 /06 /Juin 04:00

 

Le jeûne du mois de Sha'ban
 
Pourquoi jeûner ce mois ?
   
Car c'est une Sunnah de notre bien-aimé Prophète (alayhi salat wa salam) :
D'après Aïcha (radhia-llahu anha) il n'y avait pas un mois où le Prophète ne jeunait plus, que pendant le mois de cha'ban. Car il jeunait entièrement le mois de cha'ban. Et dans une autre version : il jeunait (entièrement)cha'ban à part quelques jours.

(Rapporté par Boukhari et Mouslim Voir ryadh assalihine hadith n°1247)

  
Car les oeuvres sont élevées vers Allah durant ce mois :
D'après Uussamah ibn zayd : j'ai dit ô Messager d'Allah ! Je ne t'ai pas vu jeuner un mois autant que cha'ban? Il répondit:

"C'est un mois auquel les gens ne font pas attention, entre Rajab et Ramadan, et c'est un mois au cours duquel les oeuvres (al a'mal) sont montées au Seigneur de l'univers, et j'aime, alors que mon oeuvre est montée, être en état de jeune."

(ahmad dans son Musnad 201/5 et annassa-iy dans "kitab as-siyam", chapitre "sawm an-nabiy" numéro 2367 et al-albani l'a rendu hassan dans sahih at-targhib numéro 1022 page 425)

Il permet de mieux aborder le mois de Ramadhân
Ibn Rajab (rahimahullah) dit :
"Il a aussi été évoqué comme sens pour le jeune de cha'ban que c'est comme un entrainement pour celui de Ramadan, ainsi il n'entrera pas dans le jeune de ramadan avec difficultés et peines mais plutot il aura été entrainé avant et en aura pris l'habitude, et il aura trouvé en jeunant cha'ban la douceur et le plaisir du jeune et donc, entrera dans la mois de ramadan avec force et tonus !"

(Latâ-if al ma'ârif fima limawassim al-'am min al-wathâ-if)

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Le jeûne du mois de Sha'bân
Shaikh Al-‘Uthaymîn

Question : Quel est le jugement sur le fait de jeûner pendant le mois de Sha'bân ?
Réponse : Jeûner pendant le mois de Sha’bân est une Sunna, de même qu’il est Sunna d’en jeûner la plus grande partie, au point que ‘Aishah a dit : « Je ne l’ai pas vu jeûner plus que pendant le mois de Sha’bân. » (Al-Bukhârî). En raison de ce hadith, il convient de beaucoup jeûner pendant le mois de Sha’bân.

Les savants ont dit : le jeûne du mois de Sha’bân est semblable aux prières surérogatoires accompagnant les prières obligatoires. Il est semblable à une introduction au mois de Ramadhân et un acte surérogatoire accompagnant le mois de Ramadhân. C’est pour cette raison que le jeûne est prescrit pendant le mois de Sha’bân. De la même manière, le jeûne de six jours pendant le mois de Shawwâl a été prescrit, comme un acte surérogatoire avant et après l’acte obligatoire. Le jeûne pendant le mois de Sha’bân contient un autre profit qui est d’établir et de préparer l’âme au jeûne, afin qu’elle soit prête à jeûner le mois de Ramadhân, et que son accomplissement lui soit aisé.

Source : Fatâwâ Arkân Al-Islâm, n°443.

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Quelques sagesses du jeune du mois de cha'bân

 
Il comporte les mêmes bonnes actions que le mois de ramadhân :
Ibn Rajab (rahimahullah) dit : "Etant donné que cha'ban est comme une introduction à ramadan, alors ce mois comporte les memes choses que lui comme jeune, lecture du coran, sadaqa etc..
Salama ibn Souhayl disait :"Le mois de cha'ban c'est le mois des lecteurs !" Habib ibn Thabit disait lorsque cha'ban entrait :"C'est le mois des lecteurs !" Et 'Amrou ibn Qayss al-Moulay fermait sa boutique et se consacrait à la lecture du coran !"
 
Il permet d'occuper les moments d'inattention par des actes d'obéissance :
"Il y a une indication qu'il est recommandable (isstihbab) d'occuper les moments d'inattention des gens, tout comme un groupe de salafs appréciaient le fait de vivifier le moment entre les deux 'icha (le maghreb et l'ichaa) en faisant des prières et ils disaient "c'est une heure d'inattention". C'est ainsi que dans le meme sens il a été recommandé d'évoquer Allah (subhanahu wa ta'ala) au marché car c'est une évocation (dhikr) dans un lieu d'inattention. (Ibn Rajab)
 
C'est une oeuvre entre le serviteur et Son Seigneur :
Et parmi les bienfaits du fait de vivifier par les actes d'obéissance lors des périodes d'inattention : le fait que l'oeuvre est plus secrète, plus cachée(elle échappe à la vue) et ceci est meilleur pour les nawafil (actes surérogatoires), et surtout le jeune ! C'est un secret entre le serviteur et son Seigneur, et c'est pour cela qu'il a été dit sur le jeûne qu'il ne contenait pas d'ostentation, et il y avait des salafs qui ont jeuné pendant des années sans que personne ne le sache !!
Il y en avait un qui sortait de chez lui au souk avec 2 raghayif (sorte de galette de pain), il les donnait en sadaqa sur le chemin et alors sa famille pensait qu'il les avait mangé (car il était sorti avec) et les gens du souk pensait qu'il avait déjeuné chez lui !!

Ils appréciaient également pour le jeuneur de montrer ce qui peut cacher son jeune : d'après Ibnu Mass'ud (radhia-llahu anhu) a dit : "Lorsque vous etes au matin et que vous jeunez ,alors embaummez vous de dihan" (pommade pour dresser les cheveux et la barbe, pour avoir une belle apparence et ne pas avoir l'air fatigué)
Qatada a dit : "Il est recommandé pour le jeuneur de s'embaumer, jusqu'à que s'efface la poussière grise du jeune" (Ibn Rajab)

Le mois de Sha'bân est pour Ramadhân, ce que sont les "rawatib" (prières rattachées aux 5 obligatoires) pour les prières prescrites:

Ibn Rajab : "Le jeune de cha'ban est meilleur que le jeune des mois sacrés et le meilleur des jeunes surérogatoires (atatawou') est celui qui est proche de ramadan avant et après, et son statut par rapport au jeune de ramadan est comme celui des "sunan arrawatib" avec les prières obligatoires avant et après. Tout comme les "sunan arrawatib" elles complètent la déficience(ou imperfection) des obligatoires (al-fara-id), il en est de même pour le jeune avant et après le ramadan, tout comme les "sunan arrawatib" sont plus méritoires que des prières surérogatoires "absolu" (atatawo' al motlaq), et bien le jeune avant et après ramadan est meilleur que celui qui se situe loin de celui-ci."


Quand arrêter de jeûner Sha'ban ?


Al-Boukhari (194) et Mouslim (1082) ont rapporté d’après Abou Hourayra (radhia-llahu anhu) que le Messager d’Allah (alayhi salat wa salam) a dit:
« Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan. Mais si l’un d’entre vous a l’habitude de le faire, il peut la maintenir ».

Al-Hafiz (rahimahullah) dit dans Fateh al-Bari:« on a déduit du hadith l’interdiction de jeûner le jour incertain puisque le Compagnon n’a pas exprimé une opinion personnelle ».

An-Nawawi ( rahimahullah ) a dit dans al-Madjmou’ (6/400) à propos du jeûne du jour incertain: « Si on le jeûne facultativement dans le cadre d’un jeûne continu ou d’un jeûne qui se fait un jour sur deux ou d’un jeûne qui vise un jour déterminé comme le lundi, si cela coïncide avec le jour incertain, il n’y a aucune divergence de vues au sein de nos condisciples qu’il est permis alors de le jeûner… Ceci s’atteste dans le hadith d’Abou Hourayra « Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan. Mais si l’un d’entre vous a l’habitude de le faire, il peut la maintenir ». Si le jeûne du jour ne repose sur aucune justification particulière, il est alors interdit »


Cheikh Ibn Outhaymine a dit dans son commentaire du hadith: « Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan » : « Il n'y a aucune divergence de vues au sein des ulémas sur la question de savoir si l’interdiction formulée dans ce hadith implique une prohibition ou une réprobation. L’avis juste est qu’il s’agit d’une prohibition. Ceci est surtout le cas quand le jour jeûné se trouve être celui dit « incertain ».
Voir Charh Riyadh Salihine, 3/394.

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Les innovations liées au mois de Sha'bân


Faire plus de prières, invocations. Lectures du Coran le 15éme jour en particulier :


Question:
Nous avons assisté à la pratique de certaines personnes qui, le 15ième jour spécifiquement du mois de Cha’bân, font des exhortations [Adhkâr] particulières, des récitations du Qor’ân, des prières et jeûnes. Est-ce que cela est authentique ? Et qu’Allâh vous récompense par le bien !

Réponse:
Ce qui est authentique [as-Sahîh], c’est que le jeûne à la moitié du mois de « Cha’bân » ou les récitations spécifiques [du Qor’ân] ou encore les exhortations, n’ont aucun fondement [dans la religion]. La moitié du mois de Cha’bân est comme tout autre jour de la moitié des autres mois.

Ce qui est donc connu, c’est qu’il est légiféré pour la personne de jeûner les 13e, 14e et 15e jours de chaque mois. Ceci dit, Cha’bân est caractérisé à la différence des autres mois dans l’augmentation des jeûnes. Car certes le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a jeûné plus dans le mois de Cha’bân que dans tous les autres mois, au point qu’il lui arrivait de jeûner tout le mois de Cha’bân ou juste un peu de ce mois [3]. Il est donc recommandé aux gens, quand cela ne leur cause aucun tort, d’augmenter le jeûne pendant le mois de Cha’bân dans l’attachement [à l’exemple] du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam). [4]

Veiller la nuit en prière spécifiquement pour le 15éme jour et le jeûner :
Question:
Est-il légiféré de veiller en prière [Qiyâm] la nuit de la moitié du mois de Cha’bân et de jeûner le 15ième jour de ce mois ?

Réponse:
Il n’a pas été authentifié du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) qu’il s’est spécifiquement trouvé la nuit de la moitié du mois de Cha’bân en prière, et qu’il a jeûné spécifiquement le 15ième jour de Cha’bân. Ainsi, la 15ieme nuit de Cha’bân est comme toute autre nuit. Et si une personne à l’habitude de prier les autres nuits, alors elle peut veiller en prière cette nuit comme elle priait les autres nuits, sans donner d’intention particulière [à cette nuit]. Car la détermination en un temps particulier de tout acte d’adoration [’Ibâdât] nécessite une preuve authentique [Dalîl Sahîh],et quand il y a en cela une absence de preuve authentique, alors l’acte est considéré comme une innovation [Bid’ah], et toute innovation mène à l’égarement [Dhallâlah]. De même, rien n’est rapporté sur le jeûne spécifique du 15ième jour du mois de Cha’bân ou de la moitié de ce mois, aucune preuve [Dalîl] spécifique n’a été établie de la part du Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) indiquant une légalisation de jeûner ce jour.

Et tout ce qui a été rapporté comme traditions [Ahâdîth] sur cela sont soit inventées ou toutes faibles comme les gens de connaissance [Ahl al-’Ilm] l’ont indiqué. Cependant, quiconque a l’habitude de jeûner peut alors continuer et jeûner pendant le mois de Cha’bân comme il jeûne durant les autres mois, sans qu’il ait d’intention particulière à ce jour [du 15 de Cha’bân]. Comme quand le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) avait l’habitude d’augmenter son jeûne pendant ce mois [Cha’bân], ceci dit, il n’a pas spécifié de jour précis, mais plutôt il continuait [son jeûne] normalement. [5]

[4] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîne, vol-20 p.23

[5] Kitâb « al-Bida’u wal-Muhdathât wa mâ lâ Asla lahu » - Fatâwa du SHeikh Sâlih Ibn Fawzân al-Fawzân, p.614-615 - Et « Nûr ’Ala ad-Darb » vol-1 p.87

 

Par oum soumaya2 - Publié dans : Jeûne, Ramadhan - Communauté : Les salafs salihs
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Dimanche 17 juin 7 17 /06 /Juin 04:00

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Profitez de la période des vacances

 

Cheikh Ali ibn Abderrahmane Al-Houdheyfi

Vendredi 24/5/1426 (1/7/2005)

 

 

Premier sermon :

 

Serviteurs d'Allah ! 

Craignez Allah en obéissant à Ses ordres et sachez qu'Il vous observe ; craignez-Le donc de la crainte de celui qui craint le châtiment terrible.

 

Ô Hommes !

La période des vacances est une période qui renferme des bénéfices ; donc, celui qui profite de ses vacances, se sera alors fait du bien à lui-même et aura fait du bien à sa société ; tandis que celui qui passe son temps sans gain profitable, se sera alors fait du mal à lui-même et aura fait du mal à sa société.  

Et l'homme ne peut pas rester immobile sans bouger et sans agir, Allah l'a créé avec une volonté qui est suivie par l'action, et lui a donné les capacités et les qualités qui lui permettent de réaliser ce qu'il désire et d'accomplir des actes. L'homme est toujours entre la réflexion, la volonté et l'action. Il ne cesse de naviguer entre ces trois situations, comme le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

« Les noms les plus véridiques sont : "Haarith" et "Hammâme". »

 

Cela signifie que la réflexion au sujet de l'action et l'accomplissement des actions sont attachés à chaque homme, "Al-Haarith" signifie celui qui travaille, et "Al-Hammâme" signifie celui qui aspire à accomplir les actions ; et l'homme est susceptible de faire le bien et il est susceptible de faire le mal selon ce qu'Allah a mis en lui, Allah (qu'Il soit exalté) a dit :

 

{Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée ; et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété ! A réussi, certes celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt.} [Le soleil : 7-10].

 

Et Allah (qu'Il soit exalté) a dit :

 

{En effet, Nous avons créé l'homme d'une goutte de sperme mélangé [aux composantes diverses] pour le mettre à l'épreuve. [C'est pourquoi] Nous l'avons fait entendant et voyant. Nous l'avons guidé dans le chemin, - qu'il soit reconnaissant ou ingrat -} [L'Homme : 2-3].

 

Donc, celui qui est pieux et se réforme dans la religion et dans la vie de ce bas-monde, sera alors parmi ceux qui font le bien et les réformateurs à qui Allah a promis par Sa parole :

 

{Ceux qui croient donc et se réforment, nulle crainte sur eux et ils ne seront point affligés} [Les bestiaux : 48].

 

Et par Sa parole (qu'Il soit exalté) :

 

{Et ceux qui se conforment au Livre et accomplissent la prière, [en vérité], Nous ne dissipons pas la récompense des réformateurs.} [Al-Aaraf : 170].

 

Et celui qui est corrompu en lui-même et corrompt la religion et la vie de ce bas-monde, sera alors parmi les démons humiliés et rebutés, comme Allah (qu'Il soit exalté) a dit :

 

{Ceux qui ne croyaient pas et obstruaient le sentier d'Allah, Nous leur ajouterons châtiment sur châtiment, pour la corruption qu'ils semaient (sur terre)} [Les abeilles : 88].

 

Et Allah (qu'Il soit exalté) a dit :

 

{Il y a parmi les gens celui dont la parole sur la vie présente te plaît, et qui prend Allah à témoin de ce qu'il a dans le cœur, tandis que c'est le plus acharné disputeur. Dès qu'il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail. Et Allah n'aime pas le désordre. Et quand on lui dit : « Crains Allah ! », l’orgueil s’empare de lui à cause de son péché ; l’Enfer lui suffira, et quelle mauvaise couche !} [Al-Baqara : 204-206].  

 

Et Allah (qu'Il soit exalté) a montré les bonnes actions et les mauvaises actions, Il a permis le licite et interdit l'illicite, et Il a détaillé les choses permises ; donc, parmi les gens, certains ont profité de leur temps et ont rempli de bonnes œuvres la période de leur vie, ils ont tiré profit des choses permises, ont été utiles aux musulmans dans leur religion et leur vie dans ce monde, et ont réussi dans les deux mondes.

 

Et parmi les gens, certains ont perdu des heures de leur vie dans l'amusement et les futilités mondaines, ont oublié le droit de leur Seigneur sur eux, n'ont pas respecté les droits des créatures, et ont alors perdu d'une perte évidente.

 

Pendant l'été et les périodes qui lui ressemblent, nous voyons beaucoup de jeunes et d'autres se répandent dans les rues et les routes pendant une grande partie de la nuit. Ils se rassemblent sur les trottoirs, se rendent dans les cafés et les clubs, passent toute la nuit à veiller et s'habituent à cela. Ils passent leur temps à parler de ce qui est nuisible et qui n'est pas utile. Ceci les conduit à des dangers qui leur sont nuisibles dans leur religion, leur vie de ce bas-monde et leur santé. Ils dorment toute la journée, manquent ainsi beaucoup de choses dans lesquelles se trouvent leurs intérêts, perdent de grandes occasions, manquent la prière de l'aube et inversent les lois universelles d'Allah ; car Allah a rendu la nuit un repos et une tranquillité, et le jour une recherche des moyens de subsistance et une période de travail.

 

 Les jeunes doivent savoir ce qui leur est utile pour qu’ils puissent faire des efforts pour l'obtenir en demandant l'aide d'Allah (qu'Il soit exalté). Ils doivent savoir ce qui leur est nuisible afin de s'en éloigner, comme le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

« Attache-toi à ce qui t'est utile, demande l'aide d'Allah, et ne te décourage pas. »

 

Chaque jour qui passe, ne reviendra jamais : il est donc un témoin pour toi ou contre toi.

 

Les parents et ceux qui ont les jeunes sous leur responsabilité sont responsables d'un grand dépôt, ils doivent préparer pour les jeunes ce qui leur permet de fructifier [d'exploiter] leur temps en trouvant les choses utiles qui remplacent l'école. Ceci, en les orientant vers les activités des centres sûres, des sessions d'études de science religieuse utiles, des assemblées de science religieuse et des assemblées de mémorisation du Coran. Ils doivent aussi absorber [utiliser] leurs énergies dans les limites permises, doivent surveiller les allées et venues des jeunes, et ne doivent pas les laisser en proie aux mauvaises compagnies, aux tentations de jeunesse, aux dangers du temps libre, à ceux qui corrompent les croyances et les pensées, et aux assemblées de distraction et de perdition.

D'après Ibn Omar (qu'Allah soit satisfait de lui et de son père) le messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

« Chacun de vous est un berger, et chacun de vous est responsable de son troupeau : l'homme est un berger dans sa famille et il est responsable de son troupeau ; la femme est une bergère dans la maison de son mari et elle est responsable de la maison de son mari ; et l'esclavage est un berger en ce qui concerne l'argent de son maître et il est responsable de son argent. » Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim.

 

Le plaisir et le délice de la vie se trouvent dans l'adoration d'Allah, l'effort et le travail dans tous les domaines bons et utiles ; et la difficulté de la vie, son infortune et son malheur se trouvent dans la désobéissance à Allah (qu'Il soit exalté), dans la mauvaise distraction, les jeux futiles, les envies bestiales et l'insouciance des conséquences de nos actes, Allah (qu'Il soit exalté) a dit :

 

{Sachez que la vie présente n'est que jeu, amusement, vaine parure, une course à l'orgueil entre vous et une rivalité dans l'acquisition des richesses et des enfants. Elle est en cela pareille à une pluie : la végétation qui en vient émerveille les cultivateurs, puis elle se fane et tu la vois donc jaunie ; ensuite, elle devient poussière. Et dans l'au-delà, il y a un dur châtiment, et aussi pardon et agrément d'Allah. Et la vie présente n'est que jouissance trompeuse. Hâtez-vous vers un pardon de votre Seigneur ainsi qu'un Paradis aussi large que le ciel et la terre, préparé pour ceux qui ont cru en Allah et en Ses Messagers. Telle est la grâce d'Allah qu'Il donne à qui Il veut. Et Allah est le Détenteur de l'énorme grâce} [Le fer : 20-21].

 

Deuxième sermon

 

Serviteurs d'Allah ! Craignez Allah (qu'Il soit exalté), obéissez-Lui, et sachez qu'Allah connaît vos secrets et ce que vous dites.

 

Ô musulmans !

Votre Seigneur (Le Puissant et Le Haut) a dit :

 

{O vous qui avez cru ! Craignez Allah. Que chaque âme voit bien ce qu'elle a avancé pour demain. Et craignez Allah, car Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Allah ; [Allah] leur a fait alors oublier leurs propres personnes ; ceux-là sont les pervers. Ne seront pas égaux les gens du Feu et les gens du Paradis. Les gens du Paradis sont eux les gagnants} [Al-Hachr : 18-20].

 

Serviteurs d'Allah !

Fructifiez vos jours avec les bonnes œuvres avant qu'il ne soit trop tard et ce qui vous est utile dans ce monde et dans l'au-delà, car la vie bénie est la vie des bonnes œuvres qui arrangent toute chose, et la vie malheureuse est la vie dans laquelle l'homme néglige le dépôt. Et dans le hadith, le prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) a dit :

 

« Il y a deux bienfaits dont beaucoup de gens sont dupés : la bonne santé et le temps libre. »

 

Traduit par l’association alharamain

Relu par Abu Hamza Al-Germâny

Le bureau de prêche de rabwah (riyad)

Source : Islamhouse.com

Par oum soumaya2 - Publié dans : islam - Communauté : L'islam pour tous
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Samedi 16 juin 6 16 /06 /Juin 04:00

 

 

16 prétextes pour ne pas mettre le hijab…

  عذرا من لا ترتدي الحجاب وبيان تهافتها

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premier prétexte

La première d’entre elles dit : « Je ne suis pas encore convaincue qu’il faut porter le hijab ! »

À cette sœur, nous posons deux questions :

La première question : est-elle convaincue à la base de l’authenticité de l’Islam ?

Évidemment, sa réponse sera : oui ! Je suis convaincue ! Car non seulement elle dit : « Lâ Ilêha Illa Allâh » (il n’y a point de divinité digne d’adoration à part Allâh) qui est admis comme étant sa conviction dogmatique. Et elle dit également : « Mohammed Rassoûlou Allâh » (Mohammed est le Messager d’Allâh) qui est admis comme étant sa reconnaissance de la Charî‘a [la législation islamique]. En somme, on en conclut qu'elle est convaincue de l’Islam en épousant sa croyance [El ‘Aqîda], sa législation, et son mode de vie.

La seconde question : le hijab fait-il partie de la législation islamique et de ses obligations ?

Si cette sœur est vraiment sincère ; cherche à connaître la vérité à l’exemple de celui qui la cherche réellement ; elle dira certainement : oui, le hijab fait partie de la législation d'Allâh et de ses obligations.

Allâh, à qui elle voue son adoration, a bien ordonné à la femme dans Son Livre de mettre le hijab. De même, le noble Messager -sallallahu 'alayhi wa salam-, duquel elle croit au message, a aussi ordonné de porter le hijab dans sa Sounna. Allâh – Le Très-Haut — dit : « Et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’islam. » El Ehzêb. V. 33

Comment donc appelle-t-on une personne qui est convaincue de l’authenticité de l’islam, mais en revanche n’applique pas ce dont Allâh – Le Très-Haut — ainsi que Son Noble Messager (ont commandé de faire ?

Quoi qu'il en soit, cette personne ne fait partie de ceux décrits par Allâh dans ce verset : « La seule réponse des croyants, lorsqu’on les appelle vers Allâh et Son messager, pour que ce dernier juge entre eux, est de dire : « Nous avons entendu et nous avons obéi ! » Voilà ceux qui réussissent. » An-Noûr. V. 51.

En somme, si cette sœur est vraiment convaincue de l’islam, comment ne serait-elle pas convaincue de ses commandements ?!

 

Le deuxième prétexte  

La deuxième sœur dit : « Je suis convaincue de l’obligation de porter le vêtement légal [le hijab], mais ma mère m’interdit de le mettre. Et si je lui désobéis, je serai vouée au Feu [de l’Enfer] ! »

 

 

La plus noble des créatures d’Allâh, le Messager d’Allâh -sallallahu 'alayhi wa salam-, répond à l'excuse soulevée par cette sœur par une parole concise et sage : « Pas d’obéissance à une créature lorsqu’il y a désobéissance au Créateur. »

Sans le moindre doute, la place des parents en islam, et en particulier celle de la mère, est très haute. En effet, Allâh a lié la place accordée aux parents à la plus importante des œuvres qui est Son adoration et [la réalisation] de Son Unicité (le Tawhîd). Cela est stipulé dans plusieurs versets du Qour’ên, notamment ce dernier où Allâh — le Très-Haut — dit : « Et adorez Allâh et ne Lui associez rien et soyez bons envers vos parents. » An-Nisê'. V. 36.

Ainsi, rien ne limite l’obéissance aux parents sauf une seule chose, à savoir la désobéissance Et s’ils te contraignent à M’associer des divinités dont tu n’as aucune connaissance, ne leur obéis pas envers Allâh. Le Très-Haut dit : «. » Louqmên. V.15.

Et le fait de leur désobéir concernant un péché n’empêche nullement la bienfaisance envers eux ainsi que la piété filiale. Allâh – le Très-Haut — dit : « mais continue à leur obéir au quotidien dans ce qui est convenable.» Louqmên. V. 15

En somme, comment peux-tu obéir à ta mère et désobéir à Allâh qui t’a créé et a créé ta propre mère ?!

 

Le troisième prétexte 

Quant à la troisième sœur, elle dit : « ma capacité financière ne me permet pas de changer mes habits par des nouveaux conformes à l'islam ! »

 

Notre sœur rentre dans un des deux cas :

  • Elle est soit véridique et sincère,
  • ou soit elle est menteuse et s’esquive du port du hijab légiféré et souhaite en réalité un hijab impudique, aux couleurs criardes, adapté à la mode d'une période donnée et au prix très élevé.
  1. nous commençons par notre sœur sincère et véridique :

Chère sœur ! Sais-tu qu’il n’est en aucun cas permis à la femme musulmane de sortir de chez elle jusqu’à ce que son vêtement remplisse les conditions reconnues du hijab légal (charcî) ? Ces conditions doivent être impérativement connues par chaque musulmane !

Pour apprendre les choses de la vie quotidiennes, tu le fais facilement, alors comment ne peux-tu pas apprendre les choses qui vont te sauver du châtiment d’Allâh ainsi que de Sa Colère après la mort ! Allâh — Le Très-Haut — n’a-t-Il pas dit : « Demandez donc aux gens du rappel [les savants] si vous ne savez pas. » An-Nahl. V. 43. Alors ma sœur ! Apprends donc les conditions du hijab.

Si tu dois absolument sortir de chez toi alors, ne le fais que si les conditions du hijab légal sont remplies. Fais cela pour satisfaire Le Très Miséricordieux et humilier le diable.

Cela parce que le méfait de ta sortie dévoilée et dévêtue est plus grand que le bienfait de ta sortie pour une nécessité [quelconque].

Ma sœur ! Si ton intention est sincère et ta résolution véridique, sache que d'innombrables personnes te viendront en aide et Allâh te facilitera les choses. N’est-ce pas Lui qui dit : « Celui qui craint Allâh, Il lui donnera une issue favorable. Et lui accordera sa subsistance d'une façon inespérée. » At-Talâq. V. 2-3

2) Quant à notre sœur qui veut s’échapper [de l’obligation du hijab], nous lui disons :

La dignité et la grande estime auprès d’Allâh – Le Très-Haut — ne se manifestent pas par les vêtements brodés, les couleurs clinquantes, ou par le fait de se conformer à la mode vestimentaire contemporaine. Mais elles se manifestent uniquement, dans l’obéissance à Allâh et à Son Messager  en mettant en pratique la pure législation islamique et en portant le hijab islamique authentique. Lis [ma sœur] la Parole d’Allâh — Le Très-Haut — : « Certes le plus noble d’entre vous auprès d’Allâh est le plus pieux. » El Houjourât. V. 13

En somme, pour acquérir l'agrément d'Allâh et Son paradis, toute chose chère et précieuse à nos yeux (un être cher ou un bien matériel) perd de sa valeur et jouit de peu de considération…

 

Le quatrième prétexte

La quatrième sœur dit : « Dans mon pays, le climat est très chaud et je ne le supporte pas. Comment résisterais-je donc si je mettais en plus le hijab ? »

 

À des personnes comme celle-ci, Allâh — le Très-Haut — dit : « Dis : « Le feu de l’Enfer est plus ardent encore ! » Si seulement ils comprenaient ! » At Tawba. V. 81.

Comment compares-tu la chaleur de ton pays à celle de la Géhenne ! Sache – mon honorable sœur — que Satan t'a jeté un de ses vulnérables filets pour te mener de la chaleur de cette vie à celle du Feu de l’Enfer. Sauve-toi donc de son piège !

Considère donc la chaleur du soleil tel un bienfait et non pas un méfait sachant qu'il te rappelle la gravité du châtiment d’Allâh -Le Très-Haut — qui dépasse en nombreux degrés la chaleur terrestre.

Dès lors, tu te remettras [certainement] à l’ordre d’Allâh et sacrifieras l’aisance de ce bas monde au profit de ton salut dans l'au-delà en te préservant du Feu. Ce feu dont les habitants ont été décrits par le Très-Haut dans ce verset : « Ils n’y goûteront ni fraîcheur ni breuvage. Hormis une eau bouillante et du pus. » An-Naba’. V. 24-25

En somme, le Paradis est parsemé de difficultés (celui qui les surmonte y entre) et l’Enfer est jonché de passions (celui qui y succombe y entre)…

 

Le cinquième prétexte

Écoutons maintenant l’excuse de la cinquième sœur : « J’ai peur en portant assidûment le hijab de l’enlever plus tard. J’ai vu beaucoup de filles faire cela ! »

 

À celle-ci, je dirai : « Si tous les gens adoptent le même raisonnement que toi, ils auraient renoncé à la religion entière. Ils auraient délaissé la prière, car certains craignent de l’abandonner. Ils se seraient aussi abstenus du jeûne, car nombreux sont ceux qui ont peur de le rompre, etc. »

As-tu vu [ma sœur] comment le diable a une nouvelle fois jeté sur toi un de ses filets et t’a empêché de suivre le chemin de la guidée ! Allâh — l’Exalté — aime que son serviteur persiste dans la pratique des bonnes œuvres même si celles-ci sont peu nombreuses ou seulement recommandées. Que dire si ces bonnes œuvres sont obligatoires comme est le cas du hijab ?!

Le Messager d’Allâh -sallallahu 'alayhi wa salam- a dit : « La meilleure œuvre auprès d'Allâh est celle qui est accomplie continuellement, aussi infime soit-elle ! »

Pourquoi n’as-tu pas cherché à connaître les causes qui ont poussé ces sœurs à ôter leur hijab, afin que tu t’en écartes et que tu œuvres à les éviter ?

Pourquoi n’as-tu pas cherché les causes qui raffermissent la personne sur le chemin de la guidée et de la vérité afin de t’y accrocher [c'est-à-dire aux causes] ?

Parmi ces causes : le fait d’invoquer fréquemment Allâh pour qu’Il raffermisse ton cœur dans la religion comme le faisait le Prophète . Il y a également la prière et l’humilité : Allâh — le Très-Haut — dit : « Et cherchez secours dans l’endurance et la prière : certes, la prière est une lourde obligation, sauf pour les humbles. » El Baqara. V. 45

Il fait partie en outre de ces causes, l’observance de toutes les pratiques légiférées par l’Islam, dont le hijab. Allâh – le Très-Haut — dit : « S’ils avaient fait ce à quoi on les exhortait, cela aurait été certainement meilleur pour eux, et cela les aurait raffermis. » An-Nisâ’. V. 66

En somme, si tu avais saisi les causes qui mènent [par la permission d'Allâh] à la guidée et si tu avais goûté à la douceur de la foi, tu n’aurais point abandonné les ordres d’Allâh après les avoir mis en pratique...

 

Le sixième prétexte

Quel prétexte propose la sixième sœur ? Elle dit : « On m’a dit que si je mets le hijab aucun homme ne voudra de moi en mariage ! À cause de cela, je vais m’abstenir de le porter jusqu’à ce que je me marie ! »

 

Un mari qui souhaite te voir dévoilée et désobéissante à Allâh n’est pas digne de se marier avec toi. Ce genre d'homme est indifférent vis-à-vis des interdits d’Allâh qui sont commis, et ce genre d'homme ne se soucie pas de toi ni te porte le moindre d'intérêt. Ce mari ne t’aidera pas à entrer au Paradis et à te sauver du Feu.

Un foyer bâti dès le premier jour sur la transgression d’Allâh et sur des actes qui encourent Sa Colère est un foyer qui mérite les malheurs et la peine ici-bas et dans l’au-delà. Conformément à la parole d'Allâh – le Très-Haut : « Et quiconque se détourne de Mon Rappel, mènera certes, une vie pleine de gènes, et le Jour de la Résurrection nous l’amènerons au rassemblement, aveugle. » Tâha. V. 124

De plus, le mariage est sans doute une faveur d’Allâh qu’Il donne à qui Il veut. Combien de filles voilées se sont mariées sans aucune difficulté ! Et combien de filles non voilées restèrent célibataires !

Par ailleurs, si tu te dis : « Mon dévoilement et ma coquetterie est un moyen pour un noble objectif qui est le mariage. » [Je te dis] : « En Islam, un noble objectif ne justifie nullement les moyens illicites pour y parvenir. Si un objectif est noble, il faut nécessairement que le moyen soit noble aussi pour y parvenir.

Ceci, parce qu’une règle islamique des fondements de la jurisprudence énonce : « Les moyens ont le même statut juridique que les fins. »

En somme, Nous demandons à Allâh qu'il ne bénisse pas un mariage fondé sur la désobéissance et l’immoralité !


Le septième prétexte

Que diras-tu, ô septième sœur ! Elle dit : « Je ne mets pas le hijab parce qu’Allâh dit : « Et quant aux bienfaits de ton Seigneur, fais-en part aux autres. », et comment cacherai-je donc mes beaux cheveux et ma beauté séduisante qu'Allâh m'a donnés ?! »

 

Chère sœur ! Je constate que tu t’appliques à suivre le Livre d’Allâh et Ses ordres seulement lorsque ceux-ci ne contredisent pas ta passion et ta compréhension ! Sinon lorsque ces mêmes ordres te déplaisent, tu les délaisses !

Autrement, pourquoi ne t’appliques-tu pas dans la réalisation de Sa Parole : « Et de ne montrer de leurs beautés que ce qui en paraît ». An-Noûr. V. 31, ainsi que dans la pratique de Sa Parole : « Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants de se couvrir par leurs Jalêbîb ». El Ahzêb. V. 59.

Car, par cette parole que tu as dite, chère sœur ! Tu t’es permise de légiférer ce qu'Allâh a justement interdit : le dévoilement et l’exhibition de ta beauté. La cause est que tu n'as pas envie de t’appliquer à la religion.

La plus grande faveur qu’Allâh nous a accordée est celle de la foi et de la guidée. Pourquoi donc tu n’as pas mis en évidence cela et pourquoi n'as-tu pas évoqué cette importante grâce qu’Allâh t’a conférée et dont le hijab fait partie ?!

En somme, y a-t-il pour la femme un bienfait plus grand que celui de la guidée et du hijab ?!


Le huitième prétexte 

Nous arrivons maintenant à notre huitième sœur qui dit : « Je sais bien que le hijab est obligatoire, mais je le mettrai quand Allâh m’aura guidée ! »

Nous interrogeons cette sœur sur les démarches qu’elle a suivies pour qu’elle soit méritante de la guidée divine ? Nous savons certainement qu’Allâh – Le Très-Haut —, par Sa Sagesse, a fait que toute chose a une cause [qui conduit à la concrétiser].

C’est pour cela que le malade doit prendre des médicaments pour guérir. De même, le voyageur utilise sa voiture ou enfourche un animal pour atteindre la destination voulue. Les exemples sont si nombreux qu'il est impossible de les dénombrer.

Notre sœur a-t-elle alors œuvré fermement dans la recherche de la guidée ? A-t-elle fourni les causes [efforts] nécessaires ?

Parmi ces causes :

  • L’invocation d’Allâh – le Très-Haut — tout en étant sincère, comme l’Exalté dit : « Guide-nous vers le droit chemin ». El Fâtiha.V, 6.
  • Elle s'appliquera à fréquenter des femmes pieuses, car elles sont un meilleur appui pour obtenir la guidée et pour s'y maintenir, pour qu’Allâh la guide, lui augmente sa guidée, lui inspire la justesse et la crainte révérencielle.
  • Après cela, elle s’attachera à l’exécution des Commandements du – Très-Haut —, et à mettre le hijab qu’Allâh à ordonné aux croyantes.

En somme, si cette sœur avait été vraiment ferme et résolue dans la recherche de la guidée, elle aurait entrepris les causes pour cela et l’aurait donc sûrement atteinte…

 

 

Le neuvième prétexte

Que dit la neuvième sœur ? Elle dit : « Le temps n'est pas encore venu pour moi de porter le hijab car je suis encore très jeune ! Je le porterai lorsque je serai plus âgée ou après l’accomplissement du Hajj ! »

 

Ma chère sœur ! L’Ange de la mort est un visiteur qui se tient sur le seuil de ta porte attendant l’ordre d’Allâh — le Très-Haut — pour prendre ton âme à n'importe quel instant. — Le Très-Haut — dit : « Quand leur terme [mort] vient, ils ne peuvent le retarder d’une heure et ils ne peuvent non plus l’avancer. » El A‘râf. V. 34

Chère sœur ! La mort ne distingue ni les vieilles ni les jeunes. Il se peut que la mort te vienne alors que tu es dans cet état de grande désobéissance ; celui de combattre le Seigneur de la Puissance en te dévoilant et en exhibant ta beauté.

Ô ma sœur ! Hâte-toi vers l’obéissance avec ceux qui se hâtent répondant à l’appel d’Allâh — le Très-Haut — : « Hâtez-vous vers un pardon de votre Seigneur ainsi qu’un paradis aussi large que le ciel et la terre. » Al-Hadîd. V. 21

Ô ma sœur ! N’oublie pas Allâh — le Très-Haut — sinon Il t'abandonnera en t’éloignant de Sa Miséricorde dans la vie présente ainsi que dans l’au-delà et en te faisant oublier ta propre personne en ne lui donnant pas son droit (à la personne) d’obéissance à Allâh et de son adoration.

Allâh – L’Exalté — dit à propos des hypocrites : « Ils ont oublié Allâh et Il les a alors abandonnés. » At-Tawba. V. 67

Et dit aussi : « Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Allâh ; [Allâh] leur a fait alors oublier leurs propres personnes. Ceux-là sont les pervers. » El Hachr. V. 19

Ma sœur ! Même si tu es encore jeune, écarte-toi de toutes les désobéissances dont fait partie le délaissement du hijab, car Allâh est dur en châtiment. En effet, Il te questionnera le jour du jugement sur ta jeunesse et tous les moments de ta vie.

En somme : Comme l'espoir de vivre longtemps rend aveugle ! Comment peux-tu garantir ne serait-ce demain d'être encore en vie !

 


Le dixième prétexte

Enfin, la dixième dit : « Je crains que si je m’applique à mettre le vêtement islamique qu’on m'attribue le nom d’un groupe spécifique et moi je déteste l’esprit partisan ! »


Ô sœur dans l’Islam ! Il y a seulement dans l’islam deux partis pas plus. Allâh l’Immense les a mentionnés dans son Noble Livre :

  1. Le premier parti est celui d’Allâh qu'Allâh fait triompher parce que ses partisans obéissent à ses ordres, et s'écartent des désobéissances.
  2. Le deuxième parti est celui du diable, le lapidé, qui désobéit au Très Miséricordieux, et multiplie la corruption sur terre.

Toi lorsque tu accomplis les ordres d’Allâh et à travers ces derniers le hijab, tu t’affilies au parti d’Allâh dont les membres sont ceux qui récoltent le succès.

Inversement, lorsque tu te dévêtis montrant ta parure et laissant paraître tes charmes, là tu t’embarques sur le bateau du diable et ses alliés parmi les hypocrites et les mécréants et quelle mauvaise compagnie !

Vois-tu comment tu fuis Allâh pour joindre Satan ?! Vois-tu comment tu changes le bon par le mauvais ?! Fuis donc ma sœur vers Allâh et mets en pratique ses prescriptions : « Fuyez donc vers Allâh. Moi, je suis pour vous, de Sa part, un avertisseur explicite. » Adh-Dhâriyât. V. 50

Le hijab est une adoration très honorable. Cette adoration ne se plie pas aux opinions des gens, de leurs orientations ou de leurs choix ! En effet, Celui qui l’a légiféré est bien Le Créateur, Le Sage.

En somme, pour satisfaire Allâh – le Très-Haut, pour espérer Sa clémence et pour gagner Son paradis, ne prête donc aucune considération aux paroles des diables, qu'ils soient humains ou djinns ! Accroche-toi scrupuleusement à la religion. Prends pour modèle les mères des croyants (épouses du Prophète ), les compagnes (épouses des compagnons) savantes et qui ont lutté dans le droit chemin…

D'autres prétextes répandus rajoutés

Le onzième prétexte

La onzième sœur dit : « Moi al-hamdoulillah, je ne vole pas, je ne mens pas... je ne pense pas que ça soit si grave que ça de ne pas mettre le hijab ! Mieux vaut être comme moi plutôt que mettre le hijab et en même temps mentir, calomnier, voler comme j'en connais ! Et en plus ne dit-on pas que la religion n'est que comportement ? »

 

Chère sœur ! Médite cette parole d'Allâh : « Ô vous les croyants ! Entrez pleinement dans l’Islam, et ne suivez point les pas du diable, car il est pour vous un ennemi déclaré. » Al-Baqara, V.208

Et médite également celle-ci, qu'Allâh épanouisse ton cœur : « Allez vous croire en une partie du Livre et en rejeter une partie ? Ceux d’entre vous qui agissent ainsi ne méritent que l’humiliation dans cette vie, et au Jour de la Résurrection, ils seront menés vers le plus dur châtiment, et Allâh n’est pas inattentif à ce que vous faites. 86. Voilà ceux qui échangent la vie présente contre la vie future. » Al-Baqara, V.85-86

Chère sœur ! Ces versets te montrent clairement qu'il est du devoir du musulman de suivre tous les préceptes obligatoires de l'islam. Reconnaître son péché est meilleur pour toi que de déclarer sans honte que le délaissement d'une obligation d'Allâh n'est pas grave ! Tu penses que c’est insignifiant alors que pour Allâh c’est énorme ! Et même si tu prétends que cela n'est pas si grave (ce qui est faux), alors ne considère pas la petitesse du péché, mais bien la grandeur de celui à qui tu as désobéi !

Chère sœur ! Il ne te reste plus qu'à suivre cette recommandation d'Allâh, car cette recom­mandation est une obligation : « Dis également aux croyantes de baisser leur regard, de préserver leur chasteté, et de ne montrer de leur beauté que ce qui en apparaît. Qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines… » An-Noûr. V. 51.

En somme, il n’est pas honnête de condamner le comportement de certaines sœurs portant le voile en prétendant qu'elles mentent ou qu'elles calomnient alors que notre propre comportement peut être plus à plaindre. Alors, nous conseillons à cette personne de regarder ces péchés avant ceux des autres, là se trouve la clé de la réussite :

 

Commence par ta personne, en lui interdisant sa déviation,

Si elle cesse d’être déviée, tu es certainement doué de raison.

 

À cet instant, on acceptera ta parole et un exemple, tu seras.

Ce que tu dis sera pris en compte et ton enseignement servira.

 

N’interdis point un comportement que, toi-même, tu commets,

Honte à toi, si tu effectues ce que, toi-même, tu condamnais.

 


Le douzième prétexte 

La douzième sœur dit : « Le voile comme la foi, c'est dans le cœur ! »

Chère sœur en Allâh ! Médite cette parole d'Allâh et considère le but pour lequel on a été créés :

« Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver qui de vous est le meilleur en œuvres. » Al-Mulk, V.2

Qui de vous est le meilleur en œuvres ! Les œuvres ont une place primordiale dans la vie du musulman sincère. Souvent dans le Coran, tu trouveras la foi liée à l'œuvre, car ils sont indissociables. Allâh dit : « Par le Temps ! 2. Certes, l’homme court à sa perte, 3. Sauf ceux qui croient et font de bonnes œuvres, se recommandent la vérité et se recommandent l’endurance. » Al-Asr, V.1-3

Allâh dit aussi : « Certes, ceux qui croient et font de bonnes œuvres auront pour résidence les Jardins du Paradis, 108. Où ils resteront éternellement, sans désirer aucun changement. » Al-Kahf, V.107 & 108

Si nous sommes sur terre, c'est bien pour prouver notre foi justement, pour prouver notre amour et notre soumission à Allâh.

Mais comment prouver cela ? Avec nos actes ! C'est bien beau de dire à quelqu'un : « je t'aime », mais si tes actes ne suivent pas, il s'apercevra vite fait que c'est du mensonge...

Le Prophète -sallallahu 'alayhi wa salam- a dit : « Toute ma communauté rentrera au paradis sauf celui qui ne veut pas. » On lui dit alors : « Ô Messager d'Allâh, qui donc ne voudrait-il pas rentrer au Paradis ! » Il répondit : « Celui qui m’obéit rentrera au paradis et celui qui me désobéit ne veut donc pas y rentrer. » Rapporté par Boukhâry.

La droiture dans la religion est exprimée par l'obéissance intérieure comme extérieure. La foi est proclamée par le cœur, la langue et les actes. Dire que la foi et la religion ne sont qu'une affaire de cœur est faux et mène à l'égarement.

Ton amour pour Allâh doit être tous les jours prouvé par ta soumission, ton humilité et ton amour qui constituent les piliers de l'adoration.

Il est mentionné dans un poème :

Désobéissant envers Dieu, tu fais avidement mine de l’aimer,

Ce comportement, je le jure, est un raisonnement bien mauvais !

Si ton amour était sincère, tu lui aurais certainement obéi,

La personne aimante, assurément, obéit à l’être qu’elle chérit.

 

En somme, Il est plutôt juste de dire, chère sœur, que la foi est ce qui est solidement ancré dans le cœur et qui est prouvé par les actes dont le hijab fait partie…

 


Le treizième prétexte

La treizième sœur dit : « J'aimerai porter le hijab, mais c'est plus fort que moi j'aime trop ma liberté et mon indépendance, et pour cela, je dois travailler et en France personne ne veut de femmes voilées au boulot ! Et d'abord ne dit-on pas : « le travail, c'est l'adoration ! »

 

Chère sœur, médite ces magnifiques paroles d'Allâh qui te montrent comment doit considérer le musulman sincère la vie d'ici-bas : « Sachez que la vie présente n’est que jeu, amusement, vaine parure, une concurrence orgueilleuse entre vous et une rivalité dans l’acquisition des richesses et des enfants. Elle est comme une pluie qui fait pousser une végétation émerveillant les cultivateurs, puis elle se fane et tu la vois jaunie ; puis, elle devient poussière. Et dans l’au-delà, il y a un dur châtiment, et aussi un pardon et un agrément d'Allâh. Et la vie présente n’est que jouissance trompeuse. » Al-Hadid, V.20

La liberté n'est pas une vertu lorsqu'elle vous mène vers la désobéissance d'Allâh ! Après ce verset Allâh te donne le libre choix de suivre, en espérant que tu seras de celles lorsqu'elles écoutent des propos, en suivent les meilleurs. Ce sont celles-là qu'Allâh a guidées et ce sont elles les douées d’intelligence !

Allâh dit donc : « Hâtez-vous vers un pardon de votre Seigneur et un Paradis large comme le ciel et la terre, préparé pour ceux qui ont cru en Allâh et en Ses Messagers. Telle est la grâce d'Allâh qu’Il donne à qui Il veut. Et Allâh est le Détenteur de la grâce immense. » Al-Hadid, V.21

Que nos sœurs dans cette situation sachent que « La promesse d'Allâh est vérité. Que la vie présente ne vous trompe donc pas, et que le Trompeur (Satan) ne vous induise pas en erreur sur Allâh ! » Louqman, V.33

Selon abou Hourayra, le Prophète  -sallallahu 'alayhi wa salam-  a dit : « Malheur à l'esclave du dinar, du dirham et des vêtements de luxe ! » (Rapporté par Al-Boukhâri)

Quant à la phrase qui est dite à tort et à travers : « le travail, c'est l'adoration » ne provient ni du Coran ni de la sounna, et elle prête vraiment à rire ! Si le travail qui est en soi une chose honorable t'empêche d'adorer ton Créateur, alors essaye de trouver un autre travail où tu seras respectée pour ce que tu es et où tu pourras te vêtir de l'habit pur et pudique de l'islam.

Si tu ne trouves pas alors, impose à ton mari de subvenir à tes besoins, c'est ton droit d'épouse !

Néanmoins, sache que malgré tout, ton foyer est meilleur pour toi, ma sœur bien-aimée ! Allâh ton Seigneur et ton Créateur dit : « Restez dans vos foyers, et ne vous exhibez pas comme les femmes de la première période d’ignorance. Accomplissez la prière, acquittez la Zakât et obéissez à Allâh et à Son messager. » Al-Ahzab, V.33

En somme, la vraie liberté et la vraie indépendance sont celles qu'on acquiert en se délivrant de nos passions et de nos désirs malsains…

 

 


Le quatorzième prétexte

La quatorzième sœur dit : « C'est trop tard ! J'ai trop déliré... Allâh ne me pardonnera jamais ! »

Chère sœur, nous sommes convaincus de ta sincérité, mais médite ce que dit Allâh ton Créateur :

« Dis : « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allâh. Car Allâh pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux ». Et revenez repentant à votre Seigneur, et soumettez-vous à Lui, avant que ne vous vienne le châtiment et alors vous ne recevrez aucun secours. 55. Et suivez la meilleure révélation qui vous est descendue de la part de votre Seigneur, avant que le châtiment ne vous vienne soudainement et à l'improviste. 56. Afin qu’aucune âme ne dise : « Malheur à moi pour mes manquements envers Allâh, car j’étais certes parmi les moqueurs. » 57. Ou qu’elle ne dise : « Si Allâh m’avait guidée, j’aurais certes fait partie des gens pieux. » 58. Ou bien qu’elle ne dise en voyant le châtiment : « Ah ! Si je pouvais retourner dans le bas monde ! Je serais alors parmi les bienfaisants. » 59. Mais si ! Mes versets te sont parvenus et tu les as alors traités de mensonges ; tu t’es enflé d’orgueil et tu étais parmi les mécréants. 60. Et au jour de la Résurrection, tu verras les visages de ceux qui mentaient sur Allâh, assombris. N’est-ce pas dans l’Enfer qu’il y aura une demeure pour les orgueilleux ? 61. Et Allâh épargnera ceux qui ont été pieux en les récompensant. Nul mal ne les touchera et ils ne seront point affligés. » Az-Zumar, V.53-62

Médite aussi ce que dit ton Messager -sallallahu 'alayhi wa salam- : « Allâh exalté tend Sa Main la nuit pour accepter le repentir du pécheur du jour et le jour pour accepter le repentir du pécheur de nuit ; et ce, jusqu'à ce que le soleil se lève de l'Occident. » (Rapporté par Mouslim)

Toute personne pêche, surtout lorsque l'environnement qui nous entoure est mauvais et te pousse à désobéir à Allâh. Ton cas n'est pas le seul, mais surtout ne désespère jamais et fais partie de celles qui savent s'arrêter un jour pour reprendre le chemin de la réussite et de la piété !

En somme, si Allâh et Son messager te disent qu'il n'est pas trop tard, comment croire qu’Allâh ne te pardonnera jamais ! Remets-toi en question et reviens à Allâh maintenant sans tarder ! Qu'Allâh te préserve de tout mal, chère sœur bien-aimée !

 

Le quinzième prétexte

La quinzième sœur dit : « Le hijab ce n'est pas pour moi, je suis trop moche avec ! Et le regard des gens compte beaucoup pour moi ! »

Chère sœur ! C'est vrai que la beauté est louée par l'islam. Le Prophète  dit : « Allâh est beau et Il aime la beauté. » (Rapporté par Mouslim)

Seulement en islam la beauté qui est louée est celle qui est pour Allâh et non pour paraître belle devant les autres et s'enorgueillir ! De là, la plus laide à nos yeux sur terre peut être la plus belle auprès d'Allâh s'il l'agrée !

La beauté doit aider à obéir à Allâh et à accomplir Ses ordres. La beauté blâmable est celle soumise à ce monde, pour des raisons de pouvoir, de fausse fierté et pour se montrer, ou accomplir quelques désirs malsains. Cela inclut aussi le cas où la beauté est une fin en soi pour une personne et est tout ce dont la personne se soucie. De nombreuses personnes n'ont aucun autre souci dans la vie. Cette vie et cette personne ne sont pas à envier ! Seulement l'islam, religion du juste milieu, permet à la femme de montrer ses atours et ses charmes à son mari et permet à la femme de se dévoiler au sein de sa famille proche (grands-pères, frères, oncles, etc.).

Allâh doit être adoré au moyen de la beauté qu'Il aime dans les paroles, les actes et les attitudes et non la beauté artificielle et n'ayant pas trait à la foi…

Une poétesse dit :

Préférer le « paraître » à « l'être » est insensé !
Cela est la preuve d'un vide déshumanisé…

Celle qui doit compter est la beauté intérieure,
Qui rayonne dans les actes et soulage le malheur !

L'Islam nous demande de purifier nos cœurs,
De fournir le bel effort du jihad intérieur.

La beauté ineffable de même qu'éternelle
Existe seulement dans les jardins de l'Éden

Soyons donc les esclaves du Parfait Créateur
Plutôt que les esclaves de l'image extérieure...

De quoi as-tu peur, ma sœur ! Des moqueries ! D'être la risée du public ! Des insultes ! Médite ces versets et prends ton mal en patience et fais confiance en Allâh qui ne rend pas vain les œuvres des croyantes et des vertueuses :

Allâh dit évoquant le récite de notre Prophète Noé (sur lui la paix) : « Et il construisit l’arche. Chaque fois que des notables de son peuple passaient près de lui, ils se moquaient de lui. Noé dit : « Si vous vous moquez de nous, alors, nous nous moquerons de vous, comme vous le faites maintenant. 39. Et vous saurez bientôt qui sera touché par un châtiment qui l’humiliera, et sur qui s’abattra un châtiment durable ! » » Houd, V.39-40

Allâh dit évoquant la mièvreté des polythéistes à l'époque de notre Prophète Muhammad  : « Les criminels se moquaient des croyants. 30. Lorsqu’ils passaient à côté d’eux, ils faisaient des mimiques. 31. Lorsqu’ils rentraient chez eux, ils étaient contents de leur méfait. 32. Et lorsqu’ils les voyaient, ils disaient : « Ceux-là sont vraiment des égarés ! » 33. Mais on ne les a pas envoyés pour être leurs gardiens. 34. Le jour de la Résurrection, ce sont les croyants qui se moqueront des mécréants, 35. Sur les divans, ils contempleront leur Seigneur et Ses bienfaits. 36. Les mécréants ont-ils été récompensés pour ce qu’ils faisaient ? »

En somme, chère sœur, la moquerie n'est pas une chose nouvelle. Le Coran mentionne souvent les outrages verbaux subis par l'Envoyé d'Allâh . Parmi les épreuves qu’il a endurées, on compte toutes sortes de moqueries, de dérisions, de descriptions malsaines et mensongères ayant pour but de dénigrer son message et les croyants qui le suivent. En effet, son peuple l’a traité de menteur, de faussaire, de poète, de sorcier, de devin, de fou, d’ensorcelé, de déshérité… Ils insultèrent de misérables et de simples d’esprit ceux qui le suivirent, et se moquèrent d’eux d’une façon injuste. Aujourd’hui, cette fratrie moqueuse n’a pas cessé d’exister, les contemporains cultivent les mêmes dérisions que leurs ancêtres, un héritage commun se transmet de père en fils…

« Que de prophètes avons-nous envoyés aux anciens ! Pas un prophète ne leur venait sans qu’ils ne s’en moquassent. » Az-Zukhruf v.6-7

 

Le seizième prétexte

La seizième et dernière sœur dit : « Pourquoi mettrai-je le hijab alors que la plupart des musulmanes ne le portent pas ! Comme en démocratie, moi je suis la majorité ! »


Nous disons à notre sœur que la vérité n'est pas assujettie au grand nombre ! Si pour connaître la vérité et l'atteindre, ou ne serait-ce s'en approcher, il fallait se baser sur la majorité alors toute la terre serait vouée à la perdition ! Certes, sombre dans la médiocrité celui qui suit aveuglément la majorité.

Est-ce que le hijab en lui-même deviendrait caduc parce que la plupart des femmes musulmanes ne le portent pas ?! Quelle énorme injustice ! Et quelle énorme ignorance ! La vérité n'est pas toujours conforme à l'opinion de la majorité. Croire cela, c'est aller à l'encontre du Coran et du bon sens…

Médite donc ce que dit Allâh à propos de la majorité : « Certes, j’ai abandonné la religion d’un peuple qui ne croit pas en Allâh et qui nie la vie future. 38. Et j’ai suivi la religion de mes ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob. Il ne nous convient pas d’associer à Allâh quoi que ce soit dans l'adoration. Ceci est une grâce qu'Allâh nous a faite, ainsi qu’aux gens, mais la plupart ne sont pas reconnaissants. » Yousouf, V.37-38

Mais aussi : « Si tu obéis à la majorité des habitants de la terre, ils t’égareront du sentier d'Allâh. Ils ne font que suivre les suppositions et inventer des mensonges. 117. Certes ton Seigneur sait mieux, que quiconque, qui s’égare de Son sentier, et c’est Lui Qui connaît le mieux les biens guidés. » An'âm, V.116-117

Mais aussi : « Et la plupart des gens – malgré ton désir ardent – ne croient pas. » Youssouf, V.103

Alors qu'Allâh loue la minorité sur la vérité : « « Ô famille de David ! Soyez – par vos actes – reconnaissants ! » Or peu de Mes serviteurs sont reconnaissants. » Sabaa, V.13

Tu n'es pas encore convaincue ! Médite ce verset alors : « Et sans la grâce d'Allâh sur vous et Sa miséricorde, vous auriez suivi le Diable, à part quelques-uns. » An-Nissê, V.83

Après quelques versets Allâh dit : « Et la plupart d’entre eux ne croient en Allâh, qu’en Lui associant d'autres divinités. » Youssouf, V.106

Suis les commandements de ton Seigneur et ne regarde pas la quantité, car elle égare plus qu'elle ne guide. Ne sois pas comme ces personnes décrites par ton Seigneur : « Ou bien penses-tu que la plupart d’entre eux entendent ou comprennent ? Ils sont plutôt comparables à des bestiaux, et sont même plus égarés encore. » Al-Fourqane, V.44

Le grand sage Al-Foudayl Ibn Iyyâd a dit une parole juste à ce sujet : « Suis la voie de la guidée, et ne sois pas leurré par le petit nombre de ceux qui empruntent cette voie ! Prends garde aux voies de l'égarement, et ne sois pas séduit par le grand nombre de damnés ! »

En somme, le grand nombre ne prouve rien, seule la vérité est à prendre même si tu es la seule personne à la saisir ! La vérité n'émane-t-elle point de la révélation céleste ? La vérité n'est-elle pas le plus à même d'être suivie ?

La vérité est, pour le musulman, plus chère que sa personne ! Nos pieux ancêtres ne disaient-ils pas que le consensus (qui implique logiquement un grand nombre) est de s'attacher à la vérité même si tu es le seul à l'avoir !

Allâh dit : « Certes, Nous vous avons apporté la vérité ; mais la plupart d’entre vous détestent la vérité. » Az-Zukhruf, V.78

 

Paroles du coeur

Chère sœur, si tu as décidé de porter l’habit que t'a prescrit ton Seigneur, rappelle-toi toujours que le hijab c’est avant tout un comportement vertueux. Ce comportement doit être le plus exemplaire possible. La vertu telle un jardin orné de roses doit être continuellement arrosé et fortifié. Allâh dit : « Ô enfants d’Adam ! Nous avons fait descendre sur vous un vêtement pour cacher vos nudités, ainsi que des parures. Mais le vêtement de la piété, voilà qui est meilleur. C’est un des signes d'Allâh, afin qu’ils se rappellent. 27. Ô enfants d’Adam ! Que le Diable ne vous induise point en erreur, comme il a fait sortir du Paradis vos père et mère, leur arrachant leur vêtement pour exposer leur nudité. Il vous voit, lui et sa descendance, d’où vous ne les voyez pas. Nous avons désigné les diables pour alliés à ceux qui ne croient point. » Al-A'râf, V.26-27

Ma sœur ! Le respect des fondements de l’islam et la pudeur sont tes boucliers. Une bonne fréquentation aide à redonner de la valeur à ta vie. Une amie vertueuse t'aidera à faire ce qui est bon et te rappellera Allâh, elle t'enjoindra ce qui est bon et t'interdira ce qui est mauvais. Ensemble, main dans la main, vous serez une fierté pour notre communauté. Le prophète -sallallahu 'alayhi wa salam- a dit : « le cas du bon compagnon et du mauvais compagnon ressemble à celui du vendeur de musc et du forgeron. Quant au vendeur de musc, soit il vous en donne un peu, soit vous le lui achetez, ou au moins vous partez en ayant respiré sa bonne odeur. Tandis que le forgeron brûlera vos vêtements, ou vous partirez en ayant inhalé son odeur répugnante. » (Al-Bukhari et Muslim)

Allâh te montre les regrets de la mauvaise compagnie dans le verset suivant : « Le jour où l’injuste se mordra les deux mains et dira : « [Hélas pour moi] Si seulement j’avais suivi le chemin avec le messager ! Malheur à moi ! Hélas ! Si seulement je n’avais pas pris « untel » pour ami ! Il m’a, en effet, égaré du rappel [le Coran], après qu’il me soit parvenu. » Al-Fourqane, V.27-29

Choisis tes vêtements en respectant les huit conditions précitées et choisis une couleur sobre. Sache, ma sœur, que la route vers Allâh n’est pas toujours aisée et qu’elle comporte des difficultés, mais Allâh aide toutes celles qui lui vouent un culte sincère. En décidant de mettre ton hijab, sache qu'Allâh t'agrée et te bénit. Patiente face au mépris, et sache que la patience est une clé du Paradis…

Chère sœur, toi qui n’es pas encore prête à franchir le pas, sache que, tu es toujours notre sœur et rien ne délie le lien de fraternité si ce n'est l'incroyance. Nous te conseillons de te repentir le plus vite possible, car la mort fauche sans distinction. Pose-toi toujours ces questions : Pourquoi je ne porte pas le hijab ? N'ai-je pas peur de mon Seigneur ? Ne suis pas musulmane ? Pose-toi ces questions, car personne en réalité ne t'interdit de le porter si ce n'est ton âme qui te pousse au péché…

Le hijab est une adoration fondamentale et obligatoire. N'écoute pas ceux qui prétendent après quatorze siècles pendant lesquels tous nos savants ont démontré son obligation que le voile est une simple tradition…

L’Islam a imposé le hijab en signe de liberté, de respectabilité, de dignité et de chasteté et non pas pour appeler à la soumission de la femme et à la dégradation de sa condition.

Sache ma sœur que la paix intérieure est un besoin universel. Il n’existe personne, sur cette terre, qui n’aspire pas à la paix intérieure. Et il ne s’agit pas d’un phénomène moderne ; cette paix, chacun y a aspiré à travers les âges, indépendamment de sa couleur, ses croyances, sa religion, sa race, sa nationalité, son âge, son sexe, ses richesses ou l’avancement technologique de son peuple.

Les gens ont emprunté divers chemins pour tenter de trouver la paix intérieure : certains ont cru la trouver dans l’argent, dans les drogues, dans la musique ou la méditation, tandis que d’autres l’ont cherchée dans leur tendre moitié, dans leur carrière professionnelle ou à travers leurs enfants, etc.

Pourtant, chez la majorité des gens, cette quête est perpétuelle. De nos jours, on nous a amenés à croire que l’avancement technologique et la modernisation peuvent nous apporter un confort physique à travers lequel la paix intérieure est possible. Mais ceci est utopique et les faits viennent le prouver.

Ma sœur ! La paix intérieure vient en acceptant l’islam dans ton cœur et en vivant ta vie sur la base de ses principes. Pour acquérir cette paix, le hijab pour toi est indispensable, le hijab pour toi est un trésor inestimable...

Ma sœur ! Si tu fais des efforts pour changer tes habitudes, ton comportement et ta perspective sur ce qui t'entoure, Allâh apportera des changements positifs à ta vie et te mènera au succès. Et même si le monde qui t'entoure est agité, mesquin et cruel, Allâh te donnera les moyens de vivre en paix avec lui et de connaître la véritable paix intérieure.

 

Nous espérons que ce livre contribuera à améliorer ta vie.

Qu'Allah te protège ma sœur et te facilite tout pas entrepris vers la pudeur et la dignité !

Le Paradis est proche pour qui le désire réellement…

 

_____________

 

Écrit par Dr. Houwayda Ismaïl

Traduit de l’arabe, annoté et relu par Aboû Fahîma cAbd Ar-Rahmên El Bidjê’î

Revu, corrigé et augmenté par Abu Hamza Al-Germâny

 

Par oum soumaya2 - Publié dans : Les femmes en Islam - Communauté : L'islam pour tous
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